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1 novembre 2018 4 01 /11 /novembre /2018 04:25

L'autre jour j'ai écouté une radio publique et effectivement il y avait de quoi s'inquiéter concernant les facturations de Sophia Chikirou qui a dirigé la campagne présidentielle de Melenchon.

La radio citait des chiffres effarants de surfacturation.

Et comme d'habitude je me renseigne, comme je peux, car ce n'est pas facile.

Sur le facebook de Mélenchon un internaute écrit :

"250€ pour dix unité, pas dix minutes, une unité ce n'est pas 10mn mais plutôt une heure... donc les journalistes lisent assez mal en fait, puisque ça serait 250€ pour 10h donc pas 10mn...". 

Au-delà de l’explication un peu alambiquée, si cela est vrai, alors cette radio publique m'aurait bourré la tête d'éléments de calculs erronés.

Au-delà de la réaction de la France Insoumise et de Mélenchon, lors des perquisitions, sur le fond et non pas sur la forme, j'attends enfin des chiffres certains qui me permettront de me faire une véritable idée.

 

La question de la violence

Sur la forme : Je suis toujours sidéré par le traitement des violences selon d’où elles viennent et selon qui en sont les auteurs.

Par exemple lors du dernier 1er mai 2018, des personnes tout à fait tranquilles ont été matraquées et gazées, sans que les média dominant ne s'en inquiètent plus que cela, sauf quand a éclaté l'affaire Benalla.

Par contre quand des salariés, à bout de nerfs, déchirent la chemise d'un cadre d'Air France, les images font le tour du monde, et les auteurs de ce déchirement finissent au tribunal, avec la stigmatisation d’un Emmanuel Valls qui les traite de voyous.

Triste société.

 

L’équité en matière de surveillance des comptes de campagnes

Je n'ai aucune affection particulière pour certaines élues de droite comme Rachida Dati, qui a commencé la destruction des tribunaux de proximité, mais quand elle dit que la commission nationale des comptes de campagne  a émis des "réserves" sur les comptes de tous les candidats à la présidentielle, et qu'elle rajoute qu'elle se demande pourquoi seulement un seul est épinglé, je me pose des questions… 

 

Quand j’entends le grand avocat Dupond-Moretti dire qu’il faut revoir les modalités de fonctionnement de la justice, qu’il faut respecter les secrets de l’enquête afin que la personne incriminée soit réellement présumée innocente, et qu’il rajoute que des juges veulent : « se payer un élu », je me dis qu’il y a vraiment du boulot à faire pour que notre justice fonctionne bien.

Triste société française, et encore, de loin ce n’est pas la pire, lorsque on la compare à des pays comme :

La Turquie,

La Russie,

Le Brésil,

Les USA,

La Syrie,

L’Egypte,

L’Arabie Saoudite,

Les Philippines,

La Hongrie,

La Pologne,

La Roumanie,

L’Indonésie,

Le Venezuela,

Le Mexique,

Le Togo,

Les deux Congo     

Le Zimbabwe…

…………on en arrive à relativiser nos turpitudes et à trouver agréable de vivre dans un pays où les libertés n’ont pas disparues. Gardons les !

 

 

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6 septembre 2018 4 06 /09 /septembre /2018 03:12

La logique macronienne concernant les retraités part d’un a priori idéologique et de constats simplifiés.

L’à priori : Chacun se doit de jouer sa vie en la gagnant, au mérite, de manière individuelle...

La société se divise entre les « premiers de cordées », et les autres qui pourront bénéficier par « ruissellement » de la richesse de ces « gagnants ».

Cette logique amène donc à « mériter » sa retraite, en capitalisant des points.

 

Ces points déterminant le niveau et montant de sa propre retraite. Dans ce cas, la retraite ne repose pas sur l’accumulation des revenus de pensions pour la génération future, mais pour sa propre retraite.

L'avenir ?

Il ne reste alors plus qu’à confier ses points et ses cotisations à des fonds de pensions qui sont côtés à la bourse, et l’on entre définitivement dans le système anglo-saxon.

 

Les constats sur lesquels sont fondés la logique macronienne :

La moyenne des revenus, la richesse foncière et boursière des retraités serait plus élevée que celle des actifs.

 

Le premier point à discuter, est la notion de « moyenne », car il existe des retraités très pauvres, pauvres, d’autres qui vivent correctement, d’autres qui sont correctement nantis et d’autres enfin qui sont riches. La moyenne permet de gommer les inégalités.

 

Le deuxième point est la notion de la "moyenne supérieure à celle des actifs".

Le passé des retraités actuels.

Les retraités actuels se sont ceux des années 45h/semaine, du quasi plein emploi, de l’entrée plus tôt dans le monde du travail, des Heures Supplémentaires, de l’inflation qui entraînait la hausse des salaires et donc des montants des cotisations, d’une répartition plus juste entre le travail et le capital.

Le temps des ultra-actionnaires n’était pas encore venu.

Durant ces années, où le crédit s’est développé, les actifs sont à 60% devenus propriétaires de leur appartement, certains ont pu acquérir leur résidence secondaire, mettre leurs économies dans les livrets A, les assurances vies, et les plus aisés jouer à la bourse.

Il est donc normal que l’on soit mieux nanti en fin de carrière professionnelle, qu’en début d’activité, tout au moins pour les classes moyennes de l’époque, celle des « baby boum ».

 

La richesse redistributive des retraités aisés ou disposant de retraites correctes.

Les retraités aisés entrent dans un système économico-social complexe.

Ils placent leurs économies et donc activent le système bancaire.

 

Ils consomment, et l’on ne compte plus les villes et villages, les zones économiques qui sont dynamisées par la consommation des retraités.

 

Ils partent en vacances, souvent dans les périodes plus calmes, permettant un étalement des activités touristiques.

 

Ils aident dans une grande majorité des cas, leurs enfants et leurs petits enfants. Ces sommes, quelquefois régulières, quelquefois épisodiques, ne sont pas comptabilisées dans les revenus des actifs. Grâce à ce système les revenus de ces actifs là, augmentent d’autant ceux déclarés, et dus au seul travail.

 

Ils « épongent », très souvent, les périodes de chômage de leurs enfants et même de leurs petits enfants, grâce à leurs pratiques familiales solidaires et générationnelles.

 

Ils gardent, quand c’est nécessaire, une chambre ou plus pour leurs enfants, jusqu’à des âges tardifs, tant que ceux-ci ne se sont pas vraiment stabilisés professionnellement.

 

On ne compte plus les périodes où les retraités « gardent » leurs petits enfants, soit en semaine, soit dans les périodes de vacances, permettant de substantielles économies à leurs enfants.

 

Ils cèdent souvent leurs biens de leur vivant, permettant ainsi, à leur descendance, l’accès successoral à la propriété.

 

Les retraités sont les plus engagés dans les solidarités sociales et caritatives.

On dénombre une majorité de retraités, dans les Restos du Cœur, aux Secours catholique et et au Secours Populaire, dans les Banques Alimentaires, dans les associations du 3ème âge, dans les clubs du Lions ou du Rotary…

 

10° Ainsi, ils fournissent un travail gratuit considérable qui fait tourner une partie de l’économie. et quand ils ne s’engagent pas physiquement, leurs contributions à Médecin du monde, à Amnesty Internationale, à l’Institut Pasteur, aux mal voyants, etc, est très importante.

 

Viser les retraités c’est affaiblir les actifs.

Ainsi viser les revenus retraités c’est ralentir ces liens intergénérationnels qui sont d’ordre familiaux ou sociaux…c’est aussi appauvrir les actifs faute d’entraides conséquentes.

C’est aussi transmettre moins de biens matériels et pécuniaires aux générations futures qui n’auront pas connu les 30 à 40 années, dites (faussement) glorieuses.

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16 août 2018 4 16 /08 /août /2018 03:31

Il est de bon ton, y compris dans des milieux de « gôche » français de vanter les mérites du système entrepreneurial anglo-saxon, qui professe le culte de la réussite individuelle et qui se fonde sur les vertus de l’initiative, de l’engagement individuel…

 

« Si l’on veut on peut ».

Dans cette conception, où les anglais en 45 ans ont vu s’effondrer les syndicats et les acquis sociaux, « si l’on veut on peut » et l’individu est responsable de ses échecs, la société n’y étant pour rien, ou si peu…

Cette conception fait fi de la dialectique humaine qui démontre que l’homme est un animal social qui bouge et évolue de manière différente selon que le milieu est pathogène ou au contraire stimulant.

C’est le fameux ascenseur social français qui s’est grippé voici bien 40 ans.

Le système américain a poussé jusqu’au bout cette logique du pauvre qui réussit à devenir riche à la seule force de ses poignets musclés.

 

Oser pour vaincre, ou/et accepter la punition

Ce système idéologique se fonde sur ce sentiment de liberté, par lequel il suffit d’oser pour vaincre, car ce monde n’est pas celui prioritaire de la solidarité, mais celui de la concurrence entre toutes et tous.

Ce système a permis de faire accepter les « contrats d’une heure », les travaux à « un euro », l’obligation de donner son temps gratuitement à des organismes caritatifs sous peine de perdre de maigres droits…y compris en Allemagne.

 

Des réactions dispersés parce qu’individuelles.

Certes, toutes et tous n’acceptent pas ce système, mais à ce jour celui-ci n’est pas en danger, car les perdants souvent se divisent en deux groupes :

1° Ceux qui se désintéressent de la politique et ne votent plus.

2° Ceux qui sombrent dans la délinquance et les trafics petits et grands.

Et quelquefois les deux simultanément.

 

Crimes et délits : Londres est devenue New York.

Photos Wikipedia

 

Alors qu’à force de répression New York a vu ses crimes et délits baisser considérablement, Londres l’a dépassé dans ces domaines, devenant la capitale de la délinquance des jeunes en particulier.

Qui l’eut cru ?

 

Et c’est cela, par touches successives qui s’implante chez nous.

L'on affirme que la société doit être gérée comme une immense entreprise où les hommes politiques se transforment en porteurs de valises des grandes entreprises lors de leurs déplacements internationaux.

Comme si le rôle des entreprises était celui de la régulation sociale et du partage des richesses.

 

Oui, les entreprises sont nécessaires au fonctionnement de la société actuelle, mais dans un cadre où le partage entre le travail et le capital est en faveur du travail.

Sinon, c’est le règne du plus fort où les plus faibles se résignent ou plongent dans la violence et les trafics…

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27 juillet 2018 5 27 /07 /juillet /2018 03:21

Mesdames, Messieurs, chers amis villarois 

Chaque année, nous nous retrouvons pour fêter le 14 juillet, date symbolique de la prise de la Bastille, prison royale dans laquelle on pouvait croupir sur simple lettre de cachet du roi de France.

 

Ceci, m’a amené à réfléchir sur l’évolution des libertés en France et plus généralement dans le monde.

Lorsque le pouvoir dépend de la volonté d’un homme, d’un groupe, d’une classe sociale, sans que la population puisse se prononcer, nous sommes alors dans le domaine de l’arbitraire, dans le domaine du non droit, dans le domaine de la possible répression, sans limites.

 

C’était ce qui existait en France avant la grande révolution de 1789.

  • La justice était essentiellement répressive que pour les faibles.
  • La torture était considérée comme un système normal de questionnement.
  • Les juges achetaient leurs charges et recevaient de multiples cadeaux qui leur servaient à prendre leurs décisions.
  • Les personnes arrêtées étaient considérées comme « coupables a priori ».
  • Les accusés ne disposaient pas d’un droit obligatoire à être défendus.
  • Les durées de détentions n’étaient pas codifiées.
  • Et surtout, il n’existait aucun droit de vote permettant de changer les lois, de choisir les dirigeants de notre pays.

Dans ces conditions, notre pays, comme d’autres dans le monde, était secoué par des révoltes qui toutes se terminaient par l’écrasement des révoltés, dans les pires tortures.

Et ensuite, tout recommençait comme avant.

La Révolution de 1789 a donc été une explosion forte contre toutes les oppressions, contre tous les arbitraires.

En cela, la Révolution a été une libération, si l’on considère l’histoire dans le long terme, et si on ne la résume pas à la à « la Terreur », qui comparée aux 1700 ans d’oppressions, n’a été qu’une courte période, très malheureuse, de notre histoire.

Car les Tribunaux révolutionnaires, avec leurs défauts et leurs méthodes expéditives, ont malgré tout instauré le droit à la défense, les jurys populaires qui finiront par triompher dans le droit français.

Cependant, en permanence, des forces concourent à l’amenuisement des libertés.

Nous nous en rendons bien compte actuellement, dans des pays comme la Turquie, la Russie, les USA, la Syrie, la Hongrie, la Pologne, l’Indonésie…

Dans ces pays, quelquefois grâce à la démocratie, des organisations autoritaires modifient les règles, pour les mettre à leur service ou au service d’un homme.

Chez nous aussi nous devons être vigilants, même si nous ne sommes pas encore menacés comme dans ces pays.

En effet :

  • Faire payer très cher les « masters universitaires » est une perte de liberté pour ceux qui n’en ont pas les moyens.
  • Supprimer les locaux syndicaux dans les PME, c’est revenir la loi du 21 mars 1884 et sur les acquis de mai 1968, c’est affaiblir la liberté syndicale.
  • Permettre les perquisitions de nuit, sans garanties suffisantes, est un recul de nos droits, même si cela est imputé à la lutte contre le terrorisme que nous comprenons.
  • Vouloir faire payer des retraités à partir d’un seuil dérisoire, c’est diminuer la liberté de mieux vivre et d’aider les enfants et les petits enfants.

Le monde de la liberté doit toujours aller de l’avant et ne jamais reculer.

Et puis, il y a des personnes qui nuisent à nos libertés, ce sont celles qui produisent des incivilités quotidiennes.

  • Ces personnes, pensent que le droit c’est pour les autres.
  • Ces personnes agissent sans tenir compte de l’intérêt général.
  • Ces personnes ne respectent pas la propriété publique et privée.
  • Ces personnes pensent qu’il est possible d’imposer des règles qui leur sont favorables en ne tenant pas compte de la liberté des autres.
  • Ces personnes pensent que la liberté de parole n’est pas liée à la vérité.

Et nous pourrions citer encore de nombreux exemples.

 

Et c’est pourquoi chers amis villarois, nous devons être vigilants.

Nous nous devons de tenter d’être tous unis :                                                                

  • Tous unis pour défendre nos libertés, lorsqu’elles nous semblent menacées, ici et ailleurs.
  • Tous unis pour respecter les mêmes règles, avec la possibilité de les changer par des méthodes démocratiques, si elles nous semblent injustes.
  • Tous unis pour être des citoyens prenant part à la vie sociale.
  • Tous unis pour éviter, comme pendant la deuxième guerre mondiale en France, la perte de nos libertés, et la ségrégation mortifère de certaines catégories de la population, à cause de leurs religions ou de leurs idées politiques.

 

Chers amis, c’est cela la France que nous aimons.

Ses principes de liberté ont traversé tous les continents.

Nous nous devons de conserver ce trésor précieux.

 

Pour terminer, je remercie Major Coralli et son équipe qui sont toujours à nos côtés, pour défendre les libertés publiques et personnelles, malgré des sous effectifs chroniques.

Je remercie tous ceux qui se sont déplacés pour fêter la grande révolution française, et ses acquis.

 

Vive notre commune de Villars-sur-Var.

Vive la France.

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14 juin 2018 4 14 /06 /juin /2018 05:18

Apogée et extinction des civilisations…

C’est certain, nous plongeons sûrement et rapidement vers un gouffre à dimension nouvelle parce qu’il est planétaire.

 

 

Toutes les civilisations ont connu des périodes de naissance, de développement, de maturité, d’apogée, de descente et d’extinction.

Les causes ont été multiples et très généralement à trouver à l’intérieur des structures de ces dites civilisations, même si l’extérieur a joué  très souvent un grand rôle, dans leurs effondrements (guerres et conquêtes).

En général, lorsque une civilisation décline et s’effondre, il est constaté que les « forces productives », à savoir celles qui composent et organisent l’économie, et les « rapports sociaux » qui gèrent les rapports des classes sociales, sont arrivés en bout de course.

Ces forces productives et rapports sociaux ont produit des ferments internes de destruction de l’ordre économique et social des dites sociétés.

 

 

Une dialectique interne/externe.

En d’autres termes, un système basé par exemple sur l’esclavage dans un cadre marchand, va finir par buter sur une insuffisance de consommateurs solvables et de reproduction des richesses et des capitaux et donc s’affaiblir sur les plans de l’économie globale qui commence par freiner, par ralentir, s’étioler et mourir…

Il suffit alors que des mouvements intérieurs comme les révoltes ou les révolutions, et extérieurs conquérants interviennent, pour accélérer l’effondrement des civilisations en déclin.

Et l’on pourrait développer cette approche de la même manière pour le mode de production féodal…

 

Quelques exemples.

On peut citer les disparitions des Empires Romains ou Incas, pour constater que ceux-ci vivaient des crises internes de grandes ampleurs (y compris et surtout d’épuisement environnemental) et que leurs faiblesses internes avaient donné à d’autres civilisation en mouvement, l’occasion de les anéantir.

Mais, ces effondrements se sont produits à des échelles territoriales limitées, ne remettant pas en cause la planète elle-même.

 

 

Le capitalisme.

Le capitalisme qui est très souple dans ses développements a su intégrer à la fois, l’économie de marché, les ouvriers esclaves comme en Arabie Saoudite, les citoyens féodalisés comme au Japon…et ainsi jouer sur l’ensemble du clavier pour corriger au fur et à mesure ses défauts les plus criants, tout en maintenant ses principes fondamentaux, à savoir réaliser le maximum de profits pour un nombre restreint de dirigeants et de classes dominantes.

On peut même penser que malgré les fortes et énormes différences idéologiques entre les démocraties dominées par la gestion capitaliste et les dictatures nazies et fascistes, il existe un point commun.

Ce point commun est le système de production. En effet, le régime nazi et le régime fasciste ont obtenu tous les deux le soutien des plus gros industriels de leur pays respectif.

 

 

Finitude de la planète.

Mais cette logique se heurte maintenant à la finitude environnementale et sociale de la planète.

En effet, si l’accumulation financière est quasiment infinie, y compris en sauvant les banques qui sont à la source du système, il est quasi impossible de ce fait d’arrêter :

  • La disparition d’espèces animales,
  • L’appauvrissement accélérée la biodiversité,
  • Les déforestations systématiques,
  • Les pollutions infinies des océans,
  • Les détériorations de la qualité de l’air et de l’eau,
  • Les maladies de plus en plus nouvelles (maladies dites orphelines…).
  • L’appauvrissement d’un nombre de plus en plus importants de classes sociales.
  • Les migrations économiques et climatiques.

 

Pourquoi ne pas arrêter la mécanique ?

Cette mécanique implacable risque parfaitement d’aller jusqu’au bout de sa logique.

En effet si il existe une unité de pensée (avec des degrés) chez les dirigeants économiques et politiques de la planète, si il existe des contradictions entre eux, ce modèle consumériste a conquis la planète. Les populations sont donc dans leur grande majorité, soit consentantes, soit abandonniques, car à ce jour tous les systèmes alternatifs au capitalisme ont échoué.

 

C’est peut-être l’effondrement climatique qui aura raison de ce système qui fonctionne comme un rouleau compresseur.

 

On en constate avec les terribles aléas que sont les ouragans, les tempêtes, les pluies diluviennes et répétées, les inondations renouvelées, les gigantesques feux de forêt, les océans qui se vident des composantes essentielles de vies, l'air qui est devenu toxique, les sols qui deviennent infertiles, le Gulf Stream qui s'effondre, les périodes humides longues qui alternent avec les sécheresses de plus en plus accélérées.

 

Bref, c'est peut-être du côté de l'insupportabilité planétaire que peut arriver la fin de notre civilisation mondialisée ?

On peut se demander quelles sont les forces capables d'inverser le cours des choses ?

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7 avril 2018 6 07 /04 /avril /2018 05:06

Nous connaissons presque tous le slogan révolutionnaire :

« La terre à ceux qui la travaillent ».

Révolutionnaire parce que ce slogan s’est inscrit en faux contre des périodes historiques longues  où ceux qui tiraient des bénéfices de la terre n’étaient pas ceux qui la travaillaient.

 

 

Les révolutions trahies.

Mais l’on sait aussi que ce slogan fut souvent galvaudé et trahi soit par les retours des nobles comme en France, où l’étatisme d’Etat, comme dans l’ex URSS.

 

 

Les campagnes industrielles.

De plus, dans les pays développé, le système industriel s’est emparé des campagnes et partout le nombre de paysans a chuté en même temps que les propriétés s’agrandissaient.

Le phénomène se poursuit sous nos yeux.

Et au plus les exploitations se sont agrandies au plus les produits phytosanitaires, les engrais chimiques, pesticides, insecticides, OGM ont saturé les terres agricoles, sans compter les pollutions causés par les voyages de ces produits à travers le monde.

 

La nouvelle révolution agricole.

Terminé le slogan : « la terre à ceux qui la travaillent ».

Pourquoi ?

Parce qu’il faut le compléter et dire :

« Ceux qui travaillent la terre, doivent « bien » la travailler » et mieux encore « La terre ne se « travaille pas », elle doit être « respectée ».

 

 

La notion de propriété devient secondaire.

Par exemple, les achats de terres agricoles par les municipalités sont assorties, (en PACA) de l’obligation de les louer à des agriculteurs « bio », sur des terrains certifiés « bio ».

La permaculture devient aussi un élément central de la production.

Ainsi, notre municipalité de Villars-sur-Var, loue à des prix imposés par la Préfecture des terrains agricoles qu’elle aménage au maximum, ce que ne pourraient pas assumer financièrement de jeunes paysans.

 

 

La notion de « qualité » supplante celle de « propriété ».

Bien sûr, cela n’empêche pas d’autres paysans d’être propriétaires de leurs terres, mais le critère principal n’est plus la propriété, mais la « qualité ».

La notion de «qualité» s’étend au mode de vie..

Que ce soit au Larzac ou que ce soit à Notre Dame des Landes, l’organisation de la vie quotidienne, n’est pas basée sur l’individualisme et sur la concurrence.

La vie quotidienne agricole n’est pas fondée sur l’épuisement au travail et non plus comme conséquence sur la maladie due aux produites toxiques.

 

Un monde nouveau cherche son chemin, à travers le sain, le naturel, le partage, la gouvernance collective, la médiation.

Pour en savoir plus, lire Politis du 29 mars au 4 avril 2018 qui permet de comprendre que deux mondes s’opposent à Notre Dame des Landes.

Celui du monde du profit sans frontière et celui de la créativité locale et de la proximité.

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13 février 2018 2 13 /02 /février /2018 04:12

I° Les grandes orientations de l’aménagement du territoire.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, il est bon repérer les grandes orientations des deux grands familles politiques qui ont été au pouvoir dans notre Pays, à savoir les droites gaullistes et centristes durant pendant plus de 40 ans et le PS durant près de 20 ans.

Les deux familles politiques  sont très proches  l’une de l’autre lorsqu’il s’est agi de promouvoir l’aménagement du territoire français.

 

Un seul cadre accepté : la mondialisation marchande.

Dans le cadre de la seule vision acceptée, à savoir la « mondialisation », ces diverses familles politiques et idéologiques sont quasi tombés d’accord sur tout, tout en tenant des discours différents, en particulier lorsqu’il s’agit de développement local.

 

Quelques exemples de concepts communs :

La décentralisation/centralisation,

Les communautés  urbaines ou/et d’agglomérations,

Les métropoles urbaines englobant des territoires ruraux, 

Le rétrécissement continu des territoires agricoles au service des grands projets urbains interconnectés, interconnectés soit à l’intérieur de l’hexagone, soit à l’international. 

 

Deux concepts qui méritent toute notre attention.

  • Le concept de cohérence.
  • Le concept de désenclavement

Les deux familles politiques, qu’elles soient libérales ou sociales-démocrates, conçoivent prioritairement  les « cohérences » des différents territoires en termes de « désenclavement ».

Ainsi, à l’intérieur du concept de « désenclavement » totalement assumé, s’inscrit le concept de cohérence, qui permet tout autant d’aborder la question des cohérences internes d’un territoire donné, que des cohérences à l’échelle européenne ou/et mondiale.

 

Promouvoir un modèle uniformisé et donc unique.

Ainsi à partir d’un modèle économique fondé sur la mondialisation, le concept de cohérence permet de promouvoir une uniformisation des territoires, des pays, des continents, au service d’un projet d’échanges internationalisés des productions localisées et exportées.

 

Et pour réussir ce projet il faut mettre en place des liaisons efficaces, d’où le concept de désenclavement.

Ainsi, les aménageurs définissent des schémas de désenclavements, pour solidifier les projets de mise en place de métropoles, car les métropoles sont les lieux où se concentrent les capitaux et où les capitaux circulent et se reproduisent en spirales ascendantes.

Ainsi la cohérence engendre le désenclavement et le désenclavement produit de la cohérence ou mieux, de l’uniformisation économique basé sur le modèle marchand et quasi uniquement marchand.

 

C’est le concept du serpent qui se mord la queue.

Le terme de   « désenclavement » est un concept « magique » qui permet d’entrer de plain-pied dans le ballet de la mondialisation en priorisant les « transits moyennes et longues distances », par rapport aux dessertes de proximités et donc des circuits courts et d’économies circulaires.

 

Les  options sont alors toutes tracées, en accordant la priorité :  

  • Aux autoroutes de transit en négligeant les routes de dessertes, 
  • Aux TGV (grande vitesse) en fermant les lignes dites secondaires publiques, et en leur substituant les déplacements en bus privés.                                        
  • Aux ports de commerces internationalisés au lieu de ports de liaisons de proches en proches,
  • Aux aéroports à dimensions internationales, afin que chaque territoire puisse entrer dans la danse de la concurrence internationalisée…

 

A partir  de ces options on comprend mieux la problématique de Notre Dame  des  Landes.

  • Concept n°1 : Les capitaux à investir et investis doivent « circuler », se reproduire, s’élargir, et pour cela :
  • Concept n°2 : Il faut promouvoir des villes fortes et puissantes capables de maximiser l’investissement des capitaux.
  • Concept n°3 : Il devient nécessaire que ces villes s’agrandissent (métropoles) et s’interconnectent (désenclavement), dans le cadre d’une économie de longues distances, mondialisée (cohérence).

Et la bataille de Notre Dame Des Landes, contre l’aéroport est venue contrecarrer ce schéma homogène et global de l’aménagement des territoires connectés à la mondialisation.

Nous en reparlerons dans une troisième partie.

 

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1 février 2018 4 01 /02 /février /2018 08:00

Je me suis immergé dans ce livre incroyable.

Incroyable par la façon de prendre la grande histoire par les témoingnages reconstitués.

Incroyable par une écriture que l'on ne croyait peut-être plus possible en France.

Incroyable par une pudeur dénonciatrice des crimes de l'humanité et des nazis.

Incroyable par une description courte et incisive des lâchetés humaines et des peuples moutonnants.

Incroyable par le dégoût que provoque la connaissance de ces puissance économiques sans lois autres que le profit.

 

Oui j'ai "aimé" l'Ordre du jour d'Eric Wuillard, Prix Goncourt 2017.

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23 janvier 2018 2 23 /01 /janvier /2018 06:13

Lorsque j’écoute ceux qui prônent « l’état de droit » pour l’affaire de Notre Dame des Landes, j’hésite entre le rire et la douce colère.

Pourquoi ?

Tout simplement parce que la quasi-totalité de ceux qui répètent à satiété les termes de «droit », de « titres », de « propriété », de « respect de la chose votée », sont ceux qui la plupart du temps, dans d’autres circonstances se moquent bien de savoir si le droit est respecté.

Je ne citerais pas ce Président du Département du Morbihan qui sur LCP a oublié de dire que lorsque la loi sur la taxe carbone a été votée, il s’était mis du côté des « bonnets rouges », jusqu’à ce que la loi soit abolie.

Est-ce que le droit, de la chose votée, avait été respecté ?

Je ne citerais pas ce même Président-Député qui ne s’est pas offusqué que l’on ait volé aux  55 % de français qui avaient voté contre le Traité Constitutionnel Européen, leur victoire électorale.

Etait-ce une babiole ?

Je ne citerais pas cette Députée d’ "En Marche » qui trouve normal de mettre en place des lois travail par ordonnances, alors que même François Mitterrand avait dit que la Constitution française était « un coup d’Etat permanent », pour d’ailleurs s’en accommoder ensuite…

Je ne citerais pas ces responsables qui préfèrent courir après les tricheries aux RSA et qui ne disent pas un mot sur la triche à la fiscalité des plus fortunés qui font perdre à la France environ 90 milliards d’impôts annuels…Ce n’est pas dans ce cas le non respect du droit ?

Il semblerait que non.

 

C’est pourquoi, il me semble qu’il faille revenir à des notions plus historiques.

La plupart des grandes lois sociales et environnementales l’ont été suite à des dizaines et des dizaines d’années de luttes, de grèves…

La grève ?

En voilà un bel exemple !

Les salariés, ouvriers misérables des siècles antérieurs ont conquis le droit de grève, alors que ce droit n’existait pas.

Et l’on pourrait citer des milliers d’exemples où le droit (toujours un peu conservateur) est venu couronner des pratiques sociales et ne les a pas anticipés.

 

 

Le droit doit s’adapter au nouveau monde.

Alors pour Notre Dame des Landes, il faudra bien que le droit s’adapte aux temps nouveaux, au nouveau monde qui nait, un nouveau monde où « la terre appartiendra à ceux qui la travaille…bien », avec des droits nouveaux, plus collectifs, moins restrictifs pour la sauvegarde, des terres agricoles qui produisent propre, vert, et en circuits courts.

Mais ceci fera l’objet d’un prochain article.

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22 janvier 2018 1 22 /01 /janvier /2018 01:54

Chers amis, certains pensent que c'est cela qui nous manque pour rembourser la dette.

Certains pensent que c’est cela qui nous manque pour continuer à vivre heureux dans notre beau pays.

Trois mille cent fonctionnaires des services fiscaux ont disparu en deux à trois ans, et cinquante et un vont disparaitre dans les A.M en 2018, ainsi les tricheurs ont de beaux jours devant eux.

 

REVENONS SUR LES DISPARITIONS DES GENDARMERIES :

Je voudrais m’attarder quelques minutes sur la disparition des gendarmeries et la diminution des effectifs.

Pour Villars :

En quelques deux ans, l’absence quotidienne et rassurante de gendarmes a entraîné une recrudescence, non seulement :

° Des incivilités quotidiennes qui nous empoisonnent la vie,

Mais aussi des actes de DELINQUANCE qui consistent :

° A construire sans permis,

° A s’approprier des terrains,

° A ne pas respecter des accords et conventions écrites,

° A envahir à plusieurs reprises le bureau du Maire,

° A se lancer dans des procès interminables, sachant que les services de la Justice et du Procureur sont saturés ;

 

 

MONSIEUR LE PRÉSIDENT,

Si nous ne nous attardions que  sur cela, il y aurait longtemps que nous aurions baissé les bras, comme les 50% des Maires qui ne se représentent plus, à chaque élection.

MAIS NOUS AIMONS NOTRE VILLAGE.

Et c’est pour cela que nous ne baissons pas les bras :

 

Premièrement.

Nous ne baissons pas les bras dans cette conjoncture mondiale et française, avec son cortège du terrorisme que nous ne réglerons pas que par des mesures militaires et policières.

 

Deuxièmement

Nous ne baissons pas les bras dans ce contexte de réchauffement et de dérèglement climatique qui bouleverse tout.

Et nous ne croyons pas qu’à Villars nous sommes protégés.

A Villars nous connaissons des périodes de sécheresse de plus en plus longues.

Les bourrasques de vents qui se prolongent.

La neige se fait rare.

Les épisodes de grêle se renouvellent régulièrement.

Et nos cultures en font les frais.

NE NOUS CROYONS PAS A L’ABRI.

Nous savons que des millions de personnes sont des réfugiés climatiques, gardons-nous de le devenir un jour.

 

Troisièmement

Nous ne baissons pas les bras dans ce contexte de rétrécissement des financements qui entrainent la perte de notre autonomie communale et aussi intercommunale.

 

OUI, IL FALLAIT REFORMER LA TAXE D’HABITATION.

Mais il ne fallait pas la supprimer, car les communes auront le choix entre :

° Diminuer les services et les investissements.

° Augmenter d’autres impôts pour combler les manques à gagner.

 

Quatrièmement.

Nous aurions pu baisser les bras devant les incivilités et délinquances croissantes.

Et bien non ! Nous avons décidé :

 

1° DE RÉSISTER ET DE TROUVER DES SOLUTIONS :

Quelques exemples qui ne sont pas nombreux pour ne pas rallonger les discours :

 

NOTRE PARC LOCATIF.

Nous avons décidé de gérer au plus près notre parc locatif.

Celui-ci engendre des recettes supérieures aux taxes locales.

Mais ce rôle de gestionnaire, dans une aussi petite commune que la notre est souvent très difficile, car certains locataires (peu nombreux mais virulents) ne se rendent pas compte que si cette gestion passait dans les mains de sociétés privées, leurs loyers feraient un  bon considérable.

Ils oublient que les élus rendent là des services totalement gratuits.

Mais nous tiendrons le coup, car nous conservons ainsi des recettes garantes de notre autonomie communale.

 

AUTRE EXEMPLE :

EN FRANCE DISPARITION DES TERRES AGRICOLES.

NOTRE POLITIQUE DE REVITALISATION RURALE ET AGRICOLE.

Chaque année disparaît l’équivalent d’un département français, en terres agricoles.

Comme cela a commencé voici trente ans, à la moitié de ce siècle on pourrait penser qu’il ne nous resterait que les toits des immeubles pour cultiver.

On voit bien ce qui se passe dans la PLAINE DU VAR, où 40% des terres encore agricoles sont incultes, dans l’attente de devenir constructibles.

 

MAIS : ASPECTS POSITIFS.

En réactions en France et chez nous de nouveaux paysans se lèvent.

 

° Ils décident de cultiver de petites parcelles pour ne pas s’endetter en gros matériels.

 

° Ils décident de produire, SAINS, SANS PESTICIDE, évitant ainsi des dépenses de santé qui ne cessent de grimper.

Oui le bio est plus cher quelquefois mais il nous évite ces maladies de plus en plus sournoises que l’on peine à guérir et qui coûtent cher.

 

° Ils décident de vendre sur place en évitant d’être rançonnés par les grandes surfaces et en économisant les déplacements et donc du C02.

 

° Ils décident de transformer eux même leurs produits.

 

° Ils se lancent dans la « permaculture ».

 

° Ils décident de se grouper car l’union fait la force.

 

NOUS ACCOMPAGNONS CES DYNAMIQUE et AVONS PU ACQUÉRIR :

Le moulin à huile et le rénover totalement.

Une olivaie au quartier La Vigne qui revient en production.

Des terrains dans divers quartiers qui sont loués à de jeunes paysans.

Une bergerie qui pourra être transformée en élevage bio.

 

AINSI NOUS AVONS PU :

Rénover le lavoir par lequel passe l’eau qui alimente le moulin.

Rénover les abords de la vacherie.

Et cette année la vacherie et l’annexe des bergers seront réhabilitées.

 

MONSIEUR LE PRESIDENT :

C’est cela que nous initions et accompagnons à Villars.

C’est cela que la Région et votre Département accompagnent à Villars.

Une demande à M. Le Président.

Local pour la transformation des produits agricoles.

Nous disposons d'un local dans lequel nos paysans vont pouvoir transformer leurs produits.

Un dossier pour son aménagement sera déposé, y compris dans vos services départementaux.

Nous espérons qu’il sera retenu et bien subventionné.

 

Nous pourrions continuer longtemps sur ce sujet, et sur d’autres, mais nous comprenons que chacun attend, Monsieur LE PRESIDENT, votre discours.

Mais auparavant nous tenons à vous offrir deux livres co-écrits par Colette et Michel Bourrier.

Nous souhaitons bonne année à toutes et à tous, et nous vous passons la parole.

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