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15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 07:22

Après le dramatique accident :

photo-4.JPG

La Région envisage de rouvrir la ligne des CP le 20 février 2014


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30 juin 2009 2 30 /06 /juin /2009 16:50

Valbonne 18 Juin 2009

  Discours

Malausséna Edgar

 

Mesdames, Messieurs,

Je suis heureux de représenter la Région PACA à l’occasion de ces réunions de présentation du Fonds Régional pour l’Environnement et l’Energie qui associe :

Ø      La Région, l’ADEME, l’Etat.

 

La crise est globale

Elle accentue la désagrégation sociale, elle détruit la planète

Nous connaissons        aujourd’hui une crise globale, dont le volet écologique est particulièrement préoccupant.

Les pollutions diverses des activités humaines :

Ø      provoquent un bouleversement climatique sans précédent.

Ø      dégradent les écosystèmes,

Ø      appauvrissent la biodiversité,

Ø      menacent la santé humaine,

Ø      détruisent les grands équilibres économiques de proximité.

Fut un temps pas si lointain où je disais, où nous disions déjà cela. Et l’on nous demandait de ne pas affoler les populations.

 

La crise de la civilisation

Nous sommes maintenant dans une crise de civilisation et nous ne nous en sortirons pas avec des mesures qui se développeraient moins vite que la progression de la dégradation du système.

 

Les impacts sur les populations et l’environnement

Or les dernières observations des scientifiques dépassent les conclusions les plus pessimistes des experts du GIEC en 2007.

Les impacts sur l’environnement et sur les populations semblent pires que ce que l’on pouvait imaginer.

Pour limiter à 2 ou 3 °C l’élévation de la température moyenne en 2050 :

Il nous faut diviser par plus de deux les émissions globales de CO2 de la planète.

Pour la France, l’effort est une réduction d’un facteur 4 à 5 par habitant.

 

S’attaquer aux sources mêmes du système

Mais ce défi est réalisable qu’à la condition que l’on s’attaque aux sources même du système dévastateur, pollueur, qui détruit à peu près tout

 

Contradiction entre les temps courts de l’économie et les temps longs des cycles de la terre

En effet si l’économie et les critères de rentabilité fonctionnent sur le temps court :

Les cycles naturels de la planète fonctionnent sur le temps long.

Si l’on veut répondre aux défis concernant la vie même sur la planète, il est impossible de demander :

Au temps long de se mettre au service du temps court.

 

Nous échouerons

En clair, nous échouerons si :

La nature est mise au service de l’économie

De la rentabilité immédiate.

 

Conscience sociale et conscience environnementale

Cependant, je crois que les mentalités en France sont en train de tourner.

Nous étions un pays où la conscience sociale était, et est toujours, forte.

Nous voyons apparaître la conscience environnementale.

Et nous sommes persuadés que la conjugaison des deux fera avancer l’Humanité.

 

Rôle des acteurs publics.

Le rôle des acteurs publics est donc essentiel. Et si les acteurs publics sont convaincants, alors :

Les citoyens. : Les enfants, les adultes.

Les chefs d’entreprises,

Les commerçants et artisans,

Les salariés,

Les professions libérales,

Pourront se mobiliser chacun dans leurs secteurs respectifs :

 

Tous les secteurs doivent sortir du système existant 

Dans le domaine de l’économie et de la sobriété.

Dans le domaine de nouvelles énergies.

Dans celui des transports.

Dans celui du bâti.

Dans le domaine alimentaire.

Dans les domaines de l’innovation.

Dans le domaine de la fiscalité.

Dans le domaine des taxes.

Dans celui du calcul de l’empreinte écologique.

 

Mais cela ne suffit pas. Les interventions publiques doivent intervenir à tous les niveaux opérationnels :

Au plan communautaire.

Au plan national.

Au plan des régions.

Au plan local.

Seules les politiques qui s’inscrivent résolument sur une longue période seront pertinentes.

 

Et la Région dans tout cela ?

Nous pensons que la Région est :

un des leviers,

un facilitateur,

un animateur

une interface

Pour développer des politiques :

Ø      globale dans le cadre du développement durable,

Ø      locale dans le cadre de l’écodéveloppement.

En particulier pour développer des politiques en matière d’énergie, de déchets et de transports propres qui correspondent à ses compétences.

 

Le Comité de Gestion

Permettez moi d’évoquer quelques souvenirs personnels, et de citer cette année 2000 où avec M. le Délégué Régional de l’ADEME, (Agence de l'environnement et de la maîtrise d'énergie)  G. Calléja, nous avons créé le Comité de Gestion.

C’était un cas quasi unique en France.

Nous avions annexé cette Convention au Contrat de Plan qui traitait :

Des déchets.

De l’énergie (solaire thermique).

Des transports propres.

 

Un budget en expansion !!!

Nous avons progressivement augmenté le budget régional dédié à cette convention, qui est passé :

De 2 millions d'euros en 1999

à

18 millions d’euros en 2009.

 

La Convention actuelle entre l’Etat, l’ADEME et la Région s’appuie sur :

Les objectifs fixés par le Grenelle de l’environnement

et

L’Assemblée régionale.

 

Mais elle s’inspire également des propositions que vous, acteurs de la vie sociale et économique, nous avez transmis via :

Le Collectif Régional de Concertation sur l'Energie,

Les comités thématiques :

o        solaire,

o       bois,

o       qualité environnementale du bâtiment.

 

Les deux axes principaux sont 

D’une part la maîtrise de la demande d'énergie et la lutte contre l'augmentation de l'effet de serre,

Et d’autre part le  développement  des  énergies renouvelables.

 

Exemples de politiques conjointes Région-ADEME

a) Les économies d’énergie, qui sont comme vous le savez la plus importante et la moins chère des sources d’énergie :

L’encouragement à la qualité environne mentale dans le bâtiment, en particulier en améliorant le confort d'été pour éviter le recours à la climatisation,

Les démarches comme "Marchons vers l'école" qui vise à faire retrouver à tous les enfants le plaisir d'aller à l'école à pied ou en vélo en toute sécurité,

Le soutien aux collectivités territoriales dans leurs démarches en faveur :

o       des économies d'énergie

o        de développement d'énergies renouvelables par le financement:

§         de "Plans Locaux Energie Environnement",

§         de postes d’"Econome de flux" ou de « conseils en énergie partagés ».

Le soutien aux Espaces Info Energies qui permettent d’informer, sensibiliser et conseiller les citoyens.

 

b) Le développement des énergies renouvelables est le deuxième axe d’actions de la Région et de l’ADEME, avec de beaux résultats :

Le marché régional du solaire thermique représente désormais 12 % du marché national et Provence-Alpes-Côte d’Azur se situe au 2ème rang en volume de marché derrière Rhône-Alpes.

Ø      un changement d’échelle pour le nombre de réalisations de chaufferies bois :

o       de 2 par an en 2000

o       une quinzaine actuellement.

 

Conjuguer le socialement utile et l’environnemental nécessaire

Dans un contexte de crise aggravée, ces premiers résultats peuvent passer pour encourageants.

Mais comme indiqué précédemment, il nous faudrait tourner la page de la croissance sans fin (oui, la décroissance fait peur, mais il faut savoir parler sans tabous), pour entrer dans une économie qui respecte le temps long et qui se tourne vers des emplois qui conjuguent :

 

Le socialement utile avec l’environnemental nécessaire.

 

Nous souhaitons ce renversement de tendance.

Il est non seulement nécessaire, mais indispensable.

 

Je vous remercie.

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22 juin 2009 1 22 /06 /juin /2009 16:10

 

Régionales 2010  

Rapports de forces et d’alliances.

Se concentrer sur les contenus programmatiques ?

Se référer à la calculette ?

 

 

 

 

S

uite aux résultats des élections européennes, et en tenant compte du prisme déformant de l’abstention, une discussion sereine a lieu au sein du Parti de Gauche des Alpes-Maritimes et au niveau national.

 

Selon nous, l’important est de se concentrer sur le socle « Socialisme-Altermondialisme-Ecologie » desquels devraient découler nos alliances pour les Régionales de 2010, tout en prenant en compte les rapports de forces mathématiques.

 

Savoir évaluer un bilan de 12 années dans le cadre des « compétences régionales ».

Il apparait, aussi et ainsi, qu’il faille faire retour sur ce qu’a réalisé la REGION PACA pendant 12 ans pour donner un avis ou des avis sur ses actions qui nécessairement révèlent des « compromis » entre les différentes composantes de la majorité régionale.

Certains souhaitent que nous mesurions ce qui n’a pas été réalisé par la Région PACA durant ces 12 années. Nous en sommes tout à fait d’accord. Le tout étant de savoir ce que nous aurions voulu voir réaliser afin de démontrer les carences et les absences éventuelles.

Evaluations et perspectives.

Pour cela un retour en arrière permettrait de procéder non seulement à des évaluations partielles mais aussi d’ouvrir des perspectives de programme et d’actions.

Cela ne peut se faire que dans le cadre des compétences que la Région gère, sachant qu’il existe :

Ø     Des compétences obligatoires.

Ø     Des compétences choisies.

Nous trouverons, par ailleurs, un récapitulatif technique de ces diverses compétences réalisé par Séloua Ghazouane.

 

Le printemps des Lycées 2008

Un exemple de diversité et d’union.

 

A la tribune, de gauche à droite : panel des élus régionaux PACA :

Ø     Verts.

Ø     Altermondialisme et Ecologie,

Ø     PS.

Ø     PC

 

Défendre les services publics partout et surtout en montagne

 

Régionales. Comment avaient été négocié le programme entre les divers partenaires en 2004 ?

 

L’alliance était qualitative dans la mesure où :

a)     Le programme avait été discuté et négocié avec le PS, le PC, Les Verts, Les radicaux, le MdC dans chaque département.

b)    La somme de toutes ces négociations avait engendré le « programme régional ».

c)      Dans chaque département, chaque parti avait distribué son propre document afin de mettre en exergue sa spécificité.

d)    Les accords et les désaccords avaient été notés et les différentes formations avaient pu voter comme elles l’entendaient au cours du mandat.

 

e)     Sur 123 élus, les partenaires de la majorité régionale disposent de 73 élus.

Le PS et apparentés disposait de 38 sièges, les communistes de 19, Les Verts de 12, les radicaux de 3, le MdC de 1. Le PC et Les Verts étaient « sur représentés ». Ainsi les partenaires du PS additionnés représentaient : 35 sièges. La majorité étant de 62, le PS était dans l’obligation de composer avec les différents partis de la majorité.

f) Par éclatements successifs Les Verts sont tombés à cinq élus, plus un rentrant en cours de mandat.

Trois sont passés au PS, deux au MODEM, deux ont créé Altermondialisme et Ecologie. Un des deux Altemondialisme et Ecologie a adhéré au Parti de Gauche.

 

 

Gérard et Edgar, en conférence transport.

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Le contenu devrait primer sur la forme et la « surface » des alliances.

 

a) La bonne méthode consisterait donc à se concentrer sur les contenus programmatiques et à les comparer avec ceux de nos éventuels partenaires avant de décider quoi que ce soit en termes d’alliances.

 

b) Il apparait que ce n’est pas ainsi que les différentes composantes de la majorité régionale vont procéder.

Il existe des volontés délibérées des uns et des autres (sauf du PS et quid du PC ?) de promouvoir d’abord les différences idéologiques et éventuellement programmatiques afin d’imposer un certain nombre de sièges à ses partenaires et donc un rapport de force qui aboutirait, sans doute, sur un rapport d’alliance de deuxième tour.

 

Cela se comprend.

En effet, les rapports en « sièges » lors d’alliances de premiers tours, dépendent de résultats obtenus à des élections antérieures.

Par exemple les élections européennes.

L’on sait maintenant que chaque élection est spécifique et que les électeurs distinguent de plus en plus ces spécificités.

Il n’est donc pas anormal que chacun puisse se compter dans un premier tour au régionales, même si cela peut comporter des risques de cohésion programmatiques.

De plus, sur le plan programmatique, un changement de rapport des forces imposerait probablement des réorientations, sachant cependant que celles-ci ne peuvent s’exprimer que dans le cadre des compétences dévolues à la Région.

En effet, la Région ne dispose pas de pouvoirs législatifs et ne peut influer sur le cours des évènements que sur des thématiques déterminées par la loi.

 

 

Exemple : Revenir à une véritable politique de gestion des déchets reléguée par la Région sous l’impulsion des Verts à la portion congrue.

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Les résultats automatiques de la stratégie de la différenciation.

Le problème est donc de savoir si ces tactiques seront dynamiques et permettront à la fois de disposer d’un programme majoritaire cohérent (réalisé entre les deux tours) et de gagner contre les droites réunies (au deuxième tour).

Et dans cette option que se passerait-il si le MODEM était en position d’arbitre pour le deuxième tour ?

Il vaudrait mieux se poser la question « avant », plutôt que se trouver devant un dilemme lors des résultats du premier tour.

 

 

A NOS DISCUSSIONS.

Les compétences de la Région. Les compétences spécifiques déterminées par la loi sont :

·         Lycées. La construction, la réhabilitation, l’entretien, l'équipement et le fonctionnement, l’accueil, la maintenance et la restauration scolaire dans les lycées ;

·         La formation professionnelle, y compris les formations des travailleurs sociaux, des infirmières et des infirmiers, l’apprentissage ;

·         Le développement économique ;

·         Le transport régional des voyageurs (notamment TER) ;

·         L’aménagement du territoire.

Cela signifie que pour chacun de ces secteurs, le Conseil régional décide, agit, finance.

La Région Provence-Alpes-Côte d’Azur a choisit d'intervenir de façon volontaire dans d’autres domaines. Il s’agit de la culture, de la jeunesse, du sport, de l’environnement, de la recherche et des université, de la santé-solidarité, la coopération méditerranéenne et internationale et de la politique de la ville, les déchets.

Loi de décentralisation

C’est l’article 59 de la loi de 1982 qui définit les champs d’intervention des Conseils régionaux.

« L’institution régionale a compétence pour promouvoir le développement économique et social, sanitaire, culturel et scientifique de son territoire et pour assurer la préservation de son identité, dans le respect de l’intégralité, de l’autonomie et des attributions des Départements et des Communes».

 

Séloua Ghazouane
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30 avril 2009 4 30 /04 /avril /2009 14:54

                                                                  Marseille, le 2 avril 2009

                                                                 

                                                       

 

Réf : MV/GW/090320

                                                                  

 

 

 

 

         Madame, Monsieur,

 

 

         L’Assemblée nationale a adopté le 18 mars dernier le projet de loi présenté par le Gouvernement, portant réforme de l’hôpital et relatif aux patients, à la santé et aux territoires (HPST). Vous avez souhaité m’interpeller à ce sujet et souligner les graves failles que comporte ce dispositif législatif.

 

         Comme vous, j’ai estimé que ce texte ne répondait pas aux enjeux que requiert la défense de l’hôpital public en France ; j’ai donc décidé de voter, comme l’ensemble des Députés socialistes, contre ce texte. A présent qu’il a été adopté en première lecture par l’Assemblée nationale et que la navette parlementaire est en cours avec le Sénat, je continue à demander une réécriture de ce projet de loi pour les raisons suivantes.

 

         D’abord, le projet de loi HPST intervient après une suite de réformes successives qui ont toutes échoué. Les comptes de l’assurance-maladie n’ont ainsi cessé de se détériorer, jusqu’à dépasser un déficit de 22 milliards d’euros pour 2008. Les mesures prises en retour n’ont pas permis d’enrayer cette dérive, mais ont durement pénalisé les patients et l’accès aux soins : augmentation de la CSG, augmentation du forfait hospitalier, création des franchises médicales sur les consultations et les actes médicaux (1 euro) ainsi que les médicaments, les actes paramédicaux et les transports sanitaires (50 centimes).

  

         Ensuite, le projet de loi HPST consiste principalement à transformer l’hôpital public en une entreprise avec une logique de rentabilité. Il détruit en cela la notion même de service public, qui définit l’accès au système de soins comme un droit pour tous en tout point du territoire, la question de son financement relevant de la solidarité nationale et de la politique fiscale et budgétaire.

 

         Il instaure une médecine à deux vitesses, en ouvrant à tous les établissements de santé, publics ou privés, la possibilité d’assurer tout ou partie des missions de service public. Cela revient à autoriser chaque clinique à choisir les domaines les plus lucratifs, remettant la charge des autres soins à l’hôpital public (aide médicale d’urgence, lutte contre l’exclusion médicale…). Qui plus est, cette proposition s’inscrit dans une logique générale de tarification à l’acte qui met en exergue l’activité et le productivisme, au détriment de la qualité des soins et du service public.

 

         Par conséquent, l’application de ces dispositions n’aura d’autres effets que d’aggraver la fracture sanitaire et d’accentuer les inégalités dans l’accès aux soins, notamment d’ordre social et territorial. Ce texte omet également de préciser l’importance de la santé publique d’une part et de la prévention des risques d’autre part, dans la nécessaire amélioration de notre service public de santé.

 

         Enfin, le projet de loi HPST passe à côté d’une amélioration potentielle du pilotage du système territorial de santé, en dévoyant l’idée des Agences Régionales de Santé. En effet, c’est au niveau des territoires et des bassins de vie que doivent se définir les besoins des populations et le déploiement de l’offre de soins correspondant, de sorte à procéder à un aménagement équilibré et responsable du territoire sanitaire. Une véritable démocratie de proximité pourrait jouer efficacement ce rôle, pour lequel les différents niveaux de collectivités assumeraient toute leur part, en pleine collaboration et en partenariat avec l’Etat et avec les représentants du monde de la santé. C’est cette idée de démocratie sanitaire qui est ainsi mise en échec par le projet de loi, qui n’associe suffisamment ni les collectivités, ni les professionnels de santé, au fonctionnement et au pilotage des futures ARS.

 

         A rebours de ces options strictement comptables, il est temps de déterminer une réforme ambitieuse pour notre service public de santé. Il est possible de progresser, à la fois sur la question des moyens et sur celle des finalités.

 

          Concernant les moyens, il est clair que l’aggravation des déficits n’est pas une fatalité. De 1997 à 2001, une politique résolue en faveur de l’emploi et d’action structurelle sur les dépenses a permis une réduction significative du déficit, alors que dans le même temps des progrès importants étaient effectués, par exemple à travers l’instauration de la Couverture Maladie Universelle (CMU).

 

         Concernant les objectifs, surtout, la notion de service public doit prévaloir sur celle de rentabilité. La santé publique doit être une priorité de l’Etat, au même titre que l’éducation. Un vrai plan de sauvegarde de l’hôpital public doit donc être mis en place, qui s’articule notamment autour de la révision de la tarification à l’activité, de l’épuration de la dette des hôpitaux, de la valorisation des professionnels de santé, du renforcement de la démocratie sanitaire auprès de l’usager, de la coopération entre établissements, …. Dans le même temps, il faudra lutter contre les déserts médicaux, notamment en développant la rémunération au forfait, renforcer la santé publique et la prévention, et territorialiser véritablement le pilotage du système de santé.

 

         Par-dessus tout, notre service public de santé devra être soutenu et accompagné vers plus de justice et plus de solidarité. Cela signifiera la suppression des scandaleuses franchises médicales, mais aussi des niches sociales. Cela signifie aussi la garantie absolue d’un accès pour tous et partout à des soins de qualité. Ce sont les grands axes d’une réforme nécessaire et qui se situe malheureusement bien loin d’un projet de loi sans envergure, sans ambition et sans vision de ce que doit être l’hôpital public, aujourd’hui et pour demain, dans notre pays.

 

         Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                  Michel VAUZELLE

                                                                  Ancien Ministre

 

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17 février 2009 2 17 /02 /février /2009 10:26


Maîtrise des dépenses et soutien de l'investissement

 


Le 5 février la Région Paca s’est dotée d’un budget primitif 2009 de 1,849 milliard d’euros en  hausse de 2%.  


Pour Jean-Louis Joseph, Vice-Président Délégué aux finances :  « cet Exercice,  élaboré dans des conditions très difficiles, devrait permettre  de soutenir l'investissement public, l'emploi, les acteurs économiques et la vie associative, même si l’impact de la crise pèse sur les recettes fiscales ».

Ce budget, annexé  des deux budgets des Chemins de fer de Provence et de l’Aéroport d’Avignon, est marqué par une nette augmentation des investissements.

La Région mobilisera 657 millions d’euros en autorisations de programme (AP) ; soit 60 millions de plus que l’exercice précédent et 570 millions d’euros en crédits de paiement; en hausse de 13 millions.
En matière d’investissement, le Président Michel Vauzelle confirme que l’effort de la collectivité portera principalement sur l’emploi et la formation : 400 millions d’euros et les lycées : 115 millions d’euros.

Pour la troisième année consécutive que  la Région Paca n’augmentera pas sa fiscalité, mais elle aura recours à l’emprunt, qui s’établira cette année à 281 millions d’euros (258 millions en 2008).

Le financement des dépenses d’investissement repose pour 40% sur l’autofinancement et pour 46% sur l’emprunt, les recettes d’investissement apportant le solde du financement (13%).
Le budget régional est  marqué par une maîtrise stricte des dépenses de la collectivité. En effet, face à la stagnation des recettes et à la progression des dépenses obligatoires, la Région abaisse ses dépenses de gestion courante de 1,1%, alors que l’épargne est maintenue au même niveau que l’an dernier (272 millions d’euros en 2009, contre 282 millions en 2008).


- AP(Autorisations de Programme)  -AE(Autorisations d’Engagement)


Budget principal 2009

1,849 millions d’euros

AE : 934,9 M€

AP : 606,8 M€

 

Budget annexe

"Chemin de Fer de Provence"

39, 6 millions d’euros

AP : 48,6 M€

Budget annexe

"Aéroport d’Avignon"

5,5 millions d’euros

AP : 6, 6 M€

   
   



 

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28 novembre 2008 5 28 /11 /novembre /2008 14:11

Le 7 novembre 2008, Edgar Malausséna a participé à la pose de la première pierre du nouveau bâtiment de recherche de l’observatoire de la côte d’Azur et à l’inauguration de l’opération « OCA Observatorium » en présence de tous les autres officiels et élus, à savoir Patrick Allemand, Guigo Eliane pour le Conseil Régional, Marc Daunis nouveau sénateur, et M. C. Estrosi Maire de Nice.

 

L’OCA est un pôle d’excellence à forte visibilité dans le domaine des sciences de la planète et de l’Univers.

Les missions de l’OCA sont :

* Le progrès de la connaissance (collecte des observations et leur interprétation par le développement de nouveaux outils théoriques, numériques et instrumentaux)

*   La formation initiale et continue (étudiants et chercheurs)

* La diffusion de la culture scientifique (accueil du public)

S’inscrivant  dans une optique de développement durable et de diffusion de la culture scientifique, l’opération dont la maîtrise d’ouvrage a été confiée à la Région se décline en deux volets :

 

1.       La construction d’un nouveau bâtiment d’une surface d’environ 1120 m2. Ce bâtiment regroupera les activités de recherche-développement technologique sur un site unique, ainsi l’OCA pourra maintenir sa notoriété internationale dans le domaine de l’interférométrie optique et les technologies laser,

Le coût total de l’opération : 4 044 286 €

Etat

      304 898 €

Région

    1 998 580,50 €

Département

       948 432,50 €

OCA

        420 000 €

CANCA

        186 187,50 €

Ville de Nice

        186 187,50 €

 

 

 

 

 

 

 

 

1.       La réhabilitation et la réalisation des aménagements intérieurs à l’identique du bâtiment le « Grand Méridien »et des Ecuries classés monuments historiques, afin d’accueillir des expositions, des conférences et des animations destinées à rendre les sciences de la planète et de l’Univers accessibles au public.

 

Le coût total de l’opération : 2 362 959 €

Etat

    609 796 €

Région

    533 571 €

Ville de Nice

  1 219 592 €

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20 août 2008 3 20 /08 /août /2008 11:41
 

M

 

ichel Vauzelle, Président de la Région PACA déclarait le 31 mai 2008 au Conseil Régional des Jeunes : « Notre jeunesse doit-être considérée non pas comme un problème à traiter mais au contraire comme une chance à saisir ».

Gérard Azibi Conseiller Régional écologiste soutient cette position de toute son énergie. Pour lui : « La jeunesse c’est l’avenir ».

C’est ainsi que pour appuyer cette affirmation, dans le cadre de la prévention de la délinquance, Gérard Azibi a représenté la Région à Marseille, lors de la mise à disposition des sept centres sociaux les plus actifs dans ce domaine, d’un bateau semi-rigide de 22  places. Gérard Azibi, pense qu’il faut toujours lier le sport au social et à l’environnement. Et plus encore lorsqu’il s’agit de la jeunesse.

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14 mai 2008 3 14 /05 /mai /2008 10:35
Des élus régionaux chez le Recteur de l’Académie de Nice V endredi 25 avril,
nous arrivons au dernier étage du rectorat de Nice. Nous voici prêts Eliane Guigo, Anne-Julie Clary et moi-même  à rencontrer M. le Recteur de l’académie de Nice.
Objectifs de notre visite L’inquiétude de la société. Nous devions rappeler que les parents, les élèves et les professeurs sont très inquiets par la suppression de 11000 postes dans l’Education Nationale.




Les retards de l’académie.
Nous devions aussi rappeler les retards de notre académie et le plan de rattrapage qui avait permis de créer plus de 170 postes avant 2005 et nous avions comme objectif 300 postes d’ici 2010.
Région engagements respectés Nous avons tenu à souligner les efforts de la Région en matière de construction de nouveaux lycées et son engagement total dans la « vie lycéenne ».
 Perte de 189 postes. Au contraire il est prévu pour notre académie une perte équivalente de 189 postes. Et puis nous avons insisté sur les disparités entre les deux académies où les attributions de bourses ne sont pas traitées de la même façon. Nous montrons que les dérogations accordées par la nouvelle carte scolaire déséquilibrent les effectifs d’un collège à l’autre. Et puis ces options que l’on supprime, comme le théâtre au Lycée de Drap. Bac professionnel encore plus difficile. Et ce Bac professionnel qui passe de 4 ans à 3 ans. Ce sont les élèves les plus en difficultés qui ne pourront pas suivre l’accélération du rythme.
Veut-on décourager les enseignants ? Les enseignants sont découragés. Ils pouvaient s’attendre avec la baisse démographique à un allègement des effectifs par classe. Ca ne sera pas le cas, et les classes seront toujours autant surchargés.
Réponses classiques du Recteur
1° L’effort national porte sur le primaire et sur le supérieur (avec 15 milliards d’€ supplémentaire).
2° Le Bac pro. Actuel ne joue pas son rôle puisque seulement 10 % des jeunes y accèdent dans cette académie.
3° Par contre seront renforcés et les bons élèves feront le Bac pro. En 3 ans.
4° Les moyens sont intégralement conservés. La dotation globale horaires n’a pas variée d’un euro, soit 98 143 heures.
Ce ne sont pas 189 postes qui sont supprimés mais seulement 79 qui correspondent à la baisse démographique. C’est une baisse de 0,6 % seulement. Les 105 postes restants sont transformés en heures supplémentaires. Le taux d’encadrement n’a pas varié dans les lycées avec 29 élèves par classes et 21 pour le Bac pro. Bref, nous avons eu les réponses que nous attendions. Nous avons eu droit à des graphiques montrant que la diminution du nombre de professeurs était inférieure à la diminution du nombre d’élèves.
En fait au lieu de profiter d’une baisse provisoire du nombre d’élèves pour améliorer la qualité de l’enseignement et travailler par petits groupes comme j’ai eu la possibilité de le faire dans un collège, nous allons continuer à subir des classes surchargées et à être dans l’impossibilité d’aider les élèves en difficulté. Le démantèlement du Service Public de l’Education se poursuit, poussant les parents à aller dans le privé.
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4 décembre 2006 1 04 /12 /décembre /2006 17:23

Monsieur le Ministre,

Messieurs les Conseillers Généraux,

Madame le Maire,

Mesdames et Messieurs, les Maires et Conseillers,

Mesdames et Messieurs les représentants des corps constitués de l’Etat et du Conseil Général,

Mesdames, Messieurs, les entrepreneurs,

Mesdames, Messieurs, amis de nos vallées

 

 

C'est avec plaisir que je représente aujourd'hui monsieur Michel VAUZELLE, Président du Conseil Régional à l’inauguration de votre station d’épuration.

 

Mais c’est aussi, en voisin, en élu local, qui est confronté aux mêmes problèmes que vous, que je m’adresse :

à vous tous,

à Madame le Maire

 

C’est pourquoi, d’ailleurs, le Président de la Région m’a chargé de féliciter le conseil municipal, tout entier, à travers son maire Mme Josette Auvaro-Bourgue, pour la volonté, le courage, le travail de tous, tout au long de ces années de mandats, qui nous le savons, ne sont pas toujours faciles.

Mesdames, Messieurs, vous le savez sur le plan environnemental l’heure est grave.

Les prévisions des écologistes.

L’impuissance internationale

Le rôle des Etats, Régions, Départements.

 

Le rôle de la Région  :

 

  • Les communes rurales.
  • Les questions de l’eau et de l’assainissement.
  • Le budget régional : force et faiblesse.

 

La politique régionale et l’environnement :

 

1°) Le plan Energie 2010.

 

La lutte contre l’effet de serre :

Les partenaires : ADEME et Départements.

S’adresse :

·         Aux particuliers.

·         Aux collectivités et au monde des entreprises.

 

a) Les particuliers : deux axes :

                               La maîtrise et les économies.

                               Les énergies renouvelables.

-          Priorités :

o        Le solaire.

o        Le photovoltaïque.

o        Le bois.

-          Quelques chiffres :

o        chauffe eau solaire x 3

o        2,6 millions d’€

 

b) Incitation aux collectivités locales :

 

·         Programmes d’économies.

·         Programmes d’énergies renouvelables.

·         Financements chefs de projet

·         Financement économe de flux.

 

c) Pour les professionnels :

 

·         Stages formation.

·         Stages animation de la filière.

 

d) Démarche partenariale avec :

 

·         les collectivités,

·         les acteurs du secteur bancaire,

·         l’immobilier,

·         EDF

·         et les autres distributeurs.

 

2°) L’énergie bois

 

  • Soutien aux filières d’approvisionnement de qualité pour le bois.
  • Renforcement de la Mission Régionale Bois Energie.
  • Résultat : doublement des projets de chaufferies bois entre 2004 et 2005.
  • Interventions :  

·         de l’ADEME

 

·         des Départements,

 

3°) Aide énergie éolienne :

 

Ø       subventions des études définition de zones de développement de l’éolien.

 

4°) Les déchets ménagers :

 

  • Impulsion du tri compostage.

5°) Politique volontariste : eau, assainissement.

 

  • Politiques globales :
    • Prévention des inondations,
    • Gestion des milieux aquatiques
      • les SAGE,
      • les contrats de rivières,
      • les contrats de baies,
      • les contrats de canaux ou encore
      • protection de la qualité sanitaire des milieux et de la dépollution des eaux.

St Sauveur-sur-Tinée :

 

  • choix d’aider fortement la commune de Saint Sauveur sur Tinée :
    • Nouvelle station d’épuration.
    •  Action très importante :
      • de préservation de l’environnement et
      • des milieux aquatiques.
    •  Traitement biologique de type « biodisque » dimensionné pour 750 Equivalent Habitants.

 

Toujours : Domaine eau et assainissement : Autres aides Région à Saint Sauveur sur Tinée :

    • réaménagement voirie et assainissement de canalisations en partie détruites par de violents orages.
    • La remise en état de la voirie et du réseau AEP.

 

  • Autres interventions Région pôur St Sauveur :  

Citons:

 

- Aire d’accueil touristique : Région 103 665 €,

-          Programme de rénovation des façades, 8000 € l’an.

 

Région Provence-Alpes-Côte d'Azur : à l’écoute des communes rurales du territoire,

 

·         notamment par biais politique globale

·         et

·         par démarche concertée :

 

Sur l’ensemble du territoire, la Région a engagé :

-          un partenariat étroit avec :

 

·          Départements et

·         Agence de l’eau

afin d’intervenir de la meilleure façon dans le domaine de la gestion de l’eau.

 

La Région va concentrer ses efforts, à partir de 2007, sur :

           ·         Les Pays.

·         Les Intercommunalités.

·         Les Parcs Naturels régionaux.

 

Pour terminer, je dirais que la nouvelle Directive Cadre sur l’Eau, la D.C .E. en cours d’application rejoint en partie nos préoccupations.

Vise à atteindre :

  • « bon état écologique » des milieux
  • d’ici 2015.

Correct,

 

Mais,

 

Lointain.

 

Pollution vont continuer d’ici là.

 

Dans cette volonté d’améliorer l’environnement, il devient donc nécessaire de réfléchir sur les conséquences de nos aménagements :

 

Un mauvais projet est un projet :

  • qui oublie les caractéristiques environnementales, et
  • dont l’empreinte écologique est négative.

Tel est le rôle et la compétence de la Région et nous nous y employons.

 

En conclusion, je peux aujourd’hui féliciter tous ceux et celles qui ont été les artisans patients et acharnés de la construction de cette nouvelle station d’épuration de Saint Sauveur sur Tinée.

Je tiens à leur dire que sauver notre environnement, du local au global, passe par une pris en compte globale de tous les sujets abordés ci-dessus.

 

Mesdames, Messieurs,

Tous ensemble mobilisons nous pour notre environnement qui en a bien besoin.

 

Je vous remercie de votre attention et vive St Sauveur-sur-Tinée.

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25 octobre 2006 3 25 /10 /octobre /2006 14:04

La Région PACA EST-ELLE VRAIMENT  

une région où il fait bon vivre et vieillir ? 

Mesdames, Messieurs, j’ai aujourd’hui la lourde tâche de tenter de vous expliquer pourquoi la Région PACA est une Région, où il ferait bon vivre et vieillir

 

La Région PACA , vous le savez, est toujours très attractive.

En effet, elle demeure une des régions les plus attractives de France.

Sa population augmente en moyenne de 40 000 habitants par an depuis 1999 (contre 27 000 au cours des années 90) et cette augmentation est due essentiellement à l’arrivée de nouveaux migrants. 

Avec 4 743 000 habitants au 1er janvier 2005, PACA est la troisième Région de France derrière l’Ile de France et Rhône Alpes.

Et la région pourrait compter entre 5 millions et 5 200 000 habitants en 2020 selon les hypothèses faites sur les mouvements migratoires. 

Notons que notre région attire désormais principalement des habitants du nord de la France.

Cependant, cette attractivité concerne en fait toutes les régions du Sud dont :

1         le Languedoc-Roussillon

2        et Midi Pyrénées, qui ont connu en 2005 une croissance très rapide.

Ce sont les seules régions pour lesquelles les personnes entrent plus du territoire, qu’elles n’en sortent.

Les taux d’entrées augmentent plus vite que les sorties :

1         Ils passent de :

         - 1.9 % dans les années 90

         - à 2.1%  sur la période 1999-2004

 2        alors que le taux de sortie passait de 1.5 à 1.6%.

 La région PACA a un solde négatif, uniquement, avec ses voisines du Sud pour lesquelles sa population est favorable à la mobilité.

Contrairement aux autres régions françaises, la région, comme ses voisines du Sud, attire des habitants de tous âges et la part des jeunes parmi les nouveaux arrivants tend à augmenter. Seules les quatre régions du Sud :

1         Paca

2        Languedoc-Roussillon,

3        Midi-Pyrénées

4        Aquitaine

bénéficient de soldes migratoires positifs à tous les âges même si cela ne suffit pas à endiguer le vieillissement de la population qui devrait d’ailleurs s’amplifier dans les prochaines années.

La part des personnes de 60 ans et plus pourrait ainsi représenter plus du tiers de la population régionale en 2030.

Deuxième caractéristique de la Région Provence-Alpes -Côte d'Azur : tous les nouveaux arrivants passent d’abord par les zones littorales.

Les départements semblent tous concernés par le phénomène migratoire même si les départements côtiers restent majoritairement plus peuplés.

Si les nouveaux arrivants passent par le littoral à leur arrivée sur le territoire régional, ils n’y font qu’un court séjour avant leur destination finale.

Ainsi :

La hausse de la population concerne également la plupart des petites communes y compris dans les zones rurales éloignées des grandes agglomérations.

Enfin, si des déséquilibres persistent dans l’occupation du territoire, le dernier recensement laisse apparaître la croissance démographique forte pour le département :

1         du Var,

2        des Hautes Alpes,

3        des Alpes de Haute Provence.

A ce stade de l’exposé, il s’agit de déterminer qui sont ces nouveaux arrivants ?

Il s’agit le plus souvent :

1         de jeunes actifs qualifiés qui souhaitent vivre et travailler dans la région

ou

2        de retraités qui transforment leur résidence secondaire en résidence principale.

Ce sont aussi des jeunes qui viennent suivre un cursus universitaire ou des jeunes de la région qui après un séjour dans la capitale dans le cadre d’un cursus de formation, reviennent dans leur région d’origine pour trouver un emploi.

Cela nous amène à poser la question qui brûle toutes les lèvres : Pourquoi la Région est-elle si attractive ?

Parmi les explications :

1         on note la tendance à l’accélération de la mobilité résidentielle et de longue distance, notamment pour les célibataires et jeunes diplômés de l’enseignement supérieur,

2        un environnement naturel exceptionnel et protégé,

 

3        l’ensoleillement,

4        la présence d’équipements et des liaisons maritimes et aériennes qui permettent une accessibilité intéressante au reste du territoire français et au territoire européen. 

Quelles sont les conséquences de cette attractivité ?

Pour les collectivités locales et territoriales, la difficulté est d’anticiper les besoins des populations

Les projections démographiques évaluent l’augmentation de la population régionale d’un million d’habitants d’ici 2030.

Anticiper les grandes évolutions du territoire est indispensable pour définir des politiques qui préservent les équilibres sociaux, économiques et territoriaux et qui assurent un développement harmonieux de la région.

Donc : pour bien vivre sur le territoire régional, cela signifie que la Région PACA doit anticiper les évolutions de la population qui :

 1         sera de l’ordre de 5 millions d’habitants dès 2020, et à qui il faudra apporter des réponses en terme de logement, d’emploi, de formation, de services,  de  mobilité, de loisirs…

 2        Une population dont, d’ici 2015, les deux tiers des 186 000 nouveaux ménages seront des personnes seules,

 3        Une population pour laquelle, en 2030, 34% des habitants auront au moins 60 ans, nous l’avons dit, et pour laquelle il faudra trouver des réponses en terme de prise en charge et d’accès aux soins.

 4        Une population qui est venue chercher une qualité de vie et qui risquerait d’être déçue si l’environnement continuait de se dégrader.

En effet, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur est soumise à de fortes et multiples pressions : 

   croissance démographique, 

   croissance économique, 

  accroissement des déplacements,

  attrait touristique considérable,

   dépendance accrue par le contexte économique mondial (mobilité des capitaux, «financiarisation» de l’économie, délocalisation des entreprises…) ;

ces pressions multiples soumettent le territoire régional, également au risque d’accroissement des inégalités.

Donc, la Région a choisi de ne pas subir ces évolutions mais de les anticiper et d’accompagner ces dynamiques.

Elle entend construire son projet de développement :

 1         en anticipant les futurs besoins,

 2        en répondant au mieux aux exigences de ses populations en terme de :

o services publics,

o de transport,

o de logement,

o de protection,

o de valorisation des espaces naturels et des paysages,

o de développement économique,

o d’emploi,

o de culture,

et ce, sans compromettre pour autant la possibilité pour les générations à venir de pouvoir répondre à leurs propres besoins.

Cela veut dire répondre aux grands défis socio-environnementaux, à savoir :

3        développer une politique d’économie d’énergie,

4        favoriser l’utilisation des énergies renouvelables,

5        Engager des démarches de tri industriel aux niveaux des déchets ménagers…

Cette politique doit donc participer à la lutte contre le réchauffement de la terre, mais ne peut à elle seule combattre les effets que nous connaissons bien, à savoir :

1         les dérèglements climatiques,

2        les tempêtes,

3        les sècheresses,

4        les hivers très longs et rigoureux…

Pour réussir cette anticipation, la Région a travaillé sur le Schéma Régional d’Aménagement du Territoire.

Le SRADT s’inscrit, donc, dans cette démarche prospective.

A partir des enjeux identifiés et des grandes tendances constatées, il propose un cadre de référence pour les futures politiques de développement et d’aménagement du territoire et  définit une stratégie de moyen et long terme pour le territoire régional.

C’est pourquoi : A travers sa charte d’orientation, le Conseil régional définit ses grandes priorités pour les 10 prochaines années dans le respect de

4 principes fondamentaux :

  1- l’ouverture et le rayonnement de la région au niveau européen, méditerranéen et mondial, 

  2- la recherche d’une plus grande solidarité sociale et territoriale,

  3 - la dynamique de développement durable,

  4- la démarche participative.

Mesdames, Messieurs, pour terminer ce rapide tour d’horizon nous allons énumérer ce que nous nommons les :

 grands enjeux de développement et d’aménagement de la région

1 - Gérer l’attractivité du territoire tout en préservant le cadre de vie.

2 - Concilier valorisation des espaces et protection de l’environnement.

3 - Favoriser le développement économique dans une dynamique de développement durable.

4 - Favoriser les transports publics et organiser la mobilité.

5 - Conforter la construction d’une société de l’information pour tous.

6 - Maîtriser les conflits d’usage et la pression foncière.

7 - Accompagner le renouvellement urbain.

De plus dans le cadre du SRADT, la Région a aussi identifié des espaces d’intervention prioritaire sur lesquels :

1         les dynamiques à l’œuvre,

2        les enjeux en matière de développement

3        et l’impact sur l’ensemble du territoire

méritent une intervention coordonnée des acteurs institutionnels et un accompagnement spécifique.

Ces interventions répondent à trois objectifs nécessairement complémentaires :

1         gérer et accompagner les territoires de projets ;

2        aménager et développer les territoires à enjeux ;

3        construire le territoire régional. Mesdames, Messieurs, quels sont donc ces espaces organisés en territoires de projets dont le nombre s’élève à 35 ?

 16 Pays,

15 Agglomérations,

4 Parcs naturels régionaux.

Ce sont des espaces où se définissent des stratégies locales et opérationnelles de développement et qui ont déjà fait l’objet de politiques régionales. Ils s’inscrivent dans une logique d’accompagnement et de gestion des territoires de projets.

Il s’agit donc, pour la Région  :

1         d’une part de conforter ces territoires dans la mise en œuvre de leurs projets,

2        et d’autre part de faire participer ces territoires à l’effort régional de mise en œuvre des priorités.

 La Région a aussi défini des espaces à enjeux de court et moyen terme, entre 5 et 10 ans.

ce sont des espaces en voie de développement ou en restructuration, délimités territorialement, mais qui ne correspondent pas forcément aux périmètres institutionnels (intercommunalités) et dont l’impact sur l’organisation et le développement régional est particulièrement important.

Cchacun d’eux fait l’objet de politiques nationales et régionales, clairement affichées, associant une pluralité dd’acteurs institutionnels et qui appellent une mise en ccohérence. Ils s’inscrivent dans une logique d’aménagement et de développement.

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