Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
30 juillet 2006 7 30 /07 /juillet /2006 09:46

                              Un espoir français ? 
 

 

Le meeting d’Aubagne le jeudi 29 mai 2006, a rassemblé plus d’un millier de personnes enthousiastes. A la tribune J. Bové, A Krivine, F. Bavay, R. Révol, O. Dartigole…Dans la salle des représentants des sans papiers (Diouf), des marins CGT, Sud...

Ce rassemblement anti libéral peut être interprété de plusieurs façons.

Soit les partis existants se sont lancés entre eux dans une course de vitesse, de manière à ne laisser aucune chance à leur voisin de présenter son candidat (cf La LCR et Besancenot). Soit, il s’agit de se mettre à la disposition d’un rassemble- ment à la gauche du PS, et de faire partie de l’équipe de tête qui soutiendra un candidat commun aux futures élections. Ceci a notre faveur. Mais, au-delà de ces péripéties, c’est bien la question du contenu de la charte antilibérale qui est en jeu.

Soit celle-ci est suffisamment porteuse d’espoir, soit elle ne l’est pas.

Soit elle est soutenue par une grande partie de notre peuple, soit elle reste un document de plus. Souhaitons, bien sûr, que celle-ci soit porteuse de l’espoir français.

 Et si un jour José Bové…?

 

José Bové se situe au « confluent » des grands mouvements qui agitent notre planète depuis maintenant plus de vingt ans.

José Bové est un altermondialiste convaincu de la première heure.

Il représente en même temps ce que la paysannerie française a de meilleur dans sa capacité à s’opposer à l’agriculture industrielle, aux OGM.

Il se reconnaît dans les meilleures traditions de gauche en matière de social et de soutien aux exclus, aux paysans sans terre…

C’est un écologiste convaincu qui n’est pas englué dans les querelles de courants, tous ses actes le prouvent.

Il souhaite que les adeptes  de la « décroissance » fassent partie d’un grand et durable rassemblement anti libéral.

Il ne traîne derrière lui aucune casserole personnelle ou historique.

Certains à gauche lui reprochent son « aspect politique spectacle ». Soyons sérieux, les grands « coups médiatiques » de José Bové, ne sont qu’une infime partie de son activité militante.

Les Verts qui n’arrivent pas à décider quoi que ce soit, sans qu’un drame ou une paralysie ne pointe à l’horizon, feraient bien de se rallier à sa candidature de rassemblement. C’est ce que demandent les Verts Alter Ekolo qui souhaitaient un référendum interne sur le nom de J Bové. Il est vrai que se rallier à José Bové, ferait perdre aux Verts le résultat des négociations qui ont été entreprises avec le Parti Socialiste pour détenir quinze à vingt députés à l’Assemblée Nationale.

Oui José Bové pourrait être le point de départ de cette «  recomposition écolo-sociale » que beaucoup de nos compatriotes attendent de manière plus ou moins claire.

De toutes les façons, quelles que soient les opinions de chacun, quelles que soient les traditions des différentes formations, le fait est là : sans convergence forte, définitive, de l’altermondialisme, de l’écologie politique et du social, pas de transformation possible.

 

-------------Société et vie politique---------------------------------

 Ensemble pour des candidatures uniques

 

L

es Bouches du Rhône, ce n’est pas la porte à côté pour des militants des Alpes-Maritimes. Mais en cette soirée du 24 mai, à Aubagne, l’effort en valait bien la chandelle.

Du monde ! Une salle pleine, des Communistes, des LCR, des Alternatifs, des Verts, des Socialistes, des sans appartenance définitive ou provisoire comme Edgar.

Chacun revient et revient encore sur ses positions, sur ses propositions. La question centrale est de savoir comment lancer la dynamique ?

Comment trouver la bonne méthode pour que ceux qui veulent une autre Europe, un autre monde se retrouvent sur des propositions qui « fabriquent du changement » et non pas de l’accompagnement du système. Il faut un « choc ».

Certains prônent un meeting que d’autres craignent comme permettant de faire apparaître les divergences.

D’autres préfèrent un  forum où les différences pourront s’exprimer.

Bref ! tout cela se fera en marchant, surtout si comme le souhaitent les Verts présents, José Bové est actuellement le mieux placé pour représenter  ces nouvelles convergences.

 

Nice. Convergences pour réunir et…réussir

De gauche à droite, les conseillers

régionaux : P. Bernasconi, J. Chesnel-Le Roux, E. Malausséna.

 En cette soirée du 29 mai, le théâtre de verdure de Nice se remplit lentement. Le site est tellement vaste qu’une première impression se forge : « On n’est pas très nombreux ». Puis l’on se met à compter les rangées et le nombre de personnes par rangée, et là étonnement : nous atteignons allègrement les 500 personnes.

 

 

Ce qui surprend, c’est la variété des participants. Fleurissent badges, affiches et drapeaux d’ATTAC, des Alternatifs, de la LCR , du PCF. Dans l’amphi, des Verts, des membres du Collectif de l’Ecodéveloppement, mais de drapeau point…

Les intervenants se succèdent à la tribune, de toutes les sensibilités (ou presque). L’analyse et la dénonciation du libéralisme sont au centre des interventions.

Puis c’est le tour de la libre parole, et très vite, on sent apparaître deux approches. Il y a ceux qui pensent que la dynamique se fera en marchant et qu’il ne faut,  a priori, exclure quiconque de la démarche unitaire à la gauche du PS, et ceux qui méfiants envers le social-libéralisme souhaitent que l’on annonce clairement à l’avance qu’il faut « borner » l’alliance, et  qu’il ne faudra pas une fois de plus sombrer dans la collaboration avec le Parti Socialiste.

Un certain nombre de positions intermédiaires s’affirment.

En fait, ce rassemblement à la gauche du PS est trop neuf pour que chacun ait pu prendre la mesure de ce qui va se passer ensuite.

Nice-Matin, présent interroge des participants sur José Bové, dans l’ensemble les réponses sont soit hostiles, soit mitigées.

Edgar Malausséna semblait bien seul à affirmer que José est au confluent de l’écologie et du social.

Pour lui, c’est le meilleur candidat alternatif actuel.

 

 

 

 

------------------Société Environnement Santé ------------------------------

 Ces déchets dont personnes ne veut !

 

 

Voici plus de 100 ans près de 80 % de nos déchets se recyclaient naturellement. Actuellement, plus de 80 % de nos déchets ne sont plus recyclables naturellement.

Des décharges à ciel ouvert et des incinérateurs dangereux !

 

 Pendant des dizaines et des dizaines d’années, la France a connu le règne des décharges autorisées ou sauvages, à ciel ouvert. Cinquante ans plus tard on a vu fleurir ces horribles incinérateurs qui, malgré toutes les normes exigées, continuent de polluer l’air et les sols, d’engendrer des cancers et toutes autres maladies.

 

 

 

 

 

 

Petit à petit les choses bougent

 

 

 

 

Il nous faut maintenant traiter nos déchets sur place dans des rayons de 100 kilomètres maximum. Il n’y a aucune raison d’envoyer nos déchets chez les autres. C’est d’ailleurs pour cela que le Département 06 a été divisé en secteurs où chacun doit s’occuper de ses propres déchets.

Des français à Almagro pour apprendre et comprendre. Ici le séchage du compost issu des matériaux humides.

 

Des solutions modernes et sans danger, est-ce que cela existe ?

 

 

 

 

Tout d’abord, il faut réduire les déchets à la source,  réduire les emballages. Mais cela n’est pas simple. La solution la plus évidente, est de produire moins d’emballages qui peuvent se dégrader seuls (biodégradables). Mais les emballages ne sont qu’une partie de nos déchets. Il faut donc s’occuper de tous les déchets.

 

 

 

 

Oui, un autre système existe en Espagne, en Bretagne...

 

 

 

 

A Madrid, à Almagro, les espagnols trient les déchets secs (verre, métaux, déchets de chantiers…) pour les revendre à l’industrie, et des déchets humides (feuilles, cartons, papiers, déchets de cuisine) pour en faire du compost. Il reste cependant encore 30 % de produits inertes à mettre en « Centre de stockage en  prenant quelques précautions.

 

 

 

 

 

 

 

 

Les matériaux issus du tri industriel ne sont plus des déchets. Ce sont des produits qui vont être réutilisés dans l’industrie (produits secs), et dans l’agriculture (produits humides).

 

 

 

 


 

R. Velay (CG 06), A. Sauvage Maire de Massoins, R. Gilly (CG 06), E. Malausséna (Région), S. Colombon, J. Fiol, J. Isnard (Conseillers Municipaux)

 

 

 

Massoins. Aller le plus loin possible dans l’information sur les produits inertes !

 

L

e voyage en Espagne d’élus et de techniciens, organisé par l’ARPE, pour prendre connaissance d’un dispositif complet de traitement des déchets « secs » et « humides » avait été couronné de succès.

Le Département 06 gagné à cette cause s’était engagé dans la voie du traitement séparatif et de valorisation de TOUS les déchets,

Le Syndicat mixte des vallées du Var, de la Tinée , de la Vésubie ,  et des Coteaux d’Azur est constitué pour gérer les déchets ménagers de ces vallées et seulement celles-ci. Les terrains pour l’usine de tri-compostage ont été acquis au Broc.     

 Une étude a permis de localiser un espace à côté d’une carrière en activité, sur la commune de Massoins                               

Les habitants de Massoins ont pu poser toutes les questions possibles et imaginables.

Ils ont pu toucher « du doigt », la seule et unique balle plastique fermée de déchets secs, sans odeur et …sans saveur.

Comme souvent, et avant toute explication des opposants se sont manifestés. Deux arguments ont été utilisés. Le premier est bien connu, « Pourquoi chez nous et pas chez les autres ? ». Le deuxième, « Si vous prenez des précautions c’est donc que c’est dangereux ». On peut répondre que prendre des précautions est un gage de sécurité même si le risque est réduit à quasi néant.

 

 

 

 

On reconnaît Christian Manfredi Secrétaire Général de la CCVA , Richard Loiret chargé de mission ARPE, JP Clérissy Vice-président de la chambre d’Agriculture 06, R. Velay Conseiller Général de Puget-Théniers

 

 

 

 

Une pétition a circulé à Massoins et ses environs contre l’installation du centre de stockage de produits inertes à côté de la carrière en activité. Tenant compte de cela, le Conseil Municipal majoritairement s’est prononcé contre cette installation.

Il serait utile d’organiser une délégation des opposants en Bretagne, et de mettre en place une commission d’étude mixte qui permettrait à chacun de mesurer les éventuels avantages et inconvénients du projet.

 

 


Boues d’épuration à Bar-sur-Loup ?


D

Essèchement des boues d’épuration.

 

Des associations s’opposent à l’implantation d’une usine de dessèchement des boues de stations d’épuration à Bar-sur-Loup. Explications.

 

 

Le Département 06 produit annuellement 100 000 tonnes par an de boues de stations d’épuration.

Les Associations Protection du Patrimoine Aubarnois et Châteauneuf Citoyenneté Active expliquent qu’elles ne s’opposent  pas à l’usine en tant que telle.

Le problème est que ce site va recevoir les boues d’une grande partie du Département, par le carrefour du Pré-du-Lac, là où passent déjà des centaines de camions qui transitent par la carrière de Gourdon. La circulation serait donc quasi impossible, surtout sur la portion de 15 km de petite route locale.

Les associations souhaitent que l’on applique le principe de « proximité » et qu’il soit déterminé plusieurs secteurs de traitement.

De plus, il existe l’ancienne carrière de SPADA à Roquefort les Pins qui se trouve à proximité de l’autoroute. Pourquoi ne pas envisager une étude ?

Les responsables associatifs souhaitent que l’on se penche sur les projets qui présentent le moindre risque et que l’on étudie des procédés comme la thermolyse. A suivre.

 

 Villars-sur-Var Energie Verte Signature historique

 

 

 

La commune poursuit ses actions innovantes dans les domaines des économies d’énergie et l’utilisation des énergies renouvelables.
Les élus présents (E. Malausséna, M. Decarlis, M. Fernandez) ont signé le 1er accord du 06 avec EDF. Il s’agit d’un geste symbolique destiné à créer une dynamique dans les communes environnantes.Ce contrat s’appliquera à une consommation communale dont 21 % seront produits à partir des énergies renouvelable, hydraulique, solaire…Le prix restera stable pendant 3 ans.

 Rappelons que Villars est l’une des 8 communes des A-M  à avoir signé en 2006 une convention Région dans le cadre du plan économie d’énergie. Cela permet entre autres d’accéder à des subventions pour économies d’énergie.

Partager cet article
Repost0
1 juin 2006 4 01 /06 /juin /2006 10:08

 

 

 

Introduction d’E. Malaussena  au texte de Curtis :  

 

 

 

La société dans laquelle nous vivons ,nous les occidentaux ,avec ses conflits sans issue, ses gaspillages qui sont quasi nécessaires au système, ses problèmes sociaux et environnementaux insolubles, est-elle la seule possible ?

 

 

 

 

 

En d’autre terme, on peut se poser les  questions :

 

 

 

Peut-on vivre autrement ?

 

 

 

 

 

 

 

Peut-on déjà commencer ici et maintenant, et dans le système actuel, à créer une alternative ?

 

 

 

 

 

 

 

Existe-t-il  une population, qui s’oppose à notre type de société, et qui envisage une des alternatives à la dite société ?

 

 

 

Si oui, si beaucoup pensent que l’on peut s’organiser autrement, avec d’autres valeurs, une autre logique que celle d’un système de production à l’infini.       si non, il s’agira alors d’une révolution idéologique qui ne peut se produire que s’il devient certain que ce monde est impossible et donc «  qu’un autre monde est possible ».

 

 

 

Pour cela, il faut envisager des regroupements locaux  d’anti-productivité reposant les questions de civilisation, et sachant proposer localement puis globalement des actes fondateurs d’une ère  nouvelle.

 

 

 

Tel est le petit travail de réflexion que nous proposerons ces prochains mois dans ce blog, qui deviendra ainsi un lien internet entre tous les citoyens qui se sentent trop concernés pour se contenter d’emplâtrer les jambes de bois du système productiviste ultralibéral.

 

 

 

 

 

 

 

Peut-on mettre un peu d’intelligence humaniste dans la société d’aujourd’hui ?

 

 

Par Monsieur Georges CURTIS 12/2005

 

 

 

 

 

 

 

                Dans un monde aux milles techniques toujours plus complexes, la nécessité d’une plus grande acquisition de connaissances est une évidence.

 

 

 

« Je veux dire que cela fait partie de ces choses qui ne se discutent pas…  Tant que cela ne concerne que le domaine professionnel. »

 

 

 

 

 

 

 

                Mais lorsque l’on se sert d’un diplôme à la manière d’un ersatz de titre de noblesse, pour s’autoproclamer d’un " rang humain supérieur", et possédant ainsi, grâce à ce viatique, le droit inaliénable de diriger le peuple, sachant obligatoirement mieux que lui ce qui est bon pour lui...; il en va tout autrement.

 

 

 

 

 

 

 

                La politique ne s'occupe de technique que secondairement.

 

 

 

                Son essentiel, sa justification, c'est la vie humaine, et la relation entre cette vie et son environnement.

 

 

 

                Arguer de l'incompétence du citoyen électeur pour justifier le fait de ne plus avoir besoin de tenir compte de son opinion de citoyen (et donc de son vote d'électeur), c'est un coup de poignard intellectuel dans le contrat social ; un coup qui pourrait à court terme (moins de 50 ans), faire disparaître toutes les démocraties existantes actuellement dans le monde, puisque avec la mondialisation, tout va partout, de plus en plus vite, et les mauvaises nouvelles plus vite que les bonnes.

 

 

 

 

 

 

 

                Une nouvelle classe sociale se met en place armée de tous les privilèges, intellectuels, financiers, relationnels. Son but n'est plus la réussite économique, mais le pouvoir à la manière aristocratique : absolu, à vie, héréditaire.

 

 

 

 

 

 

 

                Sa stratégie ? Entre autres, la dérégularisation qui  mettant en concurrence brute, peuples des pays pauvres et peuples des pays riches, impose à ces derniers la loi du plus pauvre.

 

 

 

                L'instrumentalisation du terrorisme, qui permet de faire voter des lois toujours plus sécuritaires, pour obtenir un pouvoir toujours plus étendu sur la vie privée de chacun. Sous prétexte de débusquer le terroriste, on surveille le citoyen.

 

 

 

                Ainsi, se met en place, année après année, un mouvement anti-démocratique mondial.

  

 

 

                Aujourd'hui (mais pour combien de temps encore?), existe et s'exprime une opinion populaire qui résiste à cette dérive politique qui s'autoproclame "progressiste".

 

 

 

Une opinion qui ose refuser le monde qu'on leur propose et que l'oligarchie régnante affirme être le seul possible.

 

 

 

 

Tout ce qui est possible n'est pas souhaitable.

 

 

                L'économique, secondé par la science et la technique, décide de ce qui est possible.

 

 

 

                Le politique seul décide de ce qui est souhaitable.

 

 

 

                Le politique qui suit l'économique, c'est la tête qui suit les jambes.

 

 

 

                Une force (ce qui est possible) capable de se diriger par elle-même (ce qui est souhaitable), telle est la vision économique du capitalisme.

 

 

 

                Le politique n'étant plus que le gestionnaire des affaires sociales, et des relations internationales.

 

 

 

                Une force aveugle qu'aucune "main invisible" ne dirige, et qui continuera à conduire l'humanité de catastrophes en catastrophes, sociales, économiques, écologiques, ….

 

 

 

                Telle est la vision que porte l'écologie politique sur "la chose économique" abandonnée à elle-même : sans conscience politique, sans préoccupation de l'avenir, sans contrôle ni régulation.

 

 

 

 

 

 

 

AVERTISSEMENT

 

                Seul le mirage séduisant, envoûtant, de la pensée magique, peut faire croire que le dire, c'est déjà un peu le faire.

 

 

 

 

 

 

 

Certains, ou beaucoup, vont encore plus loin, et pensent qu'après l'avoir dit, il n'y a plus rien à faire ; où peut-être si, un autre livre. Et bien des lecteurs voguent de concert sur la même mare et pensent qu'après l'avoir lu, il n'y a guère à faire ; ou peut-être, si, en lire un autre, et un autre encore ; et ainsi mettant la vie en marge, prenant l'écriture à la lettre, et la lettre pour l'esprit, tout ce petit monde devenu comme immunisé du devoir de faire, après avoir tant écrit, ou tant lu, ou les deux, feint de s'étonner, ou s'étonne sincèrement, je ne sais, et se scandalise même du monde tel qu'il est, des choses qui ne s'améliorent guère, et plus souvent se dégradent.

 

 

 

                Et tout ceci serait philosophie.

 

 

 

                Peut-être.

 

 

 

 

 

 

 

                J'en ai une vision beaucoup plus superficielle. J'y vois surtout une convivialité spirituelle où il s'agit avant tout de partager un plaisir proprement humain, celui qui naît d'un délicieux bavardage…. Qui ne change rien, ou pas grand-chose, ou si peu à propos de ceci ou de cela.

 

 

 

                Il est pourtant vrai que l'on peut faire avec des mots. Pour cela, on a inventé la politique, et la politique a inventé la démocratie.

 

 

 

                Mais ce sont des mots différents : ils commandent des actions.

 

 

 

 

 

 

 

L'idée obsessionnelle qui sous-tend ces modestes réflexions tient dans une question d'ordre très général : peut-on mettre un peu d'intelligence humaniste dans la société d'aujourd'hui ?

 

 

 

 

 

 

 

Peut-on échapper à l'arrogance matérialiste de l'économisme, sans tomber dans les inextricables dérives bureaucratiques ?

 

 

 

Existe-t-il un juste milieu ? Un équilibre, une harmonie ? Un monde autre que violences relationnelles  et folies consommatrices peut-il exister ?

 

 

 

 

 

 

 

Avant d'oser quelques bribes de réponses, j'ai trempé sept fois ma plume dans l'encrier de la vie pour que les mots sonnent juste, et ne soient pas juste des mots, avant d'imaginer prendre part à la parole publique… à la façon de l'écrivain; de l'écrivant dirait Roland Barthes, c'est-à-dire par l'intermédiaire d'une sorte de longue lettre aux destinataires incertains.

 

 

 

 

 

 

 

Je ne suis évidemment pas sûr de connaître les réponses à ces questions.

 

 

 

 

 

 

 

Mais je suis sûr que ce questionnement sera le nouveau pivot d'un partage politique, mais aussi philosophique, culturel, à la fois ancestral et contemporain, entre une nouvelle droite ultra-libérale et une nouvelle gauche écologiste.

 

 

 

Droite d'ailleurs elle-même partagée entre ultralibéralisme et socialisme libéral, entre UMP et PS pour ce qui est de la France. Et la nouvelle gauche éparpillée en un réseau de mouvements alternatifs, sous formes associatives ou politiques.

 

 

 

Tout ceux et celles qui se sentent concernés par ces futurs bouleversements politiques pourront poursuivre cette réflexion pendant les trois prochains mois ; cette initiative ayant pour but de permettre à chacun de mieux connaître cette "philosophie alternative", et d'y participer.

 

 

 

 

 

 

 

" Il n'y a pas d'idée philosophique, si profonde ou si subtile soit-elle, qui ne puisse et ne doive s'exprimer dans la langue de tout le monde" Bergson

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
14 avril 2006 5 14 /04 /avril /2006 10:02

 

 Pour une société de l’écodéveloppement  verte et solidaire

 

Nombreux sont les militants et citoyens de gauche qui dénoncent à la fois l'extension de précarité dans nos pays occidentaux et l'accroissement des écarts entre les pays du Nord et du Sud.  

 

Nombreux sont les militants et citoyens de gauche qui prennent conscience que leur avenir est lié à celui de la planète toute entière. 

 

Dimension planétaire de la crise environnementale et sociale

 

De plus en plus les peuples se rendent compte que les solutions ne peuvent se construire qu'à l'échelle de la planète.

 

Dans ces conditions chacun tente de constituer les bases du rassemblement des forces anti-libérales sans que les résultats soient aujourd'hui déjà à la hauteur du défi mondial.

 

Un constat s'impose à nous : ce qui manque c'est un véritable soutien populaire qui soit en capacité d'aiguillonner, de construire, d'accompagner et d'évaluer les projets ainsi que les politiques publiques mises en place.

 

L’écologie de la transformation émerge enfin !

Ce n'est pas parce que les préoccupations de milliards d'individus sont en phase avec les analyses concernant l’exploitation de la terre et des hommes que l’écologie de la transformation a été mécaniquement  écoutée ou entendue.  

 

Toujours présents dans les luttes, les manifestations et les syndicats, les porteurs de l’écologie de la transformation ont souvent été “invisibles” pour la plupart de celles et de ceux avec qui ils revendiquent et militent au quotidien.

 

De la même façon, malgré une véritable présence dans les grands centres urbains, les quartiers populaires semblent considérer que l’écologie c’est pour les nantis, c’est un luxe de classe moyenne.

Ainsi l’écologie, qu’elle soit dans la dynamique de la transformation ou de l’accompagnement, enregistre là, très souvent ses résultats les plus faibles aux élections.

Tout démontre la nécessité d’une société de l’écodéveloppement.

 

Mal bouffe, logements vétustes, précarité, communautarisme, autant de maux contre lesquels l’écologie de la transformation est positionnée.

En effet la transformation sociale et écologique de la société n'a de sens que si elle s'opère d'abord et avant tout où la situation est la plus critique.

La place de l’écologie de la transformation est aux côtés des travailleurs quand ceux-ci subissent des attaques frontales destructrices du lien social avec très souvent des répercutions dramatiques sur l'environnement.

A ce propos, ce qui s'est passé dans le Pas de Calais, au sein de l'entreprise Métal Europe est particulièrement parlant : on y a à la fois détruit les emplois et l'environnement des salariés et de leur famille.

 

Il y a urgence, et l’écologie de la transformation propose aux couches populaires une façon nouvelle d'appréhender la politique.

 

Développer une écologie de transformation qui permette la mise en œuvre de l’écodéveloppement pour tous et par tous est un de nos objectifs principaux.

 

L'urgence sociale et environnementale s'impose à tous.

Partager cet article
Repost0
17 mars 2006 5 17 /03 /mars /2006 11:03

Ne jamais séparer la pensée globale de la pratique locale,

et la pratique globale, de la pensée locale.

 


 

 

 

Chers ami

 

Dans un compte-rendu précédent, Edgar avais récapitulé jour après jour, heure après heure, le travail d’élu, avec tout ce que cela comporte de déplacements, d’horaires décalés, de rendez-vous nécessaires, de passages d’un sujet à l’autre sans transition, de temps de réflexion raccourci…

 

Cette fois-ci, vous aurez droit à des « flash » qui nous ont semblé significatifs, et qui donnent du sens, un fil conducteur, à tout le travail d’élu, d’Edgar.

 

 

 

ITER

 

Fallait-il négocier un euro pour un euro ?

 

 

 

Plan d’Aups Sainte Baume (Var), le 4 janvier 2006.

 Participation d’Edgar au Conseil de Délégation Région pour les énergies

 

(en particulier renouvelables).

 

 

Ce projet concerne une démarche d’utilisation du nucléaire pour produire de l’énergie, peut-être dans 50 ans.

 Lors des négociations entre le PS et les Verts pour les régionales, la question d’ITER fut négociée. Les deux élus Verts, P. Chesneau et E. Malausséna, lors de la précédente mandature avaient seuls votés contre le projet, et par ailleurs avaient obtenus, lors d’un entretien avec le Président Vauzelle, le chèque concernant les chauffe-eau solaire.

 Résultat des négociations PS/VERTS lors de la préparation des régionales.

 Pour 1 euro dépensé pour ITER, 1 euro serait dépensé, pour  les  énergies  renouvelables  et pour l’écodéveloppement.  

 

 

 

 

 

A l’AGR d’Eguilles, le texte global des négociateurs avait été proposé aux adhérents présents. Le vote pour l’accord « 1 euro pour 1 euro » fut unanime :Oui à l’accord Verts/PS, et donc à la répartition 1 euro ITER, pour 1 euro énergies renouvelables et pour l’écodéveloppement.  

 

Le groupe des Verts, au Conseil Régional.

 Durant l’année 2004/2005 la question de la répartition des crédits ne fut pas abordée. (cf. les comptes rendus du groupe sur le mail). Seule l’augmentation de financements supplémentaires pour les énergies renouvelables fut réclamée, mais sans lien avec ITER.

 La question de la mise en cohérence des actions environnementales, par ce qui est appelé (par les fondateurs de l’écologie) : « l’écodéveloppement » fut repoussée systématiquement.

 L’écodéveloppement fut considéré comme l’équivalent du Développement Durable, ce qui fut une manière d’accepter les logiques des forces économiques dominantes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ITER et la « répartition des crédits ».

Conseil Régional.  Plénière décembre 2006.

 La majorité PS-PC a proposé la répartition des crédits d’un montant de 152 millions d’€, à savoir 72 millions d’euro sur le moteur de recherche, et le solde sur l’Ecole internationale et la voie ferroviaire. Le groupe de 8 Verts a refusé de voter la « répartition des crédits » qui divisait, par plus de deux, le financement du moteur de recherche ITER,

 

 

Pourquoi deux élus Verts (exclus), des A-M, se sont abstenus lors du vote de plénière ?

 

1° Parce qu’ils n’ont pas voulu voter « pour » le principe d’ITER, bien que l’accord 1 euro/1euro acceptait, de fait, le principe d’ITER.

 

2° Parce que voter « contre » amenait à refuser l’équivalent des 72 millions d’euro pour les énergies renouvelables et l’écodéveloppement.  

 

3° Parce que le groupe des élus Verts au bout d’un an n’avait pas réussi à faire une seule proposition globale, et n’avait proposé aucun chiffre, en terme d’équivalent 1 euro pour 1 euro, dans les domaines des énergies renouvelables et de l’écodéveloppement.

 

 

 

Ecodéveloppement.

 

Expérience à Villars-sur-Var

 

La vigne et le tourisme doux.

 

Une zone de 8 hectares a été acquise par la commune, avec d’anciens bâtiments.

 Deux hectares seront remis en culture vinicole AOC grâce à un stage de réinsertion si le nombre de stagiaires requis est atteint. Un jeune agriculteur va s’installer et tenter l’aventure. Sur la même zone, un projet de tourisme de « bien être » verra sans doute le jour, après un long travail de préparation.

 

 

Il est prévu aussi, avec un propriétaire privé de mettre en place un lieu de camping écologique dénommé « bio park ».

 

La démocratie participative.  

  

 Comité de pilotage le 4 janvier 2006, en Mairie de Villars-sur-Var pour 

 la mise en place d’une zone d’écodéveloppement.

 

 

 

 

Se sont investis dans ce projet unique, les élus de la commune, des commerçants locaux, des paysans, des associations, un technicien du Pays,  un bureau d’étude, l’Agence Régionale Pour l’Environnement..

 

 

Il s’agit de réfléchir au développement d’une zone de moyenne montagne, en ne mettant en musique que des critères qui sont issus de la démarche écologique, et en partant des ressources locales.

 

 

 

 

Ecodéveloppement pour les enfants.

C’est pratiquement acquis, la future école de Villars-sur-Var sera construite sur des critères HQE.

 

Nous y installerons une chaudière bois, alors qu’un artisan de l’intercommunalité s’installe et investit sur le système production de plaquettes de bois, pour chaudières automatiques.

 

«J’ai le plaisir de m'investir sur un grand territoire : la Région PACA , et de réaliser des projets concrets sur un tout petit bout de terre des Alpes-Maritimes : la commune de Villars-sur-Var. De plus je ne cumule pas selon la loi, et les règles de l’écologie »

 

 

 

 

 

 

Présidence de l’Agence Régionale Pour l’Ecodéveloppement. Une sinécure ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vœux le 5 janvier 2006   aux Agents   de l’ARPE.

 
«Rien ne m’aura été épargné : ni les difficultés politiques y compris avec les plus proches, ni les problèmes concernant l’éventuelle privatisation du Syndicat Mixte ARPE, ni les questions financières, ni les équilibres budgétaires, ni les questions juridiques, ni les particularismes départementaux, ni le découragements des personnels, ni les négociations syndicales, ni les questions de respect des personnes dans leurs tâches quotidiennes, ni…ni…ni… »

 

Si l’ARPE est sauvée sur le principe, la remise en route, et la question des participations des départements n’est pas définitivement réglée.

 Cette présidence me prend entre 20 et 25 heures par semaine, en sus de tout le reste.

 Belle aventure donc, mais ô combien déroutante et prégnante.

 

 

 

 

 

Février 2006.

Ecodéveloppement

Réunion de travail à Avignon avec le monde associatif.

 

 

 

 L’Ecodéveloppement est une alternative réelle à l’officialisation d’un Développement Durable mis à toutes les sauces, y compris les plus amères.

 

Il est à la rencontre du développement local et du concept de « décroissance ».

 

 

 

 

Le Débat sur le contournement autoroutier de Nice.

 

Il s’agit d’une affaire où les principes ont autant d’importance que la réalité.

Il est très dommageable que les critères « d’affichage politique » se soient insérés dans le débat au point de défigurer les positions des Verts.

A terme c’est la position de fond, et non pas celle qui a accepté un « aménagement autoroutier » (JR Vinciguerra), qui démontrera sa validité écologique.

 

 

 «Pour ma part j’ai aidé le secteur associatif à élaborer des orientations qui ne soient pas nécessairement celles que l’Etat nous propose. "

 

 

 

 

 Non à l’incinération  

à Fos sur Mer

 

Les élus, la population se mobilisent contre le projet Gaudin d’installer un incinérateur. Cela donne raison aux Verts qui se battent pour le tri-compostage, et tort à ceux et celles des élus Verts qui ont réussi à faire passer les déchets au second plan, et à favoriser le financement de projets privés.

 

«Notre rencontre en 1999 avec l’association où s’investissait la famille Boulay avait permis de bien avancer."

 La démonstration de la possibilité de traiter les Ordures Ménagères par le tri compostage est devenue une réalité et les Conseils Généraux et la Région ont bien évolué sur cette question.

 

 

C’est sans doute pour cela que dès ma réélection en 2004 au Conseil Régional,

 Les Verts m’avait privé de la délégation régionale aux déchets.

 

 

 

 

«Nous étions deux, avec Richard voici 7 ans, au Conseil Régional et à l’ARPE, à clamer que l’on pouvait se passer d’incinérateurs.»

 

L’eau ! Un Bien à Tous !
Pour Tous !

 

Antibes le 7 janvier 2006, après-midi. Forum : « Et si l’on parlait de l’eau ».

 

 

 

L’ARPE est très impliquée dans la question de l’assainissement. Edgar a insisté sur ses possibilités d’intervention en la matière. Il a aussi dénoncé les excès des compagnies gestionnaires de la distribution de l’eau, et mis en avant le principe de « la régie municipale ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SOLIDARITE

 

L’écologie sociale est indissociable de la volonté de changer

le système existant

 

 Remerciements aux bénévoles du Téléthon le 14 janvier à Villars sur Var, salle des fêtes.

 

Partager cet article
Repost0
17 mars 2006 5 17 /03 /mars /2006 10:55

Il nous faut remercier tous ceux qui se battent pour que vivent les autres.

 Mais en même temps, il nous faut développer une « Ecologie de la transformation » qui nécessite de ne pas accepter les logiques du système dominant.

 Ceux de l’écologie qui ne souhaitent qu’accompagner le système, et le transformer à la marge, sont à mes yeux, des conservateurs…

 

 

 

 

 

 

 

 On se restaure sur le pavé parisien

Solidarité.

 

 

 

 

 

 

 

 

Ces enfants du Monde ont pris des vacances à Paris, grâce à la solidarité du Secours Populaire français et de  la commune de Villars. Ils vont aussi étudier dans une école Haute Qualité Environnementale.

 

 

 

 

 

        Manifestation  Anti Bolkestein

le 11 02 2006 à Nice

 

 

 

 

 

                                                        

« Nous n’avons rencontré (à une exception près) qu’une délégation  de Verts du « Pôle EcoloSocial », et seulement des Verts qui pensent que notre avenir  dépend des mouvements sociaux et environnementaux »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

FERROVIAIRE EN PACA ET DANS LES ALPES-MARITIMES

 

 

 

 

 

 

  Conférence de presse, le 17-02-2006, à Nice à l’Antenne du Conseil Régional.

De gauche à droite les Conseillers Régionaux : Edgar Malausséna, membre de la commission transport, et 1er Vice-président de la commission Aménagement du Territoire. Patrick Allemand, 1er Vice Président du CR PACA. Gérard Piel Vice-président délégué aux transports. Adeline Mouton, Conseillère Régionale. Eliane Guigo, Présidente de la commission Vie Associative

 Les tarifications sociales de la Région.

 

 

 

 Carte Solidarité.   Des catégories en difficulté ne paient que 10 % du billet (ex : 4,20 euro pour Nice-Marseille) : demandeurs d’emplois inférieurs au SMIC, RMIstes ou Handicapés, demandeurs en fin de droit non imposables…

Le 06 concentre 24 % des titulaires de cette carte.

Carte jeune. Nouveautés 2005. En Région PACA. : réduction de 50 % sur le réseau TER PACA. Carte à 15 euro/an.

Carte tous publics. Réduction de 25 % du lundi au vendredi, et 50 % pour le week-end.

 

Transport-Aménagement

S’appuyer sur les connaissances

et les compétences associatives

Séance de travail associative sur les transports.

Par l’acquisition de connaissances on peut engendrer des démarches de démocratie participative 

 

 

 

Nice. Du port grandes

croisières, au

 confortement de la Digue

Tous ceux qui s’intéressent à la vie publique savent combien fut dure la lutte contre la transformation du port de Nice, en tête de ligne pour les grandes croisières.

Michel Vauzelle encadré par Gérard Piel et Edgar Malausséna.

Hors photo : Les Conseillers Régionaux   P. Allemand, J.Chesnel-Le Roux, A.Damiani

 Port de Nice.

 

 

De la mobilisation de quelques uns, à la

lutte plurielle, et à la victoire. 

N

ous sommes un certain nombre à nous souvenir de combien il fut peu facile de mobiliser les écologistes et Verts de Nice qui s’occupaient peu du projet au départ.

Il fallut avec l’équipe au Conseil Régional lancer une opération d’envergure en coopération avec l’ancien président du Comité de Défense du Quartier du Port (R. Helias) pour obtenir le Débat Public, en direct avec les Ministères concernés.  

Il fallut aussi convaincre certains de nos partenaires politiques d’abandonner le soutien politique et financier à ce projet.

Il fallut faire le lien avec les amis de Saint Laurent du Var, pour les aider à réagir contre le transfert du projet de Nice à St Laurent du Var.

Il fallut se déplacer à Paris pour rencontrer le Ministre Yves Cochet.

Il fallut résister aux offensives du Conseil Général 06 et de la Chambre de Commerce et d’Industrie.

Bref, nous avons provisoirement gagné. »

Conserver un port à dimension humaine

D

epuis, les divers partenaires sont tombés d’accord, il est devenu urgent d’investir dans le confortement de la digue du large et de l’épi de la poudrière du port de Nice.

Les partenaires sont l’Etat, la Région , le Conseil Général 06 : chacun pour 937 500 €, et la CCI pour 1 687 500 €.

De nouveaux ports ? Vigilance accrue !

La vigilance reste de mise, car on connaît la propension des aménageurs à revenir sur leur recul, au nom de l’intérêt de tous.

Les différentes associations regroupées savent que par ailleurs, les élus des grandes villes côtières  veulent ouvrir de nouveaux ports.

Ce serait un coup nouveau porté à notre fragile environnement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Carros, 10 février 2006 

 Collectif Appel des Vallées

DeDe face, en partant de la gauche, on reconnaît les élus, Antoine Damiani, Edgar Malausséna, Eliane Guigo, Alain Faraud.

 

 

 

Il s’agit de discuter avec les habitants du Haut et Moyen pays et de proposer autant des réponses de fond, que des réponses liées aux circonstances.

Savoir rénover le moulin à huile de Villars-sur-Var et installer, des économiseurs d’énergie pour l’éclairage public..

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Du global au local

Forum Mondial.          Caracas

 

 

 

 

 

 

 

 

Bamako le 19 janvier 2006

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

Nice. Rassemblement d’élus et de citoyens pour contrer l’OMC et l’AGCS

 

 

 

 

 

 

 

 

André Aschiéri  Conseiller Régional Ecologiste,

Maire de Mouans-Sartoux : « Nous allons gagner, pas parce que nous sommes les plus forts, mais parce que nous avons raison ».

Edgar Malausséna : « A Villars nous avons voté une délibéra

tion contre l’AGCS,  dès 2003, car quand un service public disparaît dans une petite commune, ça se voit tout de suite ».

Protestation des élus de Villars-sur-Var. contre l’Accord Général du Commerce et des Services.

Partager cet article
Repost0
17 mars 2006 5 17 /03 /mars /2006 10:54

Edgar Malausséna.

 

Conseiller Régional. Représentant de la Région PACA à la

 

Commission Locale de l’Eau de la basse vallée de l’eau.

 

 

Schéma Aménagement de Gestion des eaux de la basse Vallée du Var.

Commission Locale de l’Eau, séance du 15 mars 2006.

 

 

Mesdames, Messieurs,

 

J’ai ai été nommé récemment, en tant que représentant de la Région à cette commission, et n’ai donc pas eu à participer à l’ensemble de vos travaux.

Une présence à Gilette voici 3 ans, en tant que remplaçant occasionnel, ne peut pas me donner le statut de participant plein et entier.

Cependant, mes convictions dans ces domaines me permettent de prendre position aujourd’hui.

Tout d’abord, je constate que le travail présenté est de qualité.

  • Le fait de vouloir redonner à ce fleuve son faciès méditerranéen est un objectif positif en soi.
  • Le fait d’avoir déterminé des « espaces » particuliers sur lesquels les dispositions sont très spécifiques, est le meilleur choix que l’on pouvait faire.
  • Le fait de vouloir pérenniser les liens entre les différents acteurs est à mettre à l’actif de cette démarche.
  • Le fait de sensibiliser le grand public à la problématique de la ressource, est un net progrès.
  • Le fait d’entraîner les aménageurs à prendre en compte ces différents aspects, va dans le bon sens.
  • Le fait de vouloir éviter de nouvelle infrastructure dans le lit du Var, ne peut que recueillir notre assentiment.

 

Première série de remarques de fond.

 

Permettez moi cependant d’exprimer quelques inquiétudes. Elles concernent le fait que :

 

Le SAGE ne crée pas le Droit, mais comporte seulement des implications précises sur le plan juridiques.

En conséquence :

-         Vis-à-vis de l’acte privé :

 

o        Il n’y a pas d’opposabilité pour l’instant (on verra ce qui pourrait arriver dans la future loi sur l’eau).

-         Vis-à-vis de l’acte public.

 

o       Dans le domaine de l’eau : Les programmes et les décisions administratives ne doivent PAS ETRE EN CONTRADICTION avec les dispositions du SAGE. Cela n’entraîne pas la CONFORMITE AVEC LE SAGE ;

o       Hors du domaine de l’eau (PLU, SCOT), l’acte final peut ne pas aller dans le même sens que le SAGE, à condition que cela soit motivé.

 

Tout comme la DCE , il est énoncé des règles qui ont pour but de respecter l’environnement, et en même temps, il est créé une multitude de dérogations qui à terme peuvent rendre caduques les préconisations du SAGE.

 

On peut donc parier, que dans les 10 prochaines années, nous allons voir se multiplier les contradictions.

L’on connaît la suite. Dans 90 % des cas, ce sont les raisons économiques qui l’emporteront sur les besoins de protection de l’Environnement.

En effet, le SAGE se plie à la réalité socioéconomique et ne laissent qu’une marge très faible à la richesse et à la diversité environnementale.

 

Deuxième série de remarques de forme.

 

Pourquoi ne pas évoquer dans le SAGE la transformation du Syndicat en Etablissement Public Territorial de Bassin, dont les compétences ont été reconnues par la loi sur les risques du 30 juillet 2003 ?

Pourquoi la mesure 33 demande d’éviter des infrastructures nouvelles dans l’espace vital, mais envisage immédiatement des dérogations possibles ?

Pourquoi la mesure 43, concernant la station d’épuration de Saint Laurent du Var n’est pas plus directive. Cette station connaît de nombreux dysfonctionnements sources d’une pollution importante de l’embouchure du Var.

Pourquoi ne précise-t-on pas les types de mesures qui pourraient être mis en place ?

Une expertise officielle de la compatibilité des effluents avec traitement biologique devrait être demandée.

 

Le vote de la Région.

 

Les services de la Région , et les élus qui m’ont précédé dans cette Commission Locale de l’eau avaient bien senti les ambiguïtés que je décris. D’un côté un SAGE de plus en plus précis, de plus en plus environnemental et de l’autre la loi qui en réduit l’opérationnalité. Si j’avais eu à gérer la totalité du projet sur 5 ans je me serais peut-être abstenu. Mais je suis un élu responsable et « obéissant », ce SAGE est de grande qualité, et même si son application en sera réduite par les termes de la loi, il faut le considérer comme une prise de conscience, un énorme progrès culturel.

Pour ces raisons je voterai pour ce SAGE, avec les restrictions évoquées concernant la loi qui en limite la portée.

 

 

Quelques explications hors séances.

J’ai remarqué que les propositions en provenance du milieu associatif, durant la séance du 15 03 06 ont été repoussées par tous les élus, sauf moi-même.

Il s’agissait chaque fois d’indiquer clairement les interdictions.

 

Et là, les élus locaux de droite comme les élus de gauche, ont une peur bleue que le SAGE freine le développement économique, et donc l’aménagement en général de la plaine du Var.

Je pense aussi, que tous ces élus ont intégré que l’Etat qui en dernière instance promulgue les textes et y compris le SAGE, n’accepterait pas que l’on précise les interdictions et ont anticipé ce refus.

Une démarche que la gauche et l’élu Vert du CG 06 ont intégrée.

 

C’est une démarche qui devient classique dans notre département depuis que le M. Estrosi, Ministre et Président du Conseil Général 06, joue le même rôle vis-à-vis des gauches et du Conseiller Général Vert. De la même manière que les élus connaissent à l’avance ce que l’Etat n’acceptera pas, M. Estrosi anticipe sur  ce que les gauches et le Conseiller Général Vert pourraient gagner à proposer des solutions soit disant alternative dans le cadre médiatique et donc en vue d’échéances électorales.

 

A ce petit jeu de l’anticipation de l’un par rapport à l’autre, c’est toujours le plus fort qui gagne.

Partager cet article
Repost0
27 février 2006 1 27 /02 /février /2006 10:26

 

Les dépenses annuelles d'éducation au niveau mondial se chiffrent à 2000 milliards de dollars, soit plus de 5 % du PIB mondial. L'éducation est l'un des marchés à la croissance la plus rapide affirment les experts. Il est donc normal que les entreprises transnationales s'y intéressent et que partout dans le monde de vastes réformes du secteur public, orientées vers et par le marché se mettent en place.

 

 

 

 

En Europe les réformes pour la  privatisation de l'enseignement se mettent progressivement en place. Mais le sujet est hautement sensible et  il convient d'avancer prudemment. La commission européenne sous la houlette de la table ronde des industriels (E.R.T.) a décidé de prendre les choses en main depuis environ 10 ans. Les nouvelles technologies de l'information et de la communication (N.T.I.C) offrent un prétexte idéal. « Il faut se mobiliser pour entrer de plein pied dans la nouvelle économie. Toutes les écoles européennes devront être connectées à Internet. Tandis que l'on diminuera le nombre d'enseignants et que l'on gèlera leurs salaires, une part grandissante des budgets nationaux et locaux de l'éducation sera consacrée à l’informatisation des écoles ». En France la LOFT entrée en vigueur le premier janvier 2006, par le décret appelé « fongibilité asymétrique », permet un transfert de l'enveloppe « rémunération des personnels » à l'enveloppe « équipement des établissements » mais seulement dans un sens. Le président de l’ERT affiche son intention de devenir le leader mondial du secteur de l'éducation et de l'édition sur Internet, il affirme :

« la responsabilité de l'éducation doit être assumée par l'industrie, elle doit être considérée comme un service rendu au monde économique ».  Pour l'OCDE «  les pouvoirs publics n’auront  plus qu'à assurer l'accès à l'apprentissage de ceux qui ne constitueront jamais un marché rentable ».

 

 

La volonté de faire de l'école, pour la commission européenne, un outil au service de l'économie apparaît dans l'accent mis sur les compétences au détriment des savoirs.

 

 

 « On doit donner à chacun les compétences pour se former tout au long de la vie » ; le socle minimum de compétences est ainsi mis en  avant.

 

 

En France la nouvelle loi d'orientation de l'école pour le secondaire, appelée aussi « loi Fillon », s'inscrit dans cette démarche. Le contenu du socle commun, pour son accent mis sur les compétences plutôt que sur les savoirs et pour l'absence de certaines matières EPS ; arts plastiques ; musique ; ... Suis ces orientations.

 

 

 

 

La réforme se met en place au coup par coup de manière à ne pas provoquer un mécontentement général de la population. Fini, le temps où la loi définissait un horizon symbolique commun : valeurs humanistes et républicaines d’égalité, de laïcité et d'émancipation par le savoir.

 

 

 

La réforme se met en place grâce à la notion de projet, calqué sur le monde de l'entreprise, avec ses objectifs listés jusqu'en 2010. L'an 1 du projet académique sera l'année 2006 - 2007. Il faudra donc avoir un ensemble cohérent de projets d'établissements.

 

 

 

Mais tout cela se fera en perdant chaque année des heures de cours.

 

 

 

 

Alors comment faire mieux avec moins de moyens ?

 

 

 

 

 

 

Une piste : abaisser le nombre d'heures de cours par matière et par classe, augmenter les effectifs par classe, supprimer les dédoublements, supprimer des enseignants jugés inutiles. Cela se fait déjà, mais ces mesures ne seront pas suffisantes.

 

 

 

 

Il est donc proposé de changer radicalement notre mode de fonctionnement par classe et par niveau. Pour cela il faut transformer profondément notre système d'évaluation et le projet d'établissement remplit ce rôle. Il faut un système généralisé de l'évaluation des compétences, destiné à ôter aux enseignants leur autonomie pédagogique au profit de la gouvernance de l'entreprise dirigée par le nouveau capitaine d'éducation.

 

 

L'évaluation généralisée sur des savoirs fragmentés et atomisés en items se fera sur le modèle des évaluations des compétences de la pédagogie par objectifs. Mais pour cela il faut transformer la  pratique pédagogique et même le statut des enseignants.

 

 

On met donc en place les axes essentiels de la réforme Fillon.

 

 

 

 

1)    rentrées 2005-2006 : remplacement de professeurs pour des absences

 

 

de courte durée par des professeurs de l'établissement sur ordre du chef d'établissement et pas forcément dans la discipline enseignée.

 

 

 

 

2)    Rentrées 2006-2007 : mise en place des conseils pédagogiques dans les EPLE (Etablissements Publics Locaux d’Enseignement). Ce sont des professeurs désignés par le chef d'établissement, qui constitueront de fait une hiérarchie intermédiaire, rémunérés en conséquence. Leur dévotion au nouvel ordre pédagogique établi permettra de mettre au pas les équipes éducatives afin d'installer la politique de l'établissement. Le conseil décidera des progressions pédagogiques, du calendrier du contenu des épreuves communes ; du contenu des PPRE ; etc.

 

 

 

 

3)    Mise en place progressivement de la bivalence voire de la polyvalence des professeurs. Le statut du professeur passera de celui de professionnel de haut niveau à celui de simple exécutant.

 

 

 

 

 

 

Selon l'OCDE, « l'apprentissage à vie ne saurait se fonder sur la présence permanente d'enseignants, mais doit être assuré par des prestataires de services éducatifs. Les NTIC permettent de proposer des programmes d'enseignement dans d'autres pays sans que les étudiants ou les enseignants ne partent de chez eux. Les enseignants seront donc les  laissés pour compte des technologies de l'information ». Ils vont massivement perdre leur emploi. Ceux qui resteront seront soit destinés à coordonner « les équipes éducatives », soit destinés à faire de la garderie pseudo pédagogique dans les classes surpeuplées des populations délaissées. En résumé, les didacticiels fournis par le privé remplaceront peu à peu les enseignements dispensés par les professeurs dans les classes.

 

 

Reste à régler l'épineux problème de la reconnaissance pour les états, des diplômes et concours qui garantissent et protègent l'accès aux différentes professions. Là encore, tout a été pensé par des personnes très très compétentes au niveau mondial, employées comme il se doit par des entreprises transnationales.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce système appelé « carte d'accréditation des compétences » présente l’avantage suivant.

 

 

 

 

Un jeune ayant acquis des compétences auprès de fournisseurs commerciaux sur Internet pourra accréditer celles-ci sur une carte personnelle. Il suffira ensuite à un site privé indépendant de « recherche d'emploi » d'analyser ces informations pour lui donner un travail. Le monde patronal n’aura plus besoin de s'en référer à l'État pour embaucher. L'ère du travailleur « Kleenex » est arrivée !

 

 

L'école un des bastions de la république est attaquée de façon sournoise mais terriblement efficace. Le statut du professeur de l'école publique nouvelle formule se dessine devant nous, il sera polyvalent, interchangeable, précaire et soumis à l'autorité du chef d'établissement.

 

 

 

Mais rassurons-nous, de vraies écoles privées, très chères, continueront à dispenser les savoirs tels que nous les connaissons aujourd'hui. Selon les experts des maîtres du monde, il suffit que 20 % de personnes d'une classe d'âge acquièrent une solide formation  pour faire tourner ce nouveau totalitarisme.

 

 

L'idéal républicain est attaqué, la logique ultralibérale est là, osons la regarder, osons la décoder, osons en parler, osons l’affronter, osons la combattre, osons dire non à cette prétendue fatalité et comme le disait André Malraux n’oublions pas que  « l'esclave lui, dit toujours oui »

 

 

 

 

Une citation d’Hanna Arendt pour terminer :

 

 

« la liberté d'opinion est une farce si l'information sur les faits n'est pas garantie »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lucien Pons

 

 

Nice Alpes-Maritimes, Février 2006

 

 

MRC

 

 

Partager cet article
Repost0
26 février 2006 7 26 /02 /février /2006 10:50

                                                                                                         

 

Par des moyens habiles et pernicieux, ce qui constituait dans notre pays, une vitrine humaniste aux yeux de tous, est en train d’être démantelé et vidé de sa substance.

 

 

 

Voici quelques pistes pour décoder la stratégie de la régression.

         1) Suppression d’heures de cours sous de fallacieux prétextes.

 

 

 

A qui veut-on faire croire que l’abaissement de l’horaire classe dans beaucoup de matières, permettrait un progrès substantiel dans la pédagogie de ces disciplines ?

 

Cela peut-il améliorer la bonne marche d’une école de qualité, soucieuse de la transmission des savoirs fondamentaux ?

 

         2)Réflexions sur les épreuves communes, sur l’évaluation.

 

              A)Évaluation - notation - docimologie

 

 

Il est urgent de définir dans un contexte précis ces trois mots.

 

Il est urgent de savoir si ils recouvrent exactement le même concept.

 

               B)La notation que nous pratiquons usuellement (0/20 ->20/20)

Cette notation est un outil pédagogique évident. Elle permet de mesurer pour chaque élève ses progrès. (évaluation formative). Elle doit aussi lui permettre de se mesurer aux exigences fixe d’un niveau donné (évaluation normative). Le dernier point indique ce qui doit être acquis pour passer un examen; un concours ou tout simplement ce qu’il est nécessaire de connaître pour suivre dans le niveau suivant.

 Ces exigences sont inscrites noir sur blanc sur le programme officiel de nos matières respectives.

 

 

 

             C)L’évaluation que l’on veut mettre en place

 

Repose essentiellement sur la généralisation de la pédagogie par objectifs. Pour faire simple, identifier des items, semblables à  ceux présents dans les cahiers d’évaluation (6°, 2nd; CM2, ….).

 

Ce que l’on veut mettre en place au collège ne repose pas sur les mêmes objectifs; et ne se décline pas de la même façon.

Les cahiers d’évaluations reposent sur des items, certes très pertinents;  avec à la clé une volonté politique différente :  

 

Celle de masquer la réalité.

Lorsqu’on atomise les savoirs usuellement compris par toute la population; cela a pour effet de brouiller les pistes; de ne plus se situer dans ces méandres d’explications nébuleuses; et grâce aux outils statistiques de faire croire que tout va bien quand le navire coule.  

 

Les buts non avoués; mais recherchés

 

Le discours officiel est toujours très positif : l’intérêt des élèves; la réussite de tous; la bonne orientation; comme si nous avions ignoré tout cela jusqu’à aujourd’hui….

 

Mais il est facile de constater, lorsqu’on est confronté aux vicissitudes de l’école publique que ce n’est pas le cas :

 

L’illettrisme progresse; le manque de goût pour le travail scolaire, pour les efforts, la rigueur, s ’accentue de plus en plus chez tous les élèves

 

La violence et l’impunité sa jumelle; progressent par contre à pas géant.

 

Et si cela était un plan élaboré consciemment dans les « boites à penser » française et américaines qui nous valent aujourd’hui tant de bonheur ? Régression sociale, économiques, culturelles, etc.…

 

Nous sommes la première génération dans l’histoire à offrir à nos enfants une vie bien plus dégradée que celle que nous vivons.

 

Les changements en sociologie se font sur le long terme 20 ans environ.

Cela dans l’unique but de créer un sentiment de défiance à l ’égard du service public d’éducation afin d’atteindre deux objectifs fondamentaux. La baisse des coûts et le marché qui s’offre.

 

Les parents ont de plus en plus la certitude que l’école de la République ne remplit plus ses missions fondamentales. Et à contre-cœur ; commencent à envisager d’aller ailleurs !

 

Vers le privé ; qui n’a pas encore montré son vrai visage   de rapace ; actuellement il racole en faisant croire qu’il est au service de tous, et qu’il pâlit aux carences du service public ; ce qui est loin d’être faux au demeurant.

            Mais lorsque la bataille sera définitivement gagnée ;  nous verrons apparaître ; de vraies écoles privées ;  sous-tendues par de bonnes publicités ; abattre leurs cartes, et l’horreur prendra forme  la marchandisation de l’école sera effective

            Le public nouveau va arriver

 

 

 

Pour survivre, le public sera dévalorisé de fait, n’aura plus les fonds nécessaires pour fonctionner (il suffit pour cela d’accorder ce que beaucoup de députés demandaient en juin 2003 : Donner à chaque famille le chèque éducation… ; vouchers aux États-Unis)

 

Pour survivre donc, le public devra frapper à la porte de certaines entreprises privées ; déjà prête à accueillir les VRP de l ’éducation; comme elles accueillent déjà les VRP de la recherche fondamentale, que sont les chefs de laboratoires.

 

          Le Paysage  Éducatif Français

 

  • Les parents qui auront de gros moyens, inscriront naturellement leurs enfants dans de vraies écoles privées…  
  • La grande majorité des classes moyennes; s’endettera, S’il le faut, pour financer des études dignes de ce nom pour leurs enfants.  
  • Pour les autres ; il restera l’école publique.  
  • La logique ultra libérale est là ; aux portes de l ‘école ; osons la regarder ; osons en parler, osons l’affronter, osons dire non.

     

 3) Expérience et réflexion du groupe mathématiques.

 

 

            A) Suppression des heures d’enseignement

 La question est de savoir, comment faire mieux, avec moins d’heures avec des élèves, qui, de plus en plus passent de classe en classe sans avoir le niveau.

 

 

            B) Meilleure évaluation

 

Trois épreuves communes par an et par niveau, ceci afin d’harmoniser les notations et les enseignements afin que toutes les courbes d’évaluation soient « lissées »

 

« Lissées » ; veut dire

 

Des notes moyennes pour toutes les classes (bonnes ou mauvaises)

 

Car il est bien évident que, si la classe n’atteint pas une moyenne de 10/20 à chaque devoir, c’est que l’enseignant est très mauvais car il n’a pas su adapter son enseignement à chaque public.

 

            C) Le rôle de chaque professeur

 

Dans cette école idéale, digne du meilleur des mondes, le rôle du professeur est indiscutable; servir le système et non servir les élèves. Curieuse conception de la pédagogie !

 

Mais il est vrai que l’on diminue les postes aux concours !

 

Et ce, malgré les vagues attendues de départs à la retraite !

 

Mais il est vrai, qu’avec les nouvelles technologies, il sera facile de former un professeur de math (ou autre) en une semaine . Il est vrai qu’il sera très facile de recruter de bons professeurs issus de « la société civile » et non des fabriques de marxistes que sont les universités.

 

            D) Remédier aux « dysfonctionnements » du système .  

 

Si ces évaluations, que nous sommes censés contrôler existent et ne peuvent pas fonctionner efficacement, cela veut dire que l’on va :

 

          Non pas donner les moyens nécessaires pour améliorer le système mais obliger les enseignants à revoir leurs copies !

 

Méthode

  •         On commence par dénigrer tout ce qui se faisait auparavant.

     

 

  • On culpabilise chaque enseignant en lui signifiant qu’il n’est pas bon ; et que toute    la faute vient de lui.  

  • On propose une solution pour limiter la « casse » : « les nouvelles évaluations » ; heureux devrions-nous être !     Une voie merveilleuse s’ouvre devant nous !….

     

  • On propose (ou on impose) de nombreuses concertations (payées ou pas) pour le seul vrai travail : le travail en équipe . Ce travail permettrait de réfléchir sur les objectifs à atteindre par tous et au même moment ; et surtout : permettrait d’évaluer correctement (comprendre : mettre la moyenne)

     

 

            E) Conclusion

 

On peut se poser la question du « pourquoi ? »

 

L’évaluation positive d’un établissement se fait sur des critères objectifs ; donc statistiques .  

 

         à Le taux de passage en 2nd

 

        à Le faible nombre d’appels.

 

Donc cela suppose une adéquation parfaite entre les notations de fin de 3e et le passage en 2nd.

 

Notons toutefois.

 

  • Qui va nous faire croire que notre orientation en fin de 3e n’était pas pertinente ? Souvenons-nous.

 

Nous avons travaillé sur l’orientation en fin de 3e, d’une façon très forte ; et nous avons eu toujours le souci permanent de mesurer les retours (La réussite de nos élèves en 2nd G ou en 2nd P.)

 

v      Notes en 2nd G comparables aux notes de 3e

 

 

 

v      Réussite dans l’orientation à la fin de la seconde pour nos élèves.

 

 

 

v      Engagement certain, et orientation choisie, pour les élèves orientés en lycées professionnels.

 

 

 

v      Création de la 3e d’insertion afin de répondre au besoin d’apprentissage de la part de certains élèves.

 

Chers collègues; posons-nous des questions; osons argumenter le non; pensons que l’horreur est toujours possible; le 20e siècle nous l’a bien montré, le courage n’est en aucun cas le repli sur soi.

 

L’école, un des bastions de la République , est en train d’être attaquée de façon très sournoise; mais au combien efficace.

 

  Ø      Ne voyons nous pas poindre les slogans véhiculés courant 2003, pour mettre au pas ces professeurs irresponsables?

  Ø      Ne voyons nous pas la tentative de tout harmoniser ?

 

Donc d’enlever à chaque professeur sa liberté pédagogique, voire sa liberté de penser ?

 

 Ø      Ne voyons nous pas se dessiner cette fameuse évaluation des professeurs ? (selon quels critères va t-on juger un professeur méritant ? Penser à la logique comptable pour trouver la réponse .)

 

Ø      Ne voyons nous pas se dessiner le statut du professeur de l’école publique nouvelle formule ?

 

Il sera polyvalent; interchangeable; précaire; soumis à l’autorité du chef d’établissement; et surtout il aura une réelle qualité : la soumission !

 

Prenons le temps de la réflexion, avant de changer radicalement nos pratiques pédagogiques.  

 

Osons être novateurs pour une fois, ne changeons rien de ce qui fonctionne bien.

                                                 Mars 2004

 

 

Lucien PONS

 

 

 

Partager cet article
Repost0
25 février 2006 6 25 /02 /février /2006 11:27

Février 2006

 

 

Projection sur la rentrée 2006   au Collège Lambda


I - Discours sur la Méthode

 

Extrait du cahier n°13 de politique économique par Mr. Christian Morisson spécialiste de l’OCDE de l’éducation

J'ai éprouvé la nécessité de mettre par écrit mes réflexions, mes inquiétudes....

 Surtout après avoir relu un extrait du cahier n°13 de politique économique de l'OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Économiques) traitant de « la faisabilité politique de l'ajustement » par M. Christian MORISSON.

Où l'auteur écrit p.30 ; les mesures préconisées pour la « libéralisation commerciale ». « Mesures qui ne créent aucune difficulté politique ». « Pour réduire le déficit budgétaire ; une réduction très importante des investissements publics ou une diminution des dépenses de fonctionnement ne comporte pas de risque politique. Si l'on diminue les dépenses de fonctionnement, il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité baisse. On peut réduire par exemple, les crédits de fonctionnement aux écoles et aux universités; mais il serait dangereux de restreindre le nombre d'élèves ou d'étudiants. Les familles réagiront violemment a un refus d'inscription de leurs enfants ; mais non à une baisse graduelle de la qualité de l'enseignement, et l'école peut progressivement et ponctuellement obtenir une contribution des familles ou supprimer telle activité. Cela se fait au coup par coup ; dans une école mais non dans l'établissement voisin ; de sorte que l'on évite un mécontentement général de la population »....

 

 

 

II – Préparation de la rentrée 2005 au collège Lambda

 

 

 

1.       Dotation horaire : -99 heures ; seules une partie pouvaient être expliquée par la baisse des effectifs il restait une suppression sèche de 30 heures

 

 

 

2.       Conséquences : 

a.       2 classes en moins

b.       4 suppressions de postes

c.       classes surchargées

 

 

 

III – Préparation de la rentrée 2006 au collège Lambda

1.       Dotation horaire : suppression d’environ 20 heures malgré la stabilité des effectifs. Donc en données cumulées 2005/2006 on a donc perdu 50h (30 en 2005 et 20 en 2006)

 

 

 

2.       Conséquences

 

 

a.       Suppression de postes ?

b.       Abaissement de l’horaire par matière et par classe dans certaines matières : Anglais – Histoire-Géographie – Français – Mathématiques ?

c.       Suppression d’enseignements ?

d.       Suppression des dédoublements.

e.       Plus de classes par professeur et plus d’élèves par classe

 

 

On nous annonçait une réforme à moyens constants !

 

 

 

 

 

 

3.       Réactions prévisibles et souhaitées par la hiérarchie

 

 

 

a.       Les professeurs vont devenir peu à peu de simples exécutants, de simples techniciens de l’enseignement qui n’auront plus à charge d’enseigner des savoirs et des connaissances, mais des savoir-faire et des savoir-être mesurables par informatique.

 

 

 

b.       Les professeurs vont se diviser afin de défendre au mieux les intérêts de leur discipline, pour maintenir temporairement l’horaire actuel. La concurrence sauvage ainsi mise en place dans l’établissement permettra de mieux faire passer les fausses bonnes idées de gouvernance de l’entreprise éducation que constitue le collège nouveau. 

 

 

 

 

 

c.       Les professeurs vont baisser les bras en disant :

De toute façon on ne peut rien faire, c’est comme ça ; il n’y a pas d’autres solutions dans l’état actuel de délabrement des finances publiques.

 

 

 

d.       Les professeurs vont accepter en bêlant les propositions de la hiérarchie.

 

 

 

 

 

 

e.       Les professeurs vont accepter : les évaluations généralisées sur des savoirs fragmentés et atomisés, seuls capables de masquer la réalité aux parents ; et seuls capables de fournir à l’établissement les données chiffrées susceptibles de le positionner dans le grand marché de l’éducation. Il va falloir se battre et donner des garanties pour avoir des financements supplémentaires.

 

 

 

 

 

 

f.         Les professeurs vont penser : « politique établissement » et cela permettra d’atteindre les objectifs fixés par la hiérarchie

 

 

 

g.       Les professeurs vont condamner vivement les quelques professeurs attardés, arc-boutés sur leurs exigences disciplinaires, psychorigides ; Propos tenus par certains capitaine d’éducation cités par Agnès Van Zanten dans l ‘école de la périphérie PUF en 2001 ; individualistes, conservateurs et corporatistes. Ils pensent, pauvres idiots, que l’art d’enseigner est difficile.

 

 

Digression :

 « Les enseignants sont des professionnels hautement qualifiés. Ils doivent posséder la maîtrise pratique de leur métier pour réussir à combiner et à intégrer de multiples facteurs et événements non planifiables et atteindre ainsi les résultats que l’institution attend d’eux.

 

La qualité de l’enseignement tient à des connaissances maîtrisées mais aussi à une capacité d’improvisation, d’invention, d’initiative qui réclame une autonomie professionnelle assez poussée.

L’enseignement, du fait de la tâche à accomplir, recrute des professionnels de haut niveau et leur laisse une latitude considérable dans le contrôle de leur propre travail. S’il agit de façon indépendante de ses collègues le professionnel reste proche des personnes auxquelles il a affaire.

La standardisation des actes professionnels est réalisée par le savoir, la qualification et la formation.

 L’autorité n’est pas tant fondée sur la position hiérarchique que sur la maîtrise de l’exercice du métier.

 

 

 

On voit bien le contresens qu’il y a à donner à la partie administrative un rôle d’intervention dans le « cœur du métier » au nom de l’application efficace des réformes et de l’innovation.

 

 

h.       Les professeurs vont accepter de perdre l’autonomie professionnelle dont ils disposaient jusque là.

 

 

 

i.         Les professeurs vont accepter de rentrer benoîtement toute note instantanément dans les ordinateurs mis à leur disposition, afin que la hiérarchie dispose de moyens chiffrés pour évaluer, mesurer, corriger, orienter leur travail. Tout cela évidemment dans le noble soucis d’ajuster au mieux les objectifs fixés démocratiquement, lors des grandes parades annuelles destinées à préparer et accepter le projet d’établissement, et la pratique journalière de chaque enseignant.

Les clients du système éducatif sont en droit à tout moment, d’avoir des données statistiques précises sur le travail des élèves et des professeurs (Des logiciels sont déjà prêts à propos des absences des professeurs afin de les culpabiliser et de les infantiliser)

 

 

 

j.         Les professeurs d’une discipline accepteront avec bonheur et enthousiasme de remplacer dans leur matière ou dans une autre, des professeurs absents pour de courtes durées dans les collèges et les lycées

 

 

 

·         Même si c’est un ordre du chef d’établissement, on n’en est plus là, il faut évoluer positivement et garder en tête « l’intérêt des élèves ».

 ·         Même si pour des raisons budgétaires, le système de remplacement par des enseignants titulaires à été détruit par les gouvernement successifs.  

·         Même si on a fait miroiter aux parents une solution miracle, quitte à sacrifier la qualité de l’enseignement.

·         Même si  il faudrait éviter les garderies pseudo-pédagogiques.

 

k.       La bivalence et plus

Les professeurs auront la chance de pouvoir enseigner deux ou trois disciplines différentes, plus encore peut être.

L’intérêt de ce dispositif consiste, comme de bien entendu, à coordonner au mieux l’interdisciplinarité.

Il faut souligner également que c’est extrêmement valorisant de passer l’habit de l’universalité, en effet le nouveau professeur sera spécialiste et compétent dans de nombreuses matières, quelle aubaine, quelle reconnaissance enfin !!!!

Un doute cependant, est-ce que le salaire lui aussi sera revalorisé parallèlement à cette fonction multicarte.

 

 

 

l.         Les conseils pédagogiques, sorte de conseils d’experts.

 

 

Certains professeurs seront heureux et frétillants d’être désignés par leur hiérarchie pour mettre en place et animer les Conseils Pédagogiques.

Leurs compétences organisationnelles et leur dévotion au nouvel ordre pédagogique établi, permettront de mettre au pas l’ensemble des équipes éducatives d’un établissement (Lycée ou Collège).

Ils pourront ainsi intervenir sur la politique de l’établissement : progressions pédagogiques, calendriers et contenus des devoirs communs, contenus des PPRE (Projet Personnel de Réussite Educative), plan de formation des collègues, et bien d’autres merveilles encore…

Ils deviendront ainsi des super-professeurs, des professeurs méritants installés dans une hiérarchie intermédiaire et pourront ainsi espérer en retour le sususcre d’une reconnaissance financière substantielle.

 

m.     Les professeurs accueilleront avec soulagement les NTIC généralisées qui permettront d’atteindre plus facilement ces objectifs.

 

 

 

n.        Les professeurs accepteront que les concepteurs de didacticiels facturent à l’établissement une prestation de service afin de soulager leurs difficultés pédagogiques.

 

 

o.       Les professeurs accepteront de réduire leurs salaires afin de garder leur emploi. En effet, heureusement que la nouvelle orientation de la loi des finances (LOF) pour l’enseignement, dans l’exercice du pouvoir décentralisé, permet de gérer localement, donc démocratiquement, les finances d’une entreprise d’éducation.

 

 

 

p.       Les professeurs accepteront : de transférer une partie du salaire prévu pour la rémunération des personnels afin d’équiper l’établissement en matériel pour les nouvelles technologies d’information et de la communication. Heureusement cela est rendu possible par la LOFT qui a décidément pensé à tout en prévoyant dans un décret : LA FONGIBILITE ASYMETRIQUE  ; un outil qui permet de transférer des fonds, de l’enveloppe salariale à l’enveloppe équipement en nouvelles technologies, mais seulement dans un  sens.

 

 

 

q.       Les professeurs fiers de faire partie enfin de la France qui bouge et d’avoir abandonné les oripeaux liés aux statuts de la fonction publique, donc de la France figée et accrochée à son passé humaniste et républicain. Les professeurs donc, seront tout disposés à travailler en équipe et dans la bonne humeur afin de soutenir la rentabilité du nouveau dispositif piloté par le premier pédagogue de l’établissement ; le grand mobilisateur des énergies qui a rendu tout ceci opérationnel.

 

 

 Et tant pis si : à l’occasion on a oublié que

 

1.       La démocratisation de l’école ne signifie pas l’alignement sur le gouvernement d’entreprise avec ses objectifs bien listés.

 

 

 

2.       La nouvelle idéologie scolaire perd de vue le but culturel de l’école

 

 

 

3.       L’institution scolaire ne produit pas seulement des services, mais elle porte des valeurs qui, à un moment donné de l’histoire, rendent présente et sensible une certaine idée du bien.

 

 

 

4.       Aucune action éducative ne peut avoir lieu seulement avec des « compétences » ; des « techniques » ; « des méthodes » si ces dernières ne sont pas référées à une dimension symbolique qui soit l’horizon commun des éducateurs et des éduqués. A défaut de cette médiation on tombe dans le dressage pur et simple.

 

 

 

5.        L’école est en train de muter d’une institution en une organisation

 

 

 

6.       Que les individus ne veulent pas forcément être transformés en consommateurs.

 

 

 

7.       Que reconnaître des droits collectifs en matière d’éducation n’a rien à voir avec le consumérisme scolaire et le creusement des inégalités qui en découlent.

 

 

 

8.       L’école néolibérale trouve sa principale raison d’être dans les impératifs de productivité imposés de façon de plus en plus pressante à une organisation productrice de capital humain.

 

 

 

9.       Les valeurs humanistes républicaines et laïques qui, fondaient le lien social de la culture et de l’école n’ont plus lieu d’être.

 

 

 

10.   Les palinodies des nouveaux maîtres du monde masquent l’essentiel : la globalisation économique déstabilise le système politique et normatif ancien, dans lequel l’école avait une place centrale, spécialement en France.

 

 

 

11.   La qualité de l’enseignement tient à des connaissances maîtrisées  mais aussi à une capacité d’improvisation, d’invention, d’initiative qui réclament une autonomie professionnelle poussée.

 

 

12.   Dans l’enseignement secondaire surtout, les hiérarchies, rendues plus responsables sont ainsi censées reprendre le contrôle d’enseignants trop autonomes, trop solitaires, trop archaïques, trop psychorigides.

 

 

 

13.   A force de mettre l’accent sur « l’autonomie de l’établissement » vis à vis des échelons supérieurs de l’administration ; on néglige l’autonomie de l’école vis à vis des autorités locales et des familles. On laisse jouer de multiples formes d’inégalités comme si les combats anciens pour le droit universel à l’éducation était dépassés.

 

L’école à la mission d’universalisation des savoirs.  

 

14.   Il est donc fini le temps du système public d’éducation, avec la garantie d’avoir en tous les points du Territoire le même traitement. L’école à deux vitesses est donc entérinée et se met en place.

 

 

Lucien PONS

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
22 février 2006 3 22 /02 /février /2006 14:12

Edgar Malausséna. Conseiller Régional.

Premier Vice-président de la Commission Développement des Territoires de la Ville et de la Montagne.

 

 

Le logement et la stratégie foncière de la Région

 
 
Les graves problèmes du Logement.

La Région ne peut ignorer les graves problèmes 

de logement social dans ses différentes

composantes, ou du logement intermédiaire.

La Région prend en compte, dans la question du logement,

 la spéculation foncière qui caractérise ce secteur

Une politique volontariste.

La Région n'a pas de compétence clairement attribuée par le législateur en matière d'habitat.

La Région , par contre, dispose d'une compétence générale d'aménagement du territoire partagée avec d'autres acteurs : Etat, Département, communautés d'agglomération et Pays.

Schéma Régional d'Aménagement et de Développement du Territoire  politique de long terme.

L' entrée foncière de la Région , n'est légitime que dans le cadre de ce SRADT. Pour l'instant la Région ne dispose pas, comme en Ile de France, d'un Institut d'Aménagement et d'Urbanisme. Le Conseil Economique et Social Régional pense que la Région devrait réfléchir à la mise en place d'un organisme de ce type.

C'est dans ce contexte qu'elle pourrait participer  à l'élaboration des documents de planification :

  • -  Schémas de Cohérence Territoriale.
  • - Plans locaux d'urbanisme.

Cet organisme permettrait de réfléchir sur les questions du foncier, et d'éclairer les différentes Collectivités ainsi que l'Etablissement Public Foncier Régional sur les actions à entreprendre sur le long terme.

Réorientation. Mutualiser les financements des différents acteurs :

Vu l'inflation du prix du foncier, les aides classiques à l'acquisition sont dépassées.

Il s'agit maintenant de mettre ensemble plusieurs partenaires financeurs et de passer contrats avec eux pour réussir à peser contre la spéculation. C'est pourquoi les 6 millions d € du Budget primitif destinés aux aides à  l'acquisition  seront sans doute réorientés.

Là aussi, le CESR fait des propositions que nous pourrions faire  nôtres.

 Tenir compte du potentiel financier ?  

Les taux d'aides aux différentes Collectivités pour l'acquisition foncière,

sont modulés sur le potentiel fiscal. Il serait sans doute plus judicieux

 de tenir compte du potentiel financier qui permet de mesurer la capacité

de mobilisation des ressources de la Collectivité.

Intervenir quand c'est nécessaire ?

Certaines opérations ne nécessitent pas de financements complémentaires,

 d'autres oui. Il serait intéressant de mettre en place un fond permanent

qui pourrait être sollicité au moment opportun.

Ce fond serait alimenté par la Région , l'Etat, les Départements.

La Région  : Les nouvelles interventions.

Notre commission a fait voter le principe d'accompagnement de

 l'élaboration des stratégies foncières dans les Contrats d'Agglomération,

dans les Schémas de Cohérence, et dans les dispositifs de modernisation

de l'information des territoires.

La Région va utiliser, le mieux possible, les compétences de l'Etablissement

Foncier Régional où se retrouvent l'Etat, la Région et les Départements.

 

 

 

 

Conclusion.

On peut louer tous ces efforts pour desserrer

l'étau spéculatif.

Mais en dernière instance nous manquons

en France d'un  arsenal législatif antispéculation,

et de dispositifs qui permettent de sauver les zones agricoles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0