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4 juin 2008 3 04 /06 /juin /2008 10:00

 

 

N° 1 Avril-Mai 2008 (suite d’Alternative et Ecologie)(suite d                  

 


 

Espoir et Réalité 

Un article du journal Politis

« Pour une gauche écologiste et sociale.

L'inadéquation entre les formes politiques et les urgences écologistes et sociales est une des grandes affaires de l'époque.

Quand on a 20 ans et mille parutions derrière soi, il est temps de se soucier de son avenir. « Dis, jeune Politis, que feras-tu quand tu seras enfin adulte ? »Mais le développement d'un journal ne suit pas les lois de la biologie. La presse qui nous occupe, et nous passionne, est tributaire d'autres cycles, moins linéaires, qui sont ceux de la politique. C'est en cela que le bilan de Politis peut être intéressant. Il ressemble comme deux gouttes d'eau à celui de la gauche sociale et écologiste ».

De Juquin à Bové

 

« L'éclosion se fait attendre… mais nous sommes bien vivants, et cette résistance a évidemment un sens. Certes, si l'on voulait sourire cruellement à nos dépens, on résume- rait ces vingt ans à deux chiffres,  deux   scores  de

 

candidats que notre journal a soutenus : 1988, Juquin 2,1 %, et 2007, Bové 1,3 %. Arithmétique meurtrière ! ».

Le rappel à la réalité des élections italiennes

« Et, au cas où cette brutale réalité n'aurait pas eu raison de notre instinct de survie, nous pourrions encore invoquer les récentes élections italiennes et l'échec électoral de la toute jeune coalition Arc-en-ciel. Fort heureusement, nous savons que les urnes sont trompeuses et qu'elles ne rendent pas compte fidèlement des évolutions politiques.

 

M.G Buffet s’interroge-t-elle ?

Ainsi, le Parti Démocrate italien a continué de capter bon gré mal gré les voix de la gauche, alors que lui-même ne se réclame plus ni du socialisme, ni de la social-démocratie, ni même de la gauche. Nous savons que d'autres réalités, qui ne sont pas électorales, sont à l'œuvre au tréfonds de nos sociétés ».





L’espace d’une gauche sociale et écologiste…

 

« En vingt ans, l'espace d'une gauche sociale et écologiste n'a cessé de s'étendre. Cela en raison de l'évolution vers la droite des partis socialistes européens. Un glissement constant et vraisemblablement irréversible qui a son explication économique (l'argent et le pouvoir sont du côté de la mondialisation libérale), mais qui délaisse une part de plus en plus importante de l'opinion.

Parallèlement, la prise de conscience des ravages du capitalisme financier ne cesse de gagner du terrain. Nous sommes tous les jours plus nombreux à comprendre que le monde marche sur la tête.

Que l'appât du gain et des surprofits, qui va de pair avec les hymnes à la croissance, ne fait qu'aggraver la crise. Avec la famine, l'aveuglement n'est plus guère permis.

Bernard Langlois rappelle dans son bloc-notes (voir pages 46 et 47) combien, il y a vingt ans, le discours d'un René Dumont était marginal et paraissait incongru. Il est aujourd'hui, par la force des choses, sur la place publique. Avec sincérité, ou par feinte, le néolibéralisme est partout en accusation.

Le grand paradoxe Or, voilà le grand paradoxe : les forces politiques qui s'interrogent sur la croissance, sur le consumérisme, sur nos modes de vie, sur un autre partage des richesses, et au total sur la remise en cause réelle du néolibéralisme, restent peu audibles.

Nous, citoyens des démocraties occidentales, sommes aujourd'hui en proie à une sorte de schizophrénie. Nous avons pris conscience de beaucoup de choses, mais nous continuons de voter pour des partis politiques qui n'ont rien intégré des leçons récentes de l'histoire, sauf à tenter de les récupérer par une habile communication.

Il y a encore trente ans, au lendemain des Trente Glorieuses, il était facile d'établir des correspondances entre les grandes formations politiques et leur base sociale. Cette lecture est pour le moins malaisée aujourd'hui ».

Nota : la plupart des intertitres sont dus à la rédaction d’Altermondialisme et Ecologie.

 


 

Prendre le temps de           réfléchir sans tabou


Où en sont les   mouvements

Antilibéraux ?

   Anticroissance ?

        Anticapitalistes ?

              Alterécologistes ?

                  Altermondialistes ?

 

 

Cette mouvance, qui se veut à la gauche du PS, se caractérise par une grande diversité.

Ces différents courants refusent la mondialisation capitaliste et financière, mais ne parviennent pas à trouver un « dénominateur commun positif ».

 

Ainsi on peut facilement repérer de véritables  abimes idéologiques entre un adhérent de la Ligue Communiste Révolutionnaire, un adepte de la démarche de la Décroissance, un Alterécolo, un Rénovateur communiste, un Orthodoxe communiste, un Mélanchoniste, un Fabusien…

 

Les histoires de chacun sont différentes, les refus et les positionnements idéologiques partent de thématiques opposées…

 

Ne pas éviter les questions

Nous sommes un certain nombre à nous poser des questions et à évoquer des solutions possibles qui ne satisfont toujours qu’une partie de ceux qui se posent les dites questions.

Mais devant les échecs répétés d’unification de ces différents courants, il devient indispensable  de se poser quelques questions.

Inéluctabilité du productivisme et de l’ultralibéralisme en Europe et dans le monde ?

Question, pourquoi années après années alors que pratiquement tous les pays privatisent, mettent sur le marché privé : l’eau, l’énergie, la santé, l’éducation, l’environnement, seules d’éphémères victoires en négatif, comme le « NON » au Traité Constitutionnel dans deux pays européens, émergent-elles épisodiquement ?

Seuls des pays Sud Américains résistent.

 

Hors du PS point de salut ?

Résultat ? En France le PC, Les Verts, les Radicaux vivent à l’ombre du grand frère qui capte tous les électorats, y compris ceux qui culturellement et économiquement sont en rupture avec le productivisme et l’ultra libéralisme

N’y a-t-il donc pas de bout de tunnel pour ces 15 à 20 %  d’électeurs qui se situent dans le champ de l’alternative, de l’alterécologie et non pas dans celui de l’accompagnement du système ?

 

Rassemblement et Fusion à l’allemande ?

 

Dans un temps très court et avant les prochaines élections européennes et régionales certains pensent qu’il est possible de rassembler dans un même mouvement : les Comités Unitaires Antilibéraux, les minoritaires de la LCR, les Alterécolos, les rénovateurs du PCF, les « mélanchonistes » et éventuellement des proches de Laurent Fabius.   

Est-ce pour lancer une dynamique permettant de créer une alternative à l’allemande on ne sait ?

 

Mais vu l’émiettement de ces différentes composantes, la solution du rassemblement, et donc la fusion à l’allemande jamais véritablement tentée, semble avoir fort peu de change de réussir, en tous cas, à court et moyen termes.

 

Et d’ici là le bipartisme continuera probablement à se développer en ramenant régulièrement les électeurs soit à l’UMP soit au PS.

Ainsi, beaucoup d’électeurs vont continuer à voter alternativement et certains « par défaut » pour l’un  ou l’autre de ces deux pôles.

 

 

Compromis  territoriaux d’autonomie contractuelle Impossible ?

 

Pas d’option à l’allemande.

Si l’option d’une solution à l’allemande a très peu de chance d’aboutir au niveau national d’ici les européennes et les régionales il aurait été peut-être plus judicieux de travailler à des « compromis territoriaux » sur des espaces plus restreints comme le niveau régional.

 

Pas de plate-forme commune.

Mais, les différentes composantes antilibérales et anti productiviste des différentes Région se révèlent incapables de se rassembler sur une « plate-forme commune ».

Ainsi il ne leur est pas possible de rencontrer de manière concertée les sensibilités du PS proches de leurs analyses ou celles plus éloignées mais capables de mesurer leurs apports alternatifs.

 

Pas d’autonomie contractuelle.

Le but aurait pu être de tenter de réaliser des « compromis politiques » régionaux susceptibles de mettre  en  application  une  partie des options antilibérales et anti productivistes sur les territoires précis de ces dits espaces.

Ce concept déjà éprouvé en PACA permet le rassemblement sur ce qui est commun et de garder la liberté de décision et de vote sur les domaines de divergences.

Compromis et compromissions.

Les « Altermondialistes et Ecologie » au Conseil Régional PACA utilisent ce système qui fonctionne parfaitement. Ces élus n’ont pas voté l’A51, ITER, l’Opération d’Intérêt National de la plaine du Var…

Cette option se révèle elle aussi irréalisable car le « compromis contractuel » semble être compris comme une obligatoire « compromission ».

Ensemencements réciproques.

Si ces « compromis contractuels » avaient été tentés il aurait pu naître alors une démarche plurielle « dedans-dehors » qui aurait ensemencé sans doute toutes les composantes capables de se rencontrer et de discuter pour le plus grand bien de nos territoires, des hommes et de la planète, in fine.

 

Entrer au PS pour créer un courant altermondialiste

et écologiste ?

 

Il existe d’autres hypothèses, entre-autres celle de la rentrée au PS par la petite porte de « l’entrisme », chacun son tour, en fonction des intérêts locaux, des situations locales ou personnelles.

 

Une démarche plus globale avait vu le jour au moment du Front Populaire avec l’exemple célèbre de Marceau Pivert.

Ce qui n’a jamais été tenté c’est d’envisager une démarche officielle de rentrées groupées, en précisant les contours politiques de cette démarche.

 

Avantage ?

Sans doute de disposer de la force d’un grand parti qui renait de ses cendres après ses défaites qui ne sont pas historiques ni définitives, mais qui lui demandent chaque fois une adaptation au monde tel qu’il est devenu et le fait glisser vers le modèle social démocrate européen ce qui n’était pas une fatalité historique en France.

Intervenir réellement et politiquement sur les différents niveaux de la formation sociale dans laquelle on lutte.

Etre en capacité de mettre en place des expériences de gestions alternatives, car ne jamais participer à un exécutif réduit les contestataires à la seule… contestation.

Renforcer les pôles de gauche du PS.

Inconvénients ? Cette démarche nécessite de fortes bases politiques et des capacités à introduire de « l’alternative » dans un parti dont la tradition essentielle des militants est le social classique alors que beaucoup des dirigeants issus des grandes écoles de cette République très inégalitaire s’efforcent de traduire ces aspirations dans le cadre d’un système qui les contredit.

De plus, les luttes de courants ne sont pas nécessairement le reflet de ce qui bouge, évolue, émerge dans la société.

Les synthèses et compromis internes ne répondent que rarement aux besoins environnementaux et sociétaux. Par exemple la nature n’a que faire des compromis politiques.

 

Ces courants sont-ils condamnés à travailler le terrain pour rabattre les électeurs vers le PS tel qu’il est devenu ?

Mais par ces temps où les Fadéla vont chez Sarkozy, où le marché et le libéralisme ont gagné (cf le journal Alternative

Economique) n’est-il pas légitime de se poser des questions en particulier sur ces sociétés dites développées dans lesquelles les « alternatives politiques » sont vouées à perpétuellement être dans l’opposition sans jamais pouvoir construire en situation de pouvoir et de décision ?

Ou alors, faudrait-il dire clairement que les différents niveaux de pouvoir ne sont plus à prendre et à transformer et qu’il ne reste plus, aux alternatifs de tous bords, que les luttes de terrain pour rabattre ensuite politiquement et électoralement les mécontents…sur le Parti Socialiste dominé par des sociaux-démocrates ?


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14 mai 2008 3 14 /05 /mai /2008 10:35
Des élus régionaux chez le Recteur de l’Académie de Nice V endredi 25 avril,
nous arrivons au dernier étage du rectorat de Nice. Nous voici prêts Eliane Guigo, Anne-Julie Clary et moi-même  à rencontrer M. le Recteur de l’académie de Nice.
Objectifs de notre visite L’inquiétude de la société. Nous devions rappeler que les parents, les élèves et les professeurs sont très inquiets par la suppression de 11000 postes dans l’Education Nationale.




Les retards de l’académie.
Nous devions aussi rappeler les retards de notre académie et le plan de rattrapage qui avait permis de créer plus de 170 postes avant 2005 et nous avions comme objectif 300 postes d’ici 2010.
Région engagements respectés Nous avons tenu à souligner les efforts de la Région en matière de construction de nouveaux lycées et son engagement total dans la « vie lycéenne ».
 Perte de 189 postes. Au contraire il est prévu pour notre académie une perte équivalente de 189 postes. Et puis nous avons insisté sur les disparités entre les deux académies où les attributions de bourses ne sont pas traitées de la même façon. Nous montrons que les dérogations accordées par la nouvelle carte scolaire déséquilibrent les effectifs d’un collège à l’autre. Et puis ces options que l’on supprime, comme le théâtre au Lycée de Drap. Bac professionnel encore plus difficile. Et ce Bac professionnel qui passe de 4 ans à 3 ans. Ce sont les élèves les plus en difficultés qui ne pourront pas suivre l’accélération du rythme.
Veut-on décourager les enseignants ? Les enseignants sont découragés. Ils pouvaient s’attendre avec la baisse démographique à un allègement des effectifs par classe. Ca ne sera pas le cas, et les classes seront toujours autant surchargés.
Réponses classiques du Recteur
1° L’effort national porte sur le primaire et sur le supérieur (avec 15 milliards d’€ supplémentaire).
2° Le Bac pro. Actuel ne joue pas son rôle puisque seulement 10 % des jeunes y accèdent dans cette académie.
3° Par contre seront renforcés et les bons élèves feront le Bac pro. En 3 ans.
4° Les moyens sont intégralement conservés. La dotation globale horaires n’a pas variée d’un euro, soit 98 143 heures.
Ce ne sont pas 189 postes qui sont supprimés mais seulement 79 qui correspondent à la baisse démographique. C’est une baisse de 0,6 % seulement. Les 105 postes restants sont transformés en heures supplémentaires. Le taux d’encadrement n’a pas varié dans les lycées avec 29 élèves par classes et 21 pour le Bac pro. Bref, nous avons eu les réponses que nous attendions. Nous avons eu droit à des graphiques montrant que la diminution du nombre de professeurs était inférieure à la diminution du nombre d’élèves.
En fait au lieu de profiter d’une baisse provisoire du nombre d’élèves pour améliorer la qualité de l’enseignement et travailler par petits groupes comme j’ai eu la possibilité de le faire dans un collège, nous allons continuer à subir des classes surchargées et à être dans l’impossibilité d’aider les élèves en difficulté. Le démantèlement du Service Public de l’Education se poursuit, poussant les parents à aller dans le privé.
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13 mai 2008 2 13 /05 /mai /2008 09:50

Objet : Droit de vivre et de consommer sans OGM.

Prénom, Nom : Malausséna Edgar
Profession : Retraité Ed. Nat. Maire Villars-sur-Var et Conseiller Régional PACA
Adresse : Vire-Var. Quartier Le Savel.
Code postal Localité : 06 710 Villars-sur-Var


Monsieur le Président de l'Assemblée Nationale

Copie aux membres de l'Assemblée Nationale de ma région

Madame la Députée, Monsieur le Député
Attachés aux AOC et labels de qualité qui font la renommée de la  France, comme à la protection de l'agriculture conventionnelle et  biologique ainsi que des espaces naturels remarquables, nous  considérons que l'avenir de ce patrimoine national serait  irrémédiablement menacé par les disséminations d'OGM.

Nous serons vigilants sur votre vote en seconde lecture car nous ne  voulons pas que les OGM rejoignent la liste des grands scandales  sanitaires (sang contaminé, vache folle, amiante...).

Nous vous demandons de déposer un amendement précisant que le texte  de projet de loi sera soumis aux citoyens par référendum.

Veuillez croire, Madame la Députée, Monsieur le Député, en notre  détermination à poursuivre le combat.

Le 9 mai 2008.

Edgar Malausséna.

 

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21 avril 2008 1 21 /04 /avril /2008 09:31
Altermondialisme et Ecologie avec les personnels du CHU.
Nous sommes entrés dans la phase active de la mise en œuvre des plans gouvernementaux concernant les différents domaines comme :
- la Justice,
- l' Education nationale,
- la Santé...
Ces démantèlements font suite à ceux qui ont concernées les grandes industries nationalisées, les secteurs télécom, celui de la poste et celui plus rampant de la SNCF... Et dans chacun de ces domaines l'on se rend compte qu’il y a derrière le "libéralisme du marché", avec les privatisations, les restrictions...
Les personnels du CHU de Nice n'acceptent pas les conditions qui leur sont faites et en particulier les annonces de licenciements.
Voici le texte envoyé aux différents syndicats du CHU de Nice et en particulier à Sud Santé 06 qui nous a écrit :
 "Nous sommes tous conscients que la privatisation de la santé passe d'abord par la restriction de l'offre publique sous prétexte de rationalisation des coûts.
En dernière instance ce sont toujours les personnels et les patients qui paient la note de la dite rationalisation. C'est pourquoi nous considérons que les luttes sectorielles, les luttes locales sont très importantes dans la mesure où elles s'affichent comme un refus à la marchandisation de la santé.
Notre problème à tous est de savoir comment répondre autrement qu'au coup par coup, et comment engendrer des changements politiques de fond dans une Europe, dans une France où tout converge vers la régression sociale ?
Sincèrement nous pensons que le lien entre les luttes syndicales et les réponses politiques progressistes doivent trouver leur solution dans une relation d'autonomie contractuelle entre les pôles syndicaux et les pôles politiques.
 Nous sommes avec vous de tout cœur.
 Edgar Malausséna.
Conseiller Régional.
Maire de Villars-sur-Var.
Président d'Altermondialisme et Ecologie PACA"
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25 février 2008 1 25 /02 /février /2008 14:28
 
Dans la suite du Grenelle de l’environnement, un fond de compensation pour la biodiversité a été lancé par la Caisse des dépôts à travers sa nouvelle filiale, « CDC Biodiversité ». Appuyé par un comité scientifique et par des associations de défense de l’environnement, il doit permettre aux opérateurs économiques de restaurer ou de compenser les dommages créés par les projets d’infrastructures.
Comment compenser les impacts des activités économiques sur la biodiversité ? La question est complexe, et l’enjeu tout aussi crucial que celui du réchauffement climatique. Menacée par les activités humaines, la biodiversité connaît actuellement sa 6ème période d’extinction dans l’histoire planétaire. 60% des écosystèmes à l’échelle mondiale sont dégradés, et le rythme d’extinction des espèces a été multiplié par 200 au cours des deux derniers siècles, préviennent les experts. Or, les « services écologiques » rendus par la biodiversité à l’humanité et à son  développement économique sont innombrables. Leur disparition a également un coût, chiffré pour la 1ère fois par le PNUE en 2005. Son rapport * évalue  par exemple les écosystèmes côtiers constitués par les mangroves, à plus de 1000 dollars l’hectare à l’état naturel. Une fois défriché pour faire place à la culture de crustacés, le même terrain ne vaut plus que 200 dollars l’hectare. Outre une valeur économique, la biodiversité a des vertus sanitaires et pharmaceutiques considérables : 70% des traitements contre le cancer en sont issus aujourd’hui. Pour autant, peu d’instruments politiques et économiques ont été mis en œuvre pour préserver ces ressources. La France, qui abrite avec ses DOM TOM une part importante de la diversité biologique, a lancé en 2007 lors du Grenelle la création d'une « trame verte », destinée à relier les espaces naturels et à les protéger, Nicolas Sarkozy ayant par ailleurs déclaré « que désormais, toutes les décisions publiques devront être arbitrées en intégrant le coût de la biodiversité ». Or, la question de l’évaluation de ces impacts et de leurs coûts commence tout juste à se poser et  n’est pas encore à l’étude dans les grandes entreprises.
 « Aucune perte nette de biodiversité »
C’est dans cette perspective que s’inscrit le lancement du premier fond de compensation pour la biodiversité, créé par la Caisse des Dépôts via une nouvelle filiale, « CDC Biodiversité », qui va se consacrer aux impacts des projets d’infrastructures. Son objectif : mutualiser les actions de restauration, de gestion et de compensation de la biodiversité, grâce à un appui scientifique et technique. Inscrite dans la loi depuis 1976, l’obligation de compenser les impacts environnementaux causés par les infrastructures routières ou immobilières, par exemple, n’a en effet jamais été réellement appliquée. Les maîtres d’ouvrages, censés réaliser eux-mêmes les études d’impacts, se contentaient d’un dédommagement financier, faute d’autres moyens à leur disposition. « L’offre de compensation était jusqu’ici trop peu structurée, souligne le président de la CDC, Augustin de Romanet. Cette nouvelle filiale interviendra en premier lieu auprès des maîtres d’ouvrages pour les aider à gérer sur le long terme leurs impacts écologiques, les réduire et compenser  ceux qui ne peuvent être évités ».
Dotée de 15 millions d’euros et d’un comité scientifique composé d’experts de l’environnement et d’économistes, CDC Biodiversité est avant tout un outil d’action, chargé de réaliser des programmes de compensation sur le terrain. Dès lors qu’une espèce ou un éco-système est atteint par un projet sur un territoire, le maître d’ouvrage compensera en finançant une opération de réhabilitation écologique ailleurs.
CDC Biodiversité constituera une plateforme d’échange et de services entre associations (FNE notamment) et experts de l’ingénierie écologique d’une part, et acteurs économiques de l’autre. Deux objectifs ont été fixés : « aucune perte nette de biodiversité dans la réalisation d’un ouvrage ou la conception d’une zone d’activités, et la prise en charge intégrale des impacts environnementaux par ceux qui portent atteinte à la nature », précise Augustin de Romanet. Evalué à 500 millions d’euros, ce nouveau marché de la compensation doit également se prémunir de dérives éventuelles : « le fait de compenser ne signifie pas que l’on puisse multiplier les projets d’infrastructures en contrepartie, indique Laurent Piermont, président de la Société forestière et initiateur de CDC Biodiversité. A l’image du marché carbone, la compensation doit s’inscrire dans un cadre général de sobriété ». Complexe, ce marché devra également déterminer les « prix » de la biodiversité et définir ce qui peut être compensé ou non. Mis en œuvre aux Etats-Unis, « le système a permis de reconquérir des milieux naturels et assurer des continuités écologiques », assure Jean-Claude Lefeuvre, membre de l’Institut français de la biodiversité et du comité scientifique de CDC Biodiversité.
*« Évaluation des écosystèmes au début du millénaire »,  Rapport du PNUE, 2005.
Véronique Smée
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5 février 2008 2 05 /02 /février /2008 16:10
KoKopelli
Les verdicts sont tombés, l’Association Kokopelli est lourdement condamnée :
       - 12.000 € pour le grainetier Baumaux
       - 23.000 € pour l’état et la fédération des industriels de la semence (FNPSPF).
Il faut être réaliste : les semences que défend l’association Kokopelli, étant maintenues dans l’illégalité par une volonté politique, nous ne pouvions pas gagner ces procès.
Malgré les directives européennes, les avis de l’ONU, du Sénat, de scientifiques, d’agronomes affirmant l’urgence de sauvegarder la biodiversité végétale alimentaire, l’état français refuse de libérer l’accès aux semences anciennes pour tout un chacun.
C’est ce qui permet aujourd’hui aux magistrats d’infliger ces lourdes peines à l’association Kokopelli. Dans le cas du procès de la SAS Baumaux pour concurrence déloyale, M. Baumaux verra donc son bénéfice de 800.000 € augmenté de 10.000 € et recevra 2.000 € pour ses frais.
L’état français recevra 17.500 € au motif que KOKOPELLI vend des semences illégales, 5.000 € seront consacrés aux frais et à l’information du bon peuple sur les pratiques dangereuses de l’association KOKOPELLI. Les semences qui ont nourri nos grands-parents et qui servent à nous nourrir aujourd’hui par le jeu des croisements, sont donc devenues illégales et dangereuses. Nous avons eu droit au grenelle de l’environnement : il faut sauver la biodiversité ! alors pourquoi condamner une association qui sauvegarde avec ses adhérents et ses sympathisants, plus de 2500 variétés en risque de disparition ? Pourquoi condamner ces semences dont la FAO reconnaît qu’elles sont une des solutions pour assurer la souveraineté alimentaire, face aux dérèglements climatiques et à l’augmentation de la population mondiale ? Pourquoi les mêmes variétés, selon qu’elles sont vendues par KOKOPELLI ou d’autres opérateurs entraînent condamnation ou mansuétude ? Pourquoi les grandes surfaces vendent des fruits et légumes issus des variétés interdites à KOKOPELLI, en toute impunité (en tout cas à notre connaissance).
Les condamnations infligées à KOKOPELLI ne sont donc pas à chercher dans la nature des semences que protège l’association, mais dans ses actions.
L’association propose aux jardiniers, aux paysans, d’être autonomes et responsables, face au vivant. Dans notre société du tout marchandise, c’est intolérable. Le plus grand grief (sous jacent) fait aux semences anciennes ou de pays, est d’être reproductible et qui plus est adaptables à de très nombreuses conditions de cultures, sans le soutien de l’agro chimie. Voilà la faute de KOKOPELLI : conserver le levain des savoirs populaires, agronomiques et génétiques. A l’heure où l’on veut nous faire croire que le tout hybride, OGM, chimique, énergie fossile, sont les seules possibilités d’assurer notre alimentation, propager l’autonomie semencière par l’exemple est devenu répréhensible. Ce qu’il faut retenir de ces condamnations, c’est la volonté affichée d ‘éradiquer les alternatives techniques et semencières autonomes.
Depuis 15 ans, KOKOPELLI protège la diversité de nos jardins, de nos champs, de nos assiettes, tout en essayant de faire évoluer le cadre juridique vers une reconnaissance de la valeur agronomique et culturelle des variétés reproductibles : L’ETAT FRANÇAIS NOUS A FAIT ECHOUER. Aujourd’hui, la disparition potentielle de KOKOPELLI ouvre un boulevard à l’uniformisation culturelle et productiviste agricole. La disparition de la « vraie » biodiversité basée sur la variabilité génétique d’une multitude de variétés locales ne sera jamais, et de très loin, compensée par la multiplicité de quelques variétés clonées.
Il est intéressant de noter la similitude des actions et de la répression envers les faucheurs volontaires, les amis de l’ortie, les défenseurs de l’herboristerie et KOKOPELLI : chacun cherche à sa façon, à protéger  et promouvoir la vie et la continuité des savoirs. Pour notre gouvernement, tout cela est devenu répréhensible ! Face à ses contradictions, entre ses déclarations enflammées du Grenelle de l’Environnement et les condamnations qu’il obtient contre les défenseurs de la biodiversité, gageons que l’état français mettra un point d’honneur à prendre en réelle considération le devenir des générations futures.
L’association KOKOPELLI a toujours proposé la résistance fertile  non violente et le dialogue, peut-être étions-nous trop en avance ? Mais maintenant, sauver la biodiversité est d’une extrême urgence. Si l’agriculture productiviste que protège le gouvernement se trompe, vous trompe, nous trompe, quelle stratégie de repli aurons-nous ? Si nos élus ont contribué à éradiquer notre patrimoine semencier alimentaire ?
La solution est dans votre camp, mesdames et messieurs nos gouvernants. Une fois, vous avez pu revendiquer « responsables, mais pas coupables ». Devant la faim du peuple, cet argument ne tient pas.
N’obscurcissez pas l’avenir, il l’est déjà suffisamment.
Mais peut-être faut-il lancer un appel : aux semences, citoyens 
 
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5 février 2008 2 05 /02 /février /2008 11:00
 
Un maïs enrichi en vitamine A est mis au point sans recours à la transgénèse.

LE MONDE | 18.01.08 | 15h26 * Mis à jour le 18.01.08 | 15h26

La biotechnologie agricole ne se résume pas à la transgénèse.

Dans celle-ci, on transfère d'une espèce à une autre un gène permettant d'améliorer un de ses caractères, formant ainsi un organisme génétiquement modifié (OGM). Mais il existe d'autres voies d'amélioration végétale : c'est ce qu'illustre une importante étude paraissant dans la revue Science du vendredi 18 janvier, qui expose une méthode de sélection d'un maïs présentant une proportion importante de provitamines A, des molécules capables de se transformer en vitamine A une fois ingérées.

Une culture à grande échelle de ce maïs permettrait de lutter contre une maladie qui sévit dans les pays les plus pauvres : la xérophthalmie, cécité progressive favorisée par le manque dans l'organisme de vitamine A, qui affecterait 17 % à 30 % des enfants de moins de 5 ans en Afrique subsaharienne.

Le travail mené par Carlos Harjes, un généticien de l'université Cornell (Etats-Unis) basé aujourd'hui chez Monsanto, a consisté à appliquer une méthode qui se répand de plus en plus en recherche agronomique, la génétique d'association, promue par Edward Buckler, autre signataire de l'article. Le but est de trouver, au sein d'une espèce, les gènes codant des caractères intéressants, que l'on pourra ensuite transférer, par croisements classiques, à d'autres variétés de la même espèce.

Dans le cas étudié, il s'agissait donc de trouver les gènes codant pour les précurseurs de la vitamine A, dont le plus efficient est le bêta carotène. Certaines lignées de maïs présentent un taux élevé de bêta carotène (66 microgrammes par gramme de graine), mais la majorité des variétés consommées dans le monde ont un taux beaucoup plus faible, de 0,5 à 1,5 microgramme.

Comment expliquer cette variation de production de provitamine A ?

Par le polymorphisme des gènes impliqués, c'est-à-dire par les variations mineures de la séquence d'ADN qui les compose. L'objectif premier des chercheurs a donc été d'identifier les formes particulières des gènes commandant une forte production de bêta carotène. Ils l'ont fait au moyen d'une série de tests génétiques et statistiques sur 288 lignées de la céréale.

Au total, la zone précise du gène impliquée et les formes responsables ont été identifiées. Grâce à cette information, les chercheurs ont développé des outils d'identification (ou marqueurs) des formes du gène associées à une meilleure composition en provitamine A. Ces marqueurs vont permettre de rechercher facilement, dans l'ensemble des collections de maïs, les plantes qui présentent une forme favorable du gène et de transférer ensuite ces gènes par croisements classiques dans les variétés cultivées.

"C'est une belle étude, commente Laurence Moreau, généticienne à l'Institut national de recherche agronomique (INRA). Elle démontre l'intérêt de la génétique d'association pour identifier des gènes d'intérêt au sein d'une espèce et définir des marqueurs facilitant leur utilisation en sélection."

L'équipe rend disponibles les informations génétiques afin de permettre aux sélectionneurs de tous les pays de produire facilement et rapidement par "sélection assistée par marqueurs" des maïs ayant un fort contenu en vitamine A.

La méthode présentée dans cet article vient donc rivaliser avec le "riz doré", mis au point par le chercheur suisse Igo Potrikus, qui vise aussi à augmenter la teneur en vitamine A de la céréale, mais au moyen de la transgenèse. M. Potrikus a indiqué, en décembre 2007, dans un entretien avec le site Internet gm-compas.org, que des tests du riz doré seront conduits en 2008.

Mais, observent les auteurs de l'étude de Science, il existe "une acceptation limitée des OGM dans les pays en développement". Une part essentielle du succès tient à l'acceptation du nouvel aliment par les populations visées. Un maïs renforcé en vitamine A, mais non OGM, devrait être aisément adopté par les populations africaines, dont cette céréale constitue souvent une base de l'alimentation.

Par ailleurs, ce succès de la génétique d'association devrait permettre d'élargir le débat sur l'avenir des biotechnologies agricoles.
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14 décembre 2007 5 14 /12 /décembre /2007 10:56
 
 
Connaître le vaste monde
Pour le transformer localement
 
Chers amis lecteurs actifs et sympathisants
Vous tenez entre vos mains le N° 12 de mon compte-rendu d’activités, teinté bien sûr de prises de positions politiques qui sont celles de tous nos amis qui se reconnaissent dans le « Mouvement Régional PACA Altermondialisme et Ecologie » et « AlterEkolo Europe ».
 
L’élu et ses mandants
Ce petit document, je vous l’offre parce que je trouve normal que les élus fassent compte-rendu de leur mandat à leurs mandants, je l’offre aussi à ceux qui, au départ, ne nous ont pas fait confiance.
 
L’Altermondialisme et l’Ecologie 
Ce petit document, je l’ai poursuivi parce qu’il m’a semblé que dans le concert des Altermondialistes, il manquait une voix alternative importante, celle des Ecologistes qui se réclament de « l’Ecologie de la Transformation » et qui se distinguent de « l’Ecologie de l’Accompagnement » qui, elle, ne remet pas en cause les fondements de l’exploitation généralisée de la planète et des êtres vivants en général.          
 
Un Pôle de Transformation ?                     
Discussion politique sur le devenir du mouvement « alter… »
Ce petit document nous a permis aussi de faire état de périodes exaltantes, mais difficiles, lorsqu’il s’est agi d’essayer de faire converger des courants  à la gauche de la « gauche d’accompagnement » desquels pourrait émerger un « Pôle de Transformation Altermondialiste et Ecologique».
 
De la Région à…la Commune
Ce petit document je l’ai souhaité traitant des questions de mes responsabilités régionales et municipales pour tenter de montrer le lien qu’il pouvait y avoir entre un lieu de prise de décision collective et un autre à savoir le municipal, où domine un pragmatisme quotidien difficile souvent à tenir.
 
Economie et Environnement
 
Le Grenelle de l’Environnement
De très grandes attentes !
 
De 1998 à 2004, le Conseil Régional PACA avait inauguré une méthode de travail appelé par son président Michel Vauzelle : « La démocratie participative ». Exemple : dans les A-M les 3 Vice-présidents (dont Edgar) avaient organisé plus de 80 réunions en 3 ans.
 
           
 
En 2007, Ségolène Royal avait repris cette idée et l’avait mise en pratique durant toute sa campagne. Ceci n’avait pas été suffisant pour gagner. Quand le fond n’y est pas…
Quelques mois après le Président Sarkozy lançait une consultation nationale d’une grande ampleur qui a mobilisé des dizaines de milliers de personnes, même s’il y a eu, au départ, présélection.
Evidemment, ces instants « d’éducation populaire » ne changeront pas fondamentalement le caractère de plus en plus présidentialiste de la V° République !
Nous n’avons donc pas boudé notre plaisir. Dans le 06, contrairement aux élus PS, PC, Verts, « Altermondialisme et Ecologie » a participé, ne serait-ce que pour avancer des positions.
Vous trouverez sur le blog d’Edgar sa déclaration lors de l’atelier sur la biodiversité à Sophia Antipolis.
Que pouvions-nous attendre ?
Les partisans de la « Transformation Sociale et Ecologique » ne pouvaient qu’être réticents dès le départ.
En effet, il était évident que les grandes firmes multinationales de l’agriculture, de la chimie, des transports… ne seraient pas remises en cause dans leurs fondements et leurs logiques.
Les partisans du « capitalisme libéré de toutes entraves », eux, ne nous ont pas proposé une « rupture » avec celui-ci.
Le contraire nous aurait étonnés.                                                                               
De plus, on savait qu’un événement franco-français tel que le Grenelle ne pouvait, en aucun cas, avoir pour ambition d’inverser les rapports de « domination » entre pays pauvres  et pays             riches.                                                                              
Et puis, nous attendons toujours que la Social-démocratie européenne penche en faveur d’une véritable alternative environnementale et sociale antilibérale…
 
 

Le contenu du Grenelle.
Un début ?
 
 
Une fois n’est pas coutume nous sommes allés chercher l’information sur la lettre d’un Député UMP. Il s’agit de M. Charles-Anges Ginésy de la  5°circonscription des A-M.
Nous reproduisons une partie de son texte.
 
« Plusieurs mesures phares volontaristes ont été présentées :
Suspension de la culture commerciale des OGM pesticides, jusqu'au vote d'une loi cadre.
Interdiction avant 4 ans d’utilisation d’une cinquantaine de pesticides classés parmi les plus dangereux.
Réduction de 50 % des traitements en pesticides « sous réserve de la mise au point de méthodes alternatives.
Triplement de la surface agricole en agriculture biologique d’ici à 2010 avec un objectif de 20 % de produits bio en 2012
 
Tabac OGM.
 A noter, qu'au début de l'année 2008 une loi de programmation tiendra les parlementaires en réflexion sur les OGM, la création d'une « Haute Autorité » indépendante, la mise en place d'une règle de transparence…
 
1. La création dans les deux années à venir d’une trame verte nationale, reliant les espaces naturels pour favoriser les déplacements naturels de la faune et de la flore sans interférence humaine.
2. L’opposabilité du texte de loi en cas de construction de nouvelles infrastructures.
Transports : une véritable remise en question :
Sur la question des transports qui sont les principaux producteurs de CO2, les propositions devraient changer radicalement nos habitudes.
 
1 Transports urbains : Construction de voies de bus, de vélos ou de tramways.
2. TGV : 2000 km de lignes nouvelles d'ici 2020.
3. Réhabilitation du transport fluvial et maritime.
4. Arrêt de la construction de nouvelles infrastructures autoroutières.
 
5. Transport aériens : Réduction de 50 % de la consommation de carburant et des émissions de CO2 par des programmes de recherche d'ici 2020.
 
Création de 2 autoroutes maritimes : atlantique (France-Espagne) et méditerranéenne (France-Italie, France-Espagne). Par ailleurs, sont envisagées une écotaxe kilométrique poids lourds, une éco pastille pour l'achat de voitures neuves écologiques.
 
 
Nos premiers avis et constats
 
Oui, on constate un progrès des consciences dans notre pays, mais pratiquement toutes les décisions du Grenelle sont soumises à condition, à expérimentation, ou à innovation incertaines, à venir.
 

De plus, on constate de grandes réticences dans les milieux politiques de droite.
Les élus UMP dans leur grande majorité ne sont pas acquis, et nous nous doutons que les premières mesures vont être difficiles à mettre en pratique. Rappelons que les droites au CR PACA ont voté « contre » la délibération des gauches : «Pour une Région sans OGM »
 
De plus, la France dispose d’un retard de presque 10 ans sur le monde anglo-saxon pour travailler sur l’empreinte écologique.
Sa capacité à proposer des « mesures » fiables pour y parvenir est pour l’instant nulle.
 
Notons, aussi, que l’approche par le seul « plan carbone » permet de justifier la poursuite du nucléaire.
Et l’on retrouve les lobbies…
 
 
Environnement et reproduction de la vie
 

La mort des abeilles met la planète en danger Une épidémie d’une incroyable violence
 
Depuis quelques mois, le processus d’extinction des abeilles s’accélère. Pour certains cela pourrait paraître anodin et sans grande importance. Mais cette incroyable épidémie, qui est d’une grande violence, pourrait selon des scientifiques de plus en plus nombreux sonner le glas de l’espèce humaine.
En effet, l’épidémie se propage de ruche en ruche. L’origine serait un élevage de Floride ; débutée à l’automne 2006, elle a gagné, dans un premier temps, les Etats américains… Les dernières estimations se chiffrent à une disparition de 1,5 millions de ruches sur 2,4 millions au total…

 
Un scénario qui se répète et se répand
Partout le même scénario se répète : les abeilles quittent les ruches pour ne plus y revenir.
Ainsi le Canada, la Suisse, l’Autriche, la Grèce, la Pologne, l’Angleterre subissent ce phénomène baptisé « Marie-Céleste ».
En France, où les apiculteurs ont connu de lourdes pertes depuis 1995 jusqu’à l’interdiction du pesticide « gaucho », l’épidémie a repris de plus belle.
 
« Si les abeilles disparaissent de la surface de la terre, il ne restera pas plus de quatre années de vie à
l'homme. Plus d'abeilles, plus de pollinisation, plus de plantes, plus d'animaux, plus d'homme ». (A. Einstein).
La nature ne peut pas se passer des abeilles
Nous avons de quoi être préoccupés. En effet, 80 % des espèces végétales ont besoin des abeilles pour être fécondées. Sans elles, ni pollinisation et pratiquement pas de fruits, ni de légumes. Sachez que les trois quart des cultures qui nourrissent l’humanité dépendent des abeilles qui sont arrivées sur terre 60 millions d’années avant l’espèce humaine.
 
Une multiplication de facteurs pathogènes
Plusieurs facteurs sont probablement à l’origine de cet effondrement.
On peut citer les pesticides, peut-être un nouveau microbe, les émissions électromagnétiques qui perturbent les nanoparticules de magnétite présentes dans l’abdomen des abeilles.
 
Des indices répétés permettent de penser que des champignons parasites utilisés pour la lutte biologique interagissent entre eux, y compris avec des bio pesticides, provoquant ainsi la destruction des abeilles.
 

Le modèle productiviste est en cause
Bref, il y a de fortes chances pour que dans peu de temps il soit validé une fois encore que notre modèle de développement   humain basé   sur   la production à tout prix, sur la rentabilité forcée, sur l’obligation de résultats rapides et immédiats, soit à l’origine de ce désastre.
 
 

Transports et environnement
 
GREVES. Pas de Grenelle pour les transports ?
 

C’est Eric Ferreres, secrétaire du syndicat des cheminots Toulouse qui le dit : « Alors que le gouvernement organise un Grenelle de l’environnement et annonce un objectif de + 25 % pour le transport de marchandises non routier afin de faire baisser le nombre de camions sur les routes de France, la SNCF, entreprise publique de service public, prend des décisions contraires à l’intérêt écologique, économique et social de la nation ».
En effet en 2004 le plan Véron a mis sur la route un million et demi de camions supplémentaires et a abouti à la suppression de 16 000 emplois en cinq ans dans l’entreprise. De son côté le gouvernement encourage le transport du fret par camions…

 
Transports ferroviaires et le Chemin de Fer de Provence
Le 22 septembre 2007, l’Association les amis du rail avait organisé à Carros un débat sur la « Mobilité, Environnement et Projets ».
 

Un travail de fond avait précédé ce colloque qui s’est focalisé sur le chemin de fer de Provence, sur la traversée de celui-ci en rive droite du Var, sur le refus des services du Conseil Général 06 d’envisager ce passage en rive droite, sur l’accélération de constructions de routes, de voies rapides, de tronçons d’autoroutes dans le département et ailleurs. Malgré cette situation défavorable, félicitons le Vice-président du Conseil Régional, Gérard Piel qui a réussi à négocier dans le cadre du Contrat de Projet, la poursuite du projet de passage du CP en rive droite sur la zone de Carros-Le Broc.

 
Aéroport de Nice Côte d’Azur
La charte des partenaires… pollueurs ?
 
En ce 24 octobre 2007 la CCI avait organisé une table ronde entre les compagnies aériennes, l’aéroport, les associations, les usagers, et a signé la charte des partenaires de l’aéroport en matière d’environnement…
La question centrale était la pollution engendrée par les avions.
D’un côté, les compagnies aériennes qui insistaient sur le fait que les avions ne produisent que 2 à 4 % du CO2 mondial et qui ne souhaitent pas la taxe carbone ;
De l’autre, des usagers très attentifs et certains moins pugnaces que lorsqu’il avait fallu combattre les nuisances sonores et olfactives générées par l’aéroport.
Noël Perna de Région Verte est intervenu pour rappeler que ces nuisances n’étaient pas supprimées.
 

Edgar a rappelé que si le transport aérien ne générait que 2 à 4 % du CO2 mondial, la situation bougeait vite puisque les vols internationaux avaient augmenté de 73 % entre 1990 et 2003 et que l’augmentation serait de 150 % d’ici 2012.
Dans ces conditions appeler les citoyens à faire des efforts de leur côté pouvait sembler dérisoire et en décourager plus d’un devant l’énormité de la pollution mondiale.
Le combat est loin d’être gagné.

Secteur Public
Services publics une destruction annoncée ?
 

Depuis maintenant douze numéros (décembre 2005), nous défendons avec acharnement les services publics, tout particulièrement en zone rurale, pour ce qui nous concerne.
Vous avez pu remarquer qu’à Villars-sur-Var nous avons accueilli des réunions, des débats, des colloques qui ont rassemblé beaucoup de ceux qui souhaitaient résister à la poussée d’un libéralisme économique dévastateur.

 
La loi sur l’eau du 30.12.06 introduit la concurrence
Cette loi directement issue de la directive européenne sur l’eau, prend en compte plusieurs aspects de la question, à savoir l’eau, l’assainissement et les milieux aquatiques. Elle apporte un progrès par son aspect plus global.
Cependant, c’est à nouveau l’occasion de détruire le service public. En effet, les Départements qui sont chargés de gérer l’assainissement et les milieux aquatiques sont dans l’obligation de mettre la gestion de ces secteurs en appels d’offres publics dans la concurrence.
L’exemple de l’ARPE et de l’assainissement
Ainsi l’Agence Régionale Pour l’Environnement et de l’Ecodéveloppement (ARPE), service public dans le cadre d’un syndicat mixte gérait les stations sur trois départements. Son laboratoire de grande qualité conventionné avec l’Agence de l’Eau travaillait en toute indépendance sur les différentes stations d’épuration. Si rien ne change, l’ARPE va perdre ce secteur qui va tomber dans le domaine privé, et ce d’autant qu’un certain nombre de stations n’auront plus l’obligation de ce suivi.
Edgar : « Ne pas rester les bras croisés devant l’adversité »
L’an passé Edgar, en tant que Président de l’ARPE, avait sollicité l’ensemble des parlementaires de PACA pour que la loi n’écarte pas les Agences du secteur de l’Assainissement. Les amendements proposés ont été acceptés par l’Assemblée Nationale.
Il s’agit maintenant de poursuivre la lutte pour que le Service Public puisse bénéficier de Conventions lui permettant d’assumer ses missions, sans entrer dans la concurrence sur un domaine aussi sensible que l’eau.
Sollicité par Edgar Michel Vauzelle, en tant que parlementaire s’est mobilisé sur le sujet.
 
Fonction publique
suppression programmée ?
 
Le Syndicat National de l’Enseignement Secondaire (SNES) titre dans son numéro 656 de L’US : « Fonction Publique : La Contre-Révolution de Sarkozy ». Résumons en quelques lignes.
 

« Sous la rupture la purge. L’innovation budgétaire sera celle d’une programmation pluriannuelle des suppressions de dizaines de milliers d’emplois… 
Statuts : l’intérêt général en jeu. En finir avec le carcan des statuts, voilà le procès instruit souvent contre la fonction publique…Corps, concours, carrières, paritarisme, les principes essentiels qui la fondent sont dans le collimateur présidentiel. Le corps devrait devenir l’exception…
 
Une jeune candidate de la gauche alternative en 2007
Un choix de société. Dans son discours devant les journalistes de la presse, N. Sarkozy précise  « …notre modèle social » n’est plus tenable financièrement, il décourage le travail, il n’assure pas l’égalité des chances… ».
Selon lui, seule la performance et le mérite feront bouger le pays
 
 

Economie et Environnement
 
Les 18èmes Rencontres de l’Environnement à l’Arbois
 
La Biodiversité
 
Dix sept et dix-huit octobre 2007
 
Deux jours à retenir dans la déjà longue histoire de la Région PACA.
Michel Vauzelle prend la parole pour valoriser les actions régionales en faveur de l’environnement et de la biodiversité. Edgar, de son côté, met en valeur un partenariat entre l’Agence de l’eau et l’ARPE…
La BIODIVERSITE, tel était le thème choisi par l’Agence Régionale Pour l’Environnement et l’Ecodéveloppement, son Président Edgar, et ses partenaires.
 
Depuis janvier la cinquantaine d’Agents de l’ARPE était sur le pont
Le site choisi cette année était l’Europole de l’Arbois sous des tentes immenses et presque en quasi totalité en plein air.
Le pari était risqué pour une telle date. Le soleil (avec du vent) a permis la réussite de ce rendez-vous qui est devenu biannuel.
Le montage et le contenu de l’opération ont été menés avec l’Agence de l’eau, l’ADEME, la DIREN, l’Union Régionale des Maires PACA, EDF….
C’est pourquoi cette manifestation champêtre a été d’une étonnante réussite. Les Associations, que d’ailleurs la Région soutient avec ardeur, et les professionnels étaient présents et satisfaits par la beauté du site et la grande fréquentation publique.
On a pu remarquer que dans les différentes Conférences, Colloques, Ateliers tous les constats ont convergé. Oui la planète, du fait de l’activité humaine débridée, connaît des mutations de plus en plus importantes !
Des milieux fragiles disparaissent, d’autres rentrent dans une spirale de l’appauvrissement. Ailleurs des plantes « envahissantes » venues quelquefois de l’autre bout de la planète s’installent progressivement et finissent par supprimer les plantes autochtones.
Il devient nécessaire d’avoir des outils pour mesurer tout cela et donner des pistes aux autorités politiques, aux entreprises, aux élus locaux, aux associatifs, aux citoyens pour lutter contre la perte de la biodiversité.
 

Il ne s’agit pas que d’   une     question
d’environnement. Il en   va   de   l’ avenir de l’économie mondiale qui ne   peut   que chuter si   les conditions de la vie sur terre se dégradent au point que les grands travaux de réparation et de conservation engendrent   des   coûts   tellement    importants   que les   finances publiques et privées ne pourront plus supporter.

 
Infos d’ici et d’ailleurs
 
 
L’olivier de la Paix à Villars-sur-Var
 Villars-sur-Var est jumelé avec la commune piémontaise de Chérasco.
Cette ville de presque 10 000 habitants se veut très européenne puisqu’elle est aussi jumelée à une ville d’Allemagne, une ville de Hongrie et une ville de Roumanie.
Les échanges culturels et scolaires sont en bonne voie cette année. Edgar en tant que Maire et Conseiller Régional a donné son appréciation de l’Europe tant à Chérasco en septembre qu’à Villars en novembre.
Il a fortement insisté sur la nécessité d’une Europe sociale et environnementale dont le but ne peut être que le bonheur pour tous.
 
Un olivier villarois a été planté à Chérasco et un olivier de Chérasco l’a été à Villars, en signe de Paix entre les peuples.
 
 
Foire agricole de Guillaumes
Celle-ci s’est déroulée en novembre 2007, en présence du Député C.A Ginésy, d’Edgar Malausséna représentant Michel Vauzelle, de J.P David Maire de Guillaume, de M. Dessus,
Président de la chambre d’agriculture, et des responsables agricoles locaux…
 
Foire agricole de Puget-Théniers
Celle-ci, moins axée sur l’élevage, s’est déroulée en présence d’Edgar Malausséna représentant Michel Vauzelle et du Conseiller Général Maire de Puget-Théniers R. Velay, de M. Dessus, Président de la chambre d’agriculture, de J.P Astier du Crédit Agricole et des responsables agricoles locaux…
 
Edgar a insisté sur le rapport existant entre l’environnement et l’agriculture de Montagne. Il a précisé que le Grenelle de l’environnement devrait prendre ce fait en compte sous peine de décevoir des millions de personnes.
Il a abordé les questions de la biodiversité insistant sur le fait que l’espèce humaine n’a pas à décider de l’extinction d’autres espèces. Il a assuré que la Région disposait de financements spécifiques pour la montagne.
 
 
 
La culture régionale à Touët-sur-Var
Les associations culturelles ne peuvent vivre sans aide. C’est pourquoi la Région s’investit dans ce domaine.
Edgar a pu constater à Touët-sur-Var, en soirée, combien ces aides étaient bien placées et donnaient des résultats de qualité.
Ici « Dessous de Scène » présente un spectacle d’enfants de Touët devant les amis et les parents.
 
 
 
Dominique Voynet aime Mac Donald’s
Nous reproduisons ici des déclarations de D. Voynet et vous en laissons juges :
"Il (Mc Donald’s) façonne un imaginaire sur des questions importantes comme la relation à l’alimentation, à la consommation, mais aussi à la ville." "Elle (la démarche environnementale de Mc Donald's) donne aussi aux équipes une sérénité, une crédibilité et une cohérence de posture lorsqu'elles parleront d’environnement aux clients."
"(...) je pense que McDonald's est désormais légitime pour parler d'environnement à ses clients."
 
 
Pour 8 millions d’euro
Le saviez-vous ?
 
295 personnes en PACA se sont vu rembourser 8 millions d’euro en 2007, grâce à la nouvelle loi Sarkozy sur le bouclier fiscal.
C’est pratiquement ce qui a été dépensé pour la commune de Villars-sur-Var en 7 ans et pour près de 900 personnes.
 
Solidarité avec les oléiculteurs palestiniens
 
Les oléiculteurs palestiniens connaissent eux aussi l’occupation israélienne. Leurs arbres sont arrachés, les propriétés coupées et les bâtiments isolés des sites de culture (y compris par le Mur de la honte). Les tracteurs ne peuvent circuler et il faut utiliser les ânes pour les transports qui sont difficiles du fait des barrages israéliens…
Dans le cadre de la coopération, la Région PACA a voté des crédits qui permettent de poursuivre la mise aux normes européennes des moulins à huile. Dix-sept moulins fonctionnent dans ce dispositif et les nouveaux crédits vont permettre aux coopératives de se développer.
L’Europe soutien la démarche et grâce à l’Association France Palestine Solidarité des communes oléicoles comme le Broc, Villars-sur-Var… le Lycée horticole d’Antibes, entrent dans une coopération solidaire avec les oléiculteurs palestiniens.
Une soirée était organisée le jeudi 22 novembre à Nice en solidarité avec les oléiculteurs palestiniens. Etaient présents des membres de l’Association, des amis et les élus régionaux Guigo, Chesnel, Mouton, Malausséna. M. El Shatleh responsable palestinien a présenté les difficultés rencontrées par les 70 000 agriculteurs qui font vivre 750 000 personnes et a remercié l’assistance pour sa solidarité active.
 
 
 
Une belle histoire pour « Les jardins de l’Histoire »
 
Ayant bénéficié d’une aide du Fond Social Européen, l’Association La Pomme d’Amour nous avait contacté l’an dernier pour obtenir un financement du Conseil Régional.
Le but ? Réussir à faire cofinancer la création du « Jardin des Potagers » à Tourettes/Loup. Opération réussie.
Il s’agira donc d’un voyage en terre agricole qui passera par un éveil de la curiosité et par le rapprochement physique avec la Nature trop souvent mise à distance. L’Association veut montrer l’extraordinaire travail des hommes et l’évolution des cultures céréalières, aromatiques et médicinales depuis 5000 ans.
 
Faute de place, un extrait de ce reportage est renvoyé au prochain numéro et sur le blog d’Edgar dans sa totalité.
 
 

Europe et Mondialisation
 
« AlterMondialisme et Ecologie » :
    Le nouveau Traité Européen
 
L’Europe libérale serait-elle écologique ?
Un mythe circule chez les Ecologistes et chez Les Verts en particulier. L’Europe en créant la concurrence, en supprimant les grands secteurs étatiques comme EDF-GDF serait le vecteur d’une économie nouvelle dont l’écologie serait la première gagnante.
S’il est vrai que dans certains secteurs économico-environnementaux l’Europe semble en avance sur plusieurs pays comme la France, il faut y regarder de plus près.
 
Quelques exemples de productivisme
anti écologique
 
En effet, l’Europe s’est prononcée pour le programme Reach concernant les produits toxiques.
Mais en « bonne gestionnaire » de l’organisation mondiale de l’économie, les restrictions apportées sur le nombre de substances   dangereuses   et les délais de
Ali dans ses œuvres.        réalisation donneront le temps aux grandes firmes, premièrement de travailler au contournement des textes, deuxièmement de trouver des substituts qui n’entreront pas dans la nomenclature.
On sait d’ailleurs comment la nomenclature européenne sur les semences entraîne la quasi impossibilité de commercialiser des produits anciens, originaux, locaux qui se trouvent de fait hors la loi.
Il nous semble d’ailleurs que l’aveuglement et le silence des Verts français sur ce sujet est tout à fait étonnant.
Autres exemples ?             
La Directive communautaire sur l’eau. De grandes orientations semblent intéressantes, le domaine de l’assainissement est complété par celui des milieux aquatiques, des dates sont fixées. Mais au bout, sur le terrain, on s’aperçoit que l’assainissement (qui revient aux Départements) devra entrer dans l’appel d’offre public et donc dans la concurrence.
Comment alors gérer globalement les questions de l’eau, de l’assainissement, des milieux aquatiques si, sur chaque territoire, des cabinets privés interviendront sans concertation les uns avec les autres et si les suivis et les données ne seront pas globalisés pour déterminer des politiques concertées ?
Voilà donc en quelques exemples, ce que la « concurrence libre et non faussée » va engendrer très rapidement sur les territoires.
Bien au delà de la question du référendum
C’est pourquoi, bien au-delà des questions technico-politique du « référendum ou pas », nous pensons que ce Traité « productiviste » et mondialiste dans le mauvais sens du terme, doit être combattu.
 
 
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21 novembre 2007 3 21 /11 /novembre /2007 15:40
UNE BELLE HISTOIRE POUR « LES JARDINS DE L’HISTOIRE »  
Participation de la Région  
Ayant bénéficié d’une petite aide du Fonds Social Européen, l’Association «  La Pomme d’Amour » basée à Vence nous avait contacté l’an dernier pour savoir si le Conseil Régional pouvait participer au financement de la création du Jardin des Potagers, sur un terrain à Tourrettes-sur-Loup. Nous lui avons répondu favorablement et la Région a voté deux subventions pour l’acquisition de matériel et pour l’organisation des manifestations d’inauguration.
En effet, il nous a semblé important d’être partenaire de ce beau projet, car LE JARDIN, étant comme l’a très justement écrit  Pierre Lieutaghi, « une école d’intelligence du monde ». Ainsi, grâce cette « école » de 15 jardins, est racontée l’histoire alimentaire et médicinale de l’homme et de sa planète, sur 5000 ans.
Les objectifs de l’Association  
Il s’agit d’un voyage en terre agricole qui passera par un éveil de la curiosité et par un rapprochement physique avec la Nature , trop souvent mise à distance. Le but étant de susciter l’interrogation mais, aussi et surtout, l’émerveillement, car il touche au cœur et décuple la capacité d’action. Pour que chaque visiteur, en découvrant ses racines potagères à travers les actions de conservation et ce patrimoine commun de l’Humanité que sont les semences venues de tous les continents, se sente partie prenante.

L’association souhaite ainsi montrer, à travers l’évolution des cultures potagères, céréalières, aromatiques et médicinales du monde depuis 5000 ans, l’extraordinaire travail des hommes et des femmes, dans notre département comme à l’autre bout du monde, ainsi que son corollaire, la biodiversité, baromètre de la bonne santé des écosystèmes, en perpétuelle création.

 

L’idée étant de promouvoir la conservation des patrimoines ruraux et verts régionaux et, de fait la biodiversité, en agissant concrètement auprès de tous publics, par le biais de jardins et d’ateliers pédagogiques (notamment contre la malbouffe des jeunes), pour la protection de la nature, l’écologie et le développement durable.

 

De plus, les fonds recueillis par l’Association serviront à aider des ONG qui œuvrent à la construction d’habitations en Inde.

 

Le cri du cœur de Dominique Munoz, initiatrice du projet  

« Voyant à quel point chaque paramètre interfère sur l’ensemble, et l’ensemble sur chacun des êtres vivants en présence, l’homme du XXIème siècle sera amené, à n’en pas douter, à devenir à la fois gardien et jardinier pour accéder à un équilibre heureux des êtres partageant un espace commun. Et si sa résolution d’agir doit être locale (et nous l’y inviterons par l’exemple) comme les solutions envisagées pour y parvenir d’ailleurs, elle doit intervenir dans le cadre d’une vision globale du monde, que nous allons lui faire toucher du doigt et, quand nous le pourrons, des papilles, car rien ne vaut un contact direct entre l’homme et la Nature.

 

Notre méthode : raviver, reconstruire l’étonnement avec des mots simples, des anecdotes qui touchent au cœur ou au ventre (visites ethnobotaniques guidées), pour donner à chacun l’envie d’aller plus loin, de regarder la Nature au fond des yeux, et de la protéger sans domination d’aucune sorte, par un compagnonnage à long terme entre espèces vivantes de ce jardin clos qu’est la Terre , notre Terre, car jusqu’à preuve du contraire, nous n’en avons pas d’autre.

De gauche à droite : Dominique Munoz, Pascal Marquès et Anne Bolland, le 11 Août, aux Jardins
Des Jardins de toutes époques et du monde entier  
De l'Antiquité au Moyen-Âge ; L’Egypte au temps des pharaons ; La Grèce de Théophraste ; Rome de Pline l’Ancien aux fameux cuisiniers Apicius ; Les jardins du Moyen-Âge  d'après le Capitulaire de Villis de Charlemagne et le Jardin de Strabon ; De la Renaissance à nos Jours ; Les Jardins de la Renaissance face aux trésors des potagers amérindiens du Nouveau Monde (Conversations entre Léonard de Vinci et François 1er) ; Potager du Roy, selon son créateur, le maître jardinier La Quintinie , et potagers des Roys (Les XVIIème et XVIIIème siècles en Europe) ; Un potager niçois en 1884 ; Un jardin provençal au XXème siècle (Avant l'introduction des variétés hybrides, dites F1 ; L’Inde du Sud potagère et médicinale ; L’Afrique d’hier et d’aujourd'hui ; Nos potagers d'Asie : Potager japonais ; Jardin chinois ; Le jardin de l’herboriste ; Le jardin de l'homéopathie ; Le jardin de fleurs comestibles
Tout cela constituant un voyage au pays des plantes ornementales comestibles en un parcours aromatique et curieux de nos campagnes

 

Les principaux Partenaires du projet

 

Pour mener à bien ce projet, l’Association a fait appel à divers partenaires qui ont tous soutenu cette idée par leurs informations, dons de semences, de plantes qui ont aidé à constituer ces jardins au plus juste de l'Histoire : L'INRA ; SUPAGRO ; Le GEVES ; Le CREAT 06 ; L'Institut National d'Horticulture ; Le Bureau des Ressources Génétiques ; Le Potager du Roi à Versailles ; Le Muséum d'Histoire Naturelle de Paris ; Le Musée du Louvre, section Egyptologie ; Le Muséum d’Histoire Naturelle d’Aix-en-Provence ; Le Conservatoire National Botanique de Porquerolles.

 

L’ouverture du site

 

L’inauguration s’est effectuée en deux phases :

 

 

- Le 11 août :  hommage aux dieux agraires amérindiens avec visite commentée où Pascal Marquès représentait la Région

 

 

- Le 12 Septembre : Journée pour la Biodiversité et baptême du Potager du Roy animée par Alain Baraton

 

En introduction une petite cérémonie autour d’une jarre de la Terre , symbole de la fragilité et de la petitesse de la planète dans l’univers, où nous ajoutons, à chaque occasion, une poignée de terre d’un pays du monde. Cette fois ce fut la Grèce.

 

Ensuite, une visite-atelier du Potager du Roy en compagnie d’Alain Baraton, Journaliste à France Inter et Directeur des jardins de Versailles et du Trianon, parrain de ce jardin, où il a évoqué la mode des "fournitures de salades" et autres légumes, lancée par Louis XIV. Il a aussi fait part de sa vision de la protection de la biodiversité au jardin et a raconté quelques petits secrets de l’Histoire dans les prestigieux jardins de Versailles dont il a la charge depuis plus de 20 ans. 

 

Puis, pour ajouter une séance culturelle à la manifestation, Déborah Dellevy, chanteuse d’opéra, est venue en voisine chanter a capella des mélodies du XVIIème siècle pour rester dans ce siècle si riche des nouveautés rapportées par Christophe Colomb, en 1493, induisant de nouveaux modes alimentaires dans toute l'Europe.

 

Enfin, l'Association Pomme d'Amour a remercié Edgar Malausséna, qui a soutenu le projet à la Région qui en a permis la réalisation, empêché ce jour-là.

 

 

 

Sur la photo de droite à gauche : Juliette Chesnel-Le Roux, Conseillère Régionale, Alain Baraton, Dominique Munoz et Pascal Marquès sous les oliviers du jardin.

 

 

 

 

Adresse des Jardins : Sortie de Vence en direction  de Tourrettes-sur-Loup, 500 m après la Sine , à droite.

 

 

Site web : www.niceasso.net/lesjardinsdelhistoire

 

 

 

 

 

 

 

 

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16 octobre 2007 2 16 /10 /octobre /2007 10:08
Dimanche 14 octobre 2007-10-16
 
Monsieur le Député, Monsieur le Maire, Mesdames et Messieurs les élus, Mesdames et Messieurs les responsables agricoles, Mesdames, Messieurs, Chers amis du Haut Pays, et d’ailleurs, bonjour !
 
Avant toute chose, je voudrais présenter mes excuses pour mon absence de cet été. J’ai été victime d’un accident (je suis tombé d’une échelle, et oui !), dont je porte encore quelques séquelles, et je n’ai pas eu la présence d’esprit immédiate de vous rappeler au moment où cela m’est arrivé.
Je vous remercie, aussi, de bien vouloir excuser le Président Michel VAUZELLE que j’ai l’honneur de représenter, ce jour, pour l’inauguration de la foire-concours de Guillaumes, retenu par ailleurs.
Vous savez que notre Région PACA est immense et que le Président ne peut répondre à toutes les invitations.
 
 
Chers amis du Haut Pays,
Nous sommes aujourd’hui tous réunis pour participer ensemble à cette foire emblématique si chère à notre haute vallée du Var ; elle s’y déroule déjà depuis de nombreuses années.
 
 
 

 

 

Séloua Ghazouane au côté de M. JP David Maire de Guillaume.

 

 

Cet évènement, vous le savez, est le fruit d'un véritable partenariat entre les professionnels locaux et les instances communales.
Tous, tous, ont œuvré pour que puisse se tenir cette manifestation populaire tant appréciée des habitants et des nombreux visiteurs qui se retrouvent à Guillaumes, pour vivre l’authenticité d’une commune encore tournée vers sa ruralité.
 
Un hommage doit d'ailleurs être rendu à tous les producteurs, notamment ceux qui se sentent concernés, chacun dans leurs spécificités,  par le travail accompli.
Vous contribuez toutes et tous largement au développement de l’économie locale, afin que prime la qualité et surtout pour que se perpétue l'identité de notre terroir, tout en évoluant bien sûr avec son temps.
Conscient de cette richesse, le Conseil Régional soutient les efforts de chacun :
autorités locales, agriculteurs, artisans exposants
qui présentent aujourd'hui encore, avec toujours autant d'enthousiasme, leur savoir-faire, qui permettent de maintenir des emplois de proximité.
 
En effet : Malgré un environnement économique qui ne facilite pas toujours l'action, malgré nos séculaires contraintes géographiques,
Il est souhaitable de mettre en valeur nos productions montagnardes.
C'est ainsi que la Région souhaite orienter ses capacités d'intervention auprès des professionnels, lorsqu'ils s'engagent à faire revivre toutes les activités notamment celles du Haut et Moyen Pays de l’ensemble des Alpes-Maritimes.
                     
 

 

 

Intervention d’Edgar lors de L’apéritif d’honneur

 

 

Sachez aussi, que la Région dans le cadre du GAL, dont je suis un des représentants, appuie financièrement les différents projets qui sont structurants, même si quelquefois il n’est pas très facile :
1° De bien de se coordonner.
2° De répondre aux exigences européennes et étatiques, en particulier pour ce qui concerne les périmètres, et les axes de financements. Nous devons nous rencontrer bientôt avec M. Le Député.
 
Pour ma part, parce que je suis petit fils de paysans et de bergers, je reste persuadé que qu’il nous faut « mettre le paquet » sur l’agriculture de Montagne.
C’est vital pour l’économie. C’est vital pour l’environnement. C’est vital pour répondre au plan climat et au plan carbone.
Ainsi, je souhaite que cette manifestation qui est la nôtre, réponde aussi au souci de préservation de la biodiversité, des milieux fragiles ou dégradés.
 
 
Ces questions pour lesquelles je me bats depuis plus de 20 ans, arrivent à maturité, et j’espère que le Grenelle de l’Environnement, dépassera les petites réformettes que nous avons connues jusqu’à présent.
Sinon nous serons des millions à être déçus.

 

 

De droite à  gauche sur la photo :  M. C-A Ginésy Député de la 5ème circonscription, Conseiller Général M. M .Dessus le Président de la Chambre d’Agriculture M. T. Barralis technicien de la Chambre d’Agriculture

 

 

 
Mesdames, Messieurs, je vous remercie pour votre attention.
 
 
 

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