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19 juillet 2013 5 19 /07 /juillet /2013 04:36
La fraude fiscale : le pillage organisé du budget des Etats 

Loin d’être un phénomène marginal, la fraude fiscale a de graves répercussions sur les finances de la France. Selon les estimations de Solidaires finances publiques, ce sont entre 60 et 80 milliards d’euros qui échapperaient tous les ans à l’impôt, soit un montant supérieur au budget de l’Education Nationale.

Au niveau européen ce chiffre représenterait 1000 milliards d’euros. Autant d’argent qui pourrait être réinvesti chaque année au service de l’intérêt général et ne profiterait pas aux marchés financiers.

Il y a aussi la fraude aux cotisations sociales des entreprises, notamment par le travail au noir, estimé à plus de 10 Mds€ /an ! Bien loin de ce que la droite et l’extrême droite veulent nous faire croire avec la fraude aux allocations, estimée à moins de 2Mds€/an. 

Pour certains, le phénomène de fraude va plus loin avec la logique perpétuelle d’optimisation, véritable système organisé d’échappement légalisé à l’impôt : l’avocat fiscaliste Olivier Riffaud considère même la France comme un véritable « paradis fiscal » !

Cahuzac contre le fraude fiscale

Le droit fiscal permet des allégements très conséquents passé un seuil de niveau de patrimoine et de revenus.

C’est sans doute la raison pour laquelle moins d’une personne sur 1000 assujettie à l’ISF quitte la France chaque année… Dans un système fiscal opaque et anti-redistributif, il est grand temps de revenir sur toutes exemptions profitant à l’accumulation et la transmission des hauts patrimoines.

La France est bien le paradis des conseillers fiscaux logo RDG 160

Radio Front de gauche Provence Côte d'Azur

Dans la suite de Sarkozy, pas de moyens pour lutter contre la fraude 

Hollande a beaucoup promis en matière fiscale. Mais le projet de loi présenté au parlement est très en deçà du nécessaire.

On y trouve quelques mesures utiles comme la création du délit de fraude discale en bande organisée, la faculté de saisir des sommes liées à un contrat d’assurance vie et celle d’utiliser des documents ou informations dont la source est illicite.

Mais l’essentiel n’y est pas !

Bercy va conserver le monopole de dépôt des plaintes pour fraude fiscale.

Or, en 2011 sur 55 000 infractions fiscales constatées, seules 1000 plaintes pour fraude fiscale ont été déposées.

Rien n’est évoqué non plus dans ce projet de loi concernant l’instauration d’obligations comptables et financières qui favorisent la transparence notamment pour les prix de transfert, c’est-à-dire les opérations comptables opaques entre pays que pratiquent les grandes multinationales.

Manquent aussi à l’appel les déclarations des impôts payés dans les pays étrangers et particulièrement dans les paradis fiscaux !

Ainsi, c’est plus de 80Mds€ d’avoirs français en Suisse qui sont non déclarés. 

Dans l’ensemble le projet a surtout un effet « tape à l’œil » : il n’y a aucun moyen humain pour mener à bien les investigations alors que c’est le cœur du combat contre la fraude.

La BNRDF (Brigade Nationale de Répression de la Délinquance Fiscale) ne compte que 22 membres pour investiguer sur tout le territoire, on peut certes doubler ses effectifs comme le prévoit le texte, mais on reste très loin du compte.

Depuis 2002, ce sont plus de 25 000 postes qui ont été supprimés dans l’administration fiscale et 2 100 en pour l’année 2013…

Hollande valide la casse de Sarkozy !

Des annonces internationales dans le vide 

Aujourd’hui la lutte contre l’évasion fiscale est devenue le symbole de l’impuissance des gouvernements. Rappelons Sarkozy qui annonçait en clôture du G20 de 2009, la « fin des paradis fiscaux », nous en sommes toujours bien loin ! 

Le sommet des chefs d'Etat des grandes puissances se tient en Irlande du Nord, les 17 et 18 juin.De son côté, le G8 met aujourd’hui en débat la transmission automatique d’information en matière fiscale et bancaire.

Mais faute d’avoir su imposer un accord international contraignant, rien ne sera fait tant que subsistent des paradis fiscaux. Au sein même de l’Union Européenne, le Luxembourg et l’Autriche continuent de défendre leur pré carré, au même titre que la Suisse, Andorre, San Marin ou Monaco hors UE. Avec la Suisse, l’Andorre et le Luxembourg, la France a parmi ses voisins frontaliers trois paradis les plus avantageux du monde.

Alors qu’il suffirait par exemple que les États exigent la transmission des informations que détiennent les banques en menaçant de retirer leur licence bancaire, François Hollande refuse de mener le rapport de force et laisse les banques décider contre les Français : son partenaire, c’est la finance ! 

Lutter contre la fraude fiscale, nous on peut ! 

Il faut d’abord lutter contre les paradis fiscaux en y interdisant d’exercer le métier de banquier sur le territoire national aux établissements qui y ont des filiales.

Il faut retirer la licence bancaire aux banques étrangères qui ne transmettent pas leurs données sur les entreprises ou les particuliers ayant des comptes à l’étranger.

Enfin, arrêter l’hypocrisie et mener le rapport de force au sein de l’UE en menaçant d’inscrire le Luxembourg ou l’Autriche sur la liste noire des paradis fiscaux afin qu’ils coopèrent. 

La fraude fiscale doit être punie comme un délit majeur avec une peine pour "blanchiment d’activité illicite" entraînant des interdictions d’exercice des professions libérales, fermeture de l’accès à la commande publique pour les entreprises, voire suspension de cotation pour les entreprises cotées. 

Enfin comme aux États-Unis, il faut soumettre à la taxation différentielle les français résidant à l’étranger afin qu’ils paient la différence entre l’impôt réglé dans le pays de résidence et celui dont ils auraient à s’acquitter en France.

Sylvie Aebischer, Boris Billia et Stéphane Deux-Cents pour le Parti de gauche

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18 juillet 2013 4 18 /07 /juillet /2013 07:01

Éric Alauzet :

Notre époque est frappée par une crise de confiance liée aux turbulences de notre système économique.

Dans cette tempête, les citoyens sont pris en étau entre le mur de la dette et le trou de dizaines de milliards d’euros qui résulte de la fraude fiscale.

En plein combat pour la réduction des déficits, certains de nos concitoyens, souvent les plus riches, soustraient des milliards d’euros à l’impôt, bafouant ainsi la solidarité nationale.

La fraude et son ampleur font donc craindre une possible rupture du consentement à l’impôt, au fondement de notre pacte républicain.

Dans cette période difficile, la lutte contre la fraude fiscale revêt donc un triple enjeu : économique – collecter les milliards d’euros qui manquent chaque année dans notre budget ; moral – répondre à la crise de confiance ; politique – montrer aux citoyens que le législateur n’est pas impuissant face à ceux qui trichent et face à ceux qui volent.

L'Assemblée nationaleLes peuples n’en peuvent plus.

Comment exiger d’eux des efforts, alors que prospèrent les courtisans, banquiers et marchands, alors que trop de citoyens se satisfont de vivre d’expédients et ne contribuent plus au bien commun, bref, quand l’individualisme domine et que les abus perdurent voire se multiplient à tous les étages ?

L’enjeu est colossal pour notre pays, pour les démocraties menacées au cœur, pour les finances publiques exsangues.

Il suffit pour s’en convaincre de mettre en relation les 50 milliards de réduction de dépense que la France projette de réaliser d’ici 2017-2018 avec les 50 milliards annuels de l’évasion fiscale.

Le redressement des comptes publics constitue l’objectif principal de cette loi, qui trouve sa crédibilité à travers un ensemble de dispositifs, réel arme de dissuasion.

Elle organise en effet un véritable encerclement, un cordon sanitaire autour des fraudeurs et surtout de ceux que la fraude pourrait tenter.

Ainsi, ces contribuables se trouvent cernés par des inspecteurs de la brigade nationale de répression de la fraude dotés de moyens d’investigation permis par la législation sur le délit en bande organisé, avec le possible recours à tout type de preuve, y compris des documents dérobés, cernés par l’allongement de trois ans à six ans de la durée de prescription, cernés par le témoignage du lanceur d’alerte pour lequel nous, écologistes, souhaitions depuis longtemps une protection juridique.

Il peut s’agir du sursaut d’un repenti, qui trouve une reconnaissance dans cette loi.

Dénoncer un voleur est tout sauf de la délation. Le contribuable tenté par la fraude est aussi cerné par l’obligation de dévoiler les caractéristiques des trusts, obligation que nous sommes satisfaits d’avoir introduite dans le texte, c’est-à-dire de dévoiler des montages obscurs pour sociétés opaques, des sociétés cachées et réfugiées dans des pays cachés…

Selon l’adage bien connu : pour vivre heureux, vivons cachés.

De telles mesures permettront de projeter la lumière sur des pratiques qui ne prospèrent que dans l’opacité. Bref, le choix doit désormais être entre payer ses impôts ou se préparer des nuits agitées. Il ne faut pas s’y tromper : c’est le libéralisme même qu’il faut empoigner, plus profondément l’individualisme croissant, car le libéralisme constitue la cause principale du développement de la fraude et de l’évasion fiscale, et donc des déficits publics.

Il revient à la gauche, trop longtemps contaminée par le système, de trouver enfin la parade Nous serons parfois aidés par les libéraux eux-mêmes, qui doivent aujourd’hui reconnaître les aberrations d’un système qui peine aussi à collecter l’impôt quand ils sont au pouvoir. Le libéralisme vacille.

La prise de conscience est générale, les récentes décisions du G8 le montrent, nous donnant ainsi des raisons d’espérer. L’ère de la complaisance arrive-t-elle à son terme ?

Il restera difficile pour les élites politiques de dire non à celles et ceux qui détiennent le pouvoir économique car ces derniers sont en capacité de développer des moyens importants pour convaincre, côtoient souvent les élus au plus haut niveau pour leur expliquer, avec beaucoup de talent, tous les méfaits de la régulation.

Il faut beaucoup de courage, de compétence et de conviction pour résister, pour prendre un lundi matin des décisions difficiles face à des capitaines d’industrie ou de la finance avec qui l’on a échangé lors de soirées conviviales, quelques jours plus tôt.

Gageons que ces situations seront de plus en plus rares, mais elles ont, quand elles sont mises au grand jour, des effets dévastateurs sur l’opinion et sur la démocratie.

Notre groupe, madame la garde des sceaux, monsieur le ministre, votera donc ces projets de loi

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14 juillet 2013 7 14 /07 /juillet /2013 19:10

Messieurs, chers amis villarois,

PHOTOS-14-JUILLET-2013-012.JPGL’année précédente, nous avions reçu nos amis italiens et nous avions réfléchi tous ensemble sur les termes « Liberté », « Egalité », « Fraternité », termes qui étaient parvenus très tardivement dans notre département, puisque celui-ci n’était devenu français qu’en 1860.

Mais nos ancêtres et nous même, dès 1860 sommes allés à l’école des Républiques françaises successives.

PHOTOS-14-JUILLET-2013-016.JPGEt nous avons fait « notre », toute l’histoire de France. Et comme je vous l’ai dit souvent, il arrive que la vérité historique mette très longtemps à sortir du puits et nous essayons, chaque année, tous ensemble de la connaître.

Toujours à la recherche de la vérité on peut partir des archives, et comprendre pourquoi, par exemple :

La Reine Marie-Antoinette avait été condamnée. L’étude de ses propres courriers prouvent qu’elle était en relation permanente avec les contre révolutionnaires royalistes, réfugiés à l’étranger et qu’elle donnait des informations aux ennemis de la France, tout en souhaitant la chute de la France.

On peut comprendre aussi pourquoi, le général « Dumouriez » vainqueur de Valmy qui était passé avec armes et bagages chez les ennemis de la Révolution avait subi la justice de l’Epoque. Nous sommes en 1790-91-92.

PHOTOS-14-JUILLET-2013-021.JPGEn France les royalistes et les antirévolutionnaires réussissent à soulever une grande partie des départements et des grandes villes.

Détails sur le produitLe roi Louis XVI aidé par une partie des nouveaux notables qui n’ont qu’une envie : remplacer la noblesse à leur profit, déclare la guerre à presque toute l’Europe, en espérant que la France révolutionnaire sera battue et que la révolution se terminera rapidement.

Les docPHOTOS-14-JUILLET-2013-024.JPGuments l’attestent.

Et pendant tout ce temps des massacres ont lieu dans tous le pays, et tout montre que ce sont les sans-culottes qui en étaient les principales victimes.

Par exemple, mille révolutionnaires sont massacrés autour des Tuileries en une seule journée par les gardes suisses. Autres exemples de terreur blanche contre révolutionnaire :

PHOTOS-14-JUILLET-2013-027.JPGLe Comte Ferrand, réfugié à l’étranger demandait l’exécution de 40 000 républicains dès que les émigrés seraient de retour en France.

Le Comte Précy, recevait de l’Angleterre 4 millions de francs or pour lever des armées antirépublicaines en France.

C’est pourquoi, exaspéré, en septembre 1792 le peuple de Paris se constitue en tribunaux spontanés qui arrêtent 2 600 personnes, dont 1 500 seront acquittées et 1 100 condamnées.

PHOTOS-14-JUILLET-2013-031.JPGPour éviter que cette situation ne se prolonge, la Convention va voter la création d’un Tribunal Révolutionnaire, légal.

L’histoire a retenu que ce Tribunal avait été sanguinaire et que Robespierre en avait été l’âme damnée. Or que nous disent les archives. Elles nous disent que le Tribunal révolutionnaire va rendre une justice complètement différente de la justice royale que la France avait connue jusqu’alors.

En effet au temps de la Royauté :

- Les plus grosses fortunes achetaient les postes de juges et étaient ainsi à l’abri de toute justice.

- La torture ordinaire et extraordinaire était systématiquement pratiquée sur les suspects.

- La procédure était secrète.

- La procédure était écrite, alors que la quasi-totalité du peuple ne savait ni lire ni écrire.

- Les condamnés mouraient sur la roue, par écartèlement, par plomb fondu sur les blessures…

Le nouveau tribunal révolutionnaire :

- Interdit la torture et les brutalités pour faire avouer.

- Les condamnés ne doivent pas mourir non plus sous la torture

- Les magistrats n’achètent plus leurs postes comme auparant. Ce sont des juges professionnels du Droit au nombre de 5.

- Sont créés des jurés populaires, élus par la Convention.

- Est créé un « accusateur public », identique au Ministère Public qui existe encore aujourd’hui.

- La procédure sera :

o Orale.

o Publique.

- Ainsi les aveux arrachés par la torture au temps de la Royauté sont remplacés par l’intime conviction des jurés « en leur âme et conscience ».

 

Par contre, en ces temps où les français partent au combat en chantant la Marseillaise, les décisions du Tribunal étaient sans « appel ».

Les élus majoritaires élus à la Convention expliquaient cela par le fait que la France connaissait à la fois :

o La guerre civile.

o La guerre aux frontières.

o La guerre sur notre territoire.

Robespierre avait vu le danger potentiel et il écrivait :

« La Convention Nationale ne doit pas chercher à multiplier les coupables. Citoyens, faites attention que parmi les hommes que vous avez vu traîner le char des ambitieux que vous avez démasqué, il en est beaucoup d’égarés, beaucoup de bonne foi. ».

Il avait vu juste, lui qui une fois arrêté n’eut pas droit à un procès et fut immédiatement condamné à mort.

 

Si l’on peut conclure sur un sujet aussi sensible pour nous français qui maintenant ne disposons plus de la peine de mort :

1° En 2 ans, le Tribunal Révolutionnaire a prononcé.

- 4 021 jugements

- Dont 2 585 condamnations à mort.

On peut comparer avec les 1000 morts républicains aux Tuillerie en une seule journée.

 

Bien sûr, une condamnation à mort d’un seul homme est toujours horrible et nous ne sommes pas là pour excuser mais pour connaître la vérité et essayer de comprendre ce qui s’est passé dans le contexte révolutionnaire.

 

2ème conclusion :

C’est en cette période de crise et de guerre qu’est né notre modèle de Tribunal qui existe encore de nos jours et qui était un progrès certain sur les pratiques de l’ancien régime, en matière de justice.

 

Chers amis villarois,

Le peuple français est un grand peuple, il a connu les pires régimes et les pires guerres.

Mais, sans ces révolutionnaires républicains, nous ne serions pas ce que nous sommes, nous ne serions sûrement pas en République, même si celles-ci ont connu bien des difficultés au cours de leur histoire.

Fêtons dignement le 14 juillet fête de la République.

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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 08:00

Monsieur le Conseiller Général, Madame sa suppléante,

Mesdames et Messieurs les élus,

Mesdames et Messieurs les représentants des corps de l’Etat, de la Région, du Département, Gendarmerie, enseignants,

Madame la Présidente de l’Association Vill’Art et ses bénévoles,

Mesdames et Messieurs les représentants des Associations,

Mesdames, Messieurs les artisans, agriculteurs et entrepreneurs,

Mesdames et Messieurs,

 

Bonjour,

Je tiens à m’associer aux hommages en l’honneur de Renée Graglia qui nous a quittés il y a quelques jours et qui aurait du être présente à cette foire agricole et artisanale.

Ayons pour elle et pour ses proches, une pensée émue.

 

PHOTOS foire agricole 2013 009

Une fois ceci dit : Quel plaisir, une fois encore, de prendre la parole à l’occasion de la foire agricole et artisanale de Villars-sur-Var.

En effet, cette foire entre tout à fait dans la démarche rurale que notre municipalité défend avec acharnement.

Vous le savez tous, nous vivons une époque où les villes deviennent tentaculaires, et s’étendent inexorablement.

Nous en avons l’exemple avec la côte où, de Mandelieu à Menton, une longue bande de béton occupe tout le territoire.

 

PHOTOS foire agricole 2013 014

Mais en même temps les habitants souhaitent :

Retrouver le sens de la nature,

Vivre entourés de verdure,

Manger des produits frais,

Se régaler avec des produits naturels,

Faire travailler des artisans, agriculteurs et commerçants locaux,

Se rencontrer régulièrement,

Avoir des relations simples avec des élus de proximité,

Et nous nous pensons que pour cela, il faut non seulement sauver l’agriculture montagnarde, mais aussi la développer.

PHOTOS foire agricole 2013 021

C’est pourquoi notre commune achète des terres et les louent ensuite à des paysans et à des éleveurs.

Nous en sommes très fiers, et nous continuerons cette politique autant que faire se peut.

 

PHOTOS foire agricole 2013 037

Nous avons, aussi, le plaisir de vous confirmer que 34 communes, des territoires :

- Haut Estéron,

- Vallée du Var,

- Vallée du Daluis

- Vallée du Cians

Ont décidé de se réunir et de former la seule intercommunalité totalement rurale des Alpes-Maritimes.

Bien sûr, ce ne sera pas facile de les mettre toutes d’accord.

 PHOTOS foire agricole 2013 029-copie-1

De plus nous vivons une crise mondiale qui s’étend un peu plus chaque jour et nous prive de plus en plus de recettes.

Ces menaces se précisent pour le financement des crèches, pour les centres de loisirs, pour la petite enfance, et Monsieur le Conseiller Général vous en touchera peut-être un mot tout à l’heure.

Nous, nous le disons clairement, nous sommes indignés d’apprendre que dans notre communauté européenne, chaque année la fraude fiscale organisée par les banques et les grandes entreprises dépassent les mille milliards d’euro.

Nous pensons que le vrai problème est là, et nous sommes tristes de voir que l’on nous demande de faire des économies sur le social sur la culture, sur les loisirs et le sport, alors que nous ne sommes pas responsables de la crise.

 PHOTOS foire agricole 2013 031

Je ne voudrais pas attrister cette belle ambiance de notre foire artisanale et agricole, et c’est pour cela que je salue tous les bénévoles de toutes nos associations et de Vill’Art en particulier.

 

Je leur dis bravo, continuez le plus longtemps possible, car c’est vous qui avez raison, c’est vous qui êtes l’avenir de nos montagnes.

Ce sont :

nos éleveurs,

nos agriculteurs,

nos commerçants,

nos artisans,

qui sont l’avenir de nos montagnes.

Qu’ils en soient remerciés.

 

 

 

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1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 05:47

Depuis des années l’habitat léger : caravanes, yourtes, tipis, roulottes, mobil homes…répartissent les français en deux camps.

yourte orange a

1° Un million de français vivraient dans ces types d’habitats, la plupart du temps en toute illégalité ou de manière précaire. Il est difficile d’ailleurs de faire le tri entre ceux qui ont choisi de vivre ainsi et ceux qui n’avaient pas d’autres solutions

2° Les autres considèrent que ce sont des habitats pour touristes et s’en servent occasionnellement ou pas du tout.

Les habitats légers, légalement, n’existent pas.

Il existe un vide juridique en France qui fait que les Plans Locaux d’Urbanisme et les Cartes Communales ne prévoient pas l’implantation de ces habitats.

En fait, cette absence de réglementation entraîne des aberrations puisque caravanes, et autres, se retrouvent le plus souvent implantés sur des terrains non constructibles.

Et dans ces cas là, toutes les infractions sont possibles, comme par exemple l’absence d’eau, d’assainissement, de fosses septiques, d’électricité piratée ou mise en place d’énergies dangereuses et hors normes.

En France, lorsqu’on ne sait pas trancher, ce sont les tribunaux qui décident.

Les yourtes : en l’absence de législation claire, celles-ci basculent soit dans le statut de « tente » qui leur permet d’échapper au code de l’urbanisme, soit dans le statut de bâti et qui les rendent alors illégales, par défaut de permis de construire.

Ainsi selon les tribunaux, soit des personnes sont condamnées à démonter ce bâti et  payer des amendes, soit d’autre sont purement et simplement relaxées.

C’est donc le règne de l’arbitraire.

Les hôtelier ou propriétaires de chambres d'hôtes qui possèdent des yourtes : vivent, eux, dans du bâti dit solide et démontent leurs yourtes en fin de saison car il leur est permis par dérogation d’en installer de manière précaire. Selon les sites, les climats, ces va et viens incessants ne seraient plus nécessaires avec la nouvelle loi.

Une grande avancée, la loi Alur pour l’accès au logement.

La Ministre Cécile Duflot a défini deux axes :

1° Premier axe : Les plans d’urbanisme devront prendre en compte tous les modes d’habitats. Ceux-ci devront être installés de manière permanente sur l’espace communal. Ainsi les habitats légers entreront dans le droit commun et non pas à la discrétion des tribunaux.

2° Deuxième axe : Ces résidences légères devront répondre à un cahier des charges. On comprend en effet le souci sanitaire des autorités qui souhaitent ne pas voir se développer des zones entières ne disposant pas des éléments nécessaires à la vie quotidienne, comme la potabilité de l’eau, la gestion des effluents, les accès sécurisés…

Ainsi, selon des modalités à préciser, ces habitats pourront être installés en zone urbaine et dans les « pastilles » qui sont des espaces d’accueils prévus en zone agricoles ou naturelles.

Transformer des soit disant « défauts » en « qualités » :

1° Concernant les paysages, il est nettement plus facile de fondre des yourtes, les habitats roulants stabilisés, dans les paysages naturels que les bâtis de types définitifs.

2° L’impact sur les sols est largement moindre que celui qui relève des bâtis lourds, ne serait-ce que pour les fouilles, les terrassements, les éléments anti sismiques etc…

3° La déconstruction ou la suppression est en faveur nettement des bâtis légers qui ne nécessitent pas une ingénierie importante, comme le broyage des
bétons pour le bâti traditionnel…

4° Ce type d’habitats engendre des solutions alternatives comme les toilettes sèches ou la potabilisation de l’eau par des matériels individuels.

Conclusions :

1° La construction des ces bâtis et donc leur implantation a nettement moins d’incidence sur l’environnement que les bâtis issus des bâtiments classiques.

2° Ces constructions très souvent sauvages devront donc entrer dans les normes des plans d’urbanismes.

Sans ces précautions, très vite, de nombreux paysages seraient transformés en zones fouillis, précaires, sans gestions des déchets, sans accès sécurisés, créant deux types de droits,  à savoir une législation bien huilée pour le bâti traditionnel et d’autre part une législation laxiste pour des habitats qui sont quand même plus écologique que les habitations fixes.

Villars-sur-Var le 2 juillet 2013.

Edgar Malausséna.

 

 

 

 

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23 juin 2013 7 23 /06 /juin /2013 03:59

Vers un élan planétaire des luttes d’émancipation

Des peuples sont-ils en train d’ouvrir une nouvelle phase politique, par

des luttes d’émancipation susceptibles d’ébranler l’ordre mondial ?

On se gardera aujourd’hui de répondre à cette question par un simple oui,

qui exprimerait surtout notre parti-pris.

Revolution egyptienne

Et pourtant, force est de constater que des mobilisations substantielles, inattendues modifient les configurations politiques nationales et envoient un message qui dépasse les frontières.

Ce message s’exprime tantôt sous la forme de petites et grandes manifestations

de rue, tantôt sous des formes neuves, souvent dématérialisées.

Ainsi, par la voie des technologies de l’information s’exprime de plus en plus, face à la domination du capitalisme mondialisé, des voix et en définitive une orientation favorables à la solidarité universelle et à l’intérêt commun.

C’est ainsi que les révolutions arabes, qui sont maintenant dans des phases contradictoires et incertaines, ont ouvert le ban, de la place Tahrir en égypte à nos petits écrans individuels.

Et le relai semble pris par d’autres peuples, comme s’il existait un passage de témoin invisible.

Révolution tunisienne

Quant au fond, au-delà des spécificités de chaque situation, qu’y-a-t-il de commun au mouvement turc et aux mobilisations féministes en Inde, aux manifestations grecques et brésiliennes, et aux luttes sociales en Chine ?

Révolte ou révolution turque ?

Eh bien, ces luttes ont en commun de mettre en cause des inégalités abyssales, croissantes alors même que ces pays sont en développement, et de porter des exigences de justice et d’égalité.

La génération face book fait sa révolution au Brésil

Elles se heurtent chacune à des systèmes politiques aveugles (ils fonctionnent au déni des réalités de la société), sourds (leurs dirigeants se bouchent les oreilles face aux exigences de la société civile) et muets (ils se dérobent à la confrontation de projet, quant ils ne choisissent pas ouvertement la répression).

Italie. Les jeunes face au chomage n'ont plus que la révolte devant eux.

De jeunes Bulgares bénéficiant d'un plan local de soutien de l'emploi, le 8 mai 2013, à Ribnovo. Le taux de chômage des jeunes en Bulgarie est un des plus hauts d'Europe. L’avenir dira si les résistances en cours sont un feu de paille après lequel la fuite en avant libérale se poursuivra, avec son indissociable cortège de régressions antidémocratiques, ou si de nouveaux rapports de force structurants peuvent s’installer.

La police espagnole charge les manifestants.

emeute-madridEnfin, en France et en Europe, la mise en cause frontale de l’austérité peut rencontrer les dynamiques mondiales.

Avec toutes les forces qui le souhaiteront...elle passera par la mobilisation contre la réforme des retraites annoncée par le rapport Moreau et pour une réforme alternative qui, elle, relèvera le défi du mieux vieillir en dehors du salariat.

 

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19 juin 2013 3 19 /06 /juin /2013 03:43

Les-Olivades-a-Villars-var--33-.jpg 

Questions à M. Hoch Paul Olivier.

La villarelle : Quelles ont les diverses opérations qui se déroule dans ce moulin ?

Réponse de M. Hoch : Rappelons qu’il s’agit d’un moulin de type génois. Les diverses opérations sont :

Ce système quasiment disparu, consiste à remplir la cuve d'eau afin que l'huile puisse se séparer et venir à la surface de l'eau (densité inferieure à l’eau : 0,916).

De même, la pulpe et la peau qui contiennent encore une bonne proportion d'huile se sépareront des noyaux broyés qui resteront au fond de la cuve.

La pulpe et l'huile peuvent alors être récupérées au moyen d'une sorte de poêle percée de trou et équipée d'un long manche.

Le moulinier laisse le maximum d'eau s'écouler par les trous avant de verser l'huile et la pulpe dans un bac. L'huile libre sera récupérée immédiatement au moyen d'une autre poêle, sans trou cette fois-ci, qu'on fait courir à la surface du bac. 

Les-Olivades-a-Villars-var--21-.jpg

4. La presse n’intervient qu’à la fin du processus :

Il faut alors récupérer l'huile encore contenue dans la pâte.

On remplit de cette pâte des sortes de paniers, plats et ronds, les "scourtins".

Ils sont empilés sous une presse à vis sans fin.

On arrose les scourtins d'eau chaude pour favoriser l'extraction de l'huile. C’est grâce à cette étape que l’huile porte l’appellation : 1ere pression à froid. 

Ce  moulin, malgré son ancienneté, peut avoir rendement tout à fait acceptable et bien souvent comparable aux moulins modernes. Ses seuls inconvénients sont une manipulation plus importante et un temps de trituration plus long.

5. Les Noyaux d’olives secs : le grignon.  

    Un bon combustible.

Une fois broyé, le noyau d’olive forme une sorte de poudre à gros grains. On appel alors cette poudre du « grignon » . Ce grignon va être ramassé puis placé dans des cuves. On va le laisser sécher pendant une année. Une fois sec, celui ci va être employé comme combustible et va chauffer tous le moulin grâce à une chaudière spéciale.

 

6. La pulpe d’olive : un engrais naturel. Une fois pressée, la pulpe d’olive peut-être être collectée et utilisée comme engrais naturel pour les oliviers.

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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 03:41

Jean-Marc Fonseca a publié dans Opération Terra Segurana.

Jean-Marc Fonseca 11 juin 18:21 Je fais encore parti de la dernière génération qui aura connu quelques rares coins de campagne encore préservés dans les vallons et les collines de Nice.

Mais lorsque je suis né, le jardin d’Eden avait disparu.

Comment expliquer la fascination de nos anciens et des premiers voyageurs pour cette ville, et son pays.

Comment expliquer que nous avons laissé détruire un bout de paradis sur la planète, avant d’entamer la destruction de la planète elle-même.

Les jeunes générations élevées à l’ère du béton et de l’imagination numérique, voire des idéologies consuméristes, n’auront rien à regretter car elles sont incapables d’imaginer le trésor que nous avons gâché.

Alors voilà, les textes que j’aimerais bien que l’on lise dans nos écoles et collèges....

Extrait de : une saison à Nice par la Comtesse DROHOJOWSKA Charles Douniol, Libraire-Editeur. Paris 1860.

En employant ici le mot campagne, je ne pourrais vous donner une idée exacte des environs de Nice.

La dénomination de jardin serait trop étroite et trop restreinte ; dans mon embarras, je vais tâcher de décrire des lieux qu’ensuite vous nommerez comme vous l’entendrez : Cette plaine, aussi peu étendue que féconde, puisque sa superficie ne dépasse guère deux lieues carrées, est divisée en enclos de différentes grandeurs.

Autrefois un fossé et une haie parfumée séparaient ces propriétés diverses, et tel était le respect attaché au droit de chacun, qu’oranges et limons mûrissaient en paix, sans qu’aucune main osa les ravir à qui de droit. Aujourd’hui, des murailles, la plupart hérissées de débris de verre ou de poteries, coupent l’harmonie du paysage et défendent l’accès des arbres ; cependant, bien peu de propriétaires oseraient affirmer qu’ils cueillent tous les fruits de leurs récoltes.

Ce ne sont pas les barrières qui gardent un champ, mais la bonne fois et la confiance réciproques. Chaque jardin a son ruisseau ; nulle part peut-être, l’utilité et les avantages, en même temps que l’art de l’irrigation, n’ont été mieux compris qu’ici ; tel filet d’eau, si mince et si petit qu’il soit, recueilli précieusement, grossi çà et là de quelques gouttes nouvelles, et conduit par une rigole en pozzalane, vient à une grande distance former un petit canal , un utile réservoir auquel on ne peut, sans le vérifier, croire une source aussi minime.

Il faut que la nature soit bien riche pour qu’on puisse lui trouver tant de charmes, lorsqu’au lieu de s’épuiser comme ailleurs pour lui créer des attraits factices, les habitants de Nice semblent avoir pris à la tâche de tout refuser à l’agréable pour tout accorder à l’utile.

Cartes Postales Photos Paysans allant au Marché 6000 NICE alpes maritimes (06)À coup sûr, une allée créée pour servir uniquement à la promenade ou un rond-point semé de gazon soulèverait ici les horreurs d’une émeute ; on crierait à la profanation, on bannirait l’insensé qui oserait donner un si fatal exemple.

Et cependant, malgré ce travail imposé sans relâche et forcément au sol, tout est riant, gracieux et aimable.

Le mûrier, dépouillé de son feuillage pour nourrir les vers à soie, élevés en abondance dans les campagnes, se recouvre presque instantanément de nouvelles feuilles.

Cartes Postales Photos Le marché aux fleurs 6000 NICE alpes maritimes (06)L’oranger et le citronnier ne perdent leurs fruits que pour éclore les corolles parfumées de leurs fleurs ; et chaque arbre est toujours le tuteur et l’appui d’un vigoureux cep de vigne qui entrelace ses branches aux branches de ses protecteurs, quitte l’un pour enlacer sur l’autre, et former ainsi une voûte verdoyante, à travers laquelle s’infiltre assez de soleil pour nourrir et développer les fleurs, les fruits et les récoltes.

Ces arbres plantés en allées divisent le sol en carrés réguliers ou croissent les fèves, le blé, les pommes de terres, en un mot, toutes les productions du pays.

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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 04:12
Jeudi 4 Avril 2013

 

Victor Quintana

 

Telles les pestes du Moyen Age, les programmes d’ajustement structurels parcourent le Sud de l’Europe détruisant l’économie des ménages, écrasant les droits sociaux, fermant les sources de travail, précarisant des vies.

 

En enterrant également les attentes du peuple face aux partis politiques qui se succèdent dans les gouvernements avec les mêmes échecs.

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Face à l’alternance de partis de droite et sociaux-démocrates, on dirait que la seule chose que décident les électeurs de l’Europe Méridionale, c’est le rythme et la façon dont leurs droits sociaux vont être liquidés.

 

Face à cette situation, les gauches, souvent appelées " les gauches radicales", sont en train d’adopter une nouvelle alternative pour répondre à ces moments qui menacent la vie sociale, l’intégrité des personnes, l’environnement, l’ensemble des êtres vivants : l’Écosocialisme.

Il a été présenté au Congrès National du Parti de Gauche qui s’est déroulé à Bordeaux, du 22 au 24 mars.

Ce parti a fondé le Front de Gauche avec le Parti Communiste Français et d’autres petits partis, en 2012, avec Jean-Luc Mélenchon comme candidat à la présidence et a remporté un score historique de 11% de voix au premier tour.

Les axes principaux de la proposition du Parti de Gauche, qui sont vus favorablement par d’autres partis européens et du Nord de l’Afrique sont : l’écosocialisme comme objectif ; la planification écologique comme programme et la révolution citoyenne comme stratégie.

 

L’Écosocialisme cherche à dépasser les impasses du capitalisme productiviste consumériste qui conduit la planète à la catastrophe écologique et de la social-démocratie qui pense que le problème de la justice sociale, de la redistribution de la richesse va se résoudre en augmentant la production. C’est-à-dire, le vieil appât qui consiste à dire que « pour partager le gâteau de la richesse, il faut d’abord qu’il soit plus grand ».

Nous appelons ces voies des impasses parce qu’elles le sont pour la plupart, non pas pour les grands bénéficiaires de ce modèle excluant, productiviste, extractif : le capital financier international ;les gouvernements qui lui sont soumis ; les organismes internationaux tels que le Fonds Monétaire International, la Banque Centrale Européenne et les entreprises multinationales.

 

L’Écosocialisme ne prétend pas n’être qu’une belle utopie mais une alternative concrète, radicale à l’actuel système économique et politique en vigueur en Europe du Sud. Une alternative humaniste, oui, mais pas seulement, parce que la survie de l’espèce humaine dépend de la survie de tout l’écosystème dans lequel nous sommes interdépendants, les humains, les animaux, les végétaux et toute la planète.

C’est un projet de justice socialiste qui met de côté la logique productiviste et polluante de "l’industrialisme" expérimenté par le socialisme de l’Europe de l’Est.

Il fonde le renouvellement de la pensée socialiste sur l’émancipation de la personne, la démocratisation radicale du pouvoir et de l’éducation, une nouvelle façon de produire et de consommer.

L’économie que propose l’Écosocialisme s’adresse aux besoins humains, elle est opposée à la « politique de l’offre », défendue par les néolibéraux.

Il ne s’agit pas seulement de produire, quels qu’en soient les coûts et ensuite promouvoir la consommation en inventant des besoins, mais de produire selon les besoins humains réels. Elle interroge la propriété privée des moyens de production et les relations du travail en même temps qu’elle protège l’appropriation sociale de ces biens et le développement de propositions alternatives d’économie sociale et solidaire au travers d’expériences coopératives et d’autogestion.

À contre-courant des diktats de la « troïka » de la Banque Centrale Européenne (BCE), du Fonds Monétaire International (FMI) et de la Commission Européenne (tous présidés par des européens du sud),

François Hollande (de dos) et Angela Merkel ont tenté d'aplanir leurs différends avant le sommet qui s'est ouvert jeudi 18 octobre à Bruxelles.

l’Écosocialisme défend la souveraineté de la politique budgétaire, la nationalisation des services bancaires. Il pose la question de la relance de l’économie par l’austérité mais en échange, il propose de la relancer au moyen de nouvelles activités économiques qui tiennent compte de l’empreinte écologique générée, qui réduisent des émissions, qui « décarbonisent » l’industrie, qui créent des énergies propres.

Il est nécessaire également de rompre avec les traités de libre échange qui ont favorisé le « dumping » de la main-d’œuvre et de la nature et, décidés à combattre les pays, c’est tout cela qui affecte le plus les conditions de vie de leurs ouvriers et détruit le plus leurs ressources naturelles.

 

Étant donné que l’Écosocialisme est un projet à réaliser de façon urgente, étant donné les catastrophes environnementales et économiques du capitalisme productiviste et financier, il faut un « savoir-faire » immédiat.

Il doit se construire depuis la base, depuis la convergence des différentes luttes « des vrais gens ».


L’objectif est d’agir et de convaincre, et non pas de se rassurer entre personnes convaincues.

mani recaIl s’agit de développer, de reprendre et multiplier les initiatives alternatives déjà en cours, en termes de défense des territoires, de ressources naturelles, d’expériences d’économie sociale, de solidarité, de non-violence, d’aide mutuelle.

Mais, surtout, on a besoin de la révolution citoyenne car l’alternance électorale e les simples changements de chapelle ne suffisent pas. Pour contrecarrer le pouvoir des oligarchies il est nécessaire de construire au jour le jour les contre-pouvoirs et la souveraineté populaire dans tous les aspects de la vie sociale, dans les luttes quotidiennes des gens.

Les 18 thèses du manifeste pour l’Écosocialisme le soulignent très bien : « Ni avant-garde illuminée, ni dictature verte, ni repli ethniciste, nous défendons donc la voie démocratique de la révolution citoyenne » Le peuple n’est pas le problème, il est la solution à la crise actuelle de la civilisation humaine.

Ainsi présenté, l’Écosocialisme est une alternative radicale et démocratique à la crise qui affecte et révolte en ce moment la Grèce, l’Italie, l’Espagne, le Portugal, l’Irlande, Chypre et un peu moins la France.


Il faudra voir comment il peut se conjuguer avec les expériences en marche en Amérique Latine, aussi bien celles concernant le "bien vivre" des collectivités indigènes, que celles de l’écosocialisme Latino-américain du XXIème siècle et d’autres que peuvent présenter d’autres collectivités, organisations et partis de la Grande Patrie.

Víctor M. Quintana est conseiller au Frente Democrático Campesino de Chihuahua et chercheur/professeur à la Universidad Autónoma de Ciudad Juárez

 

Traduction : Francois Bague - Pôle Traduction du PG

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 05:58
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Ce qui doit rester en l'état : la forêt tropicale jusqu'à l'horizon (photo: Luke Duggleby)

Chers ami(e)s de la forêt tropicale,

Des défenseurs de l'environnement du Cambodge et d'Australie font appel à notre soutien : la forêt tropicale des Monts Cardamome va être engloutie sous les eaux d'un futur lac de barrage. Site de ce projet, la vallée de la rivière Areng est l'habitat de nombreuses espèces menacées et le territoire ancestral des indigènes Khmer Deum.

La construction du barrage Cheay Areng devrait incomber la compagnie énergétique chinoise Guodian Corporation. Les contrats n'étant pas encore signés avec le gouvernement cambodgien, il est encore possible que le projet soit abandonné. 

Soutenons la pétition adressée à l'entreprise publique Guodian Corporation pour lui rappeler ses engagements sociaux et environnementaux :

PÉTITION  

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