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25 octobre 2006 3 25 /10 /octobre /2006 14:04

La Région PACA EST-ELLE VRAIMENT  

une région où il fait bon vivre et vieillir ? 

Mesdames, Messieurs, j’ai aujourd’hui la lourde tâche de tenter de vous expliquer pourquoi la Région PACA est une Région, où il ferait bon vivre et vieillir

 

La Région PACA , vous le savez, est toujours très attractive.

En effet, elle demeure une des régions les plus attractives de France.

Sa population augmente en moyenne de 40 000 habitants par an depuis 1999 (contre 27 000 au cours des années 90) et cette augmentation est due essentiellement à l’arrivée de nouveaux migrants. 

Avec 4 743 000 habitants au 1er janvier 2005, PACA est la troisième Région de France derrière l’Ile de France et Rhône Alpes.

Et la région pourrait compter entre 5 millions et 5 200 000 habitants en 2020 selon les hypothèses faites sur les mouvements migratoires. 

Notons que notre région attire désormais principalement des habitants du nord de la France.

Cependant, cette attractivité concerne en fait toutes les régions du Sud dont :

1         le Languedoc-Roussillon

2        et Midi Pyrénées, qui ont connu en 2005 une croissance très rapide.

Ce sont les seules régions pour lesquelles les personnes entrent plus du territoire, qu’elles n’en sortent.

Les taux d’entrées augmentent plus vite que les sorties :

1         Ils passent de :

         - 1.9 % dans les années 90

         - à 2.1%  sur la période 1999-2004

 2        alors que le taux de sortie passait de 1.5 à 1.6%.

 La région PACA a un solde négatif, uniquement, avec ses voisines du Sud pour lesquelles sa population est favorable à la mobilité.

Contrairement aux autres régions françaises, la région, comme ses voisines du Sud, attire des habitants de tous âges et la part des jeunes parmi les nouveaux arrivants tend à augmenter. Seules les quatre régions du Sud :

1         Paca

2        Languedoc-Roussillon,

3        Midi-Pyrénées

4        Aquitaine

bénéficient de soldes migratoires positifs à tous les âges même si cela ne suffit pas à endiguer le vieillissement de la population qui devrait d’ailleurs s’amplifier dans les prochaines années.

La part des personnes de 60 ans et plus pourrait ainsi représenter plus du tiers de la population régionale en 2030.

Deuxième caractéristique de la Région Provence-Alpes -Côte d'Azur : tous les nouveaux arrivants passent d’abord par les zones littorales.

Les départements semblent tous concernés par le phénomène migratoire même si les départements côtiers restent majoritairement plus peuplés.

Si les nouveaux arrivants passent par le littoral à leur arrivée sur le territoire régional, ils n’y font qu’un court séjour avant leur destination finale.

Ainsi :

La hausse de la population concerne également la plupart des petites communes y compris dans les zones rurales éloignées des grandes agglomérations.

Enfin, si des déséquilibres persistent dans l’occupation du territoire, le dernier recensement laisse apparaître la croissance démographique forte pour le département :

1         du Var,

2        des Hautes Alpes,

3        des Alpes de Haute Provence.

A ce stade de l’exposé, il s’agit de déterminer qui sont ces nouveaux arrivants ?

Il s’agit le plus souvent :

1         de jeunes actifs qualifiés qui souhaitent vivre et travailler dans la région

ou

2        de retraités qui transforment leur résidence secondaire en résidence principale.

Ce sont aussi des jeunes qui viennent suivre un cursus universitaire ou des jeunes de la région qui après un séjour dans la capitale dans le cadre d’un cursus de formation, reviennent dans leur région d’origine pour trouver un emploi.

Cela nous amène à poser la question qui brûle toutes les lèvres : Pourquoi la Région est-elle si attractive ?

Parmi les explications :

1         on note la tendance à l’accélération de la mobilité résidentielle et de longue distance, notamment pour les célibataires et jeunes diplômés de l’enseignement supérieur,

2        un environnement naturel exceptionnel et protégé,

 

3        l’ensoleillement,

4        la présence d’équipements et des liaisons maritimes et aériennes qui permettent une accessibilité intéressante au reste du territoire français et au territoire européen. 

Quelles sont les conséquences de cette attractivité ?

Pour les collectivités locales et territoriales, la difficulté est d’anticiper les besoins des populations

Les projections démographiques évaluent l’augmentation de la population régionale d’un million d’habitants d’ici 2030.

Anticiper les grandes évolutions du territoire est indispensable pour définir des politiques qui préservent les équilibres sociaux, économiques et territoriaux et qui assurent un développement harmonieux de la région.

Donc : pour bien vivre sur le territoire régional, cela signifie que la Région PACA doit anticiper les évolutions de la population qui :

 1         sera de l’ordre de 5 millions d’habitants dès 2020, et à qui il faudra apporter des réponses en terme de logement, d’emploi, de formation, de services,  de  mobilité, de loisirs…

 2        Une population dont, d’ici 2015, les deux tiers des 186 000 nouveaux ménages seront des personnes seules,

 3        Une population pour laquelle, en 2030, 34% des habitants auront au moins 60 ans, nous l’avons dit, et pour laquelle il faudra trouver des réponses en terme de prise en charge et d’accès aux soins.

 4        Une population qui est venue chercher une qualité de vie et qui risquerait d’être déçue si l’environnement continuait de se dégrader.

En effet, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur est soumise à de fortes et multiples pressions : 

   croissance démographique, 

   croissance économique, 

  accroissement des déplacements,

  attrait touristique considérable,

   dépendance accrue par le contexte économique mondial (mobilité des capitaux, «financiarisation» de l’économie, délocalisation des entreprises…) ;

ces pressions multiples soumettent le territoire régional, également au risque d’accroissement des inégalités.

Donc, la Région a choisi de ne pas subir ces évolutions mais de les anticiper et d’accompagner ces dynamiques.

Elle entend construire son projet de développement :

 1         en anticipant les futurs besoins,

 2        en répondant au mieux aux exigences de ses populations en terme de :

o services publics,

o de transport,

o de logement,

o de protection,

o de valorisation des espaces naturels et des paysages,

o de développement économique,

o d’emploi,

o de culture,

et ce, sans compromettre pour autant la possibilité pour les générations à venir de pouvoir répondre à leurs propres besoins.

Cela veut dire répondre aux grands défis socio-environnementaux, à savoir :

3        développer une politique d’économie d’énergie,

4        favoriser l’utilisation des énergies renouvelables,

5        Engager des démarches de tri industriel aux niveaux des déchets ménagers…

Cette politique doit donc participer à la lutte contre le réchauffement de la terre, mais ne peut à elle seule combattre les effets que nous connaissons bien, à savoir :

1         les dérèglements climatiques,

2        les tempêtes,

3        les sècheresses,

4        les hivers très longs et rigoureux…

Pour réussir cette anticipation, la Région a travaillé sur le Schéma Régional d’Aménagement du Territoire.

Le SRADT s’inscrit, donc, dans cette démarche prospective.

A partir des enjeux identifiés et des grandes tendances constatées, il propose un cadre de référence pour les futures politiques de développement et d’aménagement du territoire et  définit une stratégie de moyen et long terme pour le territoire régional.

C’est pourquoi : A travers sa charte d’orientation, le Conseil régional définit ses grandes priorités pour les 10 prochaines années dans le respect de

4 principes fondamentaux :

  1- l’ouverture et le rayonnement de la région au niveau européen, méditerranéen et mondial, 

  2- la recherche d’une plus grande solidarité sociale et territoriale,

  3 - la dynamique de développement durable,

  4- la démarche participative.

Mesdames, Messieurs, pour terminer ce rapide tour d’horizon nous allons énumérer ce que nous nommons les :

 grands enjeux de développement et d’aménagement de la région

1 - Gérer l’attractivité du territoire tout en préservant le cadre de vie.

2 - Concilier valorisation des espaces et protection de l’environnement.

3 - Favoriser le développement économique dans une dynamique de développement durable.

4 - Favoriser les transports publics et organiser la mobilité.

5 - Conforter la construction d’une société de l’information pour tous.

6 - Maîtriser les conflits d’usage et la pression foncière.

7 - Accompagner le renouvellement urbain.

De plus dans le cadre du SRADT, la Région a aussi identifié des espaces d’intervention prioritaire sur lesquels :

1         les dynamiques à l’œuvre,

2        les enjeux en matière de développement

3        et l’impact sur l’ensemble du territoire

méritent une intervention coordonnée des acteurs institutionnels et un accompagnement spécifique.

Ces interventions répondent à trois objectifs nécessairement complémentaires :

1         gérer et accompagner les territoires de projets ;

2        aménager et développer les territoires à enjeux ;

3        construire le territoire régional. Mesdames, Messieurs, quels sont donc ces espaces organisés en territoires de projets dont le nombre s’élève à 35 ?

 16 Pays,

15 Agglomérations,

4 Parcs naturels régionaux.

Ce sont des espaces où se définissent des stratégies locales et opérationnelles de développement et qui ont déjà fait l’objet de politiques régionales. Ils s’inscrivent dans une logique d’accompagnement et de gestion des territoires de projets.

Il s’agit donc, pour la Région  :

1         d’une part de conforter ces territoires dans la mise en œuvre de leurs projets,

2        et d’autre part de faire participer ces territoires à l’effort régional de mise en œuvre des priorités.

 La Région a aussi défini des espaces à enjeux de court et moyen terme, entre 5 et 10 ans.

ce sont des espaces en voie de développement ou en restructuration, délimités territorialement, mais qui ne correspondent pas forcément aux périmètres institutionnels (intercommunalités) et dont l’impact sur l’organisation et le développement régional est particulièrement important.

Cchacun d’eux fait l’objet de politiques nationales et régionales, clairement affichées, associant une pluralité dd’acteurs institutionnels et qui appellent une mise en ccohérence. Ils s’inscrivent dans une logique d’aménagement et de développement.

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