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3 juillet 2009 5 03 /07 /juillet /2009 10:08

 

Le Guide des Bonnes Pratiques de Gestion des Déchetteries à l’attention de tous les gestionnaires de déchetteries de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur et des élus a pour vocation de communiquer sur les retours d’expériences positifs.

Il a pour but aussi d’évaluer les déchetteries, selon plusieurs paramètres qui sont :

  1. les lieux d’implantation,
  2. l’intégration dans l’espace,
  3. les aménagements adéquats,
  4. la protection contre le vol et le vandalisme du matériel et des déchets,
  5. l’accès,
  6. l’accueil,
  7. le rôle et la formation des agents,
  8. Etc.

 

Ce guide a été élaboré par l’ARPE Provence-Alpes-Côte d’Azur  (Agence Régionale pour l’Environnement), grâce au concours des collectivités territoriales, des gestionnaires experts de 24 déchetteries des communes et en partenariat avec les services des Départements des Hautes-Alpes, des Alpes de Haute- Provence, des Bouches-du-Rhône, du Var et Vaucluse, des services de la Direction de l’environnement du Conseil  Régional Provence-Alpes-Côte d’Azur et de l’ADEME.

 

Une première présentation du guide à eu lieu le 17 juin 2009 sur la Communauté de Commune de Ribiers de Méouge (05) en Présence de son Président M. Bruno LAGIER et de M. le Maire M. Robert VERET,

La présentation à été suivi par une visite commentée de terrain à la Déchetterie de Ribiers

Cette réunion technique s’est conclue par le souhait de mettre en place, lors des Rencontres Régionales de l’Environnement qui auront lieu à Château –Arnoux/ Saint –Auban sur le département 04, les 1er, 2 et 3 octobre 2009, un Réseau de Gestionnaires des déchetteries afin que les collectivités puissent continuer à se retrouver et à échanger sur leurs expériences et les formations nécessaires.

 

 Une seconde présentation du guide, suivi d’une visite du SIVADES (Syndicat Mixte de Coopération Intercommunal pour la VAlorisation des DEchets du Secteur Cannes-Grasses), a eu lieu le 24 juin 2009 au SIVADES de Cannes-Mandelieu (06) en présence de M. le Directeur général des Services du SIVADES, M. Didier Casoli, M. Edgar Malausséna, Conseiller Régional et Président de l’ARPE, M. Claude Holyst, Directeur de l’ ARPE et de M. Didier Perrin auteur du livret.

 La visite s’est terminée à Grasse à la déchetterie SIVADES; Cette décheterie est un véritable modèle de tri et de propreté. Elle dispose d’un matériel de qualité.

A visiter. Même pendant ses vancances ?

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9 avril 2009 4 09 /04 /avril /2009 10:42

 

Malausséna Edgar, délégué Régional à la gestion des déchets développe sa conception de la gestion des déchets, suite à un article de la Vice-présidente de la Région PACA : Annick Delhaye 

 

 

 

 

 

Je crois que nous disposons de deux axes de résolution en matière de déchets :

- Le 1er axe qui relève de l'incitation et de l'éducation

et

- Le 2ème axe qui relève de l'impératif et de la répression.

 

1° Mon expérience d'élu local depuis 1971 : lncitation et Education

Mon expérience me fait dire que la mise en pratique de l'incitation et de l'éducation pour "faire naître des citoyens" et pour orienter les entreprises vers des « pratiques propres » sont absolument nécessaires.

Mais les statistiques parlent d'elles mêmes.

Nous traitons en France de 10 à 11 % du potentiel.

Ce qui donc relève de l’échec le plus patent sur ce sujet.

 

Cependant, il faut relever le rôle positif d’associations dans ce domaine.

Nous soutenons par exemple à la Région PACA, une association OSE qui travaille dans ce domaine de la récupération des déchets de toutes sortes, tout en intégrant les populations venues de l’Est et en particulier les ROMS.

J’ai pu apprécier leur action exemplaire, cette année encore sur les communes : Le Broc/Carros.

C’est dans cette complémentarité : écologie-intégration-citoyenneté que l’on doit poursuivre.

 

2° Mon expérience d'élu régional : lmpératif et Répression

Cette expérience de 11 ans me fait dire que l’incitation et l’éducation ne suffisent pas.

C'est pour cela que j'ai préconisé et préconise toujours, le tri compostage qui allie à la fois :

- les gestes citoyens.

- les dispositifs associatifs.

- les process industriels.

 

Mais cela ne peut se réaliser que dans le cadre de contraintes règlementaire et de lois contraignantes, à conditions d’y mettre les moyens qui relèvent en ce moment de l’impossible.

L’Europe et l’Incinération.

C’est d’ailleurs ce manque de moyens qui a incité l’Europe (cette soit disant Europe Ecologique) à remettre en selle le process des incinérateurs au prétexte de valorisation énergétique.

 

3° Des règles pour libéraliser l’éocomie et absence de règles pour réprimer les contrevenants.

Lorsqu’il s’est agi de créer l’Europe libérale, lorsqu’il s’est agi d’édicter des règles impératives pour dérèglementer tant la gestion de la planète que celle du social, cela a été fait au grand galop.

Par contre, les délits concernant ce secteur déchets ne sont pas reconnus comme tels.

Il n’existe pas de police sanitaire dotée de véritables pouvoir, tant pour les industriels que pour les particuliers.

La DRIRE (qui d’ailleurs vient d’être absorbée) n’a jamais été dotée de moyens d’analyse et de répressions suffisants.

 

Conclusions toutes provisoires :

 

Il me semble impératif de consolider notre approche du secteur déchets en nous appuyant :

-         Sur la citoyenneté, sachant que celle-ci est très  incertaine dans ce domaine.

-         Sur le soutien prioritaire au secteur associatif qui relie l’environnement et le social.

-         Sur l’incitation financière par le biais de critères impératifs et discriminants.

-         Sur l’intransigeance vis-à-vis des entreprises qui nous sollicitent, tant qu’elles ne rentrent pas dans le processus global du tri compostage.

 

Il me semble impératif que notre Région pèse de tout son poids dans le processus du Grenelle 2 pour exclure la solution incinératrice et réclamer des lois fortement répressives vis-à-vis des contrevenants en créant une véritable police santé-environnement.

 

Merci à tous.

Malausséna Edgar

Conseiller Régional

Délégué Régional à la Gestion des déchets.

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20 décembre 2006 3 20 /12 /décembre /2006 11:10
 
Les déchets.Formation information
Le 04 10 2006
 
Les évolutions de la Société rurale à la société industrielle et citadine.
Société rurale :
La société rurale produisait des déchets qui se recyclaient spontanément dans la nature.
Déjà les villes dans l’ancien régime était sales et puantes, parce que le lieu de la citée n’a plus les étendues physiques et géographiques pour que les déchets puissent se recycler sur les sols naturels.
Il y a plus de 100 ans : près de 85 % des déchets étaient recyclés naturellement.
Société industrielle et citadine :
La société industrielle et citadine a produit des déchets qui ne se transforment pas naturellement.
De nos jours, près de 85 % des déchets ne sont plus recyclables naturellement.
 
Les différentes lois et circulaires qui permettent de comprendre la situation actuelle
*      La loi du 15 juillet 1975. Elle institue :
-         Résorption des décharges sauvages et mises en conformités des UIOM et CET classe 2.
-         Limitation de déchets mis en décharge.
-         Réduire la croissance actuelle des déchets.
-         50 % de déchets collectés doivent être orientés vers une filière de récupération, recyclage, traitement organique, épandage agricole.
-         L’incinération avec récupération d’énergie, est considéré comme un mode de traitement et de valorisation des déchets.
-         Eviter l’explosion des coûts par la recherche de filières de récupération et de valorisation.
*      Loi du 13 juillet 1992. Les Plans Départementaux d’Elimination des Déchets deviennent obligatoires.
*      Loi du 18 nov. 96, l’autorité compétente chargée de l’élaboration des PDED est le Préfet.
*      Circulaire du MATE (Ministère de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement). Rappelle la loi du 15 juillet 75 et annonce que 50 % des déchets devront être traités avant d’être considérés comme ultimes.
 
France. Les déchets secs et humides en 2002 et 2003.
Quelques chiffres : 627 Millions de tonnes de déchets ont été produits en 2002.
·        Collectivités : 14 millions de t.                                                 2,2 % du total.
·        Ménages :    31,4 millions de t. (ménagers et DIB)                    5,0 % du total.
·        Entreprises : 106 millions de t. (déchets industriels).                  17,0 % du total
·        Agriculture et sylviculture : 375 millions de t.                             60,0 % du total
·        Activités de soins : 0,2 millions de t.                                          0,03 % du total.
·        Autres.
·        Nota : les déchets ménagers augmentent de près de 2% an depuis 1975.
·        En 2000, les chiffres étaient les suivants :
§         21,4 millions de tonnes.
§         353 kg an par habitant.
§         1 kg jour par habitant.
Que deviennent les déchets collectés en %?
·        Stockage : 40 %.
·        Traitement thermique : 42 %.
·        Recyclage : 12 %.
·        Traitement biologique : 6 %.
·        Nota : Il s’agit des déchets collectés. Les % seraient différents par rapport à la totalité des déchets produits.
Comment valorise-t-on les déchets en 2002-2003 ?
·        Matériaux : 64 % valorisé dont 48 % par recyclage matière.
·        Incinération : 11 millions de tonnes de déchets ont été valorisés :
§          pour produire 3 millions de MW h électrique.
§         9 millions de MWh de chaleur.
§         Compost : 1,54 millions de tonnes, à partir de déchets végétaux.
 
Les dépenses nationales liée à la gestion des déchets. C’est un puits sans fond qui croit sans arrêt. Tableau en millions d’euro courants.
o       1998 :…………………….. 7 951 M€
o       1999 :…………………….. 8 363 M€
o       2000 :…………………….. 9 093 M€
o       2001 :…………………….. 9 510 M€
o       2002 :…………………….. 9 993 M€
o       2003 :……………………..10 523 M€
 
Quels sont les déchets les plus recyclés ?
·        L’acier. En hauts fourneaux. En fours électriques.
·        L’aluminium. Broyé, trié, refondu : de l’aluminium.
·         Le carton. En milieu aqueux réduits à l’état de fibres (voir paragraphe sur les emballages).
·        Le plastique. Freins au recyclage : car diversités des résines.
§         Deux procédés :
o       Le Polyéthylène triphatalate (PT) : provient des bouteille de boissons, recyclé en fibre de rembourage, vêtements, mousse,
o       Le Polyéthylène (PE) : provient des flacons, et entre dans la fabrication de tuyaux, de bidons, ou de bacs de collecte.
·        Le verre. Produit du verre pour bouteille, du sable....
 
Quelques informations sur les emballages.
·        Une fois séparé du produit qu’il emballe, l’emballage n’est généralement plus utilisé et devient un déchet.
·        Plus de 75 % des emballages peuvent être transformés en produits nouveaux.
·        Dans les ordures ménagères, les emballages représentent :
·        Un tiers du poids.
·        La moitié en volume.
·        Les quantités d’emballage augmentent d’environ 2 % par an.
·        Cependant le poids unitaire des emballages diminue.
 
Stratégie classique pour traiter les déchets de consommation courante.
A) Réduire de plusieurs façons la quantité de produits qui arrivent en fin de vie.
·        1) Limiter la consommation de biens (ex choisir les emballages en verre plutôt qu’en plastique).
·        Limiter la quantité de matière première (ex : filets plutôt que films pour les emballage).
·        2) Limiter la consommation d’énergie qui produit aussi des déchets :
§         Faire tourner les appareils à pleine charge plutôt qu’a moitié.
§         Utiliser des appareils dimensionnés aux besoins.
B) Réutiliser. Conserver la plus grande partie du produit en fin de vie et le remettre en état d’être utilisé.
·        Réparer plutôt que racheter.
·        Remettre en état pour donner à des usagers moins regardant (habits, meubles…).
 
C) Reconditionner.
·        Changer les parties usées afin de pouvoir revendre le produit…
·        Réutiliser des consommables : exemple cartouches d’encre rechargées.
 
Conclusions.
Il s’agit de démarches s’appuyant sur la citoyenneté, et le plus souvent volontaires. Elles n’ont que peu d’effet sur la masse existante des déchets, même si elles sont utiles.
 
 
Les déchets industriels (ce n’est pas l’objet de notre propos, mais on peut en dire quelques mots).
·        Les Régions ont la possibilité d’établir le PREDI. Plan Régional Elimination des Déchets Industriels.
·        Il s’agit d’établir en relation avec les services de l’Etat : ADEME, les Chambres de Commerce et d’Industries, les différentes branches de l’Industrie, un plan pour gérer l’ensemble de ces déchets.
·        Les Régions établissent des barèmes d’aides financières aux différentes opérations.
·        La Région PACA n’a pas choisi cette option et s’est investie dans l’aide à la gestion des déchets ménagers et industriels banals (traités comme les OM).
 
°°°°°°°°
 
Les Plans Départementaux d’Elimination des Déchets
Ménagers et Assimilés (DIB).
Il ne s’agit pas de donner toutes les informations du PDED qui s’inscrit dans 185 pages, mais seulement quelques pistes qui donneront l’envie d’en savoir plus, nous l’espérons.
 
Plan pour les A-M : Quels sont les déchets pris en compte ?
·        Déchets des Collectivités : Espaces Verts. Nettoiements. Boues épuration…
·        Déchets occasionnels des ménages : Encombrants. Jardinage. Bricolage. Huiles usagées…
·        Ordures Ménagères : Déchets d’emballages. Journaux, magazines. Fermentecibles (légumes, viandes, fruits…).
·        Déchets Industriels Banals  : De l’industrie. Des administrations.
·        Déchets des entreprises, non collectés par les entreprises : Déchets industriels banals. Boues. Déblais. Gravas.
Quantités de déchets et types de déchets en l’année 2000 dans le 06.
OM :                            588 000 T. Les putrescibles : 167 596 T, soit 28,60 %.
DIB :                           456 000 T
BOUES :                       94 000 T.
Déchets Verts :             35 000 T.
TOTAL :                    1 171 000 T.
 
Tonnage traité par incinération :
Sans récupération d’énergie : 381 000 T. Avec récupération d’énergie : 146 000 T.
TOTAL : 527 000 T.
Problème : l’incinération produit des déchets : les mâchefers, qui ont servi dans diverses carrières. Il faut maintenant essayer de trouver d’autres utilisations, ou selon ce que nous préconisons plus loin : ne plus en produire du tout.
 
Le compostage de déchets verts :
-         Dans les Alpes-Maritimes : 34 713 T/an.
Les débouchés : Agriculture.Entretien espaces verts.Revégétalisation.
-         Cela représente entre : 20 et 40 000 tonnes par an.
 
Quels sont les objectifs qualitatifs du PDED des A-M ?
- niveau O :        réduction à la source.
- niveau 1 :         recyclage ou valorisation des déchets ou sous produits de fabrication.
- niveau 2 :         prétraitement ou traitement des déchets.
- niveau 3           enfouissement en site spécialisés.
Prévision de recyclage de 2005 à 2010.
                                                                                 
                                                                                 
          
Produits en Kg/H/an     2005    2020
Verre     21,6    40,4
                                                                                        
Emballage   recyclables   
  8,6          21
Journaux-revues…      11,9     23,6
Fermentescibles       14,8   29,7 
Valorisation matière 6,9 5.8
En sortie UIOM      
                                                                          
                                                                                                                       
     
 
 
 
            
 
 
 
 
 
 
                      
 
Nos critiques. Ce plan n’est pas très ambitieux, car il n’insiste pas sur la nécessité de sortir de l’incinération le plus vite possible. Il ne prend pas en charge l’urgence santé et écologie.
Contrairement à nos positions il n’envisage pas le compostage total des fermentescibles, des cartons papiers, des déchets Verts. Nous sommes loin d’une politique soucieuse de l’environnement.
 
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La Région et les déchets depuis 1998
 
en 1998 j'ai été élu Vice-président du Conseil Régional. Ma délégation était la suivante : « Délégué régional au tri et à la valorisation des déchets ménagers ».
 
A ces dates, l’incinération était considérée comme inéluctable et même nécessaire.
En collaboration avec le service déchets de l’ARPE, et donc Richard Loiret, une démarche de longue haleine a été entreprise pour convaincre de la nécessité de traiter industriellement l’ensemble des déchets :
·        sans s’appuyer seulement sur la pratique quotidienne du tri des citoyens, et
·        sans compter sur la seule mobilisation des industriels.
Les grandes étapes vers le tri-compostage.
-         Relations avec associations anti incinération.
-         Etablissement de nouveaux critères de financements des actions déchets dans la région.
-         Mise en place des réunions avec les élus régionaux concernés par cette question.
-         Organiser des tables rondes avec des professionnels du secteur, des élus, des techniciens.
-         Voter en Assemblée plénière des nouveaux critères dans lesquels étaient exclus l’incinération.
-         Mise en place de l’Accord Région-ADEME, sur les déchets, l’énergie, les transports propres.
-         Mise en place du Comité de Gestion Région-ADEME.
-         Les voyages en Espagne et en Italie.
-         Les résultats positif sur les différents départements, en particulier dans les : Alpes-Maritimes. Et les Bouches du Rhône.
-         Le tri compostage dans les lycées.
-         L’évolution du COSTIC.
-         Création de la Fédération Nationale des Collectivités du Tri-compostage.
-         L’expérience du SMED dans les Alpes-Maritimes.
o       Rassemblement de vallées.
o       Terrains zone industrielle du Broc.
o       Zone de déchets ultimes neutres en balles.
 
Nous sommes extrêmement satisfaits d’avoir éliminé l’aide à l’incinération et d’avoir réussi à promouvoir la technique du tri compostage. Vous pouvez vous adresser à E. Malausséna pour plus amples renseignements (04 93 72 44 14)..      
 
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