Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
1 juin 2006 4 01 /06 /juin /2006 10:08

 

 

 

Introduction d’E. Malaussena  au texte de Curtis :  

 

 

 

La société dans laquelle nous vivons ,nous les occidentaux ,avec ses conflits sans issue, ses gaspillages qui sont quasi nécessaires au système, ses problèmes sociaux et environnementaux insolubles, est-elle la seule possible ?

 

 

 

 

 

En d’autre terme, on peut se poser les  questions :

 

 

 

Peut-on vivre autrement ?

 

 

 

 

 

 

 

Peut-on déjà commencer ici et maintenant, et dans le système actuel, à créer une alternative ?

 

 

 

 

 

 

 

Existe-t-il  une population, qui s’oppose à notre type de société, et qui envisage une des alternatives à la dite société ?

 

 

 

Si oui, si beaucoup pensent que l’on peut s’organiser autrement, avec d’autres valeurs, une autre logique que celle d’un système de production à l’infini.       si non, il s’agira alors d’une révolution idéologique qui ne peut se produire que s’il devient certain que ce monde est impossible et donc «  qu’un autre monde est possible ».

 

 

 

Pour cela, il faut envisager des regroupements locaux  d’anti-productivité reposant les questions de civilisation, et sachant proposer localement puis globalement des actes fondateurs d’une ère  nouvelle.

 

 

 

Tel est le petit travail de réflexion que nous proposerons ces prochains mois dans ce blog, qui deviendra ainsi un lien internet entre tous les citoyens qui se sentent trop concernés pour se contenter d’emplâtrer les jambes de bois du système productiviste ultralibéral.

 

 

 

 

 

 

 

Peut-on mettre un peu d’intelligence humaniste dans la société d’aujourd’hui ?

 

 

Par Monsieur Georges CURTIS 12/2005

 

 

 

 

 

 

 

                Dans un monde aux milles techniques toujours plus complexes, la nécessité d’une plus grande acquisition de connaissances est une évidence.

 

 

 

« Je veux dire que cela fait partie de ces choses qui ne se discutent pas…  Tant que cela ne concerne que le domaine professionnel. »

 

 

 

 

 

 

 

                Mais lorsque l’on se sert d’un diplôme à la manière d’un ersatz de titre de noblesse, pour s’autoproclamer d’un " rang humain supérieur", et possédant ainsi, grâce à ce viatique, le droit inaliénable de diriger le peuple, sachant obligatoirement mieux que lui ce qui est bon pour lui...; il en va tout autrement.

 

 

 

 

 

 

 

                La politique ne s'occupe de technique que secondairement.

 

 

 

                Son essentiel, sa justification, c'est la vie humaine, et la relation entre cette vie et son environnement.

 

 

 

                Arguer de l'incompétence du citoyen électeur pour justifier le fait de ne plus avoir besoin de tenir compte de son opinion de citoyen (et donc de son vote d'électeur), c'est un coup de poignard intellectuel dans le contrat social ; un coup qui pourrait à court terme (moins de 50 ans), faire disparaître toutes les démocraties existantes actuellement dans le monde, puisque avec la mondialisation, tout va partout, de plus en plus vite, et les mauvaises nouvelles plus vite que les bonnes.

 

 

 

 

 

 

 

                Une nouvelle classe sociale se met en place armée de tous les privilèges, intellectuels, financiers, relationnels. Son but n'est plus la réussite économique, mais le pouvoir à la manière aristocratique : absolu, à vie, héréditaire.

 

 

 

 

 

 

 

                Sa stratégie ? Entre autres, la dérégularisation qui  mettant en concurrence brute, peuples des pays pauvres et peuples des pays riches, impose à ces derniers la loi du plus pauvre.

 

 

 

                L'instrumentalisation du terrorisme, qui permet de faire voter des lois toujours plus sécuritaires, pour obtenir un pouvoir toujours plus étendu sur la vie privée de chacun. Sous prétexte de débusquer le terroriste, on surveille le citoyen.

 

 

 

                Ainsi, se met en place, année après année, un mouvement anti-démocratique mondial.

  

 

 

                Aujourd'hui (mais pour combien de temps encore?), existe et s'exprime une opinion populaire qui résiste à cette dérive politique qui s'autoproclame "progressiste".

 

 

 

Une opinion qui ose refuser le monde qu'on leur propose et que l'oligarchie régnante affirme être le seul possible.

 

 

 

 

Tout ce qui est possible n'est pas souhaitable.

 

 

                L'économique, secondé par la science et la technique, décide de ce qui est possible.

 

 

 

                Le politique seul décide de ce qui est souhaitable.

 

 

 

                Le politique qui suit l'économique, c'est la tête qui suit les jambes.

 

 

 

                Une force (ce qui est possible) capable de se diriger par elle-même (ce qui est souhaitable), telle est la vision économique du capitalisme.

 

 

 

                Le politique n'étant plus que le gestionnaire des affaires sociales, et des relations internationales.

 

 

 

                Une force aveugle qu'aucune "main invisible" ne dirige, et qui continuera à conduire l'humanité de catastrophes en catastrophes, sociales, économiques, écologiques, ….

 

 

 

                Telle est la vision que porte l'écologie politique sur "la chose économique" abandonnée à elle-même : sans conscience politique, sans préoccupation de l'avenir, sans contrôle ni régulation.

 

 

 

 

 

 

 

AVERTISSEMENT

 

                Seul le mirage séduisant, envoûtant, de la pensée magique, peut faire croire que le dire, c'est déjà un peu le faire.

 

 

 

 

 

 

 

Certains, ou beaucoup, vont encore plus loin, et pensent qu'après l'avoir dit, il n'y a plus rien à faire ; où peut-être si, un autre livre. Et bien des lecteurs voguent de concert sur la même mare et pensent qu'après l'avoir lu, il n'y a guère à faire ; ou peut-être, si, en lire un autre, et un autre encore ; et ainsi mettant la vie en marge, prenant l'écriture à la lettre, et la lettre pour l'esprit, tout ce petit monde devenu comme immunisé du devoir de faire, après avoir tant écrit, ou tant lu, ou les deux, feint de s'étonner, ou s'étonne sincèrement, je ne sais, et se scandalise même du monde tel qu'il est, des choses qui ne s'améliorent guère, et plus souvent se dégradent.

 

 

 

                Et tout ceci serait philosophie.

 

 

 

                Peut-être.

 

 

 

 

 

 

 

                J'en ai une vision beaucoup plus superficielle. J'y vois surtout une convivialité spirituelle où il s'agit avant tout de partager un plaisir proprement humain, celui qui naît d'un délicieux bavardage…. Qui ne change rien, ou pas grand-chose, ou si peu à propos de ceci ou de cela.

 

 

 

                Il est pourtant vrai que l'on peut faire avec des mots. Pour cela, on a inventé la politique, et la politique a inventé la démocratie.

 

 

 

                Mais ce sont des mots différents : ils commandent des actions.

 

 

 

 

 

 

 

L'idée obsessionnelle qui sous-tend ces modestes réflexions tient dans une question d'ordre très général : peut-on mettre un peu d'intelligence humaniste dans la société d'aujourd'hui ?

 

 

 

 

 

 

 

Peut-on échapper à l'arrogance matérialiste de l'économisme, sans tomber dans les inextricables dérives bureaucratiques ?

 

 

 

Existe-t-il un juste milieu ? Un équilibre, une harmonie ? Un monde autre que violences relationnelles  et folies consommatrices peut-il exister ?

 

 

 

 

 

 

 

Avant d'oser quelques bribes de réponses, j'ai trempé sept fois ma plume dans l'encrier de la vie pour que les mots sonnent juste, et ne soient pas juste des mots, avant d'imaginer prendre part à la parole publique… à la façon de l'écrivain; de l'écrivant dirait Roland Barthes, c'est-à-dire par l'intermédiaire d'une sorte de longue lettre aux destinataires incertains.

 

 

 

 

 

 

 

Je ne suis évidemment pas sûr de connaître les réponses à ces questions.

 

 

 

 

 

 

 

Mais je suis sûr que ce questionnement sera le nouveau pivot d'un partage politique, mais aussi philosophique, culturel, à la fois ancestral et contemporain, entre une nouvelle droite ultra-libérale et une nouvelle gauche écologiste.

 

 

 

Droite d'ailleurs elle-même partagée entre ultralibéralisme et socialisme libéral, entre UMP et PS pour ce qui est de la France. Et la nouvelle gauche éparpillée en un réseau de mouvements alternatifs, sous formes associatives ou politiques.

 

 

 

Tout ceux et celles qui se sentent concernés par ces futurs bouleversements politiques pourront poursuivre cette réflexion pendant les trois prochains mois ; cette initiative ayant pour but de permettre à chacun de mieux connaître cette "philosophie alternative", et d'y participer.

 

 

 

 

 

 

 

" Il n'y a pas d'idée philosophique, si profonde ou si subtile soit-elle, qui ne puisse et ne doive s'exprimer dans la langue de tout le monde" Bergson

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0

commentaires