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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 03:44

La coalition de gauche radicale passe en tête dans toutes les grandes villes et dans la tranche d’âge 18-35 ans.
La suspension du paiement de la dette et l’annulation des plans d’austérité étaient au cœur de sa campagne

Par Eric Toussaint
8 mai 2012
http://www.cadtm.org/Tremblement-de-terre-electoral-en

 

1. Les résultats

Syriza coalition de gauche radicale devient le deuxième "parti" en importance en passant de 4,5% aux précédentes élections (2009) à 16,8% des voix (52 députés au lieu de 13). Il est le premier parti dans toutes les grandes villes.

C’est la liste qui a reçu le plus de suffrages dans la tranche d’âge 18 à 35 ans.

 

 

 

 Le Parti socialiste (PASOK) perd 2/3 des voix qu’il avait      obtenues en 2009 (il passe de 44% à 13,2%, il perd 119      députés, passant de 160 à 41 sièges au parlement !). Le  PASOK paie cash en termes de voix et de parlementaires  sa  politique pro austérité, sa soumission aux intérêts des  grandes entreprises privées et de la Troïka.

 

Nouvelle démocratie, le parti principal de la droite qui est entré au gouvernement à partir de décembre 2011, premier parti lors de ces élections, perd aussi énormément de voix, il passe de 33,5% à 18,9%.

En termes de sièges au parlement, il progresse en raison d’une disposition scandaleuse de la loi électorale grecque qui donne d’office un supplément de 50    députés au parti qui a reçu le plus de suffrage. Parlement grecque

 

 C’est ainsi que Nouvelle démocratie qui a    perdu  40% de voix gagne 17 députés (il passe  de 91  députés à 108 députés).

 De plus, il faut savoir qu’à la veille des élections  du 6 mai, Nouvelle Démocratie n’avait plus que  71 députés car il avait subi de nombreuses  défections (le PASOK de son côté avait vu 31  députés le quitté entre 2010 et 2012 en      protestation pour son orientation antipopulaire).

Alors que Nouvelle Démocratie n’a que 2,1% de plus que Syriza, il obtient plus du double de sièges au parlement (108 pour Nouvelle démocratie contre 52 pour Syriza).


« Aube dorée », groupuscule néo nazi disposant de groupes de choc fait une entrée dans le parlement. De presque rien il obtient près de 7% des voix et 21 députés. Il va pouvoir disposer des deniers publics pour se consolider.

 
Le Parti Communiste KKE progresse très légèrement (passant de 7,5 à 8,5%, il gagne des sièges de députés, passant de 21 à 26).

Gauche démocratique -DIMAR- (scission de Syriza en 2010-2011) obtient 6% des voix et 19 députés.

 

Les Verts ne sont pas sûrs d’atteindre le seuil nécessaire pour avoir des députés (3%), de même pour le parti d’extr.-droite Laos qui paie très lourd sa participation au gouvernement (il avait 17 députés aux dernières élections).

 

Antarsya (coalition de l’extr.-gauche ) semble stagner à 1,1%

 

A la gauche du PASOK :

Syriza + PC (KKE) + Dimar + Antarsya = 97 sièges (c’est provisoire) au lieu de 34 sièges en 2009.

Il semble que ce soit le résultat le plus important de la gauche à la gauche du Pasok depuis 1958.

 

A l’extrême-droite Aube Dorée 21 sièges au lieu de 17 sièges pour le Laos en 2009 (Laos n’atteint pas la barre des 3%. Ses électeurs ont voulu le sanctionner pour sa participation au gouvernement en décembre 2011-janvier 2012).


Retraités, chômeurs, mères célibataires et tant d'autres... Pour de nombreux Grecs, la survie passe désormais par l'aide alimentaire. Photo EPA

 

2. Commentaires tout à fait partiels :

Le résultat des néonazis est très préoccupant (voir l’analyse du contexte évoluant rapidement par Yorgos Mitralias).

Le fait majeur issu de ce scrutin, c’est le résultat de Syriza qui est très positif car cette coalition a mis en avant comme propositions/revendications : la suspension immédiate et inconditionnelle du paiement de la dette grecque pendant 3 ans à 5 ans, l’annulation des mesures d’austérité imposées depuis 2010, la rupture des accords avec la Troïka, la nationalisation d’une partie importante du secteur bancaire, la nécessité de mettre en place un gouvernement de gauche pour mettre en œuvre ses mesures.

Plusieurs députés de Syriza soutiennent activement l’audit citoyen de la dette grecque et la nécessité d’annuler les dettes illégitimes.

Il s’agit notamment de Sofia Sakorafa qui a rompu avec le Pasok en 2010 pour protester contre l’austérité.

On verra si Syriza maintient cette orientation après son très grand succès électoral. Ce qui est très encourageant c’est qu’une partie importante de l’électorat a soutenu ces propositions radicales.

La suite dira si Syriza sera à la hauteur de ce formidable soutien populaire. La tâche ne sera pas facile car jusqu’ici le KKE, parti communiste avec lequel il serait nécessaire de réaliser une alliance, la refuse catégoriquement en traitant Syriza de pseudo- révolutionnaire et en se cantonnant dans un splendide isolement.

 

Voir ci-dessous résultats définitifs des élections

http://www.guardian.co.uk/news/data...

La carte des arrondissements électoraux publiée par Le Guardian est très utile. Vous pouvez cliquer sur chaque arrondissement pour obtenir les résultats.

Voir également pour les résultats de 2009 et de 2012 : http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89...


==========================================================
La mission de former un gouvernement en Grèce revient à la Gauche radicale

Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 06.05.2012 à 16h14 • Mis à jour le 07.05.2012 à 21h42

Le leader des conservateurs grecs Antonis Samaras s'est déclaré incapable, lundi soir 7 mai, de former un gouvernement de coalition, au lendemain d'un cinglant désaveu infligé par les électeurs aux deux partis qui avaient accepté les politiques d'austérité dictées par les bailleurs de fonds du pays. "Nous avons fait tout ce que nous pouvions. C'était impossible. Je remets mon mandat", a-t-il déclaré.

Le président Karolos Papoulias, qui l'avait chargé en premier lieu de former un gouvernement, va désormais confier cette tâche à la Coalition de la gauche radicale, Syriza, arrivée en deuxième position des législatives. Il recevra son chef de file Alexis Tsipras mardi à 14 heures (13 heures à Paris), qui aura trois jours pour former un exécutif. Alexis Tsipras a déclaré qu'il essaierait de former une coalition de gauche afin de rejeter les "mesures barbares" liées à l'accord sur le remboursement de la dette. "Nous allons épuiser toutes les possibilités de parvenir à un accord, en priorité avec les forces de gauche".

 

Si la Grèce ne parvient pas à former un gouvernement à même de négocier une nouvelle tranche d'aide avec l'UE et le Fonds monétaire international (FMI), elle pourrait se retrouver à court de liquidités d'ici la fin du mois de juin, a-t-on appris auprès de trois responsables du ministère des finances. La Commission européenne a lancé un avertissement à Athènes, affirmant qu'elle devait mettre en œuvre les réformes auxquelles elle s'était engagée dans le cadre de son deuxième plan de renflouement.

 

L'AUSTÉRITÉ SANCTIONNÉE

Ces élections législatives infligent un coup au bipartisme qui a caractérisé la vie politique grecque depuis la chute de la dictature des colonels, en 1974. Les deux grands partis, le Pasok et Nouvelle Démocratie, les deux seuls à avoir soutenu les mesures d'austérité en échange de l'aide de l'UE et du FMI, ne rassemblent que 149 des 300 sièges du Parlement, sous la majorité absolue. Selon ces résultats quasi définitifs, les deux partis, Nouvelle Démocratie, avec 18,8 % des suffrages (108 sièges), et le Pasok, avec 13,2 % (41        sièges), ne pourraient former un gouvernement de coalition qu'avec l'appui d'un troisième parti. Ils recueillent à eux deux 32 % des voix, contre 77,4 % en 2009.

 

En incluant la formation néonazie qui fait son entrée au Parlement pour la première fois, les partis opposés à un accroissement de l'austérité ont raflé 151 sièges au Parlement, selon un décompte du ministère de l'intérieur après le dépouillement de 99 % des bulletins, lundi 7 mai. Face à eux, les deux partis qui prônent l'austérité, Nouvelle Démocratie et le Pasok - qui gouvernaient ensemble dans une coalition depuis novembre - s'effondrent.

Lire notre éclairage sur les raisons de l'entrée du parti néonazi au Parlement

Flanqué d'une quinzaine de jeunes hommes à la tête rasée, le dirigeant de la formation néonazie Chryssi Avghi ("Aube dorée"), dont  l'emblème rappelle la svastika nazie, Nikolaos Michaloliakos, a affirmé dès dimanche soir que son groupe allait  lutter contre les "usuriers mondiaux" et "l'esclavage" imposé selon lui au pays par l'UE et le FMI en échange de leur aide financière. "L'heure de la peur a sonné pour les traîtres à la patrie", a menacé ce quinquagénaire, affublé du sobriquet de "Führer" par la presse grecque.

Ex-groupuscule semi-clandestin, hostile aux immigrés, aux méthodes notoirement violentes et aux thèses racistes et antiparlementaires, encore inconnu il y a deux ans - il avait fait 0,23 % des voix aux précédentes législatives -, Aube dorée rejette l'appellation "néonazie" que lui attribuent les autres partis grecs. Arrivé dimanche en sixième position, avec 7 % des voix, il devrait faire son entrée au Parlement avec une vingtaine de députés. Une première pour un parti ultranationaliste depuis la chute du régime des colonels, en 1974. Le parti n'a pas attendu pour savourer sa "victoire", promettant d'expulser tous les immigrés illégaux, qualifiant les journalistes de "menteurs" et invitant les "traîtres" à se cacher.

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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 17:35

 

 Mesda8-mai-2012.JPGmes, Messieurs, chers amis  villarois.

 Nous voici encore une fois réunis,  depuis presque 70 ans, pour fêter  la fin des hostilités entre les pays  de l’alliance et les pays de l’axe  durant la deuxième  guerre  mondiale.

La perte de nos porte-drapeaux.

Cette fois-ci nous n’aurons pas la joie d’avoir avec nous notre porte-drapeau Raymond Delfino que nous avions décoré le 11 novembre 2011 (voir ci-dessous).

18-Remise-de-d-corations---M.-Raymond-DELFINO.JPG

Il nous a quitté depuis peu, et cela fait un vide, en particulier comme pour des cérémonies comme celle-ci.

Nous avions perdu aussi notre ami René Miquelis voici près de 3 ans.

Nous remercions Jacques Vaucherot qui a bien voulu prendre la relève et qui a officié dès aujourd'hui. Merci Jacques.

Comme vous le savez, chaque année j’essaie de trouver un thème nouveau, différent, sur lequel nous pouvons nous pencher tous ensemble.

Et je me suis rendu compte que jusqu’à ce jour nous n’avions pas traité de la jeunesse dans la Résistance.

Ce sont les jeunes en effets qui réagirent très vite à l’occupation allemande, et beaucoup d’historiens ont cherché à comprendre pourquoi dès la fin 1940 des centaines de jeunes s’étaient rasLa Résistance de la jeunesse française, 1940-1944semblés pour dénoncer l’occupation.

 

On peut citer à Paris le 11 novembre de cette même année, place de l’Etoile,devant la tombe du soldat inconnu une manifestation retentissante d’étudiants et de lycéens, qui avait été durement réprimée et s’était soldée par la fermeture de tous les établissements d’enseignement supérieur pendant 3 mois.

Ces manifestations se produisirent dans de nombreuses villes comme Caen, Rouen, Metz, Lyon, Brive.

Il faut réaliser la dose de courage de ces jeunes, quand on connait la sauvagerie de la répression nazi, accompagné par le régime du Maréchal Pétain.

Comment expliquer cet engagement des jeunes, alors que la France globalement sonnée par la défaite et la collaboration, tardait à réagir ?

Il nous faut revenir au contexte de l’époque.

Ils avaient juré que ce serait la « Der des der ».

La perte de la liberté de parole,

L’étoile jaune portée par leurs amis de toujours,

La disparition de leurs camarades juifs,

Dans la vie quotidienne, ils ressentaient une exaspération vis-à-vis :

Du « bourrage de crâne » du régime de Vichy.

Du brouillage des émissions radiophoniques…

Du couvre-feu.

De l’Interdiction de circuler.

Tout cela pris de l’ampleur chez les jeunes quand les répressions des nazis et les tortures furent connues et dénoncées.

 

Les historiens, et les témoins de cette époque montrent que tout pouvait être prétexte à s’opposer, même si la plupart des actes au début, pouvaient apparaître anodins.

° Dans certaines classes, le portrait du Maréchal était souillé et même, quelquefois disparaissait au profit de celui du Général de Gaulle.

° Comme par mégarde, des jeunes s’attachaient à bousculer des officiers allemands

° Les jeunes étaient devenus des experts pour déchirer les affiches allemandes.

° Dans les bibliothèques ils inséraient dans les livres des tracts anti-allemands.

° Les jeunes transportaient très souvent les tracts et les journaux clandestins au péril de leur vie.

° On pourrait citer des dizaines d’actions de ce genre qui nous semblent bien peu importantes de nos jours, mais qui révélaient de grands courages à l’époque.

Les actions anti allemandes et anti Maréchal, prirent ensuite une tournure beaucoup plus violente et militaire.

 

Citons quelques exemples d’actions de jeunes résistants :

Un déraillement de train à Marseille réalisé par des jeunes de 16 à 17 ans. Cela nous semble impossible de nos jours.

Un attentat dans une fabrique d’habits chauds  pour les soldats allemands du Front de l’est, par un très jeune résistant : Moniek Tuchklaper qui devint célèbre sous le nom d’emprunt d’Henri.

Un double attentat dans les quartiers riches de Paris, contre des officiers nazis, réalisé par trois jeunes juifs, dont le fameux Henri.

Nous avons le témoignage de Marcel Fraiche qui rappelle que dans la Région bordelaise c’est un garçon de 13 ans qui réussit l’exploit d’amener au cinéma des aviateurs alliés. Ceux-ci avaient été cachés depuis longtemps dans la cave de son école.

 Rappelons que Pierre Georges, plus connu sous le nom de Colonel Fabian, avait seulement 24 ans.

Rappelons que l’année passée le Président Nicolas Sarkozy avait demandé à ce que tous les enseignants de toutes les classes de France, lisent la lettre de « Guy Moquet » (fils d’un député communiste interné en Algérie), fut fusillé le 22 octobre 1941. 

Il est malheureusement célèbre pour avoir été le plus jeune des quarante-huit otages fusillés à Châteaubriant, Nantes, et Paris en représailles après la mort de Karl Hotz. 

Le lieutenant-colonel Karl Hotz  était le responsable des troupes d'occupation en Loire-Inférieure, et avait été abattu par des résistants.

Guy Moquet avait tout juste 17 ans et il portait sur lui lors de son arrestation une lettre qui dénonçait l’occupant, les collaborateurs et le capitalisme.

Par ailleurs sa lettre retrouvée bien après la guerre, montre un jeune homme de 17 ans qui va être fusillé par des Allemands et qui dit grâce à la traduction d’Aragon :

«Je meurs sans haine en moi pour le peuple Allemand ».

Il avait tout compris :                                                        

Il distinguait entre les « puissants » qui étaient à l’origine de la guerre et les peuples qui en étaient les victimes. 

   Chers amis villarois

° Alors que notre continent subit actuellement des soubresauts qui sont de l’ordre de la guerre économique,

 ° Alors que de nouvelles haines s’expriment entre personnes n’ayant pas la même origine,

°     Alors que nos jeunes nés dans un pays riche se demandent de plus  en plus souvent ce qu’ils vont devenir,

Je crois qu’il est bon de rappeler que la jeunesse, lorsqu’elle est poussée par un idéal altruiste, est capable de se surpasser et même de donner l’exemple aux adultes.

  En leur honneur :

Nous appellerons nos morts des différentes guerres.

Nous ferons une minute de silence, 

Nous entamerons d’abord la Marseillaise,

Ensuite des amis de la chorale villaroise nous inviteront à chanter avec eux, le « Chant des partisans ».

 

Je vous remercie pour votre attention.

Villars-sur-Var le 8 mai 2012.

 

 


 


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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 09:17

VILLARS SUR VAR PRESIDENTIELLES 2012

 

 

 

 

 

 

COMPARAISON en voix et en % 1er et 2ème tours

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Participation premier tour 2012

 

 

 

 

 

 

 

VOIX

%

 

 

 

 

Incrits

676

 

 

 

 

 

Votants

565

83,58%

 

 

 

 

Exprimés

557

82,40%

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Participation deuxième tour 2012

 

 

 

 

 

 

VOIX

%

 

 

 

 

Incrits

676

 

 

 

 

 

Votants

572

84,62%

 

 

 

 

Exprimés

543

80,33%

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comparaison Participation 1°/2° Tours

 

 

 

 

 

Incrits

Idem

Idem

 

 

 

 

Votants

Gain %

Gain voix

 

 

 

 

 

1,68%

                 7  

 

 

 

 

Exprimés

Perte %

 Perte voix

 

 

 

 

 

2,07%

14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Résultats premier tour 2012

 

 

 

Résultats deuxième tour 2012

 

Candidats

%

Voix

 

 

 

 

LE PEN

31,24%

 

 

 

 

 

SARKOZY

22,08%

 

 

Candidats

%

Voix

Dupont Aignan

1,80%

 

 

SARKOZY

51,57%

280

TOTAL

53,32%

307

 

Perte

1,75%

27

 

 

 

 

 

 

 

Candidats

%

Voix

 

Deuxième tour 2012

 

 

HOLLANDE

17,77%

 

 

 

 

 

MÉLENCHON

17,77%

 

 

 

 

 

JOLY

3,23%

 

 

 

 

 

POUTOU

0,72%

 

 

 

 

 

ARTHAUD

0,54%

 

 

Candidats

%

Voix

TOTAL

40,03%

223

 

HOLLANDE

48,43%

263

 

 

 

 

Gain

8,40%

40

Candidats

%

Voix

 

 

 

 

BAYROU…

4,85%

27

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Candidats

%

Voix

 

 

 

 

CHEMINADE

0,54%

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Analyse :

 

 

 

 

 

 

Augmentation faible du nombre de votants : 1,68%

 

 

Baisse faible du nombre d'exprimés : 2,07%

 

 

 

Donc le nombre de votants n'a pas permis la baisse du nombre d'exprimés.

L'UMP perd 1,75 %

 

 

 

 

 

Le PS gagne : 8,40 %

 

 

 

 

 

C'est probablement le rassemblement des gauches, des écolos, du centre

qui explique ce score qui n'a été dépassé à Villars/Var qu'aux régionales.

 

 

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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 23:10

 

Quand l'Europe a été créée, certains ont cru que l'on

nous promettait :

- La paix.

- Le bonheur pour chaque peuple.

- Une agriculture de qualité.

- Une législation sociale commune qui progresserait pour tous.

- Une politique économique équilibrée avec protection contre l'envahissement de produits de mauvaises qualités.

- Une fiscalité européenne commune.

- Des Services Publics solides.

- Une solidarité entre les Etats...

- etc...

Et l’on pouvait les comprendre après les deux guerres mondiales qui avaient secoué l’Europe, sans compter la guerre de 1870 contre les Prussiens.

Les résultats nous sommes en mesure de les apprécier maintenant :

- La paix, mais après les abominables massacres en Yougoslavie et en Europe centrale.

- Une agriculture subventionnée essentiellement tournée vers les gros producteurs "anti écologiques" qui ont épuisé les sols.

- Une agriculture subventionnée qui a permis aux gros producteurs européens d'exporter vers les pays pauvres et de ruiner les agricultures traditionnelles dans les pays en développement, (Afrique, Asie, Amérique latine), avec comme résultat une émigration forcée vers nos pays plus riches mais consommateurs de 3 à 5 planètes à eux tout seuls.

- Des législations sociales toutes différentes permettant aux grandes entreprises de jouer sur les inégalités de salaires à l'intérieur de l'Union.

- Des fiscalités complètement différentes, ainsi comme en Grèce ou en Lettonie, où les grosses entreprises ne paient pratiquement rien.

- Des critères pour entrer dans l'Europe qui ont amené certains d'entre eux à tricher.

- Des frontières financières inexistantes qui ont permis d'introduire des milliards et des milliards  dans des entreprises qui délocalisent ailleurs, à la première occasion.

Mais tout cela n'est pas arrivé par hasard :

- Pendant plusieurs dizaines d'années la "commission européenne" (non élue) a décidé de ces lois qui nous ont entraînées dans le gouffre.

Au Parlement Européen, les conservateurs (droites) et des sociaux démocrates (socialistes) se sont entendus pour nous fabriquer cette Europe là, qui croule sous les lobbies et sous une gouvernance totalement anti démocratique avec cette Commission de technocrates responsables devant les dirigeants (Conseil de l'Europe) mais pas devant les peuples, parceque non élue. .

- Cette marche forcée vers l’intégration européenne n'a pas aussi permis de vérifier l'état réel des Pays qui demandaient à entrer dans l'Europe, pourvu que l'Europe passe à 27 et qu'elle devienne "un grand marché seulement économique".

- Où est la culture, la spiritualité, la solidarité dans tout cela ?

- Où sont nos entreprises locales qui sont confrontées à dix fois gros qu'elles ?

- Où est la démarche vers un SMIC européen qui éviterait progressivement les concurrences entre travailleurs ainsi que les délocalisations ?

Le bonheur des banques :

- Les institutions politiques (les Etats) n'ont pas le droit de s'adresser aux banques européennes.

- Seules les banques peuvent emprunter à 1% à la Banque Centrale Européenne.

- Ces banques peuvent ensuite prêter aux Etat jusqu'à 6 %, et jouer à la bourse les dettes de ces Etats, entraînant encore plus ceux-ci dans la récession généralisée (Grèce, Italie, Espagne, Portugal, Angleterre..).

- Ces banques continuent sous nos yeux à enfoncer les pays en difficulté et donc ce sont les classes moyennes et les pauvres qui se trouvent de plus en plus laminés par cette crise qui n'est pas une crise pour tous.

Les résistances :

- Par contre :

 - les Verts du Nord de l'Europe,

- les partis type "Front de Gauche",

- une partie des socialistes français,

n'ont pas voté toutes ces lois liberticides, comme Maastricht ou se sont opposés au Traité Communautaire Européen, au Traité lde Lisbonne...

C'est tout à leur honneur..

- Mais ces partis ou mouvements n'ont jamais atteint la majorité pour s'opposer à cette destruction systématique des droits sociaux, pour construire une Europe où les politiques ne seraient pas au service des seules grandes entreprises internationales.

Ce sont les peuples qui votent :

- En effet, ce sont les peuples qui "votent" leurs députés européens. 

- Systématiquement ils ont donné la majorité à ceux qui ont détruit nos acquis pour introduire cette logique de "libéralisme capitaliste économique".

Nous n'avons pas l'Europe qu'il nous faut :

Personnellement j'ai toujours voté "contre ces traités honteux" et je pense ne pas m'être trompé en disant  qu'il ne nous fallait pas de cette Europe, là.

Il nous faut continuer à refuser cette Europe des privilèges et qui est devenue une exploiteuse de ses propres peuples et des peuples les plus pauvres de la planète.

Ces politiques amènent des gens sensés, honnêtes à se prononcer dans certains pays, pour "la droite de la droite", par refus et désespoir.

Cependant, nous sommes nombreux à vouloir une Europe de la paix, de l'environnement, du social, du partage, de la solidarité, ..

Nous sommes nombreux, en particulier les altermondialistes, à vouloir une Europé moins compliquée, moins lointaine, plus rapide, plus tournée vers l'écodéveloppement rural et les projets protecteurs de l'environnement.

Nous voulons autre chose que ce que l’on nous inflige.

Ainsi, sur le fronton de notre Mairie de Villars/Var flotte le drapeau européen qui montre que nous sommes européenns mais pas pour l'Europe de la finance et de la destruction de l'environnement.

Bref, une autre Europe.


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29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 09:27

 

La comparaison sur seulement 5 ans, ne permet pas de voir les "longues tendances".  
La comparaison sur 11 ans permet de mieux saisir les évolutions de longs termes.  
Cependant, l'année 2012 pourrait-être considérée comme une "rupture" dans les rapports des forces :  
Les gauches et les écologistes progressent de 6,55 points en 11 ans à un premier tour des présidentielles à Villars/Var.  

La comparaison de 2007 à 2017 permettra de montrer si cette "rupture" était durable ou pas.

Il faudra rectifier l'analyse en cas de grande modification au 2ème tour 2012 

 
               
Candidats Droites   2002 Candidats 2007 Candidats       2012  
Le Pen + Megret 31,51%. Le Pen 14,86 LE PEN 31,24%  
Chirac   12,69% N. Sarkozy 34,60% SARKOZY 22,08%  
Autres droites 10,94% Villiers-Nihou 2,90% Dupont Aignan 1,80%    
TOTAL   55,14%   52,36% TOTAL 53,32%    
            Perte de 1,82 point    
Candidats Gauches Ecologistes   2002 Candidats 2007 Candidats        2012  
Jospin   9,63% Royal 17,93% HOLLANDE 17,77%  
R. Hue   6,78% Buffet 3,80% MÉLENCHON 17,77%  
Mamère   8,53% Voynet 1,81% JOLY 3,23%  
Besancenot+Laguillet… 6,79% Besancenot+Laguillet 2,90% POUTOU 0,72%  
Taubira   1,75% Bové 6,52% ARTHAUD 0,54%              
TOTAL   33,48%  TOTAL 32,96% TOTAL 40,03%              
            Gain de 6,55 points   

 

Candidats

 

 

2002

 

Candidats

 

2007

 

Candidats

            

2012

            
BAYROU   8,75% BAYROU… 14,67% BAYROU… 4,85%  
            Perte de 3,90 points            

 

Candidats

 

 

2002

 

Candidats

 

2007

 

Candidats

 

2012

            
Chevènement/Pasqua 2,63%     CHEMINADE 0,54%              
            Perte de 2,09 points   
De 2002 à 2012          
Les droites se maintiennent dans le canton et perdent 1,82 % à Villars/Var.
Gauches+écolos se maintiennent dans le canton  et gagnent 6,55 points à Villars/Var.


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26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 08:39

France.

Comparaison Présidentielles sur la période 2002, 2007, 2012.

Lorsque l’on analyse les grands mouvements de l’opinion, il ne faut pas se contenter de se pencher sur les événements immédiats.

Concernant la présidentielle actuelle, il nous faut l’étudier dans une période plus longue, à savoir 11 années de 2002 à 2012.

On pourrait alors contester, par exemple, que contrairement à la démagogie médiatique, sur cette période le FN est loin d’être en tête des grands gagnants.

Cependant, il faudra ensuite, à partir de ces élections de 2012, mesurer sur une période de 2007 à 2017, comment a évolué la société française.

Voyons donc les chiffres :

                                                              2002 1er T          2007 1er       2012 1er T   

Droites : ……………. ……………. 48,41%        45,00%          46,87%

Gauches+Verts-EE/LV :…………..32,31%        36,13%         43,75%

Centre+Autres :…………………....13,95%        18,87%           9,38%

Souverainistes (Chevènement/Pasqua)…..5,33%         ………          ………   

Comparaison chiffrée de 2001 à 2012 :

Les droites.                    Perte de    1,54% de 2002 à 2012 1ers tours.

Centre+Autres :            Perte de    4,57 % de 2002 à 2012 1ers tours.

Les Gauches+Verts :   Gain de   11,65% de 2002 à 2012 1ers tours. 

I) Conclusions chiffrées entre les différents blocs de 2002 à 2012 :

On peut donc raisonnablement penser que les gauches et les écologistes additionnés ont gagné : 11,65% :

- 1,54 % sur les droites.

- 4,57 % sur le centre et autres.

- 5,33 % sur les souverainistes.

Les droites ont peu bougées globalement.

Un tiers de l’électorat centriste a bougé sans aucun doute en direction des gauches.

Les voix de Chevènement sont probablement revenues au bercail du PS.

II) Conclusions chiffrées à l’intérieur des différents blocs de 2002 à 2012 :

                                                         2002 1er T                  2007 1er T        2012 1er T

UMP                                                  19,80%                      31,18%             27,18%

FN                                                      16,86%                      10,44%             17,90%

Rappel : Le Pen père avait obtenu 17,79% au 2ème T de 2007.

Autres droites                                11,67%                        3,38%               1,40%

Socialiste                                        16,18%                       25,87%            28,63%

Autres gauches                             15,71%                        8,69%             12,81%         

Verts-EE/Les Verts                          5,25%                        1,57%               2,31%

Centre ou/et autres                         8,14%                       18,57%              9,15%

Souverainiste (Chev/Pasqua)      5,33%                     ………                ……..

1° UMP progresse de………………….+ 7,38 points.

2° FN progresse de…………………….+ 1,04 point.

3° Socialistes progressent de………....+   8,45 points.

4° Centre et autres progressent de…....+  1,01 point.

5° Autres droites régressent de …….- 10,27 points

6° Autres gauches régressent de …..-   3,61 points.

7° Les écologistes régressent de …..-   2,94 points

8° Souverainistes disparaissent. 

III) Conclusions chiffrées à l’intérieur de chaque famille de 2002 à 2012 

Droites :

- L’UMP absorbe pratiquement toutes les droites sauf le FN.

- Le FN gagne 1,04 point. On est loin d’une énorme explosion en sa faveur.

2° Gauches et écologistes :

- Le PS gagne + 12,45 points et absorbe les voix du parti Radical et probablement plus de la moitié des voix écolos.

- Le PCF et le PG, dans le cadre du Front de gauche passent de : 3,37 à 11,10. Gain : + 7,73 points.

- Les extrêmes gauches passent de 10,42% à 1,71 %. Perte de - 8,71 points.

IV) Conclusions générales. Comparaison de 2002 à 2012.

1° A droite :

- UMP : droite traditionnelle qui progresse fortement de 2001 à 2012.

- FN : droite extrême qui progresse de 1,04 point en 11 ans.

Ce sont les petites formations de droite qui ont quasi disparu.

Au Centre :

Son représentant indépendant Bayrou passe de 6,84 % à 9,13%.

Ce résultat est caché par le fait qu’en 2007, ce candidat avait été le 3ème homme de la campagne.

3° A Gauche :

° Le PS progresse fortement et absorbe les petites formations non radicales.

   Le PS est donc le grand gagnant sur cette période de 2001 à 2012.

° Les Verts/EE ne parviennent pas à capitaliser les régionales et les européennes, et sont en fort recul sur 2001.

° Ecroulement des extrêmes gauches qui ont refusé le Front de Gauche.

° Naissance du P.G et Renaissance du PC à l’intérieur du « Front de Gauche ».

La « gauche de la gauche » est en cours de recomposition et d’unification.

En s’unifiant, pour la première fois depuis 25 ans, elle repart en avant dans le cadre d’un « Front de Gauche » qui parait devoir contrebalancer plus fortement le PS, et ce, en "mariant" le social et l’écologie.

Ce Front n’a cependant pas réussi à compenser totalement l’effondrement du NPA et de LO et a cru aux sondages qui l’avaient surévalué.

Villars-sur-Var le 26 avril 2012

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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 19:27

Ils veulent fermer la déchetterie cantonale de Villars-sur-Var

Lors de la réunion de la Communauté des Communes des Vallées d'Azur à Puget-Théniers les élus rassemblés ont appris que la déchetterie cantonale située quartier L’Ablée à Villars/Var allait fermer.

En particulier il est reproché :

l’absence d’arrivée de l’eau potable dans ce terrain et donc l’impossibilité de maintenir du personnel en ce lieu

la proximité du Var avec des risques de pollution.

Il est très étonnant de nous parler de pollution alors que :

Les déchets sont déposés dans des bennes sans infiltration,

Les mêmes services avaient donné les autorisations pour ouvrir.

Le Conseil Général dans le cadre du « plan climat » demande à ce que nous diminuions les déplacements automobiles afin de faire baisser les émissions de CO2.

Une dégradation continue du service public.

Déjà, durant l’hiver cette déchetterie ne fonctionnait plus et l’on trouvait de nombreux encombrants devant le portail fermé.

Par ailleurs le ramassage des encombrants par la CCVA n’était plus effectué que pour les petites communes de l’intercommunalité.

Ne pas se décourager et  répondre aux besoins locaux.

1° Heureusement que notre Conseil Municipal avait mis en place, depuis presque deux ans, le ramassage des encombrants par les employés communaux et le camion municipal, alors que la municipalité n’encaisse pas les taxes correspondantes à ces travaux et que ces taxes vont à l’intercommunalité :

La municipalité a promis de prolonger la future conduite d’eau de la Gare/L’Ablée, vers la déchetterie avec en bout de conduite une  borne à incendie, et ce, à ses frais.

Ce projet a été voté au Conseil Municipal du 23 mars 2012 de Villars/Var et a été déposé à la CCVA afin qu’il soit financé rapidement.

Mais l'implication de la municipalité de Villars-sur-Var ne semble pas satisfait pas les autorités départementales et l’Etat !

1° En effet on nous indique que le plan départemental d’élimination des déchets géré par le Conseil Général prévoit :

Une seule déchetterie par intercommunalité.

La Direction Régionale de l’Environnement de l’Aménagement et du Logement, persiste et signe :

Il faut fermer la déchetterie et porter l’ensemble des déchets (hors ordures ménagères) à Puget-Théniers.

Nous ne nous laisserons pas faire.

La municipalité de Villars/Var, a sollicité les municipalité de Massoins, et de Malaussène pour réclamer une réunion d’urgence avec le Conseil Général et les services de l’Etat.

Une pétition va être lancé en direction de la population.

 

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9 avril 2012 1 09 /04 /avril /2012 19:26

I° A quoi sert l’organisation territoriale ?

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A organiser administrativement un pays, soit de manière centralisée, soit décentralisée, soit un mixte des deux.

A gérer politiquement les territoires à partir de deux grandes Assemblées en France :

° Chambre des Députés (de la Nation).

° Sénat (Représentation par le biais des grands électeurs, des différentes assemblées territoriales).

A gérer économiquement le Pays concerné et ses différents territoires.

C’est sans doute là que se jouent les intérêts de classe les plus importants.

En effet, l’Etat et les différentes Collectivités sont des « aménageurs » qui maillent le territoire et permettent ou pas le développement économique dans ses diverses formes :

° Sociale,

° Culturelle,

° Economique,

° Environnementale.

C’est le point central qui permet de comprendre les évolutions et les grandes réformes territoriales.

  • En effet un Etat qui prône les « complémentarités » est différent de celui qui développe les « Pôles de compétitivités ».
  • En effet un Etat qui prône le « développement local endogène » est différent de celui qui veut « désenclaver » tous les territoires, les uns servant de voies de « passage » et d’autres de lieux de « concentration » des développements d’activités « internationales ».
  • L’Etat Français avec ses forts réseaux publics a longtemps joué un rôle régulateur entre les territoires en expansion et les territoires en déclin.

La France depuis l’après seconde guerre mondiale disposait de « Plans » permettant à l’Etat de gérer économiquement le développement territorial.

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  •  Jean Monnet.


  •  Petit à petit les Plans devinrent de plus en plus flous  et inopérants, jusqu’à disparaître sous la législature  Sarkozy.
  •  Il en fut de même pour les « Contrats de Plans Etat-  Régions », remplacés par les « Contrats de Projets »,  voici quatre ans.

  •  


 

  • La mondialisation de l’économie, et la rotation des  capitaux a modifié la donne en exigeant des territoires de fortes dimensions, interconnectés sur les plans matériels et TIC (communications immatérielles), qui favorisent l’expansion capitaliste, en utilisant le vocable usé jusqu’à la corde du « Développement Durable ».
  • La mondialisation de l’économie s’est accompagnée de réformes territoriales nécessaires à l’introduction de capitaux exogènes internationalisés, qui en France se sont longtemps heurtés à des organisations locales peu adaptées à cette introduction.
  • La seule solution fut de contourner les diverses collectivités, en acceptant directement l’implantation de structures économiques et financières au coup par coup.
  • La France est devenue le Pays d’Europe le plus envahi par les capitaux étrangers directement par le biais d’entreprises internationales. Avec la décentralisation cette situation a changé progressivement  avec  l’appui  stratégique et financier des Régions.

Organisation territoriale de la France de la Révolution de 1789 à la décentralisation.

1) Un Etat très centralisé qui exprime son autorité dans les départements par des Préfets tout puissants.


2) Des Départements (une centaine) sous tutelle étroite de l’Etat.

3) 36 000 communes autonomes, en principe, mais très dépendantes de la haute autorité préfectorale.

4° On peut y ajouter des variantes avec la création administrative des « arrondissements ».

II° Les évolutions économiques, sociales, écologiques ont mis en cause la centralisation.                          

 Gaston Deferre père de la décentralisation (PS)

images?q=tbn:ANd9GcR0IPxBu0FRDzTdkJmzN4F La décentralisation française a eu plusieurs effets.

 1° Autonomie budgétaire relative des différentes  collectivités.

 2° Dotation de décentralisation et de fonctionnement par  l’Etat à ces différentes collectivités.

 3° Compétences importantes attribuées à celles-ci sans  moyens législatifs.

 4° Intensification des coopérations intercommunales.

 5° Adaptation locale aux besoins des grands groupes, y  compris internationaux.                               

 

III° Des entités anciennes et nouvelles en développement et regroupement.

Maintien des entités communales avec forte évolution des coopérations intercommunales.

Développement des Communautés de Commune avec droit de lever l’impôt.

Maintien des Départements.

Création des Régions avec élections au suffrage universel. Processus de 1972 à 1984 environ.

Jean-Pierre Chevenement p1190782 cropped.jpg 

 5° Création des Communautés urbaines (moins  500 000 habitants), créées par JP Chevènement.

 6° Création des Communautés d’agglomérations (plus  de 500 000 habitants), créées par JP Chevènement.


 

 

 

 

 

Création des « Pays » : Territoires de projets.

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 Pas de levée d’impôts,  créés par D. Voynet.

 Le gouvernement de M. Sarkozy avait souhaité supprimer  les "Pays", mais à gauche, comme à droite les pressions ont  été assez forte pour faire reculer ce projet.

 

8° Création de Métropoles (voir en VII).

 

IV° Ainsi en un peu plus de deux siècles la France est passée :

D’une organisation territoriale à trois couches (sommairement), avec dominante rurale (Etat, Départements, Communes), à une organisation de 8 couches, au moins, avec une dominante Urbaine dont les Régions.


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Ces nouvelles "couches" administrativo-politiques réduisent toutes  progressivement les entités rurales, même si pour la montagne il existe des « Comités de Massifs » d’une grande lourdeur qui nécessitent des accords avec les Régions et placés sous l’autorité du 1erMinistre.

Notons que ces nouvelles structures additionnées aux anciennes ont entrainé une grande complexité structurelle, des difficultés de gestions, des pertes de temps et de responsabilités, des déficits démocratiques, etc.

 

 

V° Les raisons de cet enchevêtrement.

Il n’a pas été possible aux différents législateurs de supprimer les organisations issues de la révolution française à savoir les 3 couches principales.

En effet, les législateurs élus étant issus de ces collectivités ne pouvaient envisager de supprimer les sources de base de leur existence politique.

De plus, sur le plan politique et économique, la taille des départements apparaissait intéressante pour procéder aux différents ajustements dus aux évolutions, en restant dans une relative proximité des citoyens, essentiellement pour les cantons en milieu rural.

VI° Les regroupements intercommunaux.

Les débuts furent difficiles dans la mesure où les communes avaient de longues traditions de lutte pour leur indépendance et pour s’affranchir des tutelles diverses et ce depuis le Moyen Age.

C’est au début du 21ème siècle que l’on constate une nette accélération.

Les raisons en sont multiples :

Diverses lois ont favorisé ces regroupements, depuis les Syndicats à vocation unique, en passant par les syndicats à vocations multiples, les syndicats mixtes, les communautés de communes…

Les financeurs ont favorisés les regroupements plutôt que les communes isolées.

Les pressions locales des communes déjà regroupées souhaitant élargir leur territoire.

Les financements de fonctionnements et d’investissements intéressants dans le cadre des « Pays ».


VII° Les Métropoles.


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  Ce sont des complexes territoriaux urbains :

 de  plusieurs  millions d'habitants (l'ONU retient le  chiffre de dix  millions) regroupant d'importants  centres  de  décision, de gestion et/ou de transport.

 

 

 

La Banane bleue :

° Les Pays d'Europe les plus développés ont construit une série

de Métropoles qui partent de

l’Angleterre, traversent la Manche vers les Pays Bas, l’Allemagne,

l’Autriche, pour finir en Italie.

° Les Métropoles se doivent d’associer dans leur développement, les

Régions, et des réseaux de villes moyennes.

° Les Métropoles développent essentiellement des emplois supérieurs dits

stratégiques.

° Les métropoles sont des outils nécessaires à la mondialisation du

capital, car elles concentrent les capitaux et leurs rapides rotations.


La France était une exception en Europe de l’Ouest.

En France, seul Paris peut être considérée comme une métropole de taille

européenne.

Dans le cadre de la concurrence intra-européenne et internationale, selon

les critères du « libéralisme économique », la France ne disposait donc pas,

jusqu’à ces dernières années des outils  d’implantation et en même temps

de réseaux dont ont besoin les multinationales pour s’installer fortement,

quitte à délocaliser facilement.

 

Première phase.

Entrée massive de capitaux internationaux.

Nous l’avons vu, plus haut, pour combler ce déficit structurel, les gouvernements successifs français ont accepté l’entrée massive de capitaux étrangers, faisant de notre pays le premier pays européen « vassalisé ».

 

Deuxième phase.

Composer des territoires  compétitifs sur les plans : européen et international.

Nous en sommes maintenant à la deuxième phase, à savoir réorganiser les territoires en de grandes entités économiques où les grands groupes industriels et financiers pourront alors s’installer et jouer le couple infernal « localisation-délocalisation ».

 

Les raisons invoquées en PACA.


images?q=tbn:ANd9GcTdFHCxAiyCwpwi-t2IbAx Quelques données chiffrées :

 Nombre de communes : 963

 Nombre d'EPCI : 95

 Nombre d'habitants : 4 964 834

 Liste des départements (6) :

 Var, Bouches du  Rhône, Vaucluse,

 Hautes-Alpes, Alpes de Haute  Provence,

 Alpes-Maritimes

 

 La raison évoqués en PACA pour envisager de  créer trois métopoles fut d'entrer dans le concert  international pour contrer Gênes et  Barcelone.

 Cette approche fut adopété simultanément par les libéraux de gauche et de droite. Il fallait créer trois métropoles dans cette Région pour rééquilibrer en interne en PACA les sites importants de développement, et, en externe pour contrer d’autres métropoles européennes.


Les trois Métropoles envisagées :

° Métropole marseillaise,

° Métropole toulonnaise,

° Métropole niçoise,

On fait du « cocorico local» pour installer de l’international.

Tour de passe-passe étonnant, mais pas inhabituel.

Les Pays « Voynet » :

En même temps, les Pays de D. Voynet continuent d’être portés à bouts de bras par la Région PACA grâce surtout au poids et à la ténacité de certains Verts dont en particulier P. Chesneau qui en est l’initiateur.

 

De la CUNCA à la Métropole. La méthode utilisée dans les AM :

1° Transformation de la CANCA. (communauté d’agglomération) en CUNCA (communauté urbaine) pour sanctifier l’arrivée d’un territoire plus vaste en devenir.

Ont voté pour : les droites et le PS.

carte globale OIN

2° Mise en place de l’Opération d’Intérêt National dans la plaine du Var (OIN), le 17 décembre 2007.

La plaine du Var s’étend sur 10 000 hectares. Elle constitue un ensemble géomorphologique cohérent dont le fleuve est l’axe de symétrie. 

Agriculture : sont réservés à l’agriculture 30 minuscules hectares, prouvant ainsi que la plaine la plus productive de France est définitivement condamnée, non pas pour des questions de population à loger, mais pour bien d’autres raisons.

Votes à la Région PACA.

Les textes de création de l’OIN sont clairs. Il s’agit bien d’équiper la plaine du Var de structures lourdes et d’entreprises à grandes dimensions comme par exemple IKEA, et en même temps contrer à l’ouest Sophia Antipolis, malgré des dénégations de dernières heures.

Premier temps : Ont voté « pour » : les droites, le PS, le PC.

Les Verts après abstention en commission ont ensuite voté contre.

Concernant le financement de l’opération OIN :

Ont voté « pour » les droites et le PS.

Ont voté « contre », le PC, les Verts, le PG.

 

3° Créer la Métropole avec comme poumon économique : l’OIN.


Localisation de la métropole au sein du département des Alpes-Maritimes Une Métropole est un nouvel Etablissement  Public de Coopération Intercommunale (EPCI)  créé par la Loi n° 2010-1563, du 16 décembre  2010, sur la réforme des collectivités  territoriales. La Métropole constitue un  territoire d’un seul tenant et sans enclave et  doit comporter plus de 500 000 habitants.


 De la mer à la montagne : 45 communes.

 Vote dans les AM

     Ont voté « pour » : les droites

     Ont voté « contre », les représentants du

     PS, du PC, des Verts.

 Quelques réflexions :

 Il semble quasi impossible de rassembler sur ces sujets les différents partis de gauche et les écologistes pour proposer une alternative globale aux orientations actuelles des forces politico-économiques qui gouvernent de manière cohérente (selon leurs critères) ce département.

 

Pourquoi la droite locale peut avancer rapidement sur ce sujet ?

Les raisons en sont anciennes et repérées : 

 ° Différences importantes de vues entre les différentes gauches et les écologistes.

 ° Des prises de positions successives et différentes des partis de gauche et des écologistes selon les périodes de votes.

 

A ce jour, à gauche et chez les Ecologistes :

 Le PS, le PC, EE/Les Verts ont chacun un poste dans le Conseil d’Administration de l’Etablissement Public d'Aménagement de la plaine du Var.


Annabelle Jaeger CR PACA EE/Les Verts 

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 Le PC et EE/LV s’opposent vigoureusement aux orientations des  responsables locaux et nationaux des droites, mais sans appuis  nationaux forts et sans le soutien PS, il est bien tard pour arrêter  la machine lancée à toute allure.

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                               Gérard Piel CR PACA Front de Gauche.

 

 

                                                                                                                                                                                                                                                                                                  67625.jpg 

 Le PS, lui est favorable à l'OIN tout en  souhaitant une « vraie  Ecovallée », tout

 en se  prononçant contre la Métropole.

 

 

 Patrick Allement VP Conseil Régional PACA (PS)

 

           

 

 

 

VII° La création de la seule intercommunalité rurale des AM.

En 2009, les dirigeants du Départements lancent une opération en direction des différentes vallées qui composent la 5ème circonscription des Alpes-Maritimes.

Des réactions différentes.

Les élus des vallées Vésubie, Tinée sont dès l’abord favorables à l’entrée de leurs communes dans la future Métropole.

Les élus de la Vallée du Paillon se sont rassemblés (gauche droite) et n’ont pas été inquiétés.

Les élus de la Communauté des communes des Vallées d’Aur ont eu des approches diverses.

 Très majoritairement ils se sont prononcés « contre l’entrée » dans la Métropole.

 Une petite minorité était soit hésitante, soit pour la Métropole sans oser dire franchement qu’elle voulait y entrer.

 Durant deux ans, le Maire UMP, Conseiller Général de Puget-Théniers et le Maire de Villars-sur-Var (moi-même) ont fait « Front Commun » contre l’entrée dans la future métropole.

 Le Maire de Puget-Théniers, a du affronter ses propres instances mais a su trouver des alliés à l’ouest du Département.

 

Le Maire de Villars et l’équipe municipale ont :

Fait signer des pétitions à la population.

Pris des délibérations contre l’entrée dans la Métropole.

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 ° Le Maire de Villars a pris la parole pendant deux ans,  alors qu’il était Conseiller Régional (2009/2010) dans    les fêtes patronales afin de faire connaître

 aux  populations ses positions.

 L’important était de conserver la spécificité rurale et  d’éviter de perdre l’autonomie intercommunale au profit  d’une organisation dominée par l’urbain, où les

 communes n’auraient pas été représentées en tant que

 telles.

° Le Maire de La Tour-sur-Tinée s'est prononcé contre la Métropole tout en souhaitant de profonds changements administratifs, comme la suppression des Départements.

  ° Une Association, « L’Appel des Vallées » a su mobiliser dans la vallée de la  Tinée, sachant que la commune de La Tour, présentait une situation très particulière dont nous parlerons en fin de texte.

° Un journal associatif de Puget-Théniers : "Grain de sel" a tiré des articles pour que les citoyens soient informés.

° Une élue Régionale (E. Guigo) est intervenue avec le soutien de cette association dans la vallée de la Vésubie.

° Le Vice-président de la Région G. Piel, s’est prononcé contre la volonté des élus de droite d’absorber les territoires ruraux.

° Le 1erVice-président P. Allemand a déclaré que l’OIN devait s’arrêter aux « portes de la Mescla ».

° Le Maire de Carros socialiste, favorable à l'OIN, a sollicité et obtenu l’intégration de son territoire dans la Métropole.

° Depuis que la Métropole est créée, les Maires (PC) du Broc et de Gattières demandent l’intégration dans la Métropole.

 

Notons qu’à aucun moment durant cette période, les élus villarois n’ont reçu un soutien déclaré et actif des différents partis de gauche et de l’écologie.

 

Résultats positifs provisoires.

Les cantons de Villars-sur-Var, Puget-Théniers, de Guillaume, d’Entrevaux et des communes du haut Estéron ont reçu un avis positif de la Commission Départementale de Coopération Intercommunale pour créer la seule intercommunalité rurale des AM.

 

L’année 2012 sera celle de tous les dangers.

Les différents territoires devront valider leur choix.

Les élus de ces municipalités ne sont pas nécessairement hostiles à une urbanisation accélérée de leurs vallées, en espérant des retombées positives dues à l’OIN de la plaine du Var.

La gestion de 40 communes rassemblées dans cette nouvelle intercommunalité sera difficile.

La Préfète des Alpes de Haute Provence a toujours déclaré son hostilité au rattachement d’Entrevaux à la  future Communauté des Communes rurales en gestation.

L’élection de l’actuel Président de la République pourrait renforcer la puissance de ceux qui dans les AM n’ont pas accepté la création future de cette intercommunalité.

 

Spécificité des communes de La Tour-sur-Tinée, Bairols, Tournefort.

Lors de la création de l’intercommunalité  (CCVA), les communes suivantes n’ont pas intégré celle-ci :

° Bairols et Tournefort ont rejoint l’intercommunalité de la basse vallée de la Tinée.

° La Tour-sur-Tinée qui est restée sans appartenance n’a jamais tenté de rejoindre la CCVA (aussi bien son Maire de droite René Gilly, que son Maire de gauche Pierre-Paul Danna).

 

Lors des votes pour ou contre l’intégration dans la Métropole une majorité de communes de La Tinée se sont déclarées favorables.

Ainsi :

° Bairols et Tournefort ont été intégrées contre leur gré dans la métropole.

° La Tour-sur-Tinée/Roussillon.

latour2.jpg?o=2&id=0&res=29&h=xavqkxlg11Lors de la campagne électorale des cantonales, le Maire de cette commune s'était prononcé contre l'intégration à la Métropole et avait indiqué qu'il disposait de moyens légaux pour faire reculer cette disposition.

Ce premier magistrat avait promis d'organiser un référendum afin de savoir si la population était pour ou contre l'entrée dans la Métropole.

A l'inverse de Mouans-Sartoux, le référendum n'a pas eu lieu.

Cette commune est donc intégrée dans la Métropole, sans n'avoir jamais demandé avec Bairols ou Tournefort d'entrer dans la CCVA, ce qui était possible car il y avait continuité géographique, et ce en tant que membres du Canton de Villars-sur-Var.

Cette solution aurait évité l'intégration.

 

Communes membres de l'actuelle CCVA, avant son élargissement.

1° Villars-sur-Var "Chef lieu" de son Canton qui comprend :

images?q=tbn:ANd9GcTskgXt6CiNgUc2aa4A3zD Les communes de Malaussène, Massoins, Thiéry, Villars-sur-Var, Touët-sur-Var, Lieuche, Pierlas. (La Tour/Tinée-Roussillon, Bairols, Tournefort ne sont pas membres de la CCVA)

2° Puget-Théniers "Chef lieu" de son Canton qui comprend :

images?q=tbn:ANd9GcTrNa2c6CACD3h20FbR920

 

 

 Les communes de Rigaud, Puget-Théniers, Puget-  Rostang, La  Croix/Roudoule, Auvare, ST léger, La  Penne, St  Antonin, Ascros.

 

 

 

 

Villars_sur-Var le 9 avril 2012.

 

 

 

 

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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 23:53

Cohn-Bendit, qui a le sens des formules dit :

L'eurodéputé des Verts Daniel Cohn-Bendit était l'invité d'Europe 1, ce vendredi matin."Claude François et Mélenchon, c'est la grande nostalgie : les années 1970, les drapeaux rouges, on va tout renverser...Mais arrêtez, arrêtez !"

Le même Cohn-Bendit, disait voici trois ans qu'il fallait en finir avec les "Services publics à la française".

Et c'est à nous de lui dire : "Mais arrêtez, arrêtez !" Nous, nous les aimons nos services publics à la française".

En guise de nostalgie, je me souviens de Danny le libertaire anticapitaliste, et quand il se moque de Mélenchon, en fait il jette aux orties ses rêves et ses pratiques de jeunesse, mais il est vrai qu'en la matière il avait vite vieilli.

Pour être franc, déjà à l'époque ses ennemis jurés étaient ceux qui portaient les drapeaux rouges, les "staliniens".

Il avait sans doute raison sur le fait que le PCF était stalinien et que celui-ci n'arrivait pas à s'en défaire. Mais il avait tort de vouloir faire fi, des années et des années de luttes de la classe ouvrière de cette époque, même si elle non plus ne s'était pas encore dégagée du passé et du présent de cette période, où, l'Union Soviétique était considérée par beaucoup d'ouvriers     (très faussement) comme un "paradis" sur terre.

Jean-Luc Mélenchon (Place au Peuple) 001 (redécoupé).jpgBien sûr, on peut toujours ironiser sur les formules, sur la "geste mélanchoniènne",

Bien sûr, on peut penser que le poids du PC et de ses habitudes pèsent sur le discours de Mélenchon.

Bien sûr, on peut rester septique sur les méthodes internes qui président au fonctionnement du Parti de Gauche...

Mais après-tout, si fonder l'espoir sur le "passé", en disant au "présent" que l'on va construire un "autre avenir", ne semble pas être une catastrophe en soi.

Cohn-Bendit, parait ne pas réaliser que de nombreux écologistes se préparent à voter pour Mélenchon, parce que celui-ci revendique la "transition écologique" qui séduit parce qu'elle est à la fois pleine de rêves et de réalisme.

Ou peut-être attaque-t-il Mélenchon parce que justement il sait cela ?

Cohn-Bendit, sait sans doute aussi que ce sont les adhérents de l'Association UTUPIA et la Député (ex-verte Martine) Billard qui fondent le programme écologique de Mélenchon.

Martine Billard dsc07948.jpg Ces écologistes là et leurs amis, défendent d'ailleurs leurs options dans une motion chez...EE/Les Verts.

On nous dira que le succès de cette motion a été faible chez EE/Les Verts.

Sans doute !

Mais cela peut-il s'expliquer par le fait qu'àEE/Les Verts le discours est très "radical" en parole, mais que la recherche permanente de poste électifs amène à des compromissions avec le monde "productiviste" que les écologistes dénoncent (à juste titre)...?

 Le dommage dans cetCécile Duflot en campagne, le 10 mars 2010 au Cirque d'hiver de Paris.te histoire ?

 C'est sans doute le refus d'EE/Les Verts de discuter  avec Mélenchon comme celui-ci l'avait proposé, et  de ne pas avoir cherché à trouver des solutions  communes, par exemple sur la question du        nucléaire.

 La campagne de Mélenchon aurait probablement été un peu différente si EE/Les Verts avaient tenté l'alliance (comme en Europe du Nord) avec le Front de Gauche, au lieu de monnayer le nucléaire avec le PS pour des places éventuelles de Députés.

 Mais voilà, il parait qu'il faille à tous prix faire élire  les chefs de files et de courants, du mouvement  écolo (y compris en suspendant momentanément  les statuts sur le cumul des mandats). Cette approche est, depuis des années et des années, l'une des fortes priorités parmi d'autres.

Et c'est sans doute dommage de sacrifier des contenus fondateurs à l'ambition de "peser" politiquement grâce à l'appui d'un partenaire que l'on fustige en longueur d'année, à savoir le PS.

Rien n'est cependant irrémédiable...Peut-être que le mariage du Rouge et du Vert, de la tradition sociale et de l'innovation écologique, s'ensemençant réciproquement, sera un jour possible...y compris avec le Rose...mais cela est une autre histoire.

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25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 18:29

16- M14 - tableau recapitulatif des travaux a realiser par emprunts

 

Le Maire donne la parole à Mme Pettenaro Liliane quatrième adjointe déléguée à la commission finances.

Celle-ci rappelle que de nombreux programme de travaux sont en instance et que :

-         vu le ralentissement des rythmes et des montants de subventions,

-         vu la possibilité pour la municipalité d’emprunter dans la mesure où la dette municipale sera réduite à néant en 2014,

Dans l’attente de la notification de la Caisse des dépôts et Consignation et devant produire notre budget avant la date limite, il convient d’inscrire les travaux suivants pour l’année 2012 et dont le financement pourra être assuré par l’emprunt attendu, et ce, pour répondre aux besoins de financements des travaux décrits ci-dessous.

Dans le cas où cette recette d’emprunt serait inférieure à nos besoins de financement ou produirait un reliquat d’emprunt les travaux concernés seraient revus.

 

En termes d’inscriptions comptables au budget 2012, il s’agit donc de voter le tableau récapitulatif suivant qui se traduira ensuite par des délibérations pour les projets à voter en 2012 :

 

 

Libellé 

Montant TTC   

Montant HT   

Recette d'emprunt

Part communale TTC

Achat terrain Ciampon

7 830,00 €

7 830,00 €

3 915,00 €

3 915,00 €

Achat terrain Bergont

(dont frais d'étude)

148 625,00 €

148 625,00 €

108 060,00 €

40 565,00 €

Carillon clocher

4 661,00€           

3 897,22€

       3 338,00€                      

      1 323,00€

Picot centrale canal moulin           

75 348,00€         

63 000,00€         

40 950,00€          

34 398,00€

 

Hydrants sécurisation environnement

 

6 000,00 €

 

5 016,72 €

 

2 508,36 €

 

3 491,64 €

Travaux micro-crèche

61 735,57 €

51 618,37 €

10 323,67 €

20 440,87 €

Sécurisation de l’orgue 

15 000,00€          

12 541,00€          

8 779,26€

6 220,74€

Aménagement plateforme bas Lunel

12 324,00 €

10 304,35 €

7 212,00 €

5 112,00 €

Eclairage public Les Combes    

33 445,00€          

27 964,05€         

33 445,00€

 

 

Remplacement toiture Douinas                          

25 000,00€         

20 903,00€         

16 722,41€           

8 277,59€

 

Rinouvier travaux de sécurisation        

179 184,75€        

149 820,00€         

74 910,00€        

104 274,72€

 

Matériel agricole moulin Source    

100 000,00€          

83 612,04€          

58 528,00€         

27 752,85€

 

Matériel de déneigement

22 126,00 €

18 500,00 €

11 100,00 €

11 026,00 €

Plantations Bonardel

1 674,40 €

1 400,00 €

840,00 €

834,40 €

Achat terrain Rte Massoins         

2 416,00€                                         

2 416,00€

 

2 416,00€

 

 

Abris conteneurs Massoins        

45 000,00€          

37 625,42€          

20 693,98€         

24 306,02€

 

Abris conteneurs Tennis        

15 000,00€          

12 541,81€           

6 897,99€            

8 102,01€

 

Abris conteneurs Lunel              

15 000,00€          

12 541,81€           

6 897,99€            

8 102,01€

 

Arrosage Vigne/Condamine       

30 000,00€         

25 083,61€         

12 541,81€          

           17 458,19€

 

Cimetière 2èmeTranche              

43 535,00€           

36 500,50€          

20 020,28€        

23 514,72 €

 

Création local ambulance CMS

5 538,00 €

4 630,43 €

3 471,00 €

2 067,00 €

Voirie communale 2012/2013   

154 000,00€         

128 785,54€          

90 133,00€         

63 867,00 €

 

 

oui l’exposé de Monsieur le Maire et après en avoir délibéré, le Conseil Municipal accepte / refuse par 10 voix pour, 0 voix contre et 2 abstentions, la liste des travaux a réaliser par recettes d’emprunt selon les modalités financières décrites ci-dessus.

 

ont vote contre :

se sont abstenus : B. BRIQUETTI et B GHERBI           

 

17- les 4 taxes 2012

 

Le Maire rappelle que les budgets de la commune étant bien équilibrés, les taux applicables en 2012 peuvent rester les mêmes que ceux pratiqués en 2011 :

 

 

Taux nationaux moyens 2011

Taux du 06

moyens

2011

 

Taux des EPCI

2011

Taux d'imposition

Villars 2011

 

Taux d'imposition Villars 2012

Taxe Habitation

(TH)

23.76

25.70

6.29100

 

12.10

12.10

Taxe Foncière Bâti

(TFPB)

19.89

17.65

4.42770

 

3.39

3.39

Taxe Foncière Non Bâti (TFNB)

48.56

28.25

10.69500

31.44

31.44

Cotisation Fonçière des entreprises (CFE)

25.42

/

11.92000

 

16.54

16.54

 

Ouï l’exposé du Maire et après en avoir délibéré, le Conseil Municipal par 12 voix pour, 0 voix contre et 0 abstention accepte / refuse l'application des memes taux de taxes en 2012 tels que pratiques en 2011 et definis comme ci-dessus.

ont vote contre : 

se sont abstenus :

 

18- adoption du compte de gestion – budget m 49

annee 2011

 

Vu le Code général des collectivités territoriales, notamment les articles L.5212-1 et suivants,

Vu le Décret n° 1587 du 29 décembre 1962 portant règlement général sur la comptabilité publique,

Considérant que le conseil municipal doit se prononcer sur l’exécution de la tenue des comptes de Monsieur le receveur Municipal pour l’année 2011,

Considérant la concordance du compte de gestion retraçant la comptabilité patrimoniale tenue par Monsieur le Receveur municipal avec le compte administratif retraçant la comptabilité tenue par Monsieur le Maire,

Article 1 :

D’adopter le compte de gestion du receveur Municipal pour l’exercice 2011 et dont les écritures sont identiques à celles du compte administratif pour l’année 2011.

Article 2 :

La présente délibération peut faire l’objet d’un recours pour excès de pouvoir devant le tribunal administratif dans un délai de deux mois à compter de sa publication et de sa réception par le représentant de l’Etat.

Article 3 :

Le receveur Municipal est chargé de l’exécution de la présente délibération.

oui l’exposé de Monsieur le Maire et après en avoir délibéré, le Conseil Municipal decide d’adopter / de ne pas adopter par 12 voix pour0 voix contre et 0 abstention adopter le compte gestion M49  2011 du receveur municipal  pour l’exercice 2011.

ont vote contre : 

se sont abstenus :

 


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