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1 octobre 2005 6 01 /10 /octobre /2005 00:00

Introduction par Edgar Malausséna.

Président du Comité de Ligne,

Membre suppléant

du SYMA.

 

 

 

Mesdames, Messieurs, les élus, les personnels du SYMA, les responsables associatifs, les responsables de la CFTA, les usagers et amoureux du CP,

 

Je vous remercie d’avoir bien vouloir vous réunir ce soir ici à St Martin du Var, pour ce Comité de Ligne.

Nous allons aborder, beaucoup de questions, dont les deux les plus importantes sont :

 

    la Délégation de Service Public.

 

     La mise en place d’horaires adaptés.

 

Gérard Piel, Président du SYMA développera après cette introduction ces deux points.

 

·        1er point. La délégation de service public.

 

 

 

Je voudrais seulement rappeler le contexte.

 

 

 

° Le 18 décembre 2001, par délibération :

 

 

 

Ø     le Comité Syndical du Syndicat Méditerranée Alpes avait décidé de retenir la Délégation de Service Public comme mode de gestion des Chemins de Fer de Provence.

 

 

 

Dans la même délibération le Comité:

 

 

 

Ø     Avait approuvé  le lancement de la procédure de la Délégation de Service Public pour l’exploitation et la gestion des CP,  

 

Ø     Avait fixé les principales caractéristiques de la consultation,

 

Ø     Avait défini les prestations à demander au futur délégataire.

 

 

 

° Le mardi 3 juin 2003, la Commission Consultative des Services Publics Locaux s’était réunie :

 

Ø     elle avait émis un avis favorable au choix de la délégation de Services Publics.

 

° Le 23 septembre 2004, la Commission Consultative des Services Publics Locaux s’était réunie pour :

 

 

 

Ø     dresser la liste des candidats admis à présenter une offre. Trois entreprises ont déposé une candidature :

 

o       GME Eurailco.

 

o       CFTA.

 

o       André Sallio.

 

Ø     André Sallio avait présenté un dossier incomplet. Irrecevable.

 

Ø     Les deux autres entreprises ont été admises à présenter une offre.

 

 

 

Le cahier des charges (qui sera détaillé par G. Piel) avait été adressé aux deux entreprises.

 

 

 

° Le 15 juillet 2004 : ouverture des plis.

 

Ø     Une seule Société avait déposé une offre, à savoir la CFTA.

 

Ø     Cette offre a été analysée et présentée à la Commission de Délégation de Services Publics.

 

Ø     Celle-ci a émis un avis favorable.

 

 

 

 

 

Je passerai donc la parole à Gérard Piel, pour vous présenter :

 

 

 

Ø     Les négociations et l’économie générale du contrat.

 

Ø     Le périmètre des services délégués.

 

Ø     Les missions du délégataire.

 

Ø     Le régime financier du contrat.

 

 

 

 

 

Développement concernant M. PIEL.

 

Ø     Les négociations et l’économie générale du contrat.

 

o       Du 7 octobre 2004 au 13 avril 2OO5.

 

o       Présenté à l’approbation du Comité Syndical.

 

o       Durée du contrat : 8 ans.

 

 

 

Ø     Le périmètre des services délégués.

 

o       Les services réguliers et occasionnels de transports de voyageurs et de marchandises.

 

o       Les services réguliers de substitution sur route de voyageurs et de marchandises, pour assurer la continuité du service public.

 

o       Quand cela sera possible : desservir les zones industrielles et agricoles de Carros, St Laurent du Var et le cas échéant, le bec de l’Estéron.

 

 

 

Ø     Les missions du délégataire.

 

o       Le délégataire s’engage à exploiter le service public, selon annexe 2.

 

o       Le délégataire s’engage à exploiter les gares et haltes décrits à l’annexe 1 du contrat.

 

o       Le délégataire s’engage à assurer l’entretien et la maintenance des biens nécessaires à l’exploitation mis à sa disposition (matériels, installations, équipements de l’infrastructure…).

 

 

 

o       Le délégataire a pour mission de développer le transport des marchandises.

 

o       Le délégataire a pour mission de mettre en œuvre les dispositifs de promotion commerciale et de ventes de titres de transport.

 

 

 

o       Le délégataire s’engage dans les limites des dispositions du présent contrat à :

 

 

 

§        Adapter et optimiser l’offre et les moyens de production à la demande.

 

§        Améliorer la qualité du service en gare dans les trains.

 

§        Développer la fréquentation des CP, et augmenter les recettes commerciales d’exploitation, afin de diminuer la contribution financière de l’Autorité délégante.

 

§        Respecter les principes d’égalité des usagers, de continuité du service public…

 

§        Doit informer préalablement l’Autorité délégante de toute mise à disposition externe du réseau du personnel des CP (exceptionnel).

 

§        Doit assurer une surveillance des matériels roulants, et

 

§        Assurer la sécurité et le bon fonctionnement du maté riel.

 

§        Libre d’organiser en compléments des services occasionnels de voyageurs et de marchandises, sans porter atteinte au service principal.

 

§        Proposer toutes les améliorations nécessaires.

 

§        Porter son concours à l’inter modalité.

 

§        Responsable du financement des études liées à ce contrat.

 

 

 

Ø     Le régime financier du contrat.

 

o       Convention à contribution financière forfaitaire.

 

o       Convention annuelle à partir des engagements sur les :

 

o       Recettes,

 

o       Charges souscrites par le délégataire.

 

§        Le délégataire prend à sa charge la responsabilité de l’exploitation de service public.

 

§        Le délégataire supporte l’ensemble des charges d’exploitation et perçoit les recettes commerciales.

 

§        Le délégataire ne perçoit pas les recettes des concessions des espaces commerciaux en gares.

 

§        Le délégataire s’engage pour la durée du contrat, à offre déterminée et à tarifs donnés.

 

 

 

Intervention d’Edgar Malausséna concernant la grille des horaires.

 

 

 

Constats :

 

·        La population augmente régulièrement dans les villages de fond de vallées, et même au-delà.

 

·        La population est attirée, pour son travail vers deux pôles :

 

o       Digne.

 

o       Nice.

 

 

 

On est donc bien dans un dispositif :

 

·        Domicile-travail le matin.

 

·        Travail-domicile le soir.

 

 

 

 

 

Objectifs :

 

·        Elaborer des horaires qui doivent servir prioritairement ceux qui travaillent et souhaitent prendre les CP.

 

·        Ramener le maximum de personnes sur le rail.

 

·        Diminuer la pollution.

 

·        Contribuer, à notre échelle, à une diminution conséquente d’émission d’Ozone.

 

·        Combattre à notre échelle, l’effet de serre.

 

 

 

1er axe de travail :

 

·        Déterminer le point central de répartition : Puget-Théniers.

 

·        Répartir les horaires dans les sens :

 

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1 octobre 2005 6 01 /10 /octobre /2005 00:00

Edgar Malausséna.

Conseiller Régional, délégué aux affaires relavant des traitements des déchets.

 

 Quelles sont selon vous les actions à renforcer, voire à initier pour une meilleure promotion de l’éco-citoyenneté ?

 L’éco-citoyenneté dépend de deux niveaux. Le niveau législatif, est un premier niveau qui « fabrique de l’obligation ». Par exemple, tant qu’il n’existera pas un budget séparé dans les municipalités, les intercommunalités… (cf. la gestion de l’eau), qui permettra de finaliser des politiques dans le sens de la suppression de l’incinération, avec obligation de résultats de tri et de valorisation de toutes les matières, l’éducation citoyenne sera insuffisante.

Bien sûr, cela ne veut pas dire que l’éducation aux gestes environnementaux (deuxième niveau) soit à négliger, bien au contraire. Il s’agit d’une démarche que beaucoup d’associations ont entreprise avec succès comme par exemple le nettoyage des lits de rivières.

 

 Face à l’accumulation des déchets, peut-on agir en amont auprès des producteurs tels que les manufacturiers ou les distributeurs ? (exemple du sac plastique dans la grande distribution en Corse).

 L’exemple l’Allemagne qui a été « punie » par l’Europe pour avoir voulu pratiquer la récupération des boites et bouteilles « allemandes » consignée, considérée comme de la concurrence déloyale vis-à-vis des autres pays européens, est édifiante. Derrière la prolifération des emballages, il y a une immense économie rentable, et des milliers d’emplois. La question immédiate, indolore pour l’emploi est la suivante : « Comment obliger les entreprises d’emballages à substituer des emballages biodégradable à des emballages non dégradables ? ». La loi seulement, serait capable de retourner la situation, car l’incitation ne sert à presque rien.

 Quel est l’avis de la Région à propos du débat sur les différentes solutions à envisager pour le traitement des déchets, en particulier dans les grandes agglomérations ?

 La Région a pris position depuis l’année 2000. Les critères de financement des dossiers  des communes, des syndicaux intercommunaux…concernant les déchets ont exclu l’incinération. Mais cela ne peut suffire. Il a fallu trouver des solutions alternatives plus efficaces. La Région en collaboration avec l’Agence Régionale Pour l’Environnement (dont j’ai le plaisir d’en être le Président) a initié des études et des voyages en particulier en Espagne. Nous sommes allés à Madrid, à Almagro. Ces usines pratiquent le tri-compostage industriel. C’est à partir de ces expériences qu’à Cavaillons et bientôt au Broc dans les Alpes-Maritimes, sont mis au point des usines de tri compostage qui bannissent l’incinération. Nos concitoyens apprécieront.

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1 octobre 2005 6 01 /10 /octobre /2005 00:00

Fin du discours au collège l'Archet

  ·      Troisième exemple.

o       LA GLOBALISATION DES PROBLEMES ENVIRONNEMENTAUX.

                 §        Les problèmes d’environnement

                §        Les problèmes de développement,

Prennent une dimension planétaire. Quelques exemples :

                                 §        Les problèmes de l’Ozone.

  §        Le trou dans la couche d’Ozone.

  §        Le réchauffement climatique.

 

 

 

o       Ces phénomènes traduisent LA GLOBALISATION D’UN MODE D’ACTIVITE HUMAINE, et s’élargissent bien au-delà de la question environnementale : 

 

En conséquence LES PAYS DU NORD :  

 

 

§        Les Pays du Nord, les plus pollués, ou les plus avancés, se posent maintenant des questions globales.

 

§        Concernant les Pays du Nord le Financial Time écrit:

 

 

 

« Quand les pays riches, sous la pression de leurs puissants groupes de protection de l’environnement, auront fixé des critères plus exigeants pour une croissance mondiale viable, c’est à eux qu’il incombera de faire les choix les plus délicats sur le plan moral. Ainsi l’hémisphère nord qui compte approximativement un cinquième de la population mondiale, consomme 70 % de l’énergie de la planète, 75 % de ses métaux, et 85 % de son bois… Ainsi dans l’hypothèse où il existerait, par exemple, une tarification précise des ressources de l’environnement et où les permis d’exploitation seraient délivrés en fonction tant du nombre d’habitants que du PIB, les nations riches  risqueraient de devoir transférer 5% de leurs revenus nationaux aux Etats pauvres». 

 

 

 

On peut dire actuellement que l’on est à des années lumières de ces propositions.

 

 

  

En conséquence les PAYS EN DEVELOPPEMENT.

 

 

 §        Les pays, en développement, peuvent se poser la question du MODELE occidental. Est-il le seul et unique modèle de procurer un DD ?

§        Les pays, en développement, peuvent constater qu’ils sont les premières victimes des pollutions des pays du Nord. (y compris transferts de déchets).

 §        Les pays en développement peuvent se poser les questions concernant l’utilisation des énergies fossiles. Doit-on passer par ce stade.

 §        Les pays en développement peuvent faire maintenant le lien entre :

                ·        Réchauffement climatique, et

                 ·        Désertification.

 

 

§        Les pays en développement commencent à faire le lien entre « exploitation de la planète, et exploitation des plus pauvres ».

 §        Les pays en développement peuvent demander des compensions aux pays du Nord pour payer leur propre politique environnementale.  

 

 

 

III) Conclusion générale provisoire.

 

Nous arrêterons là notre énumération d’exemples.

Nous tenons à faire remarquer que les catastrophes dites naturelles, proviennent quasiment toutes du dérèglement climatique provoqué par le réchauffement artificiel et accéléré de la planète, dû à l’activité industrielle humaine. 

 

Donc, à ce jour, la notion de Développement Durable se veut :

 

·        une réponse adaptée à ces nouveaux cataclysmes comme les tornades, les inondations, les tempêtes,

 

 

·        une réponse globale à la mondialisation des cataclysmes.

 

Le Développement se veut corriger les nuisances produites par un système global de production et de consommation.  

Cette notion de DD, se globalise donc. Elle interroge aussi bien :

·        Les pays riches, que

·        Les pays pauvres.

·        Les Institutions Hautes comme les Etats, que

·        Les Institutions Intermédiaires, et locales,

·        Les milieux éducatifs, que

 ·        Les entreprises.

 Notons que dans ce contexte d’urgence, il nous faut surtout maintenant :

 ·        sensibiliser les citoyens,

 ·        sensibiliser les élèves.

 ·        sensibiliser les élus,

 ·        sensibiliser les décideurs économiques,

 ·        Demander aux élus et aux décideurs de prendre des mesures concrètes.

 

 

 La pression citoyenne devrait se développer sur deux axes :

 

 

               a) L’éco-citoyenneté individuelle.

Chacun devrait pouvoir mesurer l’impact de ses propres actes, au quotidien et en transmettre les valeurs. 

 

                  b) L’éco citoyenneté collective.

 

Elle permet de mettre en commun :

·        Les forces et mouvements capables d’intervenir sur les « grands enjeux globaux ».

·        Les forces et mouvements capables d’intervenir sur les « enjeux locaux ». 

 

On peut considérer que la pression citoyenne, si elle ne se manifeste pas trop tard, sera :

·        le grand vecteur d’un changement de valeur et donc

 ·        l’initiatrice d’un monde différent qui saurait allier l’économique, le social et l’environnemental.

 A priori, le développement durable, c’est l’alliance indissociable de ces trois termes.

 

Monsieur le Principal, Mesdames, Messieurs, 

Chers collègues, 

 

Je vous remercie pour votre attention.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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1 octobre 2005 6 01 /10 /octobre /2005 00:00

 

 

Edgar Malausséna.

Discours du Maire 14 juillet 2005 à Villars-sur-Var.

 

Chers amis villarois,

 

Nous voici une fois encore réunis, pour fêter le 14 juillet 1789.

 

Chaque année, à l’occasion de cet évènement, nous nous efforçons de traiter en quelques phrases un thème différent, concernant cette période révolutionnaire.

 

Jusqu’en 1789, la France se caractérisait par un pouvoir royal absolu.

 

En effet, au cours des siècles, les rois capétiens, et leurs successeurs avaient réussi :

 

·       à dompter les seigneurs et la noblesse,

 

·       à leur enlever leur droit de police, de justice, et de lever seule l’impôt.  

 

Malgré cela, la Noblesse concentrait les différents pouvoirs.  

En effet la possession de la terre était la seule forme de richesse reconnue, qui donnait le pouvoir politique à ceux qui la possédait.  

Et d'un autre côté existait :

·       Le monde paysan français.

·       Les petits commerçants, les petits artisans, les ouvriers des manufactures,

Qui vivaient dans une grande misère, ou à la limite de celle-ci.

 

Entre les deux se développait

·       Une catégorie sociale nouvelle qui vivait dans les villes et dans les bourgs, à savoir, la grande et la petite bourgeoisie française (celle qui vit dans les bourgs).

 

Ainsi alors :

·       Que le monde s’ouvrait,

·       Que le commerce se développait,

·       Que de vastes continents subissaient la puissance de la France (voir l’esclavage)

·       Qu’une catégorie sociale nouvelle, la bourgeoisie détenait de plus en plus le pouvoir économique,

·       Que les finances de l’Etat provenaient des richesses de cette nouvelle catégorie sociale

 

Une caste sociale ancienne, la grande noblesse :

·       Continuait  détenir des privilèges,

·       Continuait à tenir sous sa coupe le monde paysan.

·       Continuait à fournir l’essentiel des élites à la haute Eglise française.

·       Continuait à se  scléroser, sous forme de caste,

 

A la veille de la Révolution, le pouvoir royal défendait les privilèges de la noblesse, et ne voulait rien lâcher.

C’est cette société de l’injustice,

C’est cette société des privilèges, pour les uns,

C’est cette société de la difficulté sociale, pour les autres,

qui allait engendrer la Révolution française.

Ainsi ces injustices provoquèrent l’alliance, pour quelques temps, entre :

-        La grande bourgeoisie commerçante et financière,

-        Le petit peuple des villes,

-        L'Eglise des campagnes,

-        Le monde paysan.

 

C’est cette alliance des mécontents, contre le pouvoir royal et la noblesse,

C’est cette alliance des plus pauvres avec des catégories plus aisées

Qui expliquent les évènements de 1789.

  

La prise de la Bastille, que nous célébrons aujourd’hui, est le symbole de la colère de populations différentes, coalisées, contre une société d’injustices.  

L'histoire de cette époque,

Cette histoire qui est aussi, en partie la nôtre, doit nous faire réfléchir sur les conséquences engendrées par l'injustice et les privilèges.

 

Mesdames, Messieurs, chers amis villarois, la municipalité, pour fêter dignement cet évènement, vous invite à prendre tous ensemble l’apéritif d’honneur.

 

 

 

 

 

 

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1 octobre 2005 6 01 /10 /octobre /2005 00:00

I) Préliminaires. Salutations à l’ensemble de la communauté éducative.

Il s’agit de donner des définitions et des orientations aux professeurs et administratifs présents. La partie « déclinaison pratique », sera donc traitée par un autre intervenant.

Il s’agit d’une approche, car il est absolument impossible de traiter cette question, de manière approfondie, en 20 mn.

 

Historique rapide du terme « Développement Durable ».

1972. Conférence de Stockholm. En principe consacrée entièrement à l’environnement. C’est le concept « d’écodéveloppement », qui voit le jour.

1983. Mme Brundtland Premier Ministre de Norvège, et Directrice générale de l’OMS, préside la Commission Mondiale pour l’Environnement et le Développement des Nations Unies.

En 1987 est mis à l’honneur, par le rapport Brundtland, le terme « Développement Durable ».

Définition.

« Le développement durable est un développement qui répond aux besoins du présent, sans compromettre la possibilité, pour les générations à venir de pouvoir répondre à leurs propres besoins ».

1992. Conférence des Nations Unies sur l’environnement à RIO.: ce terme semble définitivement consacré. 

Pourquoi donc ces conférences et ces colloques sur ce thème ?  

Il apparaît, enfin, que deux siècles de développement industriel ont produit des effets de plus en plus négatif sur :  

·        L’eau, L’air, Les sols, Les écosystèmes, La santé…   

En 20 ans, et donc très tardivement, les sociétés les plus avancées, celles qui ont dépassé le stade de l’industrie primaire, réalisent combien les problèmes de l’environnement sont devenus importants.  

 Parallèlement la question des RESPONSABILITES DE L’ACTIVITE HUMAINE, dans ces problèmes, parvient à la conscience d’un certain nombre d’Institutions.

 

II) Mais qu’est-ce que le « DEVELOPPEMENT DURABLE » ?  

A)    PB de sens sur le terme : DURABLE. On constate depuis le début un problème de sens, pour nous français. Cela est du à une mauvaise traduction de l’anglais : « sustainable dévelopment ».  

      1)     Dans le terme anglais on trouve la notion de « soutenable », qui n’existe pas du tout dans le terme « durable ».

      2)     La durabilité a priori :

 

 

a.       ne présente pas de garantie de « qualité »,

b.      présente seulement une garantie de « durée ».

              3) C’est pourquoi, sur cette question de SENS, existe une contre verse, de fonds, entre :

 

 

·        Ceux, qui adeptes, de l’organisation actuelle du monde utilisent le terme « durable », et,

·        Ceux, des tenants de l’alternative écologique sociale et économique, utilisent d’autres termes, comme :

o       « soutenable »,

o       « viable »,

o       « vivable »,  

Ces réflexions contradictoires entraînent :

·        Le retour en force le terme utilisé à Stockholm, à savoir l’écodéveloppement.

 

 

B)  Le terme « développement » lui aussi fait l’objet d’approches contradictoires.

 ·        Premier exemple : Le développement « contre » la croissance :    

o       LA CROISSANCE :

         o       La croissance s’évalue toujours en termes « marchands ».

 

 

 

 

        o       La croissance s’évalue en terme de richesses des biens et services.

       o       La croissance ne prend pas en compte, ne mesure pas :

 

 

                   §        Ce qui est prélevé dans la nature (pression sur l’environnement).

                         §        Les dérèglements des écosystèmes.

                         §        Les perturbations des équilibres de la biosphère,

                  §        Les rejets toxique affectant la santé. 

    o       LE DEVELOPPEMENT.

       o       Le développement, lui, prend en compte, aussi, ce qui n’est pas mesurable en termes marchands, et en terme de profits.

o       Exemples :

 

 

 

 

 

 

 §        L’éducation (enjeux actuellement de l’AGCS).

 §        La formation. (idem)

 §        La culture. (idem).

 §        La qualité de la vie.

 §        Le bien être.

o       Le développement, à la différence de la croissance, doit intégrer, lui, ces « externalités ». Le développement est antagonique avec notion de « croissance ».

 §        Parce qu’il intègre des paramètre non mesurables.

 §        Parce qu’il produit un autre type d’indices comme par exemple :

              ·        L’INDICE DE DEVELOPPEMENT HUMAIN.

              ·        L’INDICE DE SATISFACTION SOCIALE.  

·        Deuxième exemple. Contradiction entre le développement des Pays du Sud et des Pays du Nord :  

LES PAYS DU SUD.

o       Dans les Pays du Sud (pas tous), le mot « développement » :

                 §        Désigne un processus pour sortir de la « pauvreté économique ». 

                 §        Désigne un processus de « rattrapage ».

                §        Désigne un « modèle », celui-ci des pays du Nord.  

              o       Les Pays du Sud, sont donc au 1er âge de l’environnement.

 LES PAYS DU NORD.

                   o       Les pays du Nord, sont arrivées à maturité sur :

 

 

 

 

 

 

                     §        Les préoccupations sociales,

                     §        Les préoccupations de répartitions des richesses.

                      §        Les préoccupations environnementales.

                      §        Les préoccupations « économie-développement-environnement ».

o       Les Pays du Nord, sont donc dans le 2ème âge de l’environnement, à l’exception notable des Etats-Unis.

 

 

·        Les contradictions, PAYS DU SUD et PAYS DU NORD, sont donc les suivantes : 

·        Les pays du Nord :

                      o       Sont accrochés à la « croissance », et au PIB.

                      o       Courent après le développement « qualitatif ».  

                      o       S’inquiètent des atteintes graves à l’environnement.

                      o       Pratiquent des politiques dites « curatives » qui ont pour but de corriger les effets destructeurs des activités humaines.

                     o       Mettent au point des législations nouvelles.

                    o       Les pays du NORD, à cet effet ont créé :

                               §        Des ministères.

                       §        Des commissions du développement durable.

                              §        Des systèmes de mesures.

                              §        Des systèmes d’alerte.

·        CEPENDANT, les pays du Nord sont dans l’incapacité de changer réellement et rapidement leur mode de production et de consommation.

o       Et, sans ce renversement de mode de production et de consommation, on a peu de chance :

                      §        De promouvoir et de coordonner des politiques internationales.

                      §        De promouvoir et de coordonner des politique « antipollutions-transfrontalières ». (Voir Tchernobyl).

                      §        De promouvoir et de coordonner des politiques anti-effet de serre. (ratification ou pas des différents protocoles à ce sujet). 

o       Pour promouvoir et coordonner ces politiques :

                              §         il faudrait passer dans le 3ème âge de l’environnement, à savoir l’écodéveloppement.

                             ·        Cela voudrait dire que l’économie, au contact de l’écologie pourrait transformer sa propre nature.

                            ·        Cela voudrait dire que par « capilarité forte », l’économie serait écologique.

                                    ·        Les pays du Sud, eux, sont :

o       Accrochés au terme « développement », dans le sens décrit ci-dessus.

 

 

 

 

 

 

o       Courent après le « quantitatif », avant le qualitatif.

o       Considèrent la préoccupation environnementale comme un « luxe de pays riches ».

o       Considèrent qu’ils doivent d’abord s’occuper d’économie, avant d’intégrer l’environnement dans celle-ci.

o       La question sociale est donc fortement secondaire, elle ne découle pas du développement. Elle est encore « anté développement durable »,  

Conclusion sur cette partie. Les termes de : 

·        « développement », et de

·        « durable »,

sont donc des termes, complexes, soumis à discussion, à contreverse et antagoniques selon que l’on se trouve dans des sociétés « post-industrielles », ou des sociétés en chemin de décollage économique.  

·      

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1 septembre 2005 4 01 /09 /septembre /2005 00:00

Mesdames et Messieurs, chers concitoyens,

M Patrick Alemand 1er Vice-président du Conseil Régional, 

M. René le Pr Gilly, Vice-président du Conseil Général,

Mme Juliette Chesnel-Le Roux, Conseillère Régionale,

Mme Christine Mirauchaux, Conseillère Régionale,

M. Cuturello, Conseiller Général et Conseiller Municipal de Nice.  

 

Mesdames et Messieurs les Maires, Adjoints et Conseillers Municipaux des communes avoisinantes.

Mesdames et Messieurs les représentants des corps constitués de l’Etat, du Conseil Régional, du Conseil Général, et des Communes,

Mesdames et Messieurs les représentants, de l’artisanat et de l’agriculture  

 

Bonjour,

 

Je tiens à excuser l’absence de Gérard Piel Vice-président du Conseil Régional et Eliane Guigo Présidente de la commission Vie Associative au CR. qui est souffrante.

 

·        Je laisse à P. Derquenne Président de l’Association Vill’Art, le soin de remercier les différents financeurs et partenaires de la fête.

·        Pour ma part :

o       J’assure l’association Vill’Art, du soutien financier du Conseil Régional et de sa commission Agriculture pour la foire agricole et artisanale ».

o       Je remercie ses responsables, Mme Nicette Aubert et M. Jacques Oliviers pour l’attention qu’ils portent à cette action.

 

Voici 5 ans qu’existe la Foire Agricole et Artisanale de Villars-sur-Var.  

Celle-ci est réalisée par une équipe de bénévoles.

 

 

J’incite la population à aider encore plus cette équipe qui œuvre pour le bien de cette commune.

 

 

Le responsable : Patrick Derquenne mérite toutes nos félicitations.  

 

But de cette manifestation ?

 

Faire la preuve que :

 

§        face aux villes polluées où l’on s’entasse,  

§        face aux grandes surfaces, où personne ne connaît personne,

§        face aux entreprises industrielles anonymes,

§        face à l’agriculture industrielle,

§        face à la mondialisation des activités.

 Le monde rural existe

 

Villars-sur-Var existe 

 

La communauté des Vallées d’Azur existe

Le Pays des Vallée d‘Azur Mercantour existe,

 

En effet : 1/3 des actifs travaillent dans la commune de Villars. Ce qui est rare pour des communes de ce type.

 

 Nous avons des Secteurs Public importants.

 Ces Secteurs structurent  et aménagent notre territoire, organisent notre vie.

 

Citons les Agents de l’Etat :

 

  •   DDE
  • Education Nationale 
  •         ONF.
  • Gendarmerie

Citons les Agents du Conseil Général :

 

·     SDA

·        DFCI : sapeurs forestiers.

·        SDIS : pompiers volontaires.

·        DDAMS : service social.

Citons les Agents communaux :

 

·        Agents techniques.

·        Agents administratifs

·        Agents des écoles.

·        Agent des gîtes communaux.

·        Agent de l’Aide Sociale.

·        Agent de la cantine.  

 

 Cependant, malgré un fort investissement de la population pour défendre le service public, on constate 

 

·        Diminution des activités postales,

·        EDF s’éclipse de Puget-Théniers,

·        Trésorerie est en suspens,

·        Services d’Etat de la DDE disparaissent progressivement et se rabattent sur la côte.

 

 

Nous disposons d’un secteur sanitaire et social important au Centre Médico Social Municipal :

        ·        Médecins.  

·        Infirmières

·        Dentiste

·        Orthophoniste.

·        Kinésithérapeutes.

·        Service médical et aide aux personnes.

 

Le secteur commerçant résiste avec courage, et attire de nombreux consommateurs :

 

·        Boulangerie avec pain cuit au feu de bois.

·        Boucherie avec produits du pays.

·        Epicerie variée

·        Restaurants typiques et de qualité.

·        Chocolaterie locale.

·        Service taxi.

 

Le secteur artisanal tient encore bien la route avec :

·        La Serrurerie,  

·        La Ferronnerie,

·        La Maçonnerie  

 

 

Le secteur agricole se défend du mieux qu’il peut :  

·        22 petits producteurs familiaux de vins pour la consommation personnelle.

·        Un grand vin : « Côte de Provence ».  

·        Deux maraîchers de montagne.

·        Un couple de bergers.

·        Des dizaines de jardins entretenus aussi bien par des actifs que par des retraités.

 

Le secteur associatif.

Nous avons un fort potentiel d’associations, qui dispose chacune d’un local municipal, et que nous subventionnons chaque année.

 

 

 

Nous comptons 10 associations.

Elles animent le village dans tous les domaines.

C’est du pain béni pour une petite commune de presque 800 habitants.   

 

 

La politique municipale se divise en deux volets.

 

I)                  La vie quotidienne.

II)               L’écodéveloppement :

 

I)                  Vie quotidienne.  

 Nous avons développé et installé :

·        L’habitat municipal avec des appartements à des prix abordables. Nous avons un souci, c’est la première fois en six ans que le Conseil Général nous refuse le dossier qui permet de réhabiliter l’habitat communal. Nous en discuterons avec M. le conseiller Général tout à l’heure.

·        Le secteur scolaire.

 

 

Grâce à l’intercommunalité nous avons installé une école relais dans une propriété acquise par la commune. La nouvelle école se précise, sur un terrain donné par la commune à l’intercommunalité.

 M. le Conseiller Général nous a toujours assuré de son soutien, et nous espérons que celui-ci sera suffisant pour passer du stade de la maquette à celui de la réalité.

 

Cette nouvelle école devra intégrer le maximum de données environnementales, et utiliser des énergies renouvelables.

 

 ·        Le périscolaire.

 

 Nous avons construit la cantine, nous avons sollicité l’association la Clef des Champs pour mettre en place un Centre de Loisir.

 Nous prêtons gratuitement nos locaux à des bénévoles très dévoués, qui organisent la boxe française.

 ·        La sécurité technique.

 

 Nous sommes quelquefois désolés, mais le nouveau monde veut de la sécurité matérielle.

Les règnes de l’argent et des assurances nous obligent à des travaux qui étaient impensables voici 10 ans.

Là où enfants nous jouions en pleine liberté, il nous faut maintenant « sécuriser ».

 Ainsi ces grilles dans la fontaines du village.

 

Le Maire est responsable de tout, et tout va bien tant qu’il n’arrive rien. Ensuite c’est le chacun pour soi.

 

Ceci est bien dommage pour de si petites communes.

 

 

·        Les abris à conteneurs.

 

Ils embellissent le village, mais quel désastre, quelle incivilité de la part de quelques uns, malgré la distribution de nos documents et nos conseils répétés.

 

A cause d’eux le taux de TVA repassera-t-il de 5,5 % à 19,6 %. ?  

 

 

Nous n’avons jamais puni.

 

 

Les quelques contrevenants doivent savoir que cette période de 3 ans d’essais est terminée, et qu’ils encourent maintenant des procès-verbaux.  

 

Nous espérons ne devoir jamais en arriver là.

·        Le jardin d’enfants et le terrain de sport.

 Améliorés en permanence et chaque année.

 

·        La libération de la place, et un grand parking de 80 places accolé au village.

 

·        L’eau et l’assainissement.  

 Nous avons entrepris une politique de résorption des fuites, et ça marche, mais quel travail épuisant et toujours recommencé pour les agents techniques communaux.

 ·        Le patrimoine religieux.

 Il est soigneusement entretenu et rénové.

 

 

II)               L’écodéveloppement.

 C’est une méthode de travail, localisée, qui consiste à aménager le territoire, sans détruire l’environnement, et au contraire en l’améliorant.

 Nous pensons que les financeurs que sont le CR et le CG, nous aident parce que nous menons une politique cohérente.

 Citons quelques exemples.

 ·        L’eau et l’assainissement.  

 

o       Avant tout travaux, nous avons fait réaliser des étude et diagnostics.

 

o       Nous avons remis en état de fonctionnement complet la station d’épuration.

 

 

Mais l’augmentation de la population entraîne le « relevage » de boue tous les 6 mois au lieu de tous les 2 ans.  

 

o       Nous allons mettre en place l’an prochain le périmètre de protection des sources.

 

o       Nous allons changer, dans deux ou trois mois, les collecteurs eau et assainissement Avenue Bischoffsheim.

 

o       Nous avons un programme sur 30 ans.  

 

 

·        Le développement économique.

 

 

o       Nous avons une politique de rénovation des gîtes qui réussit, grâce au dévouement de l’agent municipal qui s’en occupe.  

 

o       Nous avons soutenu le dossier des chambres d’hôtes privées.

 

o       Nous avons acquis grâce à l’intervention massive du Conseil Régional et au complément du Conseil Général, la propriété « La Source ».

o       Un stage ‘insertion devrait s’y dérouler afin de remettre le terrain en état.

 

 o       Un jeune de 22 ans va pouvoir s’installer.

 o       Deux hectares et demi de vignes seront cultivée dans l’avenir.

 o       Un projet de « Tourisme de Bien Etre » est en cours de réflexions, sur le reste de la propriété.

 Résultat.

 o       La politique de logements de la commune,

 o       Sa politique touristique,

 o       Sa politique de remise en valeur du patrimoine ancien (moulin, clocher, chapelle des pénitents…)

 fixent des populations, et favorise la consommation dans les commerces locaux.

 La politique de l’énergie.

 o       La commune de Villars-sur-Var s’inscrit dans le plan d’économie des énergies.

 o       Nous avons procédé à un diagnostic pour l’éclairage public pour un montant de : 2 767 euro HT, qui a été financé par la Région et par l’ADEME, pour un montant de 1 840 euro.

 o       Nous avons installé les régulateurs de tension qui engendrent de confortables économies, pour un montant de 4 676 euro HT. Le financement de la Région et de l’ADEME s’est élevé à 2 872 euro.

 o       Nous avons installé (pour tester) le premier poteau solaire public, pour un montant de 3 260 euro HT, qui a été financé par la Région et l’ADEME pour un montant de 2 608 euro.

 o       Nous avions prévu dans le cadre des bâtiments communaux de rénover les bâtiments communaux afin de réaliser de confortables économies d’énergies. Là aussi le refus des services du CG nous pose de gros problèmes.

 Voici donc dans quelle commune se déroule cette foire agricole et artisanale. Nous souhaitons de tout cœur aider tous les travailleurs de la terre et de l’artisanat à pérenniser leurs activités.

 Vive donc le renouveau du monde rural.

 

 

Vive donc nos services publics.

 

 

Défendons les,

 

 

Nous avons besoin de toutes et tous dans ces combats.

 

 

Je passe maintenant la parole à M. Gilly, Conseiller Général du canton, Vice-président du CG.

 

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