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11 octobre 2007 4 11 /10 /octobre /2007 15:42
  1. Atelier : Préserver la biodiversité et les ressources naturelles.
  2. Contribution d’Edgar Malausséna, Conseiller Régional PACA

  3. Président de l’Agence Régionale Pour l’Environnement et  

  4. l’Ecodéveloppement

  5. Quelques principes fondamentaux.
  6.  

  7. Les rôles des différentes puissances publiques
  8. Le rôle des différentes puissances publiques, de l’Etat qui légifère, à la commune qui aménage, est d’une importance extrême dans un domaine où les dégâts produits par l’activité humaine ne sont pas immédiatement visibles à l’œil nu et sont souvent irrémédiables.
  9.  

  10. I° Les différentes puissances publiques doivent maintenir leur rôle de promotion de l’Intérêt Collectif, face aux différents intérêts :
  11. Individuels, ou
  12. De groupes corporatistes.
  13. Ex : Natura 2000. Deux options possibles :
  14. Natura 2000 et la chasse.
  15. Natura 2000 ou la chasse.
  16. La réponse :
  17. Doit-elle être donnée en fonction du rapport de force entre les Collectivités Publiques et les Fédérations de chasses ?
  18. Doit-elle tenir compte de la situation exacte de la biodiversité dans un territoire donné, et s’appuyer sur un diagnostic issu  d’indicateurs scientifiques, validés au niveau mondial et européen ?
  19.  

  20. II° L’Etat doit légiférer et soutenir les collectivités locales par la loi et des Services Publics qui ne soient pas sensibles aux fluctuations électorales.
  21. Il s’agit de passer de :
  22. L’incitatif à l’impératif.
  23. Contre-exemple.
  24. La loi sur l’eau et les milieux aquatiques de décembre 2006 :
  25. Réduit le rôle de la puissance publique locale en supprimant le terme « Public »,
  26. Réduit la portée de la puissance publique départementale en supprimant le rôle essentiel des services d’assainissement départementaux (SATESE)
  27. Intègre ce secteur dans le domaine de la concurrence.
  28. Cela entraine l’introduction de critères de rentabilité et de court terme qui sont contradictoires avec la nécessité d’une vue globale sur des grands périmètres comme par exemple les SCOT, (y compris l’espace régional).
  29.  

  30. Nous proposons donc :
  31.  

  32. 1° Le vote de grandes lois d’orientation qui clarifient le rôle des différentes Collectivités en matière de protection de la biodiversité.
  33. Ex : une loi d’Orientation sur la mer qui hiérarchise et détermine les responsabilités.
  34.  

  35. 2° La mise en cohérence (comme dans les pays anglo-saxons) des études statistiques afin de pouvoir disposer en un seul site des données nécessaires à la mise en place d’études « Empreinte Ecologique Locale» (EEL).
  36. A ce jour il est quasi impossible de calculer l’Empreinte Ecologique Locale.
  37.  

  38. 3° Le renforcement de la puissance publique dans le cadre de nouveaux services publics, adaptés aux territoires.
  39. Ces nouveaux Services Publics vont permettre aux différentes Collectivités Territoriales et Locales d’investir dans la protection et le développement de la biodiversité :
  40. Par l’introduction de taxes vis-à-vis des pratiques : « anti biodiversité ».
  41. Par des exonérations vis-à-vis des pratiques qui respectent et développent la biodiversité.
  42. Par des programmes territoriaux négociés et accompagnés dans le cadre des méthodes éco environnementales.
  43. Par des subventions bonifiées lorsque les projets présentés entrent dans un label : « biodiversité » qu’il faudra mettre au point grâce aux indicateurs déjà existants.
  44.  

  45. III° Les décideurs nationaux doivent rendre obligatoire l’intégration de la biodiversité dans l’économie régionale et dans les orientations et pratiques départementales et locales.
  46.  

  47. Mesurer et agir. Les décideurs doivent exiger le dépassement des seules « mesures ».
  48. La mode est aux Observatoires (énergies, déchets…). Ces instances sont nécessaires à la condition que la loi oblige dans un délai court après publication des données, l’application de mesures impératives,
  49. Pour y parvenir :
  50. Les Régions doivent pouvoir mettre à disposition des différentes collectivités :
  51. De l’ingénierie.
  52. Des outils de réflexion.
  53. Des personnels qualifiés.
  54. Des finances qui tiennent compte des capacités budgétaires des dites Collectivités.
  55. Etc…
  56. Le schéma économique régional.
  57. Il doit intégrer les indicateurs nécessaires à la préservation de la biodiversité.
  58. Les services économiques des Régions doivent être formés qualitativement afin d’apprécier le niveau de nécessité de la biodiversité.
  59. Pour ce faire, ces services doivent disposer « d’une trame verte nationale » qui permet la connaissance de la situation des différents espaces.
  60. Il doit être soumis à l’approbation des élus régionaux après que ceux-ci aient été informés par des services compétents sur le degré biodiversité.
  61. Un Schéma de Développement Economico-environnemental Régional.
  62. Il est donc impératif que les Départements travaillent aussi à l’élaboration des Schémas de Développement Economique Régional, à partir de critères et d’indicateurs nationaux découlant des accords internationaux et européens.
  63. Cela doit entrainer la modification de l’intitulé actuel.
  64.  

  65. Les moyens financiers et le partenariat.
  66. Il est donc impératif que les Régions aient d’autres sources de financement ( La TIPP régionale n’est pas nécessairement favorable à la biodiversité).
  67. Par exemple : Des taxes liées à la qualité environnementale et à la protection de la biodiversité.
  68. Ainsi, les Taxes Foncières et d’Habitations doivent être modulées en fonction de la qualité environnementale des projets et de leur insertion cohérente dans des programmes plus vastes définis par les Schémas de Développement Economique Régional.
  69.  

  70. IV° La puissance publique et l’ordre économique.
  71. Si le « Schéma de Développement Economico-environnemental Régional » restait l’apanage des seules Collectivités, le monde économique serait nécessairement tenu à l’écart de la démarche de protection de la biodiversité.
  72. Pour qu’il y ait cohérence entre les approches publiques et privées, il faut donc mettre en place des cahiers des charges à destination des entreprises qui auront à respecter l’environnement et donc la biodiversité.
  73. Cela implique qu’à partir d’indicateurs précis et qui aillent bien au-delà des normes ISO 14001, il faille mettre en place des phases de réflexions et des phases opérationnelles :
  74. Phase analytique concernant l’espace où un projet économique voit le jour :
  75. Quels dispositifs sont en place : Opération d’Intérêt National, Projet d’Intérêt Général, Schémas de Cohérence Territoriaux, Plans Locaux d’Urbanisme, Cartes Communales… ?
  76. Quelles sont les caractéristiques faunistiques et floristiques ?
  77. Quelle est la géologie proche et profonde de l’espace concerné ?
  78. Quels modes de transports et quelles évolutions possibles.
  79. Quels sont les programmes environnementaux existants et à venir sur le territoire concerné…
  80. Quelles sont les ressources naturelles locales : Eau, Energies…
  81. Phase de préconisations hiérarchisées :
  82. Tenir compte de l’éthique dans le projet.
  83. Tenir compte des différents dispositifs territoriaux.
  84. Tenir compte des impératifs techniques.
  85. Tenir compte des objectifs politiques.
  86. Mettre en place des organisations opérationnelles, en synergie avec les préconisations ci-dessus.
  87. Ex : La gestion des chantiers. Celle-ci repose sur deux notions qui a priori sont antagoniques avec l’approche « biodiversité », à savoir la rentabilité et la rapidité d’exécution.
  88. Quels sont donc les pouvoirs et les moyens publics capables d’influer sur les pratiques des entreprises pour préserver la biodiversité ?
  89. Quels bonus, en termes de taxation, peut-on mettre en place, afin que l’économique ne perturbe pas la démarche « biodiversité » ?
  90. Phase de suivi et d’évaluation.
  91. Là aussi se pose le problème :
  92. de la volonté politique, et
  93. des moyens nécessaires au suivi et à l’évaluation de projets et programmes économiques qui se devraient d’être bien intégrés dans les dispositions du « Schéma de Développement Economico-environnemental Régional ».
  94.  

  95. Sans services publics très compétents et bien fournis, ces différentes phases ne pourront venir au secours de la biodiversité menacée.
  96.  

  97. Voici, de manière extrêmement lapidaire ma contribution à cet atelier.
  98.  

  99.  

  100.  
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13 septembre 2007 4 13 /09 /septembre /2007 15:34
  1. Fin du stage d’insertion à Villars-sur-Var

    Le 8 juin, le stage organisé par la formation professionnelle du Lycée Horticole d’Antibes (CFPPA) en collaboration avec la municipalité de Villars-sur-Var, la Chambre d’Agriculture, l’EREF de Puget-Théniers, le Crédit agricole et financé par la Région PACA principalement et le Conseil Général 06 en fort soutien, a pris fin dans la bonne humeur. Les travaux pratiques sur le terrain se sont traduits par des diplômes et des attestations de stages, ainsi que par une exposition de toute beauté réalisée par les stagiaires sous la responsabilité de JM Dalmasso de l’EREF.

  2.  
  3.  


  4. Golfe-Juan La fête de la Saint Pierre et la pêche

  5. Chaque année Golfe Juan commémore les marins disparus en service avec un dépôt de gerbe en mer (ci-contre à gauche). Edgar était descendu de la Montagne vers la Côte pour représenter la Région et expliquer les orientations de celle-ci concernant la pêche en Méditerranée.
  6.  

 

  1. Des problèmes environnementaux et industriels

  2. Edgar a rappelé que la mer n’échappait pas aux problèmes créés par le réchauffement climatique et les activités humaines.
    Il a indiqué que la Méditerranée connaissait des perturbations profondes et que la question de la pêche était un des problèmes à résoudre d’urgence.
    Concernant la position de la Région sur la pêche, Edgar a souligné que l’important était de soutenir la pêche artisanale qui ne détruit pas l’environnement, et ce contrairement à .pas l’environnement.

    C’est à la commission européenne de Bruxelles qui favorise la pêche industrielle et n’associe pas la pêche artisanale aux négociations.




    D’Eugène Poubelle au biodégradable


    Depuis la décision au XIX° siècle du Préfet E. Poubelle de mettre en place l’outil qui porte son nom, la situation a empiré.
    A Nice l’Association AZUREE organisait le 7 juillet 2007, avec la participation de Concept Environnement, l’AVIE, l’ADDAM… une rencontre pour montrer le chemin parcouru et à parcourir pour régler la question des déchets ménagers.
    Edgar qui soutient les dossiers et démarches de ces Associations a insisté sur le biodégradable, sachant comme l’a indiqué D. Girard qu’il faudra bien un jour revenir aux cabas solides, en fibres naturelles.



    Festins d’été Quelques aléas !

    Edgar accidenté a envoyé un petit mot au Maire de Massoins et de La Croix sur Roudoule.
    Texte pour le « festin » de Massoins du 18 août 07

    « Mesdames et Messieurs les élus, mes chers amis,
    Vous savez tous combien je suis attaché à Massoins, village de mes ancêtres et où j’ai connu mes plus grandes heures de joie d’enfance et de liberté.
    Je voudrais que vous expliquiez à tous nos amis et à tous les élus présents qu’une mauvaise chute me retient pour près de huit jours au lit, sans pouvoir me lever.
    J’aurais aimé vous annoncer moi-même la bonne nouvelle concernant le Contrat de Projets du Chemin de Fer de Provence avec 55 millions d’euro à la clé, et sans doute 4 rames nouvelles fin 2008, début 2009.
    J’aurais aimé vous annoncer moi-même les 70 millions d’euro supplémentaires, financés jusqu’en 2010 par le programme régional AGIR, afin de lutter contre le réchauffement climatique, en développant les économies d’énergie et les énergies renouvelables.
    En lisant ces quelques mots, à tous, vous vous ferez mes ambassadeurs et je vous en remercie profondément…».

    MASSOINS
  3. Edgar, le Maire de Massoins, une conseillère municipale et des amis fêtent le 14 juillet 2007

    Edgar a cependant pu se rendre à St Léger et à la Penne où il a pris la parole
    Il s’est rendu, aussi, à Clans, à La Tour, à Touët-sur-Var, à Thiéry, où il n’a pas été autorisé à intervenir par des élus aux ordres…
    Un courrier a été envoyé dans certains des villages concernés.
    Edgar a été représenté à Malaussène, Lieuche, Saint-Sauveur, Bonson, Puget-Théniers. Merci à tous.


    Tournoi de football
    Deuxième édition interafricaine au Stade de l’Oli à la Trinité le 12 août 2007

    Les principaux responsables de l’Association ACCA, organisatrice du tournoi, entourent Edgar.

    L’ancien professionnel Keita salue les joueurs.

  4. C’est son équipe intitulée :
  5. « Le reste du Monde » qui a finalement remporté la victoire.
    Bravo !

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  18. Altermondialisme et Ecologie
    au bord …du Var
    Cette année encore, l’Association OSE financée par le Conseil Régional depuis plus de 7 ans avait organisé le nettoyage des berges du Var le 21 08 07 à St Laurent du Var.
    Des adhérents du mouvement « Altermondialisme et Ecologie » étaient présents et actifs.
    On reconnait P. Touze, A. Kabbaj, M. Cuoco. R. Ghazouane, ainsi que le Président de Région Verte, Noël Perna.

    Pour la première fois le Conseil Général 06 avait mis la main à la poche. Il ne faut donc jamais désespérer.


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13 septembre 2007 4 13 /09 /septembre /2007 15:27

OBJECTIF GLOBAL DU SAGE 

« Favoriser les tendances au retour du faciès méditerranéen du lit du Var en valorisant les ressources souterraines et développer la connaissance du fonctionnement dynamique de la vallée pour l’inscrire dans toutes les démarches de gestion de l’eau et d’aménagement du territoire ».

Communes concernées par le SAGE.

En rive gauche ; Aspremont, Castagniers, Colomars, Duranus, La Roquette-sur -Var, Levens, Nice, Saint-Blaise, Saint Martin-du-Var, Saint Laurent-du-Var.

En rive droite : Bonson, Bouyon, Le Broc, Carros, Gattières, La Gaude , Gilette, Revest-les-Roches, Saint Jeannet.

Les décisions des Collectivités doivent être compatibles avec le SAGE.

Les décisions de l’Etat, des Collectivités territoriales et de leurs Etablissements publics dans le domaine de l’eau, devront être compatibles avec les préconisations du Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux de la Basse Vallée du Var ou les prendre en compte dans les autres domaines.

 

Les préconisations générales du SAGE. 

Instaurer des espaces de préservation des eaux souterraines, le lit du Var, des vallons et collines.

Instituer un espace de sensibilisation à l’eau, développer les liens entre les acteurs, sensibiliser le grand public, favoriser la maîtrise d’ouvrage des actions du SAGE, évaluer l’efficacité des mesures.

 

Les préconisations « Espace Vallée ». 

Faire connaître les liens entre ressource en eau et bassin versant à un large public.

Préconisations « Espace Nappe », « Espace Vital », et Espaces pluvial ».

Nous n’avons pas la place pour détailler toutes les mesures concernant ces « Espaces ». Nous pouvons vous transmettre les dossiers si vous le désirez.

 

Notre avis. Un très beau travail, mais de grandes contradictions en cours et à venir.

Les intentions et  préconisations sont très correctes, même si le SAGE n’est pas opposable aux particuliers.

Prochaine étape : le contrat de rivière.

 

Edgar a rappelé qu’il avait été le seul à préconiser

la suppression totale des seuils dans le lit du Var,

afin que celui-ci retrouve un cours plus  conforme

à son caractère méditerranéen initial.

 

La construction sur berge de la RD 6 202 bis, et la trémie qui passe sous le pont de la Mandat sont en contradiction avec les préconisations protectrices.

Le développement des constructions tant sur les versants que sur le grand lit du Var perturbent l’ensemble du système méditerranéen.

 

Le classement par l’Etat en « Zone d’Intérêt National » dans laquelle vont être installées des activités qui feront de cette zone un lieu de construction à outrance est une hérésie qui sacrifiera encore plus l’Agriculture.

Vie et Animations rurales

Villars-sur-Var

Développer la campagne…à la campagne !

La foire artisanale et agricole du 1er juillet

Pour sa 7ème édition la foire artisanale et agricole de Villars-sur-Var a connu un succès au-delà de toutes espérances.

Avec près de 2000 visiteurs, avec ses 15 % d’exposants agricoles et d’artisanats d’arts supplémentaires par rapport à l’an dernier, avec l’animation de la fanfare, avec le théâtre et la chorale, avec l’ancienne forge reprise en main par un jeune, avec l’installation de deux nouveaux paysans (viticulture et oléiculture) dans la commune, cette fête se pérennise et prend une nouvelle dimension.

La Région l’a très bien compris, et chaque année elle subventionne l’Association Vill’Art composée uniquement de bénévoles. Le Conseil Général des A-M. a, à son tour, pris la mesure de l’évènement et dans une bien moindre mesure soutien aussi la manifestation.Le discours du Maire Edgar Malausséna a été très clair. Il a montré que l’Association œuvrait de concert avec la Mairie , en s’appuyant sur le potentiel de ruralité.

Il a montré que l’on pouvait à la fois investir dans :

L’environnement : eau, assainissement, forêt, élevage, agriculture, économie d’énergie, pour 1 million 800 euro en 8 ans, soit 34 % des dépenses totales retenues.              

 

 Discours d’Edgar Malausséna

 

Les activités économiques et touristiques, pour 1 million 680 euro et 29 % des dépenses totales retenues en 8 ans.

La journée s’est terminée

par un repas en plein air,

animée par un chanteur

du patrimoine français,

et par une chorale pleine

de poésie et d’allant.

Merci    aux   organisateurs,    tous  bénévoles.

 

 

 

Discours du Conseiller  Général  R.Gilly        

                     .

La Tour-sur -Tinée

Convivialité en Haute Montagne

                  

Ce  26 mai 2007, Edgar avait été invité par Jacques Luigi,

Principal de l’Education Nationale à la retraite, à partager

un repas montagnard en pleine nature.

Pour ceux qui n’ont jamais vécu ces moments villageois, il est important  de leur faire sentir que ces rassemblements, intimes et en même temps partagés, permettent de mettre côte à côte des petits, des enfants, des jeunes gens, des adultes d’ici et d’ailleurs, des retraités qui n’ont jamais quitté le pays, et ceux qui viennent enfin prendre leur temps, de choisir, dans un véritable « Tous ensemble ».

       

Il y a ceux qui mangent sentencieusement, et ceux qui chantent en patois, ceux qui rient et ceux qui racontent une partie de leur vie quotidienne rarement sans soucis.

Il ya ceux qui boivent bien (ce qui veut dire beaucoup) et qui « tiennent le coup » parce qu’il paraîtrait que manger « ça aide », et ceux qui font attention pour leur santé ou pour pouvoir conduire. Bref tous ensemble dans la diversité.

Puis, dans le sombre qui descend, les nuages tour à tour se diluent et se concentrent sur les sommets et laissent penser que la nuit est déjà tombée loin, là haut. Le frais s’approche en catimini et c’est la nuit pour toutes et tous, avec des odeurs de nature séchée. Cela donne envie de se serrer autour de la table et de se régaler encore…

 

Initiative citoyenne à Puget-Théniers

Le lundi 4 juin 2007, l’Association Grain de Sel de la commune rurale de Puget-Théniers avait invité tous les candidats aux législatives (sauf le FN) à venir parler des sujets d’actualités débattus durant la campagne électorale.

Seul le candidat de l’UMP n’avait pas répondu à l’appel au débat.

La salle attentive n’a pas boudé son plaisir d’écouter des points de vue différents.

Il est apparu clairement que la candidate du MODEM était la plus à droite, mais on s’en serait douté, surtout à propos de la diminution drastique du nombre de fonctionnaires.

Sur l’Europe, les auditeurs ont pu constater une nette convergence entre le MODEM et la candidate des Verts. Edgar est intervenu pour demander à la candidate Verte par quel miracle elle avait pu remplacer Elodie Malausséna élue, elle, légitimement par les adhérents Verts. La candidate a péniblement expliqué qu’il s’agissait d’une élection nationale et que donc c’était le National des Verts qui avait décidé. Ce qui a fait dire à un ancien élu communiste : «Il n’y a plus que Les Verts pour pratiquer le Centralisme Antidémocratique ».

Vie et Animations rurales (suite)

 

 

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13 septembre 2007 4 13 /09 /septembre /2007 14:54
  1. Vers la privatisation des Universités

La loi sur l’autonomie de l’Université permettra aux Présidents des Etablissements de

devenir de véritables « patrons » et de « délibérer sur les contrats, les emprunts,

les prises de participations, les créations de filiales, les créations de fondations,

l’acceptation de dons et legs, et les acquisitions immobilières ».

 Un seul but ! Calquer le fonctionnement de l’Université Publique sur le modèle

des entreprises privées.

Il s’agit d’établir le principe de la concurrence financière.

C’est pourquoi la Ministre  Valérie Pécresse peut dire : « L’enjeu est clair et la règle est connue : la compétition mondiale dessine la carte des pôles d’excellence scientifique ».

On peut parier que la phase suivante, sera la cogestion patronat-université, et que le point final aboutira sur le modèle des Etats-Unis.

C’est l’argent du Privé qui assurera l’essentiel du fonctionnement et qui orientera les recherches.

Les résultats financiers pour les secteurs économiques qui auront investi détermineront le réinvestissement de ces secteurs et le recrutement des étudiants.

On sort vraiment de l’équité républicaine.

 

Silence ! On privatise vos retraites !

 Cela faisait longtemps que l’on nous annonçait « la fin des régimes spéciaux »

 comme ceux de la SNCF ou d’EDF.

Au lieu de généraliser ces régimes à tous, on nous a dit qu’on allait « faire justice ».

Ainsi les mieux traités seraient ramenés au niveau de ceux qui le sont moins. Pour la SNCF c’est fait.

Sous prétexte de nouvelles normes comptables internationales les Caisses de prévoyance et de retraite de la SNCF sont devenues depuis le 30 juin une caisse autonome de sécurité sociale de « droit privé ».

L’intersyndicale a réagi et se bat contre cette nouvelle mesure, et pour nous tous, car si ce système réussit, il sera sans aucun doute reproduit et généralisé dans les autres secteurs.

Ainsi, après les « fonds de pensions » qui jouent nos retraites en bourse, ce seront des entreprises privées qui gèreront toutes nos retraites. Ça promet un beau désastre pour les retraités.

 

Des salaires précaires pour des emplois de 13 heures par semaine ! 

 

Pour sortir de la précarité deux solutions

La première solution consiste à s’inspirer des pays du Nord de l’Europe.

Ces pays tendent à rendre progressivement de plus en plus difficile les contrats de « petits boulots ».

En France les amis de l’Abée Pierre demandaient que soient mis en place une législation financière pour pénaliser la création de ces faux emplois, ou ces emplois trop précaires.

Ces deux mesures conjuguées auraient permis de faire sortir de la pauvreté des millions de salariés. C’est réalisable car cela existe ailleurs.

Sarkozy choisit une deuxième solution.

Il s’agit de mettre en place des systèmes qui accélèrent le développement des petits boulots insécurisés.

Ainsi le plan Borloo met en place des emplois dans les services, dont la durée moyenne est de 13 h par semaine, au SMIC, avec des conditions d’horaires qui ne sont pas raisonnables en particulier pour les parents seuls avec enfants.

De plus, ces emplois n’engendrent que très rarement des besoins de formation et sont donc sans aucune perspective d’évolution vers le haut. Les déductions fiscales pour les employeurs de « gens de maison », accentuent encore le développement de ces emplois à temps très partiels.

La conservation des prestations sociales pour ceux qui acceptent ces petits boulots aura aussi pour conséquence une acceptation encore plus importante des emplois précaires par les intéressés.

 

Transports :Opposer l’usager au salarié

Le Salarié qui défend les Services Publics et ses conditions de travail, par le moyen légal qu’est la grève est considéré comme empêchant les usagers d’utiliser les services publics. Or le service minimum  existe déjà puisque les « non grévistes » travaillent dans la quasi-totalité des cas.

Le système préconisé permet d’interdire les grèves en Allemagne. Les droits fondamentaux s’en vont.




Agence Régionale Pour l’Environnement

 

 

Le jardin en ville c’est mieux que la ville à la campagne

 

L’Association GESPER basée à Digne et l’Agence Régionale Pour L’Environnement, dont Edgar est le Président depuis 2004, ont passé une convention qui leur permet d’agir ensemble dans divers domaines de l’environnement. L’Association GESPER, expérimentée dans le domaine de la production de compost à partir des déchets de cuisine, s’oriente sur un projet de jardins dans la ville de Digne en utilisant le compost de cuisine.

 

 

 

Il s’agit dans un premier temps d’aller étudier en d’autres lieux des expériences qui permettront d’agir plus facilement sur la ville de Digne. C’est pourquoi l’Agence Régionale Pour l’Environnement avait organisé le 18 juin dernier, la visite de deux jardins en plein Marseille, dont l’un est à quelques minutes de l’autoroute de la Porte d’Aix.

 

 

 

Un jardin en ville avec des citadins issus de grands ensembles, ce n’est pas du tout cuit. Il faut veiller à tout, à l’utilisation des semences, à l’eau, au respect des terrains de chacun.

Dans le deuxième jardin d’un autre grand ensemble marseillais que l’équipe de l’ARPE avec Edgar et les invités ont visité, il a fallu plus de trois ans pour que les habitants se l’approprient. Ce sont les enfants qui maintenant plantent des fleurs.

Ce jardin est devenu contre toute attente un parc de repos et de rencontres, très convivial.


Une autre façon de voir et de vivre ?

 

 

 

Le jardin collectif en ville demande de sortir de ses réflexes urbains tout en restant en ville.

Il s’agit d’un contact à la nature un peu particulier puisque cela se traduit par un travail qui fait du bien, qui n’est pas soumis à des contraintes hiérarchiques sociales.

Il ne s’agit pas non plus de consommer la nature en touriste, mais au contraire de produire des  fruits et légumes à consommer soi - même, ou de se reposer ensemble dans un milieu entretenu par les habitants.

C’est quand même mieux que de faire disparaître le monde rural en installant la ville à la campagne.

 

 

 

 

 



Ecologie,  Economie, Environnement, Emploi

 

« AGIR »

Action Globale Innovante pour la Région

 

Nous avons eu l’occasion de relater dans des numéros précédents comment lors de la campagne des régionales en 2004, le PS et Les Verts avaient négocié le principe de dépenser 1 euro pour le programme ITER (recherche sur la fusion de l’atome) et 1 euro pour  les énergies renouvelables et l’écodéveloppement.

Edgar avec Richard Loiret avaient joué un rôle éminent dans cette négociation. A ce jour c’est 70 millions d’euros qui vont être affectés aux énergies renouvelables et donc au programme AGIR.

Ces négociations préélectorales ont eu du mal à devenir réalité dans la mesure où les principaux initiateurs ne sont plus membres des Verts et partagent les idées du mouvement « Altermondialisme et Ecologie ».

C’est donc à mi-mandat que le programme Action Globale Innovante pour la Région (AGIR) voit le jour amputé par la Vice-présidente Verte Annick Delhaye de la partie « Ecodéveloppement ».

Nous reviendrons dans d’autres numéros sur cette question.

 

Ce programme comprend six orientations principales 
AGIR avec les territoires (version édulcorée de l’Ecodéveloppement).

AGIR par l’exemple. Montrer concrètement qu’il est possible de changer les méthodes existantes.

AGIR avec les filières. Développer des filières économiques : photovoltaïque, solaire, bois….

AGIR pour le bâtiment. Par exemple lancer l’opération 100 gîtes pour un tourisme durable.

AGIR pour le futur. Lutter contre le changement climatique et sauver la planète du réchauffement.

AGIR pour les particuliers. Donner les moyens d’information et financiers pour inciter à agir écolo.

 

« AGIR » à Villars-sur-Var

Le 20 juillet des élus et le service administratif villarois recevaient la Chef du Service Environnement à la Région. M. le Député C.A Ginésy avait dépêché un chargé de mission du Pays Vallée d’Azur Mercantour. M. le Conseiller Général R. Gilly était représenté par un élu de La Tour  : M. Nicolino.

Les présents ont écouté attentivement les explications de Mme Flahaut et ont décidé d’approfondir le dossier AGIR afin de pouvoir se lancer dans le dispositif « d’appels à projets ».

Pour Villars-sur-Var, il s’agit de poursuivre les actions déjà entreprises et d’approfondir sa démarche environnementale qui fait de cette commune un exemple dans les Alpes-Maritimes.

 

Maison de l’Environnement Ville de Nice

 

 

Le 22 juin 2007, Edgar était invité à venir développer la politique de la Région en faveur de l’environnement. Accompagné par une technicienne régionale il a pu expliquer que la Région ne se contente pas de penser et parler environnement.

 

 

 

En fait, il s’agit de mettre en place des politiques qui ont des retentissements sur des secteurs économiques en émergence et donc d’aider à la création d’emplois nouveaux, et ce alors que les secteurs tertiaires connaissent une nette régression.

 

 

 

La ville de Nice était représentée par l’Adjoint à l’environnement, et le Conseil Général par le responsable technique aux énergies renouvelable M. Pouillot. De gauche à droite, Edgar Malausséna et Marc Lafaurie Adjoint à l’environnement de la ville de Nice.

 

 

 


Créer de nouveaux emplois

En effet, les techniques dites « modernes » vont supprimer des centaines de milliers d’emplois par exemple sur les autoroutes ou dans la grande distribution. Les machines remplacent les humains.

Que ce soit dans le secteur artisanal, comme les fabricants,  les  installateurs…  ou  dans  le  secteur

commercial : diffusion dans le public de matériels qui permettent d’économiser l’énergie, ou dans le secteur bâtiment avec les éco-constructeurs, les éco-architectes, les gisements d’emplois nouveaux sont considérables. La lutte contre le chômage devrait surtout se jouer dans ces secteurs.


 

 

 

Sensibilisation et Instruction environnementale

 

 

 

Il faut donc que le public se forme.

L’instruction environnementale devient une nécessité.

 

 

 

Nous avons découvert un travail d’enfants qui montre en deux tableaux la situation de la Terre avant et  pendant  le réchauffement climatique.                                     

 

 

 

…Avant le réchauffement

        Pendant  le réchauffement…

              

 

 


 

 

 

Aménagement du Territoire

Commission Locale de l’Eau Basse Vallée  du Var

Cette Commission a pour but de mettre en place le Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux de la Basse Vallée du Var.


Edgar y a été nommé tardivement, voici deux ans et a pu y intervenir en proposant la destruction des seuils dans le lit du fleuve, la mise en restauration de la Station d’Epuration de St Laurent du Var…

Lors de la réunion du 27 juin, il a déclaré que la France avait un retard considérable sur les questions écologiques, et qu’en tant que Président de l’ARPE il proposait une approche « empreinte écologique » qui serait la seule méthode qui permettrait un respect absolu des grands équilibres et de la biodiversité.

                                                      (à suivre page 6)



 

 

 

Commission Locale de l’Eau

Le 27 juin 2007, la Commission Locale de l’Eau s’est réunie pour : fêter ses 10 ans d’existence et l’arrêté du Préfet du 7 Juin 2007 concernant le Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux de la Basse Vallée du Var.

 

 

 

Parmi les personnalités : Marc Laufaurie Président de  la Commission , Alain Frère Vice-président du Conseil Général, de nombreux Maires, des élus, des scientifiques, des associatifs…                            
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13 septembre 2007 4 13 /09 /septembre /2007 10:54

Des mesures pour les Grandes Fortunes !
Mais pourquoi a-t-on pris la Bastille ?

Suppression des droits de succession en ligne directe


Actuellement 80 % des successions en ligne directe ne paient pas de droits.
Cette suppression va tout simplement exempter les très grandes fortunes de droit de succession (250 millions d’euros pour 1000 familles), au même moment où par le « bouclier fiscal » les taux de l’impôt sur les grandes fortunes se réduisent fortement.

La « franchise » sur les soins

Actuellement si vous avez une mutuelle, vos remboursements peuvent aller jusqu’à 95 %.
Avec la loi en préparation c’est fini.
Après avoir sorti des centaines de médicaments du remboursement,
Alors que chaque acte coûte automatiquement 1 euro aux patients,
Alors que nous payons 18 euros sur les actes supérieurs à 91 euros,
Alors que les cotisations des salariés ne cessent d’augmenter.

Nous allons subir une nouvelle ponction du pouvoir d’achat.
Explications : Au-delà d’un seuil annuel de dépense, l’assurance maladie ne remboursera plus rien. C’est la catastrophe pour les grands malades sans gros revenus, ou pour les petites bourses.

TVA en hausse de 5 points ?

Il s’agit de faire payer à tous, par cet impôt injuste, les « cadeaux » que l’on fait aux très grandes fortunes…après les municipales de 2008.

Les heures supplémentaires

Tout d’abord les salariés n’ont pas le choix, c’est l’employeur qui décide si ces heures peuvent être faites.
Si les heures supplémentaires du salarié sont exemptées de charges celui-ci perdra des points de retraite.
Si le salarié à faible revenu ne paie pas d’impôts, comment les charges des HS seront-elles déduites ?
Si l’entreprise emploie des salariés à temps partiels, elle les supprimera pour faire travailler plus les salariés en place. Où est donc la lutte réelle contre le chômage ?
Si l’entreprise veut faire encore plus d’économie, la tendance à la déclaration d’HS de complaisance ira en augmentant, pour favoriser l’employeur.

Suppression de la carte scolaire

Cela a été tenté dans d’autres pays. Ainsi, certains établissements sont pris d’assaut et d’autres sont boudés.
La capacité d’accueil n’étant pas extensible la solution qui prévaudra c’est le recrutement, par les autorités, de l’élite aisée qui réussit…
Pour le primaire, les communes pauvres n’auront pas la possibilité de payer les frais de scolarité d’un enfant qui ira dans une commune plus riche. Les parents paieront la différence. Fini la gratuité scolaire pour tous.

Education Nationale

Plus de 11 000 postes supprimés sur les 22 000 sur la totalité de la fonction publique. Et l’on veut nous faire croire que l’on fera de la jeunesse une « priorité ».

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30 août 2007 4 30 /08 /août /2007 11:24

Edgar Malausséna.                                                                       Nice le 21 août 2007

 

Maire de Villars-sur-Var

 

 

Mesdames, Messieurs, chers amis de Thiéry,

 

Pour des raisons indépendantes de ma volonté et de la municipalité de Thiéry, je n’aurais pas eu le plaisir de vous faire connaître le contenu de ma traditionnelle allocution lors de votre fête patronale du 15 août 2007.

C’est pourquoi je me permets de vous envoyer le résumé de celle-ci, en espérant que vous trouverez ces informations intéressantes.

 

« Salutations à toutes les personnalités citées par M. le Maire, ainsi qu’à la population de Thiéry  que je connais bien maintenant.

 

Salutations au Comité des fêtes qui est l’exemple même du dévouement et qui perpétue les meilleures traditions.

 

 

Mesdames, Messieurs,

 

Je voudrais remercier votre Maire J-M Aubert pour la clarté de ses propos et la franchise qui le caractérise en toutes circonstances.

 

Nos liens anciens d’amitié font que jamais, quelle que soient les approches différentes que nous ayons sur des sujets importants, jamais cela ne s’est traduit par des propos inamicaux, bien au contraire.

 

 

Jean-Marie dirige, avec son équipe, une commune de montagne et il a des responsabilités importantes.

 

Je rajouterai que tous les élus de la montagne ont des responsabilités communes et importantes.

 

Ces élus savent qu’ils vivent dans des milieux :

 

Fragiles et menacés que nous pouvons résumer rapidement :

 

-  variations climatiques de plus en plus graves,

 

-  raréfaction de l’eau due au réchauffement climatique mondial

 

- pics d’ozone plus importants qu’en ville dus à l’action du CO2 des véhicules mécaniques et automobiles  sur la photosynthèse,

 

Ces élus savent que tout cela entraîne sur le milieu montagnard :

 

-         des dégradations environnementales dues au dérèglement des saisons,

 

-         des disparitions rapides et accélérées d’espèces végétales et animales.

 

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23 août 2007 4 23 /08 /août /2007 10:35
Ecodéveloppement en PACA

 

L’Ecodéveloppement en Sainte Victoire

 L ’Agence Régionale Pour l’Environnement dont Edgar préside les destinées depuis 2004, avait réuni des élus, des techniciens publics et privés, en ce 22 avril 2007. Le choix du lieu n’était pas le fruit du hasard. En effet, l’ARPE a passé une convention avec le syndicat mixte Ste Victoire (B-d-R) pour promouvoir sur son territoire des démarches permettant de prendre en compte un développement pensé, réfléchi qui mêle intimement :

 Un développement social équitable,

 Une efficacité économique, susceptible de modifier les modes de consommation

 Une protection et une amélioration du cadre de vie.

 La mise en place d’un système de gouvernance.

Guide des Pratiques du Développement Durable

I l nous faut préciser que l’Agence s’est dotée d’une unité intitulée « Ecodéveloppement et Projets Territoriaux » qui a pour but de mettre en pratique un certain nombre de thèmes du Développement Durable. Cette pratique consiste, à partir d’un territoire donné, à analyser et développer les thèmes qui feront de celui-ci un champ d’application mettant en son cœur les thèmes écologiques. C’est cela la démarche Ecodéveloppement.

En ce 22 avril, sur le site magnifique du Conseil Général 13, C. Holyst Directeur de l’ARPE et son équipe « Unité Ecodéveloppement. Projets Territoriaux », en présence d’Edgar Malausséna Président et de Françoise Brassart Trésorière de l’ARPE, présentaient le « Guide des Pratiques du Développement Durable ». Cet ouvrage est le fruit d’une collaboration associant la Région PACA, les gestionnaires d’Espaces Naturels et leur réseau (RREN PACA). Ce travail partenarial a permis de mettre en commun des expériences et d’aboutir à ce guide à caractère évolutif, de la conception à la réalisation de travaux d’aménagement et d’entretien d’espaces, auquel les « Maître d’Ouvrage » pourront se référer. Le souhait ? Permettre aux différents techniciens d’utiliser des principes de base pour réaliser les projets. Pour en savoir plus :http://www.arpe-paca.org/infos.asp?THNum=ThNum00000211

Contrat de projets en PACA

Contrats de Projets La France en retard de 20 ans ! Contrat de Projet Etat-Région PACA : 1,6 milliard d’euro 1ère certitude : certains thèmes du Développement Durable sont pris en compte, comme « l’attractivité innovation et emploi », ou comme l’approche : « Ressources naturelles et maîtrise de l’énergie », ou « Les Transports ». 2ème certitude : l’Etat français avance en aveugle. En effet, rien n’est prévu pour mesurer l’impact d’ensemble sur les milieux sociaux et environne- Edgar Malausséna et Gérard mentaux des Contrats de Projets, tout comme d’ailleurs les anciens « Con- Piel lors d’une réunion sur trats de Plan Etat-Régions ». les transports ferroviaires En clair ? Le gouvernement français n’a toujours pas lancé une démarche profonde qui serait capable de mesurer combien de planètes nous utilisons à chaque fois que nous mettons en place un projet quel qu’il soit (empreinte écologique). Le Royaume-Unis et les Pays du Nord de l’Europe ont une avance considérable sur la France. L’Agence Régionale Pour l’Environnement sous l’impulsion de Richard Loiret s’attaque à cette difficile question. Petit exemple significatif : la filière bois I maginons que nous portions un regard « alternatif » et donc critique sur la politique « filière bois » dans les Alpes-Maritimes. Si nous ne sommes pas capables de mesurer les dépenses énergétiques pour le transport du matériau, si nous ne mesurons pas l’impact salarial sur la zone concernée, si nous ne tenons pas compte des pollutions engendrées par les travaux sur les chantiers d’aménagement…, Oui, si nous ne sommes pas capables de mesurer tous ces impacts, nous continuerons à foncer vers la destruction massive de nos ressources, pour le seul profit du « capital verdissant » et d’actionnaires des grandes entre- prises mondiales privées. Si les écologistes (dont les Verts) continuent à vouloir n’être que le « service après-vente » du capitalisme mondialisé, celui-ci a de beaux jours devant lui et la « planète nucléarisée » sera l’un des seuls moyens pour faire baisser le taux CO2. Ceci est parfaitement illustré par la poursuite de la politique nucléaire de la France, par Nicolas Sarkozy. Nous pensons que seule la démarche d’évaluation de « l’empreinte écologique » qui détermine combien de planètes nous utilisons pour chacun de nos projets, sera à même d’inverser les grandes tendances à la destruction du seul monde vivable connu : La Terre. Contrat de Projets : Les transports La Région Paca a obtenu de l’Etat, à force de ténacité : - Le développement des lignes « Marseille-Aubagne-Toulon », et « Grasse-Cannes-Nice ». - Les modernisations des lignes « Aix-Marseille », « Aix en Provence-Briançon », « Nice-Breil sur Roya », « Nice-Digne », ainsi que la liaison inter gare d’Avignon. - La poursuite des études « TGV Marseille-Toulon-Nice », de la percée du « Mont Genèvre via l’Italie », et de la réouverture « Rognac-Aix-en-Provence-Gardanne-Carnoules ». Contrat de Projets : Ressources naturelles et maîtrise de l’énergie Il s’agit de maîtriser les demandes d’utilisation des ressources naturelles, et de préserver les milieux dits sensibles, ainsi que de restaurer les milieux dégradés. Par exemple sera finance l’amélioration de l’organisation des acteurs de la ressource en eau, ainsi que les actions économes en eau. Les actions de maîtrise de l’énergie, le développement des énergies renouvelables, la promotion de la qualité environnementale des bâtiments ont été retenues…

 

Transport et déplacements dans les A-M

 

 Alpes-Maritimes La Route ou le Fer Telle est la question ! D ans notre numéro précédent nous avons abordé la question de la RD 6202 bis. Nous avons choisi d’opérer un tour d’horizon plus vaste, afin de mieux comprendre ce qui se passe depuis le retour de la droite aux manettes de notre pays. C ette fois-ci, nous approfondirons la question des Chemins de Fer de Provence qui sont gérés maintenant par un service de la Région PACA. Les gauches et les écologistes Développer le chemin de Fer de Provence Les élus régionaux Gérard Piel Vice-Président aux transports, P. Allemand 1er Vice-président, et Edgar Malausséna Président du Comité de Ligne des CP, mènent sur ce sujet un combat cohérent appuyé sur la réponse à de nombreuses nécessités. Première nécessité Remettre les infrastructures en état. Ainsi aux dix neuf millions d’euro déjà utilisés, s’ajoutent maintenant les 55 millions d’euro du « Contrat de Projet » pour changer les rails, poser des barrières de sécurité, mettre en réfection ponts et tunnels, réhabiliter des haltes, supprimer les passages à niveaux dangereux, réparer des bâtiments tout le long de la voie, répondre aux urgences dues aux aléas climatiques et géologiques qui sont nombreux. Deuxième nécessité Acquérir enfin des rames neuves, dignes de notre époque. On le sait : 4 rames ont été commandées par le seul Conseil Régional PACA. Troisième nécessité Organiser la ligne en fonction de sa géographie et des pôles économiques.

 De Nice à Carros : système d’allers et retours réguliers, avec le projet de passer en rive droite à Carros pour aller vers le bec de l’Estéron.

 De Nice à Puget-Théniers ou Annot : une ligne à double vocation permettant le transport des salariés, des élèves vers le pôle niçois, et une activité touristique durant les bonnes saisons.

 De Puget-Théniers ou Annot, vers Digne, une ligne orientée vers le Nord.

 Le projet des gauches et des écologistes est de rétablir la liaison Digne-Saint Auban (uniquement par car actuellement), afin de se tourner vers Grenoble. L’UMP empêche ce développement. Le Conseil Général des Alpes-Maritimes se tourne résolument vers la route. Cela a pour conséquence de supprimer la réservation de voie pour les Chemins de Fer de Provence de Carros vers Saint Laurent-du-Var. La réservation d’emprise pour le fer de Carros vers le Broc est elle aussi sur le principe supprimée. La réouverture de la ligne Digne St Auban n’est pas financée par l’Etat. Et pour couronner le tout, l’Etat ne verse pas un centime d’Euro sur les 55 millions d’euro attribué par le Contrat de Projets à la ligne Nice-Digne. Prochain sujet : va-t-on casser la ligne Nice-Digne ?

La Région PACA et les Jeunes

Printemps des Lycéens et des apprentis 10 et 11 mai 2007 à Fréjus P our la 15ème année consécutive, la Région a organisé cette fête des arts et des sports afin de mettre en scène les lycéens et apprentis des établissements publics et privés, généraux, techniques ou professionnels du territoire régional. Cette manifestation s’inscrit dans cette volonté qu’a la Région de valoriser les richesses de sa jeunesse et l’encourager à exprimer ses talents, en dépassant son rôle de « bâtisseur » pour développer les actions d’animation de la vie lycéenne. Michel Vauzelle aime la jeunesse Lors de son allocution le président a précisé : « Cette jeunesse qui se sent parfois marginalisée, méprisée, victime d’un racisme anti-jeunes » a présenté une multitude de projets dans des domaines divers comme la musique, le théâtre ou les arts de la rue, la danse, les arts plastiques, la vidéo, les projets citoyens, le sport, la radio ou encore le journal du Printemps et a été confrontée à d’amicales compétitions bien moins importantes que la chaleur des rencontres. Une fête citoyenne Véritable fête citoyenne, on notait, dans l’enceinte du Village info, la présence de stands de plusieurs partenaires institutionnels ou associatifs dans les domaines de la prévention ciblée vers le public jeune, comme : Prévention SIDA, avec diverses animations ; Prévention routière, avec la mise en place d’un simulateur de conduite ; Sport et Prévention, qui lutte contre le dopage, la violence et l’obésité ; Trop puissant, pour l’information sur les risques auditifs ; AVIE (Association de Valorisation et d’Insertion pour l’Environnement) pour l’éco-citoyenneté sensibilisant et incitant au tri sélectif, avec présence de conteneurs de tri sur le site ; Le Conseil Régional des Jeunes, animant des débats sur la démocratie ; Ainsi le stand du Conseil Régional présentait l’ensemble des dispositifs « jeunes », - Aide au Bafa, - Chéquier ciné-lecture, - Etudes à l’étranger, - Aide aux premiers équipements, - Tourisme des jeunes - Action entreprendre au Lycée. Les lauréats Parmi les 23 établissements sélectionnés des Alpes-Maritimes (18 publics, 4 privés et 1 CFA), 3 ont été primés par les jurys composés d’élus régionaux dans les disciplines suivantes : Les sports du printemps : lycée professionnel de la montagne à Valdeblore ; Le challenge sport : lycée Auguste Renoir à Cagnes sur Mer ; La mode pour le prix de la création, la plus originale : « Tribulations électriques » par le Lycée Léonard de Vinci à Antibes, managé par l’agent départemental/ régional de l’étape, Pascal Marquès. Un bilan éloquent ! Près de 3 000 jeunes lycéens et apprentis, 350 enseignants de 122 lycées publics et 30 lycées privés, 10 CFA, ainsi que 15 lycées du pourtour méditerranéen et 5 de régions de France métropolitaine, pour 315 groupes en compétition pendant 2 jours, accompagnés par 65 agents de l’institution régionale ont donc participé pendant deux jours à cette grande fête de la générosité.

 

Evènement théorique
Georges Curtis en direct

Georges Curtis est un artiste-artisan, qui restaure les meubles du passé. En matière de présent et de futur il nous livre des pensées qui prennent forme dans son blog et bientôt dans un ouvrage, y compris sur site. Pas un mot de moins, pas un mot de plus, voici la page de garde de ses réflexions. Et le voici photographié sous un pommier à Villars-sur-Var, avec son épouse. J e préfère la main visible de la politique à la main invisible de l’économie. C’est le point de départ. C’est la raison d’être d’un petit « travail de réflexion » qui s’est concrétisé par un recueil de textes actuellement à la recherche d’un éditeur. C’est le choix fondamental, celui qui trace la vraie frontière, entre droite et gauche. Ceux qui préfèrent la main invisible de l’économie sont « de droite » ; ceux qui préfèrent la main visible de la politique sont « de gauche ». Là est le vrai repère, là est la vraie différence. Elle existait hier, elle existe aujourd’hui, elle existera demain. I l n’y a pas une gauche moderne libérale et une gauche archaïque antilibérale ; il y a ceux qui veulent mettre l’économique au service de chacun, par le pouvoir politique, et ceux qui veulent mettre chacun au service de l’économique par le pouvoir juridique. La société qui sera construite par les uns ou par les autres sera différente, très différente, et chacun en aura une part de responsabilité. Contrôler l’économique ou être contrôlé par l’économique. A chacun de choisir. A chacun d’agir en conséquence, de participer à ce qui deviendra un choix collectif. Mais pour choisir, il faut d’abord comprendre que le choix est possible. C’est le plus grand enjeu intellectuel de ces prochaines années. Toute la dialectique libérale a consisté à faire croire à une majorité de citoyens que les jeux sont faits ; que le seul choix possible serait entre le libéralisme de droite et le libéralisme de gauche. N ous n’avons pas assisté comme le suggère le babillage médiatique, à la défaite de la gauche contre la droite, mais à la défaite de la pensée politique contre un marketing politique composé de slogans. Des slogans de droite contre des slogans de gauche ; et ce sont les slogans de droite qui ont gagnés. La défaite de la pensée politique, c’est la disparition programmée d’un certain type de civilisation et de démocratie Si le libéralisme est la fin de l’histoire. Si le libéralisme est la fin de non-recevoir de toute politique économique, sociale, culturelle. Si la droite, la gauche, le centre, ne se différencient plus que d’être la droite libérale, la gauche libérale, le centre libéral ; S’il n’y a plus d’ailleurs, s’il n’y aura plus d’après, si les élus, prétendants, candidats, militants, ne sont plus que les V.R.P d’un libéralisme aux couleurs chatoyantes, marbré de bleu, d’orange, de rose ou de vert ; Georges et son épouse sous un pommier à Villars-sur-Var. Si les intellectuels ne sont plus que les ingénieurs sociaux du meilleur des mondes libéral ; Si voter ne consiste plus qu’à choisir la couleur de son libéralisme ; Si l’homo-economicus est destiné à remplacer l’humain à la sapience devenu inutile ; Si vivre n’a plus d’autre sens qu’accumuler ;

Si le bonheur ne dépend que de la croissance de la consommation ; Si la grandeur d’une société ne s’apprécie qu’à la grosseur de son P.I.B ; Si la compétition est le maître-mot de tout ; Si la valeur de la vie n’augmente que si on gagne plus ; Si l’argent est la mesure de chacun ; Si gagner moins c’est être moins ; Si gagner plus c’est être supérieur ; Si tout cela est la promesse d’un avenir radieux… alors parons nous d’armures, de boucliers et d’épées ; car si l’arène est planétaire et les gladiateurs modernes, les règles du jeu antique n’ont pas changé : seuls les gagnants seront libérés. S i, donc, le libéralisme est l’horizon politico-économi que indépassable, l’aboutis sement de 6000 ans de civilisation, le nec plus ultra de la vie sur terre, arrêtons là ces bavardages, ces utopies mécréantes qui refusent de se convertir à la nouvelle religion libérale, celle qui va sauver le monde, qui le délivrera de ses chaînes idéologiques, naïves philosophies, politiques irréalistes, et autres idioties économies ; arrêtons de contester, manifester, refuser le miracle économique annoncé ; arrêtons la politique, commerçons ; arrêtons de geindre et de se plaindre, avançons ; Pour aller où ? Pour devenir quoi ? Qu’importe ! Suivons ceux qui savent et arrêtons de maudire, arrêtons de dire, comptons ! Mais si… Si solidarité porte encore sa part d’humanité dans la société ; Si coopération ne le cède en rien à la compétition ; Si l’être est plus essentiel que l’avoir est nécessaire ; Si l’avenir échappe à la rationnelle comptabilité ; Si l’art de vivre est de se défaire de ce qu’il n’est pas indispensable d’accumuler, et de s’enrichir de ce qu’il est précieux de partager ; Si l’argent qui étale son insolente impunité, a plus d’indécence que le corps qui libère son insatiable sensualité ;

 Si tout cela est encore vrai, l’utopie serait de croire en l’avenir d’une société qui n’aurait pas su se donner pour diapason l’homme lui-même.

 Discours sans parole …

E dgar, comme chaque année, à la Pentecôte se rend à La Croix- sur-Roudoule, pour fêter le départ des bergers à l’estive. A cette occasion une extraordinaire soupe des bergers est présentée aux participants. Les bergers ? Disparus ! Mais la soupe est toujours là. A rguant qu’il ne fallait pas faire de politique, lors de l’inauguration de la salle des fêtes, la parole n’a été donnée qu’au Président du Conseil Général, par ailleurs candidat aux législatives.

Alternative Ecologie vous donne donc à lire le discours (schématique) qu’Edgar n’a jamais pu prononcer :

 « Salutations à : M le Président du Conseil Général, M le Député, M le Conseiller Général Mme et M les Maires, Adjoints et Conseillers Madame le Maire et son Conseil, Monsieur le Curé, Mme et M les bénévoles du Comité des Fêtes, Mes amis de la fanfare. …Heureux d’être encore une fois présent à la commémoration de la « soupe des bergers » : En tant qu’enfant du pays, dont les aïeux ont été bergers… Et au nom du Président Vauzelle qui professe un attachement profond à notre Région et tout particulièrement à nos montagnes.

Ma fidélité à ce monde rural, m’amène à être membre de la Commission Développement des Territoires de la Ville et de la Montagne en tant que 1er Vice-Président.

La Région, bien sûr, n’a pas le même ancrage local que les Con- seils Généraux, mais elle a une vision large du territoire régional et elle a la responsabilité du « Schéma Economique Régional ».

Je ne serai pas long, car j’aurai l’occasion de vous rencontrer à nouveau lors des fêtes patronales cet été. Sachez cependant que la Région intervient dans les domaines suivants pour l’ensemble de nos montagnes des Alpes du Sud :

1. La valorisation des ressources agricoles et forestières.

2. La protection contre les risques naturels et gestion intégrée du massif.

3. L’aménagement des vallées et la diversification de l’offre touristique.

4. L’accessibilité du massif et le développement des transports collectifs.

5. Le développement des services publics. Pour ne pas être trop long cette fois-ci, je ne vous citerai que quelques grands chiffres. Depuis 2004 :

     1. Les Intercommunalités

     2. CCVA (Moyen Var)

     3. CCV (Cians-Var)

    4. CC de la Tinée

    5. CC des stations du Mercantour

    6. Ainsi que les diverses communes de ces vallées ont reçu de la Région en 3ans

6 millions 637 364 €

Songez à combien peuvent s’élever les investissements régionaux sur l’ensemble des zones de montagne de toute la Région PACA.

Lors de prochaines interventions, je vous détaillerai les sommes investies par vallées. Lors de prochaines fêtes je vous donnerai des précisions concernant l’investissement sur le chemin de fer de Provence dont la Région est devenue la gestionnaire. Chers amis, recevez tous les remerciements du Président Vauzelle pour l’attachement que vous lui portez dans nos vallées. Et que la fête continue ! ».

 

L’Association Européenne Du GPL En congrès A Nice

 

 Le jeudi 7 juin 2007, Edgar Malausséna représentait le Président Vauzelle au Congrès de l’Association Européenne du GPL.

L a production de GPL augmente dans le monde, alors que relativement la demande stagne. Les USA n’augmentent pas leur consommation car ils veulent utiliser encore longtemps leur charbon, et ils détiennent une grande part du pétrole mondial. Le Qatar est le premier producteur de GPL, et cette position est en train de se renforcer La France, est un pays à part, y compris en Europe puisque sa consommation baisse. Voilà quelques éléments intéressant que l’on a pu entendre lors de l’introduction de première matinée. Dans les allées d’Acropolis des stands de vendeurs de gaz GPL, biutane, propane, gaz naturel exposaient toutes les technologies en la matière… Le GPL est une énergie complémentaire que les producteurs et les grands groupes se plaisent à citer comme étant peu productrice de C02… Dans son introduction Edgar a précisé que les deux derniers véhicules qu’il avait acquis étaient au GPL, et qu’il se sentait donc autorisé à parler de cette ressource énergétique. Edgar a indiqué que la Région PACA depuis une dizaine d’années avait pris la mesure des problèmes du réchauffement et qu’elle s’était engagée, en particulier pour les A-M à mettre en place le plan Ecoénergie.

 Plan Régional Ecoénergie deux orientations

 Les économies d’énergies.

 Les énergies alternatives.

Edgar a déploré que seulement 10 communes sur 163 dans les Alpes-Maritimes se soient engagées dans ce plan. Il a rappelé que sa commune avait installé des économiseurs d’énergie d’éclairage public et qu’en un an, 27 % avaient été économisés.

Programme AGIR

Par ailleurs la Région a mis en place le plan AGIR qui est le résultat d’une juste répartition entre l’investissement sur ITER et les énergies renouvelables (1). Pour un euro dépensé pour le programme ITER de Cadarache, un euro sera dépensé pour les énergies renouvelables.

(1) Cette approche positive avait été menée en 2004, et à cette époque Edgar avait très actif dans son élaboration.

 Complémentarité

 Edgar a insisté sur la complémentarité entre l’industrie qui cherche à développer un secteur porteur qui de surcroit est peu pollueur et la position philosophique de la Région qui s’inscrit dans la lutte contre l’effet de serre en mettant en place :

Une politique audacieuse des transports ferroviaires. Des plans d’économie d’énergie et d’énergies renouvelables (bois, biomasse photovoltaïque, solaire, pompe à chaleur…) Un Agenda 21 régional… Une politique forte de soutien à l’Agence Régionale Pour l’Environnement Une visite dans les stands a montré que les grandes et petites firmes investissent dans le secteur du GPL Ainsi cette voiture de rallye qui roule avec ce carburant.

 Transports Les naufragés du TER n’en peuvent plus

N ous sommes le jeudi 7 juin à l’Antenne du Conseil Régional à Nice.

 Le Vice-président régional délégué aux transports, Gérard Piel, a accepté de répondre aux questions que se posent de plus en plus d’usagers du train.

La SNCF ne respecte pas ses engagements

Edgar Malausséna, membre de la Commission Régionale des Transports est présent lui aussi. En attendant l’arrivée de G. Piel, il engage la conversation avec les responsables de l’Association : « Les naufragés du TER » et des journalistes. « Oui, la SNCF n’est pas à la hauteur des enjeux, y compris écologiques ». « Oui, la SNCF depuis le retour de la droite au pouvoir a repris ses mauvaises habitudes en PACA, à savoir négliger les Transports Express Régionaux, au profit de ses grandes lignes et ses TGV ». « Oui, la SNCF détourne à son profit les personnels que la Région paie pour les activités ferroviaires régionales ».

Gérard Piel : fermeté !

 Gérard rappelle tout le travail réalisé par le Conseil Régional, tant sur la réhabilitation des gares, que sur les rehaussements de quais, que sur le nombre de rames achetées avec l’argent des contribuables… Il se déclare solidaire de ce que les plaignants exposent, à savoir des retards permanents, des trains supprimés sans prévenir, des rames en nombres insuffisants qui provoquent des entassements hors des normes de sécurité, des rames non nettoyées qui sont de véritables repoussoirs… Il précise que le nombre d’heures de grèves est nettement inférieur à celui de l’an passé à la même date, alors que le service est totalement dégradé.

Faut-il sanctionner ?

Il annonce que le Président Vauzelle et lui-même ont envoyé des courriers à la Directrice Nationale de la SNCF, et indique qu’il va falloir que celle-ci réagisse rapidement vis à vis d’un cadre supérieur qui depuis son arrivée montre son dédain pour l’ensemble des personnels et des usagers… Un début de remboursement aux usagers a été accepté par la SNCF. Gérard

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23 juillet 2007 1 23 /07 /juillet /2007 10:00

 

N° 9 Juin-Juillet 2007                     

Naissance du « Mouvement Régional PACA
Altermondialisme
& Ecologie »
Le 23 juin 2007 les « Membres Constituants »
AlterEcolo ont tenu leur première réunion

C

ontrairement à la tradition française qui veut que l’on fonde le sommet pour ensuite faire surgir les structures de base, les membres constituants ont souhaité « régionaliser » immédiatement le mouvement en cassant le modèle centralisateur, c’est pourquoi :

N

ous avons donc  le plaisir de vous faire connaître la liste des membres « constituants » PACA qui sont en place pour trois ans au maximum.

C’est le temps nécessaire pour que le mouvement s’ancre dans d’autres Région, dans les départements et organise le Congrès qui mettra en place la structure nationale.

 

 

 

Conseil Provisoire des Membres Constituants

 

Agullo   Olivier,   Anfosso   René, Arod Samira, Bellantonio Bernadette, Beldjhem Mohamed, Ben Amina Rafik, Cassar Alain, Chesnel Luc, Chesnel Juliette, Cossa Jean-Louis, Cuoco Michel, Figuier Sandrine, Gardiol Philippe, Gibert Geneviève, Ghazouane Rabia, Ghazouane  Séloua,  Goupil Christian, Grilli Nathalie, Jourdan André, Kabbaj Ali, Lelièvre Isabelle, Longère Héliane, Loiret Richard , Malausséna Chantal, Malausséna Edgar, Malausséna Elodie, Mantsounga Prisca, Mantsounga Thierry, Meaufront Marcel, Pointurier Michel, Rémi Michel, Rubino Henri.

 

Bureau des « Membres Constituants »

Président Régional : Edgar Malausséna.

Président Adjoint : Jean-Marc Philibert.

 

Secrétaire Régional : Séloua Ghazouane.

Secrétaire Adjoint : Michel Pointurier.

 

Trésorière Régionale : Rabiaâ Ghazouane.

 Trésorier Adjoint : Luc Chesnel.

 

Communication et Développement : Co Délégué : Richard Loiret

 

Communication et Développement : Co Délégué : Henri Rubino.  

 

Un bon début pour les candidats de la Gauche alternative 2007 aux législatives ?

Ces candidats étaient issus des Comités Unitaires et des Comités Bové.

 

Il s’agissait d’une tentative hasardeuse d’exister dans un scrutin où le vent poussait sur l’UMP, où le vote utile PS avait toute sa force, où la « gauche de la gauche » était émiettée, et où le sigle « Gauche Alternative 2007 » était totalement inconnu, et sans référence forte à l’écologie.

 

Les résultats s’apprécient à l’aune des buts fixés. S’il s’agissait de présenter plus de 80 candidats pour obtenir une tranche d’antenne et des financements d’Etat, l’affaire est réussie. S’il s’agissait de peser dans la balance politique le résultat est plus nuancé.

 

Dix huit candidats ont obtenu moins de 1%. Cinquante sept candidats plus de 1%, six plus de 5 %, et des sortants comme P. Braouzec ou J. Fraysse sont réélus.

 

Objectif : Constituer une force politique radicale large et diverse dans les années à venir.

 

Cet objectif dépendra fortement de ce qui se passera ailleurs à gauche et de la place que l’écologie politique obtiendra dans ce mouvement.

 


Elections législatives

Retour sur le 1er tour des législatives  

 

 

Résultats 1er tour 2002                   Résultats 1er tour 2007          .

 

Nombre    %    Nombre       %       
Inscrits :   40 968 484      Inscrits :     43 888 779  
Exprimés :  25 246 045    64,42 Exprimés :   26 524 983   60,44  

 

 

 

Ext G   :   81 558     0,32 Ext G :   183 878   0,62 
LO   :  301 984     1,20   LO  :     
LCR     :                   320 467  1,27  LCR   :  704 009    2,79 
PCF     :               1 216 178    4,82  PCF  : 1 115 719    4,29  
PS         :               6 086 599    24,11 PS   :  6 436 136   24,73 
PRG     :                      388 891      1,54 PRG     :     343 580     1,31
DG        :                                      275 553     1,09 DG  :  513 457       1,97 
Verts    :                      1 138 222    4,43 Verts    :    845 884       3,25 
Total G                                         9 809 452  38,86      Total G    10 846 672      38,97
UDF                         1 226 462  4,85   UDF      1 981 121      7,60

               Commentaires                    La LCR progresse, mais sans faire  élire un  seul député,  loin du score de  Besancenot  à la présidentielle. Le PCF recule légèrement.Le PS progresse légèrement.  Les Verts se  présentaient  partout. Score meilleur que celui de Voynet à la présidentielle. Perte en voix et en  % (-1,18%) par rapport  2002.                                                 

On constate que ce qui a réussi pour le 1er tour des présidentielles 2007, à savoir la poussée sur le PS et l’échec de celui-ci au deuxième tour, ne se produit pas aux législatives.

Le PS progresse au premier tour seulement de 0,62 points, mais grâce au scrutin majoritaire à deux tours gagne près de 40 députés au second. Encore une fois, les considérations tacticiennes et le mode de scrutin ont favorisé les deux grands partis. Le bipartisme devient-il le mode opératoire des années à venir ?

 

Deuxième tour Législatives : Bravo Fabius !


Il a suffi que Fabius ose poser une bonne question pour que la campagne électorale des législative retourne enfin « au politique et au social ». Brusquement des électeurs on découvert la TVA soit disant sociale. Résultat un vrai réveil dans le pays et des scores inespérés pour les gauches avec 233 députés (si l’on considère que Les Verts sont toujours à gauche). Les Verts avec une perte de 1,18 au 1er tour gagnent un député. Le PCF obtient son groupe avec Les Verts et les différents apparentés. Les socialistes avec 205 députés ont comme un goût de victoire à l’intérieur de la défaite. Ce qui est une façon de se consoler…

Fabius, l’homme du NON à la Constitution européenne a montré que lorsque le PS se positionne à gauche, tout va  mieux. Cela promet des batailles dans le champ de la recomposition du PS et des gauches en général…

 

 

 

 

 

 

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8 juin 2007 5 08 /06 /juin /2007 09:51


Les Alpes-Maritimes Un peu d’histoire par Edgar Malausséna

Quelques précautions d’usage.
Il est courant, lorsque l’on est engagé en politique de considérer que la vérité est détenue par le groupe auquel on appartient, et dans ce groupe, que le courant (ou. Sensibilité) dans lequel on se situe est celui qui détient la bonne parole.
Cela a amené les partis politiques de gauche, soit au sectarisme et finalement à la stagnation, soit au pragmatisme et ainsi à la perte relative d’identité.
Ma démarche se voudra: « historienne », et en conséquence j’essaierai de me baser sur des faits. Mais ces faits, sont aussi des choix, et il faut leur donner un sens. Et c’est là que commence l’analyse et donc l’interprétation.
C’est pourquoi, je tiens tout particulièrement à préciser qu’il ne s’agit pas pour moi de donner des leçons à quiconque et encore moins à nos partenaires de gauche.
Chacun d’entre eux s’inscrit dans une histoire dans laquelle on peut, à posteriori, déceler des heures glorieuses, et d’autres plus détestables.

Quelques rappels.
La partie « Comté de Nice » de ce département a choisi de ne plus être rattachée à la Provence en 1388. Par l’acte de « Dédition », le Comté de Nice entrait dans la sphère des Comtes de Savoie.
Ce département (dans la partie Comté de Nice) n’a pas connu la même évolution démocratique que la France.
Le Comté de Nice fut rattaché sans consultation par la Révolution française en 1793.
L’épisode des « Barbets » anti-français, pillards pour les uns, nationalistes pour d’autres, peut être interprété comme un reflet de l’esprit d’indépendance, et en même temps comme un refus de la Révolution.
Son rattachement au royaume Sarde en 1814, a privé ce territoire des réformes françaises de 1848. Les habitants de ce « Comté » qui n’eurent jamais de Comte à la tête de celui-ci ne connurent pas les Conseils Généraux, les Conseils d’Arrondissement, les Conseils Municipaux qui progressivement furent élus en France au suffrage universel.
Le rattachement volontaire à la France du 29 avril 1860 accentua ces tendances vis-à-vis d’élites locales qui, comme le Syndic François Malausséna, passèrent du service au royaume de Sardaigne, au service de la République, en tant que Maire élu de 1860 à 1870.
Ainsi le système républicain et démocratique fut octroyé, sans qu’il y ait eu luttes, et avancées dans les consciences, sur ces sujets.
Cette absence de traditions démocratiques marquera longtemps la vie locale.
Cependant la disparition de personnalités comme Borriglione ou Rouvier, au début du XX° siècle, modifiera les rapports entre le corps électoral et ses représentants.
Jusque là le mandat politique ou local semblait consacrer la position sociale du candidat.
A partir de la fin du XIXème siècle, lentement, on vit émerger des positionnements politiques et des choix liés à ceux-ci.

En même temps que progressait l’urbanisation, naissaient des majorités « radicales », surtout sur la rive droite du Var.
Sur la rive gauche, l’évolution fut différente. La République fut reconnue et fortifiée grâce à des personnalités d’une droite, qualifiée de « modérée ».
La fidélité (ou la soumission) à celles-ci fut la caractéristique essentielle des pratiques électorales niçoises.
Cette particularité ne fut pas sans conséquence sur les populations de ce territoire qui n’acquirent pas les mêmes réflexes et traditions républicains que dans d’autres régions françaises, nous l’avons vu.
Le clientélisme exacerbé en fut une des conséquences, pour devenir un fondement culturel.

Cent quarante six ans de pouvoir départemental de droite.
Depuis, la droite conservatrice est au pouvoir (en dehors de la courte période de l’après guerre de 1940/1945 où le Conseil Général fut dirigé par un communiste), faisant preuve d’un attachement indéfectible à la France conservatrice et d’une autonomie politique et culturelle qui a masqué la prise en main du département par les industriels du bâtiment et de la parfumerie, et l’introduction rapide de capitaux étrangers.
Le peuple niçois fut d’autant plus acquis à la sphère dirigeante que celle-ci était issue très généralement du terroir.
Les noms des élus, caressaient encore voici dix ans, très agréablement les oreilles de ces gens du Comté de Nice, citons: « Bosio, Ballarello, Pétruschi, Raybaud, Bailet, Ciais, Olmi, Caldéroni, Scolari, etc...
Cette osmose entre une partie majoritaire de l’électorat populaire, les édiles locaux et les groupes de pression, fut longtemps culturelle pour devenir de plus en plus cosmopolite sans pour autant disparaître.

Une machine à intégrer bien huilée.
Sur le plan politique, la méthode employée par Jean Médecin a porté ses fruits pendant longtemps, y compris à gauche.
Cette « Machine politique à intégrer » fut redoutable. En jouant le « localisme », le centrisme et la droite nationale, ce Maire réussit, pendant près de vingt ans, après la Libération, à absorber tous les courants non communistes, en jouant sur la répartition des postes et la capacité à accepter une relative autonomie des élus ruraux.
Ceux-ci pouvaient se présenter le plus souvent sous des étiquettes locales, tant aux municipales qu’aux cantonales, sans encourir, les foudres de 1’homme le plus puissant du département. Mais cette tolérance entraîna un ralliement progressif de tous ces élus à un ectoplasme politique qualifié par beaucoup à cette époque de « parti niçois », lui même relayé par le « rassemblement républicain ». Ces élus, tout en professant un anticommunisme de principe, se refusaient à l’intégration pure et simple dans les grands partis nationaux, ou en prenaient l’étiquette sans doute pour séduire la partie « française » de l’électorat.

Cette terre d’accueil a bien changé.
Cette terre d’accueil, a reçu et reçoit en permanence des populations qui de par leur origine (rapatriés, retraités aisés du Nord de la France et de l’Europe...), ont fortifié jusqu’à présent, et très régulièrement les tendances conservatrices de ce département.
Seule l’immigration italienne fuyant, la dictature mussolinienne, a introduit et conforté une tradition populaire de gauche dans ce département, dont a profité longtemps le P.C.F. (Fiori, Caressa, Tibéri, Maiolini, Delorenzi, Laurenti, Patallaci, Podesta, Muti, Blangero, Mazzini, Gallo, Pilipenco, Mateudi, Saïoni, sont des noms d’adhérents et de dirigeants communistes issus de cette époque...).
Cependant, cette source est tarie depuis longtemps.

La montée du FN : les différents contextes
Les causes de la montée du Front National sont générales, et locales.
Elles se situent dans le cœur même de notre « machine départementale politico-sociétale ».
Les gauches, comme les droites, sont concernées (mais aussi comptable de...) par la progression de ce phénomène redoutable, à des titres cependant très différents.
Les causes sont interactives, la montée des uns engendre le déclin, le recul, la stagnation, des autres.
Le peuple français est en pleine mutation mondialiste. Ses repères et ses références sont confrontés à des phénomènes internes, mais aussi venus d’ailleurs. Ses votes qui apparaissent comme chaotiques révèlent cependant une constante. Est puni, « électoralement parlant », celui qui pratique une politique économique libérale. Ce fut le cas du PS en 2002, et le cas de l’UMP en 2004.
En ce pays de l’extrême sud-est de la France, le local et le global se conjuguent-ils dans le même sens, ou bien voyons-nous naître une contre-offensive du côté d’une gauche qui est plurielle même si ce vocable est déjà désuet.

Le contexte local et la montée du Front National :
Causes sociétales
Les sondages de Nice-Matin ont montré, à plusieurs reprises, que l’insécurité était la préoccupation première des habitants de ce département et de Nice en particulier.
L’ensemble des causes générales énumérées d’ordinaire, me semble donc valide pour ce département.
Il faut y rajouter localement :
- l’emploi qui recule, en même temps que la précarité progresse ;
- les problèmes énormes pour trouver un logement, ou pour quitter les quartiers considérés comme « maudits » ;
- les fortes communautés étrangères qui justifient les discours racistes xénophobes et sur l’immigration ;
- les quartiers où se concentrent les difficultés et les populations d’origine immigrée. Nice, avec l’Ariane, Bon Voyage et Saint-Augustin. Vallauris avec la Zaïne. Cannes avec Ranguin, Drap avec la Condamine...
- Le sentiment d’injustice dû à l’écart énorme entre les hauts et les petits revenus (cet écart est le deuxième de France) ;
- la perte d’identité et du sentiment d’appartenance des populations autochtones anciennes ;
- la présence de longue durée, de rapatriés conservateurs d’Afrique du Nord.
- la présence d’un électorat âgé et conservateur sensible à un discours musclé sur l’insécurité ;
- les affaires entre le monde de l’entreprise et de la politique.

Ces causes ne sont pas nécessairement cohérentes entre elles, et ne touchent pas de même façon, les différentes couches de la société.
Les élections régionales ont montré la justesse de ces appréciations. Le FN a parfaitement bien tenu le haut du pavé en Région P ACA en l’absence de Le Pen au premier tour.
Cependant, sur le plan tactique, sa place de 3ème l’a défavorisé. Il n’était plus en mesure d’apparaître comme le parti capable de battre « Raffarin II ».
Ainsi, le deuxième tour l’a complètement piégé. Les catégories populaires qui voulaient à tous prix battre le gouvernement Raffarin ont mieux voté à gauche que d’habitude, pour donner une « leçon » à celui-ci.
C’est sans doute là que se situe le véritable enjeu pour les gauches et Les Verts. Pourront-elles assumer ce rôle de contre-pouvoir que les français, et les électeurs de PACA et des Alpes-Maritimes leur ont attribué?
Le Parti dominant de la gauche, à savoir, le PS, pourra-t-il infléchir les tendances lourdes qui l’animent depuis 1983, date à laquelle le « changer la vie » n’a pas survécu à la gestion du système en place ? Nous verrons cela plus loin et ce, de manière plus détaillée.

Contexte politique local à gauche

Le Parti Communiste : rapide survol de la résistance à nos jours
Comme indiqué ci-dessus, se vouloir historien-chercheur, et en même temps acteur politique est un peu difficile et pose le problème des « intentions », du pourquoi telle problématique est abordée et pas d’autres. Je serai donc « prudent », certains pourront me le reprocher, mais il est indispensable que l’analyse de fond, prime sur le contexte politique local de mon engagement.
Il est loin le temps, où après la guerre de 1939-1940, celui-ci détenait la présidence du Conseil Général, où son chef historique Virgile Barel devenait le « Maire de Nice » (chef de la délégation nommée pour relever la ville), et où le paysan communiste Jean Laurenti devenait Député.

Une véritable contre-société ?
A cette époque le PCF rayonnait avec, et sur, la CGT, « Les Femmes Françaises », les « Vaillants et les Vaillantes » puis les « Pionniers », le « Secours Populaire », la « FDSEA », « Tourisme et Travail », une partie de la jeunesse avec l’UJRF, puis la JC, les associations de parents d’élèves...
Le PCF possédait une librairie. Il organisait des fêtes populaires, comme la Fête du Château et du Patriote, qui, petit à petit, ont décliné, sans pour autant disparaître.
Il possédait un quotidien « Le Patriote », et même le « Patriote-Lundi ». Il a réussi à sauver jusqu’à ce jour le Patriote Hebdo qui est le seul hebdo politique annonçant clairement son appartenance.
Il était le seul à gauche à réussir à faire élire des députés, des Conseillers Généraux et à tenir des « municipalités bastions », sur l’ensemble du département.
Le PCF avait créé, dans ce département, une véritable « contre-société », avec des outils sociaux et politiques, un corpus idéologique, ainsi que des liens de solidarités intergénérationnels.

La rupture de l’union de la gauche et la difficile reconquête de l’autonomie du PCF.
Dans un premier temps, grâce à cette puissance démultipliée dans le politique, le syndical, le social, et le civil, le PCF, s’appuyant sur le halo de la résistance, connut des succès électoraux très importants dans les A-M. Il réussit à occuper, en grande partie, l’espace qui aurait pu revenir à la SFIO, puis à la FGDS, puis au PS. Cela fût sa force, mais aussi sa faiblesse, car comment gagner seul contre tous, sans politique d’alliance et sans partenaires ?
Durant la période « programme commun de gouvernement de la gauche », le PS local cependant commença à mordre sur une partie de l’électorat traditionnellement « centro¬médeciniste », et sur la partie de l’électorat communiste qui votait pour ce parti faute d’autres formations crédibles à gauche.
De 1972 à 1981, prise dans la logique nationale développée par Georges Marchais et son équipe, la Fédération des A-M participa très activement à la rupture entre les forces de gauche.
Ce retournement de politique fut totalement incompris, et participa au recul du PCF au profit du PS et du FN. C’était le début mesurable du recul du PCF dans ce département.
C’est dans les quartiers les plus populaires que ce reflux a pris le plus de signification. On peut penser actuellement, que le PCF, semble orphelin d’un projet alternatif de société. Empêtré dans une alliance avec le PS qui le ronge petit à petit, il n’apparaît plus, comme le parti de la contestation.

La contestation populaire aurait donc changé de camp?
Au fil du temps, il est possible de mesurer que le FN a pris le relais du PCF chez les plus en difficultés et, jusqu’aux élections régionales de 2004 ce processus ne semblait pas devoir connaître de rémission.
En PACA et dans les Alpes-Maritimes les « scores » électoraux du FN, sont identiques ou quasiment à ceux du PCF dans ses heures de gloire.
Ainsi, comme partout, depuis environ 25 ans, le PCF s’est délité, avec cependant une capacité de survie qui étonne ceux qui l’avait condamné par avance, à l’immédiate disparition.
Grâce aux alliances locales, il détient encore 4 sièges au Conseil Général et autant au Conseil Régional depuis mars 2004.

Le Forum social de mai 2003.
Il a réuni sur trois jours à Nice près de 600 participants.
Des militants du PCF ont fait partie des chevilles ouvrières dynamiques parmi les organisateurs.
Ce forum s’est déroulé sur un fond de contestation sociale inégalé depuis mai 1968. On sait que ces périodes sont propices à des prises de conscience politique, et qu’elles forment des générations nouvelles de syndicalistes et de militants de partis politiques.
Or le terrain international est une des grandes traditions de ce parti, et il est parfaitement à l’aise dans cette dynamique. Les communistes ne veulent pas rater ce nouveau rendez-vous historique.
Mais sur ce terrain, le PCF est concurrencé par la Ligue Communiste Révolutionnaire et les alternatifs.
Il existe en France un vrai champ pour la contestation « à la gauche de la gauche réformatrice.

Conclusion.
Pour l’instant, cette nouvelle approche « altermondialiste » d’une partie du PCF, ne donnera que peu de résultats (électoraux) rapides, visant à réduire durablement l’influence de l’extrême droite.
Mais cette démarche a le mérite d’exister, de mobiliser du monde, de cristalliser encore des couches ouvrières et salariées du tertiaire.
D’ailleurs, lorsque le Parti Communiste ose partir en autonomie, là où les conditions sont relativement propices, il réapparaît dans les couches populaires. Les régionales de 2004 l’ont montré avec Marie-Georges Buffet, ou Maxime Gremetz.
En Région PACA, après beaucoup d’hésitations et un référendum interne, le PCF a choisi l’alliance électorale aux régionales 2004. Cette tactique lui a été profitable. Il a bien su négocier ses places.
Mais c’est sûrement dans les futures luttes sociales et dans les affrontements altermondialistes que le PCF aurait quelques chances de recapitaliser sur des bases contestatrices.


Le Parti Socialiste, stratégie globale et tactique locale : une immense contradiction ?

Les partis sociaux démocrates reculent partout en Europe. Quelles en sont les causes ?
- La « transnationalisation » des capitaux.
La « transnationalisation » des capitaux, la chute quasi définitive des grandes entreprises capitalistes à caractère familial, ont cassé la possibilité pour les partis sociaux-démocrates d’organiser le compromis social dans chaque pays séparément.
Durant les années dites glorieuses d’après guerre, les politiques d’accompagnement étaient possibles, grâce à des accords historiques de longues durées, entre le capital et le travail, qui ont volé en éclat sous l’effet des stratégies mondialisées des multinationales capitalistes et des Etats qui les ont accompagnés.
En effet, le capitalisme transnational ne négocie plus. Il travaille à l’allongement du temps de travail, à l’augmentation régulière de la flexibilité dans les entreprises, à la multiplication des contrats précaires, au maintien des volants de chômage importants, qui de toutes les façons, ne lui coûtera pas grand chose, puisque c’est la société elle-même qui prend en charge les résultats sociaux négatifs de ces politiques.
Ce capitalisme, ne peut pas prendre en compte les aspects environnementaux, comme la réduction des gaz à effets de serre. En effet, pour cela il faudrait mettre en place des mécanismes régulateurs qui freineraient la course à la croissance, la course à la productivité, l’exploitation intensive et inconsidérée des ressources énergétiques...
Et malgré cela, les partis se réclamant du compromis social et environnemental pensent possible une régulation où la perte des acquis sociaux est compensée par des politiques sociales d’adaptation aux besoins des entreprises et à la concurrence internationale. La « formation » fait partie de cette approche socialiste.
Il nous semble donc utile d’approfondir un peu cette question là.

L’impossible « pari » des partis sociaux démocrates : accompagner la mise en place du libéralisme, par une politique sociale ?
Le Parti Socialiste français n’est pas un parti social démocrate classique, son origine ouvrière et populaire est indéniable. Sa longue fréquentation du parti communiste l’a constamment amené à le concurrencer sur le terrain social.
Cependant la nature idéologique de ses démarches, c’est à dire, accompagner la mise en place du libéralisme par une politique sociale, est un défi historique que le PS, tout comme les autres partis de la social-démocratie, aura sans doute du mal à réussir.
Comment réussira-t-il en même temps à organiser, comme l’avait réalisé en son temps le ministre socialiste français Pierre Bérégovoy, la libre circulation des capitaux en Europe, et, simultanément, à réguler les mouvements de capitaux, à empêcher les délocalisations industrielles afin d’assumer la mission historique du PS, à savoir répartir la richesse en direction de ceux « d’en bas »
De plus son peu de résistance à :
- l’organisation du monde capitaliste-libéral mondialisé, malgré des courants internes qui se positionnent fermement sur cette question,
- la forme « production/consommation » qui en découle,
- l’absence d’une politique réellement écologiste et alternative, ne lui permettent pas de recréer une « contre-¬société », à la manière du PCF, et ne sont pas de nature à attirer à lui les tenants de l’alternative politique, ceux qui affirment qu’un « autre monde est possible ».
Voilà donc les causes principales qui mènent les partis réformistes se réclamant d’un socialisme démocratique, à la perte du pouvoir dans tous les pays européens.

La fin du compromis entre le « capital¬ national-familial » et les forces politiques de la social-démocratie?
Le PS n’est pas un parti de droite. Ainsi, tel que nous l’avons dit ci-dessus, le PS, se trouve devant un dilemme, historique. Il a pratiqué le compromis pour la répartition des richesses tant que l’Etat était en mesure de négocier avec les entreprises « capitalistes nationales ».
Or c’est ce bloc à deux faces qui semble avoir fait son temps.

La souffrance des hommes face aux pratiques de « l’accompagnement ».
Dans ces conditions, le PS connaît, comme tous les partis favorables à la gestion de la société, un certain éloignement des couches les plus populaires de la société qui pourtant devraient se reconnaître en lui.
Ainsi, malgré une politique sociale beaucoup plus marquée que les gouvernements précédents, le gouvernement Jospin de 1997 à 2002 n’a pas stoppé la descente aux enfers des plus pauvres.
La précarisation, les problèmes du logement et de l’emploi n’ont pas trouvé de solutions durables. La loi des 35 heures, a augmenté grandement la flexibilité et la productivité du travail.
Cela ne veut pas dire, pour autant que les politiques sociales du PS et de la droite soient identiques.
Cela traduit seulement une illusion tenace, à savoir la possibilité de prolonger l’alliance « capital-travail » de l’époque des capitalismes nationaux, sans dommage pour les plus pauvres, pour les plus démunis, dans le cadre d’une économie qui se mondialise par le haut, grâce à la circulation accélérée des grands capitaux.
C’est l’idée, que cette possibilité d’alliance « capital-travail » détruite au niveau national pourrait se reconstruire dans le cadre européen.
Ce que le parti socialiste combat au plan local, à savoir les inégalités, les misères modernes, est contredit au niveau global par les politiques mondialisées auxquelles il participe, par exemple dans le cadre de l’Accord Général du Commerce et de Services.

Le Parti Socialiste dans les Alpes¬-Maritimes
De « l’alliance Médeciniste », au Programme Commun, et à la « Gauche Plurielle ».
De la fin de la Libération aux années 1970, la gauche socialiste n’existait que par des « transfuges », comme T. Roméo, Cléricy, qui gouvernaient le département, alliés au Médecinisme.
En effet, le choix stratégique de la SFIO (ancêtre de la FGDS, puis du parti socialiste), à savoir la « 3èmc voie entre le capitalisme et le communisme », eut sa traduction politique dans les Alpes-Maritimes.
Cette stratégie nationale rencontra la démarche « centriste » du Député-maire Jean Médecin.
Celui-ci voulut gouverner au Centre en englobant à droite et à gauche.

Faire basculer l’électorat centriste à gauche, ou prendre des électeurs au parti communiste?
Malgré l’extrême puissance du PCF, il était évident que celui-ci ne pouvait renverser seul la droite locale.
A partir de la période « programme commun de la gauche », des années 1 970, la situation a rapidement évolué. Le PS a choisi définitivement la stratégie et la tactique de l’union de la gauche.
Le programme commun de gouvernement de la gauche a laissé penser aux nouveaux responsables socialistes locaux, qu’une gauche plus modérée (le PS) permettrait de mordre sur l’électorat centriste.
Ce « ré-ancrage » fut possible pour plusieurs raisons en grande partie liées à la situation du PCF., et à des évolutions objectives comme la sociologie.

Une sociologie en rapide évolution.
La deuxième cause tient au fait que la sociologie du département a évolué vers le secteur tertiaire et les hautes technologies. L’ouvrier du bâtiment d’origine italienne et révolutionnaire a disparu depuis des décennies du champ politique et économique.
L’électorat de gauche se trouve être, dans ce cas, plus volontiers social démocrate, et réformiste.
En outre, au plus on s’éloignait de la période de la « résistance », au plus les rappels du PCF à celle-ci apparaissaient comme archaïques aux nouvelles catégories socio¬professionnelles se situant à gauche.

Une tenace ascension.
A partir de la période « programme commun », les scores électoraux du PS connaissent un mouvement ascendant, mais en dents de scies cependant.
C’est lui qui accrochera à son palmarès des députés en 1981, pour percer enfin au Conseil Général à partir de 1998. En fin 2003, il détenait 6 sièges au Conseil Général.
Il atteint une cinquantaine d’élus locaux dont six à sept Maires étiquetés ou repérés comme socialistes.
Cependant le Parti Socialiste a connu comme partout en France les contrecoups de la grande défaite de Jospin.
Il nous a donc semblé faire œuvre utile en essayant de comprendre pourquoi les partis se réclamant de la social-démocratie perdent partout le pouvoir en Europe et pourquoi le PS dans ce département a continué à progresser avec cependant de grosses difficultés à enrayer la montée du FN, du moins jusqu’au deuxième tour des régionales de 2004.

Cristallisation des acteurs du mouvement social.
En effet, on constate clairement une cristallisation des acteurs les plus dynamiques du mouvement social, qui vont à contre-courant de l’attitude passée du Parti Socialiste.
Il y a, chez ces militants, la conscience de plus en plus nette des conséquences destructrices des politiques capitalistes libérales, pour tout de suite et pour bientôt.
Notons qu’à la différence du mouvement social de 1968, ces luttes ne s’appuient pas sur le mouvement étudiant et lycéen, il n’est plus marqué par les idéologies marxistes existantes de l’époque (Léninisme, Maoïsme...), ou alternatives (Marcuse, Lacan, Ilitch...).
Et c’est là qu’on se rend compte que la défaite de Jospin et que les votes sur les extrêmes gauches et Les Verts avaient des fondements politiques profonds.
Le PS a perdu, de par son mode de gouvernance social-libéral, les ailes les plus militantes du mouvement social. Mais comme souvent, il a su recapitaliser les espoirs de ceux qui n’ont pas accepté le libéralisme quand ce parti gouvernait, et qui ont refusé le même libéralisme quand la droite revenue au pouvoir l’a exacerbé.

Le Parti Socialiste et l’identité culturelle.
Par ailleurs, malgré des efforts de compréhension des phénomènes sociétaux, malgré une grande sincérité du Président Vauzelle concernant « l’altermondialisation », le Parti Socialiste semble encore être à la recherche d’une nouvelle politique culturelle alternative ancrée sur les territoires et en même temps « altermondialiste ».
Notons qu’il n’est pas le seul à éprouver cette difficulté. En effet, une politique de la culture ne peut se contenter de donner le libre accès à la connaissance et à la consommation des loisirs, le droit à la création, parce que la connaissance et les accès à celle-ci, ne sont pas neutres sur le plan des contenus et de ceux qui les transmettent.
La culture « marchandisée », et seulement cela, ne sera jamais un vecteur d’alternative, pire même, elle est sans aucun doute une démarche qui accompagne la mondialisation capitaliste et « déculture » ceux qui en subissent l’influence.
Tout en reconnaissant le talentueux travail de la commission régionale à la culture pendant six ans au Conseil Régional (1998-2004), il est évident qu’il faudra envisager de revisiter la politique culturelle régionale et lui donner une cohérence, plus grande, dans 1a mesure où les droites ne sont plus en capacité d’entraver de véritables démarches culturelles, suite à leur défaite de mars 2004.
Cette cohérence culturelle devrait se fonder sur un diagnostic capable de qualifier les fondements de notre « maladie sociétale et environnementale », qui se traduit chez nos concitoyens par la contradiction: « plus de libertés, et...plus de règles », par le retour à des sources qui peuvent apparaître comme seulement « communautaires », et/ou « réactionnaires », mais qui sont des réponses balbutiées et inefficaces, à la mondialisation.
Le besoin d’ancrage dans des terroirs des nouveaux venus à la campagne, répond parfaitement à cette recherche de tradition et de modernité.

Une implantation populaire en cours?
Dans ce département des Alpes-Maritimes, et malgré une cure d’opposition nationale qui lui a permis de se « requinquer », le PS n’est pas encore vraiment en mesure de faire fortement reculer le FN dans les catégories populaires, et ce, malgré des efforts d’implantations, notamment, dans les associations de défense des locataires, malgré des relais syndicaux, et des relations dans des milieux communautaires.


L’ouverture des « Verts-Ouverts » des Alpes-Maritimes.
Une stratégie de très long terme Les Verts des A-M s’implantent régulièrement dans le paysage politique des Alpes-Maritimes.





Ouvertures tous azimuts.
Les Verts des Alpes-Maritimes » s’étaient lancés à fond dans une politique d’ouverture « tous azimuts », avant d’êtres réduits à l’état de groupuscule entre 1994 et 1996 :
Citons les rapprochements avec les Rouges et Verts, puis avec les alternatifs, et les régionalistes.
Citons l’alliance avec Génération Ecologie, aux élections régionales de 1992.
Signalons aussi, la coopération et l’alliance avec André Aschiéri , afin de prouver notre existence et notre capacité à entrer en politique, autrement que par des pratiques « isolationnistes » ou « groupusculaires ».
Après leur succès aux Régionales de 1992 et leur défaite aux Présidentielles de 1995 : Les Verts des Alpes-Maritimes se lancent dans une pratique « d’ouverture », dès 1997, en direction des Partis de la gauche classique PS, PCF, Radicaux, MdC.

Alpes-Maritimes. Les résultats électoraux sanctifient la politique d’ouverture des Verts
En 1995, les verts comptaient alors : 1 Conseiller Régional.
Puis J-P Giraud qui a succédé aux trois-quarts du mandat à A. Aschiéri. J-P Giraud « régionaliste » adhère alors chez Les Verts. Patrice Miran. Conseiller Régional qui quitte Les Verts, pour fonder le Mouvement des Ecologistes Indépendants (MEI).
Poussée, entre 1997-1998,
Les Verts connaissent une poussée importante. Ils ont utilisé à fond le système de l’alliance à gauche, en prônant « l’autonomie », et la nécessité d’accords sur le fond
On recense à cette date:
André Aschiéri. Député Vert-apparenté, Maire écologiste.
Edgar Malausséna. Vice-président Vert du Conseil Régional P ACA. Conseiller municipal à Villars-sur- Var. (II devient Maire en 1999).
Jean-Raymond Vinciguerra. Conseiller Général Vert à Grasse Sud et Conseiller Municipal.
Cinq élus municipaux.
Les municipales de l’année 2002.
Les Verts connaissent en France une poussée, aux municipales C’est d’ailleurs le seul parti situé à gauche à connaître ce processus.
Dans les A-M, la politique d’Union porte ses fruits, les Verts passent de 5 à 26 élus municipaux. Cependant, cette progression continue, y compris aux Européennes, n’affecte pas l’électorat FN.
Ce sont le PS et le PCF qui reculent. On peut alors penser qu’une partie de l’électorat de gauche se porte sur Les Verts.

Réformisme de gauche.
En effet, le PS améliore régulièrement sa puissance électorale. Ses élus sont de plus en plus nombreux. L’écoute des médias se fait plus grande et régulière depuis 1998, date à laquelle Patrick Allemand est devenu premier Vice-président de la Région.
Si le PS fait la preuve de son autorité et de sa puissance à gérer les plus petits que lui, il aura de plus en plus de possibilité de régner sur ses partenaires, La question est alors de savoir si son but est de les étouffer ou de les laisser grandir juste assez pour que l’alliance lui soit bénéfique, et sans danger pour son propre avenir.
Le jeu est subtil, tant pour Les Verts que pour le Parti Socialiste. Mais ce sont les électeurs qui à terme trancheront.
Ainsi après une période de progression, Les Verts risquent de se trouver privés de l’électorat modéré, ou réformiste de gauche qui pourrait préférer se tourner vers le plus fort à gauche, ne serait-ce que pour le vote utile.
Ceci a déjà commencé à se produire lorsque les principaux axes d’aménagement du territoire des Verts dans le Département, sont devenus « patrimoine commun », des gauches rassemblées.
Mieux, le Parti Socialiste peut parfaitement récupérer une partie des fondements des Verts pour mieux faire front contre ce qui ne lui convient pas.
La bataille sur la 202 bis relève de cette logique, celle du port de Nice aussi.
.
Réformisme de droite.
Par ailleurs, l’arrivée du nouveau président du Conseil Général des A-M, Christian Estrosi laisse Les Verts des A-M. dubitatifs.
Celui-ci réforme ses services, met en avant la défense de l’environnement, les énergies renouvelables, les travaux d’entretien plutôt que de grande envergure...
Ce nouveau discours se heurtera sans doute à des réalités économiques portées par la CCI et les capitaux transnationaux, mais en attendant, il est suffisamment fort et audible pour éventuellement couvrir médiatiquement le travail de fourmis des Verts.
Il s’agit donc d’une « prise d’espace politique » sur les contenus des Verts. Cela peut effectivement les gêner politiquement, mais pas sur le fond, et sur le long terme si ceux-ci savent s’adapter à cette nouvelle situation.

Concurrence « radicale » de l’autre.
Parallèlement, du côté de la « critique radicale de la mondialisation capitaliste « de l’altermondialisme », ATTAC, la Ligue Communiste, Le PCF, les Alternatifs, poussent leurs avantages et occupent un terrain que les plus réformistes des Verts des A-M investissent pas de peur d’avoir à fréquenter des « révolutionnaires ».

Les deux mamelles de la radicalité verte : les « contenus » et l’autonomie.
Ici nous revenons au problème essentiel des Verts des Alpes-Maritimes. Jamais ceux-ci n’ont accepté de négocier avec le PS, si un contenu suffisant ne précédait pas l’accord électoral.
Les Verts et le PCF aussi, ont donné au PS des éléments de contenus, nécessaires à sa renaissance, au-delà de ses traditionnels engagements de gauche.

Chemin parcouru.
On mesure donc, le chemin parcouru depuis, et surtout combien les positions autonomes des Verts sur l’aménagement du territoire sont nécessaires.
Cependant ces victoires ne portent pas sur les sujets où le FN excelle, à savoir: l’identité, l’immigration, la sécurité, l’injustice, l’indépendance anti-européenne...
Les discours des gauches, dans les quartiers en difficulté, sont apparus nous l’avons dit, presque totalement inaudibles, durant des années.
La nouvelle politique de la ville, en particulier sur Nice, renvoie toutes les associations à des années lumières d’un combat nécessaire contre la pauvreté.
Cette pauvreté, est une des raisons, directe et indirecte, de la progression et du maintien des scores FN dans les milieux populaires.
En effet, il est facile pour le FN de mettre bout à bout les thèmes de la précarité, de l’immigration, de la sécurité pour donner l’illusion que l’on a des solutions simples à des questions complexes.
Son seul problème est de traduire ces thèmes en réponses sociales précises, et là, c’est le grand vide.






Contexte politique local à droite.

Nous allons consacrer un long passage à la famille Médecin.
Cette famille, en régnant sur Nice durant 60 ans a tenu le département sous sa férule. Il est donc utile de bien connaître cette histoire.
Cette saga doit être connue, entre autres, pour comprendre pourquoi le FN s’est installé durablement dans ce département.
Autant Jean Médecin fut prudent, et finit sa carrière politique en appelant à voter François Mitterand aux élections présidentielles de 1965, pour éviter l’intrusion de l’UDR dans le concert politique local, autant son rejeton, Jacques, fut fort en gueule, intrépide et imprudent.
Il assimila tout très vite, car il se trouvait être doué d’une mémoire exceptionnelle, et il semblait être né orateur.
Dans un premier temps, dans la lignée de son père, il semblera intéressé par la montée des forces du programme commun de la gauche. Certains vieux militants de gauche, se souviennent de son apparition devant le « Patriote », rue Blacas à Nice, à la suite de l’élection du candidat de la FGDS : Cléricy.

La « machine à intégrer » médeciniste.
Jacques Médecin cherchait encore et encore à se démarquer du gaullisme conquérant, et pensait sans doute maîtriser la montée des gauches grâce à la capacité « intégratrice » des mécanismes mis en place par son père et qui avaient si bien réussi pendant de si longues années.
Ces mécanicismes faisaient cohabiter dans la « même maison » des hommes issus de milieux complètement différents.
D’un côté on trouvait l’extrême droite collaboratrice pendant la deuxième guerre mondiale avec Raoul Bosio qui en fut l’un des éminents représentants.
De l’autre, ceux qui, ayant participé à la Résistance de gauche, s’étaient rangés dans le camp de l’anticommunisme, et « la troisième voie ».

La crainte du programme commun.
Dès 1970, pressé par la montée des forces du programme commun de la gauche, et leurs résultats électoraux, Jacques Médecin entrepris de pérenniser, puis d’encadrer fortement les structures culturelles (destruction du dispositif autonome des MJC), et sportives, ainsi que les réseaux clientélistes développés par son père. Il créa un véritable empire de presse municipal.
Sa pratique constante, fut de professer un anticommunisme et un antimarxisme permanent et basique.
Il écarta un certain nombre d’élus trop indépendants, à son goût et « fabriqua » des hommes politiques qui devinrent les « bébés médecins », comme R. Sales, M. Daugreilh, C. Estrosi...

Décomposition-recomposition interne du « bloc conservateur ».
On peut penser que les évolutions des forces politiques, l’arrivée de populations nouvelles, et l’émergence autonome de l’extrême droite, entraînèrent une progressive rupture avec la traditionnelle pratique de l’intégration dans la « machine » du clan Médecin.
Ainsi, le « bloc idéologique conservateur » qui avait commencé à se fissurer pendant la période programme commun, du fait d’ailleurs de la dynamique d’espoir que la gauche portait, connut alors un phénomène de décomposition-recomposition.
L’universitaire Robert Charvin, dans les Cahiers de la Méditerranée de décembre 1991 écrivait: « La ligne constante, en dépit de tous ces virages, est cohérente et est de nature apolitique: le médecinisme n’a qu’un seul objectif, sa pérennisation au pouvoir local. Le prix en est l’alliance ou le combat avec toute force politique quelle qu’elle soit, susceptible de l’assister ou de le gêner dans la poursuite de ses finalités niçoises ».
Ainsi, Jacques Médecin cultivera le « particularisme niçois » antipartis nationaux qui sera son bouclier permanent, et ce, jusqu’à sa fuite de Nice.
Le « localisme » niçois de Jacques Médecin devenu Président du Conseil Général des Alpes-Maritimes, comblait aussi le vide identitaire et sécuritaire, sur lequel le FN commençait à faire ses choux gras.’
Je pense que la fin du « Médecinisme », a consacré l’écroulement d’un dispositif de nature « apolitique », si l’on entend par apolitique le « refus de la représentation des partis nationaux ».


Jacques Médecin face à un triple danger.
On ne peut comprendre les pratiques de Jacques Médecin que si l’on mesure le triple danger qui le menaçait, à savoir le RPR, les gauches et le FN.
Jacques Médecin, fils d’un Maire qui se voulait centriste, prit résolument le discours et certaines pratiques du Front National.
C’était, probablement pour lui, la meilleure façon d’éviter les montées, de ces trois dangers. En prenant le langage du FN, il espérait sans doute, encore, « intégrer » selon la bonne vieille recette « Médeciniste », les extrêmes droites dans son giron.
En effet parler comme le FN, pratiquer un anticommunisme de base, lui permit dans un premier temps d’attirer sur sa personne et ses amis, beaucoup de ceux qui auraient pu se diriger vers le FN.

La disparition de la stratégie intégrative.
Le résultat ne fut pas celui que l’équipe de Jacques Médecin pouvait attendre. Sans passé politique, sans. Casseroles », porté par la logique nationale et anti-européenne, le FN n’a pas été absorbé par la machine à intégrer médeciniste.
C’est la période où Jacques Médecin, se met à courir après le FN, dans le but de le dépasser. Le 2 avril 1987, le FN organise un grand meeting à Paris sur la réforme du Code de la Nationalité. Jacques Médecin y participe.
De plus, la disparition de « l’homme fort du département » a permis aux successeurs de Jacques Médecin d’installer définitivement les grands partis de droite nationaux, dans les Alpes-Maritimes.
L’UMP n’est plus beaucoup contestée par les édiles locaux de droite, bien au contraire. La tactique du Député Christian Estrosi est exemplaire en ce domaine.
Mais dans ces conditions, la machine à « intégrer » de la droite locale a disparu. Le FN peut se développer dans un territoire où son discours est devenu banalité.
La droite porte donc trois responsabilités, la première : avoir adopté très souvent le discours du FN pour pouvoir en intégrer les composantes, la deuxième avoir singé les thèmes du FN pour mieux l’exclure, la troisième est plus vaste, plus nationale : elle concerne les attaques de l’U.M.P. contre les droits sociaux
La réaction populaire aurait pu être relativement « mécanique ». Après avoir essayé la gauche, puis maintenant la droite, pourquoi pas le FN? Celui-ci l’avait bien compris puisque l’on avait vu apparaître le slogan: « Le social, c’est le FN ».
Cependant, comme par un sursaut populaire inattendu de l’histoire, c’est la gauche rassemblée ou dispersée qui a su porter l’estocade au gouvernement Raffarin, aux régionales de 2004.

La fin d’un monopole bien plus que centenaire?
Le Front National d’un côté, et l’union des gauches, ont cassé le monopole départemental de la droite clanique et familiale. Les enjeux sont donc bien les suivants.
Qui de la gauche ou du FN va terrasser la droite classique?
Est-ce que la droite finira, ou pas, par s’allier ouvertement avec le FN, comme au temps de Jacques Médecin?
Les gauches peuvent-elle l’emporter dans un département très conservateur et extrémiste par beaucoup d’aspects ?
Et quelles gauches? Et sur quels thèmes?

Conclusion.
Le paysage politique à gauche, s’est donc totalement inversé et modifié en 25 ans, sans empêcher la montée du FN, mais sûrement en la freinant.
Sur le plan électoral, depuis 1998 (cantonales) et 2002 (législatives), le FN n’est plus seul face à la droite, dans la plupart des deuxièmes tours.
Quand la gauche se rassemble, les duels droite-gauche, de deuxième tour, reviennent sur le devant de la scène.
Mais en même temps, cette tactique pourrait favoriser le seul PS et surtout un seul « courant », celui de F. Hollande et de son représentant local Patrick Allemand. Cependant ce courant national du PS à nos yeux n’a pas tout à fait tiré toutes les leçons de fonds de la défaite de Jospin en 2002 aux Présidentielles.
Ce courant envisage comme alternative un programme avec les autres forces de la gauche, pour résoudre la question de la gestion plurielle. Comme s’il ne s’agissait que de « gestion », et pas de contenu et d’orientation de ces contenus vers une société nouvelle, ou, comme si notre société n’avait besoin que de réformisme et pas de radicalité sur le fond, et d’alternatives démocratiques sur la forme. Cette analyse semble d’autant plus étrangère à l’équipe de François Hollande que les élections régionales de 2004 ont montré la grande hégémonie du PS sur l’ensemble des gauches. La réussite tactique peut encore masquer quelque temps les questions de fond.
Mais nous constatons la force que représente aujourd’hui l’altermondialisation en France. Ce n’est pas un phénomène passager. Ceux des Verts qui, souhaitent une autre voie (et qui sont membres d’A TT AC) que celle suivie par le capitalisme et le productivisme, croient donc que la social démocratie française sera dans l’obligation de revoir son approche du monde d’aujourd’hui et des moyens idéologiques et pratiques à envisager dans le futur proche. Cette société nous la voulons, « écosociale », et nous ne la construirons surtout pas seuls.
Il s’agira, non seulement, de rendre les options que nous défendons encore plus crédibles, mais aussi d’amener nos partenaires sur des positions susceptibles de .lutter en même temps pour une société culturellement évoluée, exempte d’exploitation de notre environnement et des hommes qui y vivent.

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20 avril 2007 5 20 /04 /avril /2007 14:42

---------------------------Vie régionale----------------------------------------------

Développer l’économie locale et montagnarde
Ils avaient rendez-vous le 1er Mars 2007 à la maison de Pays de Puget-Théniers.
Gérard Piel et Edgar Malausséna, en leur qualité d’élus régionaux concernés par le Chemin de Fer de Provence, avaient répondu présents à la demande des élus locaux et en particulier d’Edouard David Maire de St Léger.
La maison de Pays est en pleine expansion, elle embauche grâce à une aide substantielle de la Région.
Thierry Calviani, responsable de la structure, montre avec fierté les produits, les expositions, et explique que maintenant il faut agrandir. La réponse bien que nuancée est positive.
Oui il est envisageable de négocier avec l’Etat qui est propriétaire des terrains, la possibilité d’extension du bâtiment.
Bien sûr, il va falloir attendre que la situation se stabilise, car la Région n’est responsable de cette ligne de chemin de fer à rénover et gestionnaire de l’ensemble des biens, que depuis peu.



Le chemin de Fer de Provence
à la foire expo de Nice


En foire expo de Nice, le jeudi 15 mars 2007, les élus régionaux P. Allemand 1er Vice-président, G. Piel Vice-président, E. Malausséna Président du Comité de Ligne des CP, G. Brun Conseiller Général du 04, Madame H. Fabris Conseillère Municipale de la ville de Nice, participaient au débat avec les citoyens intéressés par le développement ferroviaire.
Les trois élus régionaux ont insisté sur l’état de vétusté du réseau des Chemin de Fer de Provence, sur tout le travail qu’il faudra accomplir pour remettre la totalité des rails en état, sur les travaux de confortement de la plupart des ouvrages d’art, sur l’impérieuse nécessité de louer des machines avant l’arrivée des rames ultra modernes vers 2008.


Contrat de Projet : les refus de l’Etat
L’Etat refuse de financer la future gare multimodale de St Augustin à Nice, ainsi que l’étude de la jonction Digne-St Auban.
Le Comité de Ligne des CP
Edgar a insisté sur la particularité des « Comités de Lignes » créés à l’initiative de la Région voici huit ans, qui permettent une ébauche de démocratie participative. Ainsi les élus, les citoyens, les associations peuvent échanger et comprendre les raisons des uns et des autres.

E. Malauséna. M. Decarlis.
M Fernandez, Maire et adjoints de Villars-sur-Var

Félicitation au personnel régional qui avait mis en place le dispositif d’accueil.

-

 

-------------------------Vie régionale----------------------------------------



Charte Régionale Pour la Qualité
Environnementale




Au premier rang : Christine Sandel, Françoise Brassart,
Edgar Malausséna, Chantal Lamouroux, Karim Ghendouf


Menaces sur la planète
Les diverses menaces qui pèsent sur la planète, comme le réchauffement climatique, les pollutions, l’épuisement des ressources naturelles…imposent que les responsables politiques et économiques donnent l’exemple.

Michel Vauzelle, entouré par quelques élus, dont Annick Delhaye, Chantal Lamouroux, Edgar Malausséna, Marc Daunis…

Bâtiments : Retards à attraper

L
a Région Provence-Alpes-Côte d’Azur prend de plus en plus conscience de la nécessité d’agir sur le secteur du bâtiment. En effet, par rapport à d’autre pays, la France connait un retard considérable du fait de la résistance des organisations patronales du bâtiment, à l’innovation environnementale.


K. Ghendouf salue P. Marquès chargé de mission environnement du CR, dans les A-M.

Qualité environnementale pour les bâtiments


L
e mardi 27 février 2007 la Région, avec Michel Vauzelle et Annick Delhaye Vice-présidente avaient convié de nombreux partenaires à signer la charte.


Ainsi, la Région encourage les démarches en proposant aux maîtres d’ouvrage, en partenariat avec l’ADEME :
 Une mission d’aide à la décision : le « conseil express qualité environnementale des bâtiments ».
 Une aide financière pour les missions d’assistance à maître d’ouvrage pour la qualité environnementale des bâtiments.
La Région adhère à l’association « Effinergie » œuvrant pour le développement d’un label pour des bâtiments à basse consommation énergétique :
 En participant avec la Direction régionale de l’Equipement, l’ADEME… à l’élaboration d’un guide de solutions techniques.
 En associant aux maîtres d’ouvrage l’ensemble des professions du bâtiment, les concepteurs, les assistants, les entreprises.


Il nous reste à voir comment tout cela s’inscrira dans la réalité et si tout le monde jouera le jeu.

----------------------Vie économique locale-------------------------------------------

Promotions de la vie Economique et
Culturelle


Pour la première fois, depuis sa création l’Association Vill’Art présentait sa commune à la foire exposition de Nice, dans l’allée consacrée aux villages des hauts et moyens pays des A-M.


Les bénévoles présents, P et C Derquenne, G. Bianchi, S et C Carrière, R. Miquelis, F. Guyon, F. Decarlis, F. Lottier, K Champoussin, JP Raya…ont accueilli leur Maire, E. Malausséna le 19 mars 2007.

Sur le stand, deux « grosses têtes » de carnaval entièrement remises au goût du jour par les bénévoles rappelaient que le 24 mars Villars serait en fête. Un diaporama récapitulait les activités de l’association (sorties de ski pour les enfants, voyages, randonnées pédestres…), le tout accompagné de magnifiques photos de la commune et de la vigne spécialité de Villars.

Des ganses, de la tourte de bléa, des gâteaux, du miel, du vin de Miquelis… Tout cela présenté à des visiteurs qui appréciaient fortement.

Durant toute la journée, les associatifs ont distribué leurs dépliants annonçant la foire artisanale et agricole pour le premier dimanche de juillet. Qu’on se le dise et qu’on y vienne!




Le bois ! Source de Chaleur et d’Emplois



Les élus régionaux : E. Malausséna, N. Aubert Vice-présidente à l’Agriculture, A. Aschiéri Maire de Mouans-Sartoux, A. Delhaye Vice-présidente à l’écologie et au développement durable.

Le choix était bon. Mouans-Sartoux, ville pilote en matière d’environnement accueillait les élus régionaux pour parler de l’avenir de la filière bois en PACA.
Dans la salle étaient présents des représentants d’institutions, des chefs d’entreprises, des associatifs, et des particuliers intéressés par cette vaste question…
La Région, avec l’ADEME, a mis en place la mission régionale bois-énergie pour aider les collectivités territoriales, grâce à :


 Un soutien technique par l’intermédiaire de l’Observatoire Méditerranéen de la Forêt
 Des subventions pour les études et les investissements d’installations collectives au bois déchiqueté.
On constate la mise en route de 5 à 10 installations collectives par an.

Edgar est inter- venu pour expliquer combien il était difficile de développer la filière bois dans les A-M, compte tenu de la nature des essences, de la configuration des terrains, du morcellement des parcelles, et ce malgré de véritables efforts pour aider les exploitants et dynamiser la filière, surtout par des commandes publiques.



-------------------Economie sociale et solidaire-----------------------------------------


Vote le 9 février 2007 du « Programme Régional de Développement de
l’Economie Sociale et Solidaire »
Nice. Devant « Lepta-Proxim Service,
le Président F Deletang et une collaboratrice

Conseil Régional PACA Solidaire
Le « PROGRESS » a été mis au point avec beaucoup d’acteurs de l’Economie Sociale et Solidaire, sous l’égide de P. Chesneau Vice-président.
On a vu alors combien la droite ne tolérait pas l’économie qui n’est pas basée sur le seul profit, y compris boursier.
On a vu, ceux que l’on peut F. Delétang, E. Malausséna, R. Loiret à Nice considérer comme des modérés de droite, monter au créneau, au nom de
la libre concurrence, et affirmer que cette Economie Sociale pourrait faire de l’ombre à l’économie classique.
Et pourtant, ce secteur ne représente que 10 à 12 % de l’économie globale. Il n’y a pas de quoi s’affoler !
Finalement c’est sur le terrain que tout se joue. Des secteurs soutenus par des véritables professionnels, permettent l’aide à l‘insertion, à la formation, à la recherche d’emplois, aux actions sociales et environnementales de proximité.
Christian Goupil et Samira Arod devant le Pôle d’Economie Solidaire à Nice

Luc, Elodie, Edgar, Juliette, Ali, Samira, Christian, Séloua, Richard, Rabiaa, Michel, Bernadette, Thiéry, Eléonore, Jean-Marc, Emmanuelle, François, Nabil, René… tous ces bénévoles s’efforcent de faire rentrer dans les faits les objectifs du PROGRESS, ici et maintenant sur le terrain des réalités sociales et économiques du département et de la Région.

Les neufs objectifs du PROGRESS
 Production de biens et de services d’utilité Sociale et Sociétale répondant à des besoins identifiés.
 Prise en compte des coûts et avantages sociaux et/ou environnementaux dans le projet.*
 Gouvernance démocratique de l’activité favorisant la participation des parties prenantes du projet à la définition des orientations de la structure.
 Appartenance à un réseau de l’économie sociale et solidaire reconnu par la Région PACA.
 Gestion des ressources humaines et de l’organisation du travail qui vise à renforcer les compétences et l’autonomie des salariés, des bénévoles, des administrateurs.
 Information et mobilisation de l’ensemble des parties prenantes sur les décisions prises par la structure.
 Innovation et expérimentation.
 Ancrage territorial du projet.
 Inscription du projet dans une démarche d’évaluation partagée.


----------------------------Villars commune sociale et solidaire-------------------------------

Stage d’insertion à Villars-sur-Var

V oici huit mois que le stage d’insertion a débuté à Villars-sur-Var.
Le Centre de Formation Pour les Apprentis de l’Agriculture encadre le stage, grâce à deux agriculteurs qui apprennent divers métiers aux stagiaires, à savoir : le débroussaillage, l’élagage, la taille, la mise en propreté…
De son côté, la Région après avoir aidé à l’acquisition des terrains du Domaine de la Source (comme le Conseil Général), a financé une partie du fonctionnement.

Le terrain, débroussaillé pour l’installation d’un jeune viticulteur, est pratiquement en mesure d’accueillir celui-ci.
La commune a tenu à honorer ceux qui participent
à cette opération. C’est ainsi que le 12 janvier 2007, dans une ambiance détendue, une collation était offerte aux stagiaires, aux « encadrants », aux élus, et aux responsables du stage.


-------------------------------------------Vie municipale-------------------------------

Rencontres et convivialité
à Villars-sur-Var









-------------------------------La Vie locale et les transports---------------------------------

L’Auberge de la Gare accueille des amis
des Chemins de Fer de Provence
Vive agitation ce matin du 1er avril 2007. L’Auberge de la Gare de Villars-sur-Var accueille le Groupe d’Etude du Chemin de Fer de Provence. Cette association, forte de près de 400 adhérents, assure trente sorties touristiques annuelles, sur la ligne grâce à sa locomotive à vapeur toujours entretenue et conduite par des bénévoles. Le futur chalenge ? Atteindre les 40 voyages.

L
es responsables de l’Association, devant près de 80 participants, ont insisté sur la volonté, forte, de la Région de poursuivre la rénovation de la ligne, sur l’arrivée d’ici 6 ans de 4 rames ultramodernes, financées par la Région. Ils ont montré que les subventions de la Région à leur association était un gage de réussite et ce d’autant qu’enfin les Départements des Alpes de Haute-Provence et des Alpes-Maritimes s’engageaient à leur tour financièrement.


Edgar, a insisté sur le fait que le nouveau matériel roulant allait changer la vie dans nos vallées. Il a rassuré en indiquant qu’il serait attentif à ce que la Région suive de près les travaux qui vont s’élever à 53 millions d’euro dans le cadre du contrat de projet. Il a assuré que malgré le refus de l’Etat, la Région financerait seule le pôle multimodal de Saint-Augustin.

Avec José l’Avenir Commence Tout de Suite
Meeting de José Bové à Nice, à l’Ariane

Des constats accablants
Edgar prend en photo une partie des écologistes qui en PACA, ont choisi José Bové :
Michel Cuoco, Seloua Ghazouane, Thiery Mantsounga, Oliviers Agullo, Richard Loiret, Nathalie D’agostino Mohamed Beldjhem, Thierry Mantsounga, Henri Rubino.

 La mondialisation écrase la vie et les cultures des peuples
 La dette des pays pauvres enrichit les pays riches
 La lutte contre le réchauffement climatique n’a toujours pas commencé
 Le béton gagne sans arrêt sur l’agriculture
 Les campagnes se vident de leurs paysans
 Les forêts dépérissent
 La route pollue des millions de personnes
 Les entreprises bénéficiaires délocalisent
 La fiscalité favorise les plus riches
 La justice est au service du Politique
Victor Baldassare

Pierre-Paul Danna

Claire Villier

José Bové

Seloua Ghazouane



Conférence de presse à Nice quartier l’Ariane, avant le meeting au théâtre Lino Ventura
Trois urgences pour la France

 Urgence sociale.
 Urgence environnementale.
 Urgence démocratique.

Des solutions indispensables
 Supprimer les avantages fiscaux accordés par la droite aux plus fortunés
 Supprimer les aides aux entreprises qui ne créent pas d’emplois
 Interdire les licenciements dans les entreprises qui réalisent des bénéfices
 Mettre en place des taxes pour les entreprises polluantes
 Accorder des bonus aux entreprises qui respectent l’environnement


Le meeting festif s’est terminé par la chanson « Bella-Ciao » avec tous les participants et José Bové avant son départ vers un autre rassemblement. Au centre on reconnaît B. Della Suda Conseiller Municipal de Nice.

Edgar, en citant des réalisations sur sa commune, témoigne que le programme construit avec José Bové commence maintenant, s’il existe une volonté politique.
Cependant pour aller au-delà du « local », il est urgent de fonder un nouveau mouvement fédéral antilibéral et écologique.

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