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22 juin 2009 1 22 /06 /juin /2009 16:10

 

Régionales 2010  

Rapports de forces et d’alliances.

Se concentrer sur les contenus programmatiques ?

Se référer à la calculette ?

 

 

 

 

S

uite aux résultats des élections européennes, et en tenant compte du prisme déformant de l’abstention, une discussion sereine a lieu au sein du Parti de Gauche des Alpes-Maritimes et au niveau national.

 

Selon nous, l’important est de se concentrer sur le socle « Socialisme-Altermondialisme-Ecologie » desquels devraient découler nos alliances pour les Régionales de 2010, tout en prenant en compte les rapports de forces mathématiques.

 

Savoir évaluer un bilan de 12 années dans le cadre des « compétences régionales ».

Il apparait, aussi et ainsi, qu’il faille faire retour sur ce qu’a réalisé la REGION PACA pendant 12 ans pour donner un avis ou des avis sur ses actions qui nécessairement révèlent des « compromis » entre les différentes composantes de la majorité régionale.

Certains souhaitent que nous mesurions ce qui n’a pas été réalisé par la Région PACA durant ces 12 années. Nous en sommes tout à fait d’accord. Le tout étant de savoir ce que nous aurions voulu voir réaliser afin de démontrer les carences et les absences éventuelles.

Evaluations et perspectives.

Pour cela un retour en arrière permettrait de procéder non seulement à des évaluations partielles mais aussi d’ouvrir des perspectives de programme et d’actions.

Cela ne peut se faire que dans le cadre des compétences que la Région gère, sachant qu’il existe :

Ø     Des compétences obligatoires.

Ø     Des compétences choisies.

Nous trouverons, par ailleurs, un récapitulatif technique de ces diverses compétences réalisé par Séloua Ghazouane.

 

Le printemps des Lycées 2008

Un exemple de diversité et d’union.

 

A la tribune, de gauche à droite : panel des élus régionaux PACA :

Ø     Verts.

Ø     Altermondialisme et Ecologie,

Ø     PS.

Ø     PC

 

Défendre les services publics partout et surtout en montagne

 

Régionales. Comment avaient été négocié le programme entre les divers partenaires en 2004 ?

 

L’alliance était qualitative dans la mesure où :

a)     Le programme avait été discuté et négocié avec le PS, le PC, Les Verts, Les radicaux, le MdC dans chaque département.

b)    La somme de toutes ces négociations avait engendré le « programme régional ».

c)      Dans chaque département, chaque parti avait distribué son propre document afin de mettre en exergue sa spécificité.

d)    Les accords et les désaccords avaient été notés et les différentes formations avaient pu voter comme elles l’entendaient au cours du mandat.

 

e)     Sur 123 élus, les partenaires de la majorité régionale disposent de 73 élus.

Le PS et apparentés disposait de 38 sièges, les communistes de 19, Les Verts de 12, les radicaux de 3, le MdC de 1. Le PC et Les Verts étaient « sur représentés ». Ainsi les partenaires du PS additionnés représentaient : 35 sièges. La majorité étant de 62, le PS était dans l’obligation de composer avec les différents partis de la majorité.

f) Par éclatements successifs Les Verts sont tombés à cinq élus, plus un rentrant en cours de mandat.

Trois sont passés au PS, deux au MODEM, deux ont créé Altermondialisme et Ecologie. Un des deux Altemondialisme et Ecologie a adhéré au Parti de Gauche.

 

 

Gérard et Edgar, en conférence transport.

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Le contenu devrait primer sur la forme et la « surface » des alliances.

 

a) La bonne méthode consisterait donc à se concentrer sur les contenus programmatiques et à les comparer avec ceux de nos éventuels partenaires avant de décider quoi que ce soit en termes d’alliances.

 

b) Il apparait que ce n’est pas ainsi que les différentes composantes de la majorité régionale vont procéder.

Il existe des volontés délibérées des uns et des autres (sauf du PS et quid du PC ?) de promouvoir d’abord les différences idéologiques et éventuellement programmatiques afin d’imposer un certain nombre de sièges à ses partenaires et donc un rapport de force qui aboutirait, sans doute, sur un rapport d’alliance de deuxième tour.

 

Cela se comprend.

En effet, les rapports en « sièges » lors d’alliances de premiers tours, dépendent de résultats obtenus à des élections antérieures.

Par exemple les élections européennes.

L’on sait maintenant que chaque élection est spécifique et que les électeurs distinguent de plus en plus ces spécificités.

Il n’est donc pas anormal que chacun puisse se compter dans un premier tour au régionales, même si cela peut comporter des risques de cohésion programmatiques.

De plus, sur le plan programmatique, un changement de rapport des forces imposerait probablement des réorientations, sachant cependant que celles-ci ne peuvent s’exprimer que dans le cadre des compétences dévolues à la Région.

En effet, la Région ne dispose pas de pouvoirs législatifs et ne peut influer sur le cours des évènements que sur des thématiques déterminées par la loi.

 

 

Exemple : Revenir à une véritable politique de gestion des déchets reléguée par la Région sous l’impulsion des Verts à la portion congrue.

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Les résultats automatiques de la stratégie de la différenciation.

Le problème est donc de savoir si ces tactiques seront dynamiques et permettront à la fois de disposer d’un programme majoritaire cohérent (réalisé entre les deux tours) et de gagner contre les droites réunies (au deuxième tour).

Et dans cette option que se passerait-il si le MODEM était en position d’arbitre pour le deuxième tour ?

Il vaudrait mieux se poser la question « avant », plutôt que se trouver devant un dilemme lors des résultats du premier tour.

 

 

A NOS DISCUSSIONS.

Les compétences de la Région. Les compétences spécifiques déterminées par la loi sont :

·         Lycées. La construction, la réhabilitation, l’entretien, l'équipement et le fonctionnement, l’accueil, la maintenance et la restauration scolaire dans les lycées ;

·         La formation professionnelle, y compris les formations des travailleurs sociaux, des infirmières et des infirmiers, l’apprentissage ;

·         Le développement économique ;

·         Le transport régional des voyageurs (notamment TER) ;

·         L’aménagement du territoire.

Cela signifie que pour chacun de ces secteurs, le Conseil régional décide, agit, finance.

La Région Provence-Alpes-Côte d’Azur a choisit d'intervenir de façon volontaire dans d’autres domaines. Il s’agit de la culture, de la jeunesse, du sport, de l’environnement, de la recherche et des université, de la santé-solidarité, la coopération méditerranéenne et internationale et de la politique de la ville, les déchets.

Loi de décentralisation

C’est l’article 59 de la loi de 1982 qui définit les champs d’intervention des Conseils régionaux.

« L’institution régionale a compétence pour promouvoir le développement économique et social, sanitaire, culturel et scientifique de son territoire et pour assurer la préservation de son identité, dans le respect de l’intégralité, de l’autonomie et des attributions des Départements et des Communes».

 

Séloua Ghazouane
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10 juin 2009 3 10 /06 /juin /2009 10:26


Publié le lundi 8 juin 2009 à 16H05

Dans la perspective des élections de mars prochain, le président PS de la Région Paca défend une union avec le PCF et les Verts dès le premier tour.

Au lendemain d'élections européennes particulièrement cruelles pour le PS provençal, le président du Conseil régional Paca évoque la bataille des régionales de mars prochain. Face à une droite conquérante, il affirme que la gauche doit rassembler toutes ses forces dès le premier tour, plutôt que de succomber à la tentation d'une alliance avec le MoDem de François Bayrou.

- Dans quelle mesure le résultat des européennes de ce dimanche va influer votre stratégie pour les régionales de mars 2010 ?

Michel Vauzelle : J'ai bien lu les résultats de l'élection d'hier. Ce qui représente la majorité de progrès de demain n'a pas changé : c'est le Parti communiste, les Verts, le Parti socialiste et les mouvements citoyens, ce rassemblement de toutes les forces de gauche qui nous a permis de gagner les régionales en Paca en 1998, en 2004 et ce qui nous permettra de gagner l'année prochaine. Le Parti socialiste doit continuer à tendre la main dès le premier tour à ces formations, en renforçant l'union avec toutes les forces sociales, avec les syndicats, avec les associations qui assurent la cohésion des quartiers, avec le mouvement sportif que l'Etat abandonne de plus en plus... Au passage, je signale que je n'ai pas encore déclaré ma candidature pour 2010.

- Certes, mais d'aucun s'en sont chargés comme Jean-Noël Guérini, le président PS du Conseil général des Bouches-du-Rhône...

M.V. : C'est exact, mais je préfère avancer à mon rythme et dire moi-même ce que je vais faire ou pas.

- Est-ce que le mauvais score du PS en Paca pour les européennes vous inquiète pour les régionales ?

M.V. : Ce ne sont pas les mêmes élections, pas les mêmes institutions. Les électeurs connaissent la Région, ils l'aiment, ils savent ce qu'elle leur apporte, elle fait partie de leur identité. Pour l'Europe, c'est plus compliqué... Aussi, quand je vois l'UMP crier victoire et tirer des plans sur la comète en vue des régionales, je souris : dimanche, trois Français sur quatre n'ont pas voté pour eux et l'abstention a été trop forte pour y voir un plébiscite.

- Le PS doit-il s'ouvrir au centre et donc au MoDem de François Bayrou en vue des régionales ?

M.V. : Le PS doit comprendre la leçon qu'il n'a pas comprise en 2002 après l'échec de Lionel Jospin et en 2005 après le référendum sur la constitution européenne. C'est en gardant notre ligne à gauche que nous nous en sortirons. A la Région, nous ne changerons pas de cap, nous continuerons dans notre logique d'union. Il y a tout un électorat populaire qui attend toujours des réponses et du respect, face aux agressions du capitalisme sauvage et de la mondialisation. Le PS a brouillé son image, dans une période où il ne faisait pas bon de défendre les services publics, en croyant indispensable de tendre la main au parti centriste. C'était une erreur, comme le montre les résultats de ce dimanche.

- En même temps, vous ne pouvez pas rester les bras ballants face à la montée des listes Europe écologie principalement animées par les Verts...

M.V. : Justement, quel est le message de ces listes ? Les Verts, ce n'est plus le parti d'Antoine Waechter, c'est celui de Daniel Cohn-Bendit. Cohn-Bendit, c'est une personnalité de protestation, plus solidaire, moins servile. Paradoxe, il porte toujours l'esprit de Mai-68 et obtient un franc succès deux ans après que Nicolas Sarkozy ait voulu liquider l'héritage de ce lointain printemps, pour employer ses mots... Au sein du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon porte le même message. Avec cette élection européenne, ils ont porté un coup à une formation centriste qui n'existe pas ou si peu et dont le leader a montré ses limites, même si nous ne devons pas tourner le dos à ses électeurs.

- Ceci dit, vous êtes en position difficile à la veille des prochaines régionales, la droite peut l'emporter en 2010...

M.V. : Je m'attends à une bataille très difficile, très disputée. La droite fera tout pour reprendre cette Région qu'elle considère comme son bien, puisqu'elle gère les principales villes, possède la plupart des parlementaires. Elle fera tout pour éliminer ce qu'elle considère comme une verrue... Mais si je suis candidat, je reste optimiste pour peu que la gauche reste unie comme elle l'est depuis 1998.

Retrouvez demain dans La Provence notre dossier consacré aux élections européennes et à leurs conséquences

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8 juin 2009 1 08 /06 /juin /2009 10:17

 

   

J e demande à ceux qui ne l'ont pas encore fait d'aller sur le site d'UTOPIA et là, nous retrouverons tous les fondamentaux écologiques, sans les concessions au Développement Durable prôné par les grandes firmes américaines et que dénoncent très tardivement les 4 députés Verts, et ce en période électorale...

Il ne suffit plus de citer Dumont, Monod, Fernex, les ancêtres idéologiques qui risqueraient de ne plus reconnaître grand chose dans le parti qui était le leur.

 

Cette « matrice transpartis utopienne » peut passer par dessus les questions journalière et boutiquière qui ont amené Les Verts à se diluer dans une alliance « attrape tout » car les chefs de tentes Verts ne souhaitent pas être entraînés dans "l'Ecologie-Altermondialiste", et ce au nom d'un réalisme qui dénonce en parole les tares du système...

 

UTOPIA compte implanter ses contenus dans les différents partis de gauche.

Cela va prendre nécessairement du temps. UTOPIA existe en tant que matrice idéologique au PS, chez Les Verts, au PG et débarque tout doucement chez les Alternatifs.

 

A ce jour, le PG a pris en compte la totalité de la matrice UTOPIENNE dans son projet de "programmation écologique".

Cela veut dire :

  • - que nous ne sommes qu'à un début de relance de l'écologie de l'alternative,
  • - que cette démarche peut échouer,
  • - mais que de toutes les façons elle a échoué chez Les Verts.

 

Cela veut dire que le PG qui a lancé le FRONT de GAUCHE ne peut réussir dans cette démarche qui s'il est soutenu par le plus grand nombre d'écologistes de l'Altermondialisme et de l'Alternative.

 

Comment sortir du piège du productivisme et du nucléaire ?

L'accord Gauche « Unitaire-Parti de Gauche-Parti Communiste » prévoit le recours aux urnes pour que le peuple puisse se prononcer sur les questions fondamentales , comme par exemple celle du nucléaire.

 

Je reste persuadé que si on explique correctement le problème du nucléaire à la majorité des français, celle-ci  peut se prononcer "contre",  et ce de manière démocratique.

Donc le recours aux urnes ne peut pas être considéré comme quantité négligeable...et sans avenir.

Malausséna Edgar

Maire de Villars-sur-Var. Conseiller Régional PACA

 



 

   

 

                                                                  Association UTOPIA                                                                    

Quelques propositions pour une Europe

 

Sociale-Altermondialiste-Ecologiste

 



                                                                            POUR UNE EUROPE SOCIALE                                                                 

 

UTOPIA réaffirme que l'économie doit être au service de la Société, au sens de l'intérêt collectif, et non l'inverse.

 

Le Budget européen devra permettre de :

  •  Jouer un rôle croissant dans le développement de biens communs: infrastructures, recherche, éducation, santé, environnement.
  •  Organiser la solidarité avec les nouveaux membres.
  •  Construire progressivement les prérogatives d'une Europe Fédérale.

 

Harmonisation fiscale afin de mettre un terme au dumping fiscal.

  •  Moyen: «serpent fiscal» avec:
  • Taux moyen minimum impôts directs (revenus, entreprises...).
  • Taux moyen des impôts indirects.
  • Interdiction d'utiliser les paradis fiscaux.
  • Plafonnement de la rentabilité financière.

Le secteur bancaire doit-être socialisé et son contrôle rendu aux citoyens.

 

Politiques industrielles : visant à soutenir des secteurs jugés stratégiques doivent remplacer les politiques dites concurrentielles.

  • Favoriser les secteurs en matière sociale et environnementale, comme le logement, la rénovation urbaine, l'éducation, transports...
  • Mutualiser la recherche au niveau européen.

 

L'Union Européenne doit dénoncer les politiques de libre échange mis en œuvre par l'UE et l'OMC.

 

Les citoyens doivent bénéficier d'un pouvoir de proposition et de contrôle des décisions européennes.

  •  Europe modèle social.
  •  Sphère des droits fondamentaux.
  •  Renforcement droits des travailleurs.
  •  Nouveau rapport au temps, au-delà du travail.

 

Réécrire la charte des droits fondamentaux.

  •  Harmonisation contraignantes des législations sociales.

 

Protection contre la flexibilité et la précarisation et égalité hommes femmes sur tous les sujets.

 

Appliquer les dispositions les plus protectrices du pays d'accueil aux salariés étrangers.

Diminution généralisée du temps de travail vers les 32 heures.

  •   Semaine des 4 jours ou 185 jours annuels.
  •   Sans réduction de salaires.

 

Aménagement du temps de travail sur l'ensemble de la vie.

  •  Intégration des activités socialement utiles dans l'acquisition de droits sociaux.

                                   POUR  UNE  EUROPE  ALTERMONDIALISTE                                                   

 

EUROPE SOLIDAIRE

Mise en place de mécanismes économiques plus justes.

Indemnisation des pillages opérés par nos pays.

Sélections adaptées des systèmes d'aides.

 

Reconnaître la dette environnementale du à notre système destructeur et polluant.

 

Annulation de la dette.

 

Mise en place de fonds de migrations alloués aux associations locales d'accueil de ceux-ci.

 

Programmes d'aide au développement de biens et de services d'intérêt général.

 

Budgets fléchés aux pays offrants des garanties institutionnelles.

 

Le co-développement intègre à la fois :

° Aide sociale.

° Aide écologique.

 

Intensification des échanges avec les pays qui respectent les normes sociales et environnementales.

 

SOUVERAINETE ALIMENTAIRE

 

En terminer avec l'agriculture productiviste dangereuse pour :

° L'environnement.

° La santé.

° Les pays du Sud.

 

En terminer avec les aides aux produits d'exportation et cultivés intensivement.

° Réorienter vers agriculture paysanne vivrière.

° Production de produits sains compatibles avec la   reproduction des sols, de l'eau, des écosystèmes.

° Aide au développement de l'agriculture biologique y compris par l'agriculture extensive.

° Agriculture relocalisée.

° Politique des prix en évitant les intermédiaires.

 

En terminer avec les OGM (sauf à visées thérapeutiques) et les Agro carburants.

En terminer avec les brevets de propriétés sur le vivant, car il s'agit d'un  patrimoine public commun.

 

Une Europe ouverte.

Une Europe active dans la refondation des Institutions Internationales.

 

Nous allons ici, citer des têtes de chapitres sans les développer.

 

Les personnes intéressées pourront se reporter au livret édité par UTOPIA intitulé :

« Manifeste EUROPEEN 33 propositions pour une Europe Sociale, Altermondialiste et Ecologiste ».

 

 

                                                                 POUR  UNE  EUROPE  ECOLOGISTE                                                     

 

 

 

Avant propos d'E. Malausséna.

Exploitation et destruction.

 

L'analyse du capitalisme montre que celui-ci a ajouté au concept « d'exploitation », celui de « destruction ».

 

En effet, après deux siècles de capitalisme il devient évident que dans tous les domaines exploitation et destruction vont ensemble.

 

Exemple : L'AGRICULTURE INTENSIVE :

1° L'agriculture intensive nécessite une industrie qui fabrique des produits qui épuisent les sols et les rendent stériles.

 

2° La nature cette ennemie.

L'agriculture intensive nécessite de se débarrasser des concurrents naturels que sont les insectes, les herbes « folles »... d'où la nécessité d'utiliser des produits chargés de les éliminer de manière radicale.

 

Ce système d'élimination interrompt et détruit la chaine alimentaire nécessaire à la reproduction des espèces.

 

3° L'épuisement des sols, la nécessité d'éliminer des concurrents naturels, ainsi que l'obligation de rentabilité de masse, entraîne la nécessité de produire des semences résistantes à tout, ce sont les OGM.

 

4° La recherche de rentabilité des OGM engendre la nécessité de breveter le vivant, afin de posséder la capacité à reproduire seul la semence nécessaire.

 

5° L'investissement dans les OGM et la recherche engendre la nécessité de disposer d'une clientèle captive et totalement prisonnière des fabricants d'OGM. Ce sont les paysans US qui ne peuvent plus utiliser des semences naturelles.

 

6° La volonté de rendre récurrente la prison dans laquelle on enferme les paysans, entraîne la caducité des semences OGM, et donc d'en produire industriellement de nouvelles espèces à chaque fois acquises par ces paysans captifs.

 

La réponse ne peut-être qu'anticapitaliste.

C'est donc bien la logique du binôme « exploitation-destruction » qu'il faut remettre radicalement en cause.

Or remettre en cause cette logique c'est s'attaquer aux grands groupes capitalistes industriels et financiers.

Or s'attaquer à ces grands groupes c'est remettre en cause les règles du commerce international (OMC) qui considèrent comme un obstacle les règles de défenses environnementales.

 

Or s'attaquer aux règles du commerce international c'est refuser les ajustements structurels de FMI qui par l'utilisation de la Banque Mondiale permet la diffusion de ces logique d'exploitation et de destruction.

 

Le seul exemple de l'agriculture intensive peut être étendu à pratiquement tous les domaines de l'organisation capitaliste de nos sociétés.

 

L'Europe est prisonnière.

L'Europe est prisonnière de ses accords avec l'OMC pour respecter la propriété intellectuelle et le brevetage du vivant.

Il faut dénoncer ces accords.

 

La phase de transition écologiste.

  • Nouvelle politique énergétique.
  • Fonder une économie sur des secteurs socialement et environnementalement utiles.
  • Relocalisation d'une grande partie de l'économie en déconnectant l'économie réelle des profits boursiers.

 

Nouvelle politique climat-énergie.

La nouvelle Europe doit édicter des règles strictes identiques pour tous les pays concernant les gaz à effet de serre, avec fortes sanctions à la clef.

Objectif : réduction par 4 des gaz à effet de serre d'ici 2050.

Pour y parvenir :

  •  Taxe «pollueurs-payeurs».
  • Développement de la recherche publique orientées vers le renouvelable et les questions environnementales.
  • Mesure d'appel à la sobriété.
  • Grands programmes de logements sociaux HQE.
  • Développement du ferroutage.
  •  Réorienter les pays à énergie fossiles vers les technologies du renouvelable (suppression des dérogations).

 

Programmation de sortie du nucléaire.

Scénario européen de l'énergie.

  •  Partir de la situation de chaque pays.
  •  Mettre en relation la situation de chacun des pays avec les objectifs de l'Europe.
  •  Etablir un calendrier de sortie et de remplacement pour chaque pays.
  •  Extension au niveau international de ce scénario.

 

Pôle public européen de l'énergie.

  • Extraire l'énergie de la logique du marché.
  • Penser la démarche en terme de décentralisation, afin que soient respectées les conditions locales géographique, physique, culturelle, technique.
  • Cette démarche permet d'éviter les effets monopolistes que l'on connait avec EDF, sur le plan du choix du nucléaire.

 

                                                    La « DEMONDIALISATION » : Relocaliser les productions.                                    

 

 

  •  Les transports inutiles doivent être progressivement abolis.
  •  Les pôles d'activités industriels doivent être multi opérationnels, de manière à éviter productions éclatées qui nécessitent les transports en flux tendus.
  •  Il en est de même pour l'agriculture.
  •  Cette «démondialisation» présente un aspect social car elle reconstruira les solidarités ouvrières par l'application des droits sociaux acquis et à développer.
  •  La relocalisation sera encouragée par des mesures fiscales.
  •  Imposition des sociétés en fonction des proximités.
  • Prêts dont les taux et la durée seront aussi fonction de la proximité.
  •  Les produits vendus devront clairement être étiquetés pour fournir leur bilan écologique.
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13 mai 2009 3 13 /05 /mai /2009 10:18

usine de retraitement de la Hague (Normandie).

Des ouvriers du nucléaire sortent de l'ombre pour dresser un tableau inquiétant de leurs conditions de travail et de sécurité. Une enquête exemplaire.


Rentrer dans le générateur.

On les appelle les "jumpers", ils sont chargés d'entrer dans le générateur de vapeur pour obturer les tuyaux qui le relient au réacteur nucléaire. Séjour maximum autorisé : de 90 à 120 secondes, sous peine de surdosage radioactif ! Ils font partie de la masse des ouvriers intérimaires et sous-payés, chargés de maintenance dans les centrales nucléaires (décontamineurs, mécaniciens, contrôleurs...). Des travailleurs de l'ombre qui, avec ce film, sortent pour la première fois du silence pour dresser un tableau inquiétant d'un des fleurons de l'industrie européenne.


Libéralisation des marchés et privatisation

Depuis la libéralisation des marchés et la privatisation des groupes énergétiques, les conditions de travail semblent en effet se dégrader, au mépris de la santé des ouvriers et de la sécurité. Au nom de la rentabilité, EDF/GDF-Suez, Areva et les autres recourent de plus en plus à la sous-traitance, rognent sur les effectifs et la maintenance, font pression sur les employés...


« Nous sommes passés au risque calculé ».

Malgré les efforts déployés pour alerter l'opinion (souvent sanctionnés par des licenciements), les autorités font la sourde oreille. Un malaise que dénoncent des ouvriers principalement belges et français, éclairé par des experts-chercheurs, une sociologue et un ancien président d'EDF, Marcel Boiteux... "Du risque 0, nous sommes passés au risque calculé", affirme un employé.


Les incidents dits « petits ».

Les "petits" incidents se sont multipliés, avec une centaine d'alertes de niveau 1 chaque année : en 2006, après un court-circuit, une centrale suédoise frôle la catastrophe à 7 minutes près ; en 2008, une fuite d'uranium contamine cent ouvriers à Tricastin.
 
Contrôleurs priés d'ignorer les dysfonctionnements, employés cachant les incidents par peur des sanctions, grands groupes déresponsabilisés par l'externalisation des tâches : ce constat édifiant montre combien la sécurité collective est en jeu.

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7 mai 2009 4 07 /05 /mai /2009 10:08


Ce vendredi 24, à La Gaude, avait lieu la première réunion organisée par un pool d'associations (  Girmaralpin-Tour/Tinée, Altermondialisme & écologie, Les Amis du rail, PDCPV, Utopia, ASEZAT, OIN ? NIN MERCI !, Haut et Moyen pays(CAG), Grain de sel, A7C, ADDAM …etc.) sur les questions conjointes de :


*        la future « Métropole Côte d'Azur » (rapport Balladur sur les collectivités territoriales)
*        l'OIN (Opération d'Intérêt National) de la plaine du Var,

 

à savoir deux projets à long terme et aux immenses conséquences potentielles sur les conditions de vie de toute la population des Alpes-Maritimes.

Et deux projets tous deux centrés autour de la nouvelle Communauté Urbaine regroupant Nice et ses collectivités voisines (St Laurent du Var, Carros, Vence, ....).

 

Cette réunion, coordonnée par le mouvement Utopia 06 (www.utopia06.wordpress.com <http://www.utopia06.wordpress.com/> ) et gérée, localement et parfaitement, par l'association gaudoise « ASEZAT »,

a réuni plus d'une centaine de personnes (et ce malgré de nombreux absents « excusés » du fait des vacances de Pâques), autour de trois intervenants :

 

*        Gérard Piel, Vice Président aux transports de la Région Paca, Conseiller Municipal d'Antibes
*        Pierre Paul Danna, Maire de La Tour sur Tinée, Docteur en droit, spécialiste de l'urbanisme à l'Université de Nice, représentant le Girmaralpin
*        Richard Loiret, secrétaire départemental d'Utopia, représentant Edgard Malausséna, Maire de Villars sur Var, Conseiller Régional, Président de l'Agence Régionale pour l'Environnement (ARPE), malheureusement très empêché ce jour

 
Les intervenants ont présenté en profondeur les objectifs et impacts potentiels de ces deux projets, face à un public « très avide » d'en savoir plus, car très mécontent du déficit de démocratie et de communication qui entoure leur mise en œuvre progressive.

Les choses furent dites simplement mais avec beaucoup d'efficacité, générant de chaleureux applaudissement du public.

Ce même public, dont beaucoup d'associations représentées (Les amis du Rail, Altermondialisme et Ecologie, le Girmaralpin, ...) a fortement insisté pour que les intervenants reproduisent cette réunion autant de fois que nécessaire, s'engageant à ce que chaque nouvelle fois la mobilisation aille croissante.

 

Richard Loiret

Secrétaire départemental

Utopia 06

 

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6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 11:56

 



 

L'enjeu planétaire est la capacité à calculer l'empreinte écologique.

Celle-ci est une méthode qui permet d’intégrer dans les calculs du PIB toutes les données entrantes et sortantes concernant les dépenses matières, énergies.

On  mesure ainsi le degré « d’usure » de la planète et la vitesse de progression de cette usure.

Le gouvernement français va passer à côté de la vérité écologique

Mais le gouvernement français a tout fait pour retarder son calcul au niveau national, car l'apport très négatif, du nucléaire et des incinérateurs, au réchauffement climatique aurait été prouvé.

En ne mettant en place "que le plan carbone'", qui évite, dans un premier temps, de calculer l'apport du nucléaire et des incinérateurs, le gouvernement français va tenter de prouver qu'il participe à la lutte contre le réchauffement climatique et contre le dérèglement de celui-ci.

Le gouvernement va continuer à nous parler de Développement Durable, alors que les 4 députés Verts viennent de démontrer l'inanité de ce concept.

Le Développement Durable est devenu un moyen de continuer à développer l’économie capitaliste, en prenant des précautions dans des domaines qui ne mettront jamais en danger le système. D’où l’idée d’un capitalisme vert.

L’écodéveloppement doit pouvoir entrer en contradiction avec les logiques de l’argent.

Je rappelle que nous avons, depuis des années substitué, à ce concept inventé par les grands groupes industriels américain, le concept démocratique d'écodéveloppement.

La phase suivante pour le gouvernement français consiste à éviter d'introduire "l'apport du nucléaire et des incinérateurs" dans le calcul de l'empreinte écologique et le tour sera joué.


Le Grenelle aura ainsi servi à ce tour de passe-passe.

 

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30 avril 2009 4 30 /04 /avril /2009 14:54

                                                                  Marseille, le 2 avril 2009

                                                                 

                                                       

 

Réf : MV/GW/090320

                                                                  

 

 

 

 

         Madame, Monsieur,

 

 

         L’Assemblée nationale a adopté le 18 mars dernier le projet de loi présenté par le Gouvernement, portant réforme de l’hôpital et relatif aux patients, à la santé et aux territoires (HPST). Vous avez souhaité m’interpeller à ce sujet et souligner les graves failles que comporte ce dispositif législatif.

 

         Comme vous, j’ai estimé que ce texte ne répondait pas aux enjeux que requiert la défense de l’hôpital public en France ; j’ai donc décidé de voter, comme l’ensemble des Députés socialistes, contre ce texte. A présent qu’il a été adopté en première lecture par l’Assemblée nationale et que la navette parlementaire est en cours avec le Sénat, je continue à demander une réécriture de ce projet de loi pour les raisons suivantes.

 

         D’abord, le projet de loi HPST intervient après une suite de réformes successives qui ont toutes échoué. Les comptes de l’assurance-maladie n’ont ainsi cessé de se détériorer, jusqu’à dépasser un déficit de 22 milliards d’euros pour 2008. Les mesures prises en retour n’ont pas permis d’enrayer cette dérive, mais ont durement pénalisé les patients et l’accès aux soins : augmentation de la CSG, augmentation du forfait hospitalier, création des franchises médicales sur les consultations et les actes médicaux (1 euro) ainsi que les médicaments, les actes paramédicaux et les transports sanitaires (50 centimes).

  

         Ensuite, le projet de loi HPST consiste principalement à transformer l’hôpital public en une entreprise avec une logique de rentabilité. Il détruit en cela la notion même de service public, qui définit l’accès au système de soins comme un droit pour tous en tout point du territoire, la question de son financement relevant de la solidarité nationale et de la politique fiscale et budgétaire.

 

         Il instaure une médecine à deux vitesses, en ouvrant à tous les établissements de santé, publics ou privés, la possibilité d’assurer tout ou partie des missions de service public. Cela revient à autoriser chaque clinique à choisir les domaines les plus lucratifs, remettant la charge des autres soins à l’hôpital public (aide médicale d’urgence, lutte contre l’exclusion médicale…). Qui plus est, cette proposition s’inscrit dans une logique générale de tarification à l’acte qui met en exergue l’activité et le productivisme, au détriment de la qualité des soins et du service public.

 

         Par conséquent, l’application de ces dispositions n’aura d’autres effets que d’aggraver la fracture sanitaire et d’accentuer les inégalités dans l’accès aux soins, notamment d’ordre social et territorial. Ce texte omet également de préciser l’importance de la santé publique d’une part et de la prévention des risques d’autre part, dans la nécessaire amélioration de notre service public de santé.

 

         Enfin, le projet de loi HPST passe à côté d’une amélioration potentielle du pilotage du système territorial de santé, en dévoyant l’idée des Agences Régionales de Santé. En effet, c’est au niveau des territoires et des bassins de vie que doivent se définir les besoins des populations et le déploiement de l’offre de soins correspondant, de sorte à procéder à un aménagement équilibré et responsable du territoire sanitaire. Une véritable démocratie de proximité pourrait jouer efficacement ce rôle, pour lequel les différents niveaux de collectivités assumeraient toute leur part, en pleine collaboration et en partenariat avec l’Etat et avec les représentants du monde de la santé. C’est cette idée de démocratie sanitaire qui est ainsi mise en échec par le projet de loi, qui n’associe suffisamment ni les collectivités, ni les professionnels de santé, au fonctionnement et au pilotage des futures ARS.

 

         A rebours de ces options strictement comptables, il est temps de déterminer une réforme ambitieuse pour notre service public de santé. Il est possible de progresser, à la fois sur la question des moyens et sur celle des finalités.

 

          Concernant les moyens, il est clair que l’aggravation des déficits n’est pas une fatalité. De 1997 à 2001, une politique résolue en faveur de l’emploi et d’action structurelle sur les dépenses a permis une réduction significative du déficit, alors que dans le même temps des progrès importants étaient effectués, par exemple à travers l’instauration de la Couverture Maladie Universelle (CMU).

 

         Concernant les objectifs, surtout, la notion de service public doit prévaloir sur celle de rentabilité. La santé publique doit être une priorité de l’Etat, au même titre que l’éducation. Un vrai plan de sauvegarde de l’hôpital public doit donc être mis en place, qui s’articule notamment autour de la révision de la tarification à l’activité, de l’épuration de la dette des hôpitaux, de la valorisation des professionnels de santé, du renforcement de la démocratie sanitaire auprès de l’usager, de la coopération entre établissements, …. Dans le même temps, il faudra lutter contre les déserts médicaux, notamment en développant la rémunération au forfait, renforcer la santé publique et la prévention, et territorialiser véritablement le pilotage du système de santé.

 

         Par-dessus tout, notre service public de santé devra être soutenu et accompagné vers plus de justice et plus de solidarité. Cela signifiera la suppression des scandaleuses franchises médicales, mais aussi des niches sociales. Cela signifie aussi la garantie absolue d’un accès pour tous et partout à des soins de qualité. Ce sont les grands axes d’une réforme nécessaire et qui se situe malheureusement bien loin d’un projet de loi sans envergure, sans ambition et sans vision de ce que doit être l’hôpital public, aujourd’hui et pour demain, dans notre pays.

 

         Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                  Michel VAUZELLE

                                                                  Ancien Ministre

 

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29 avril 2009 3 29 /04 /avril /2009 10:04

 Lors des présidentielles de 2008, la LCR avait refusé d’entamer le processus d’unification des sensibilités politiques à la gauche du PS. Les porteurs du NON majoritaire au Traité Constitutionnel Européen avaient terminé l’opération dans la plus totale division et confusion.
Un vocabulaire écologiste pour refuser l’union aux européennes 
Besancenot dit vouloir un accord « durable », utilisant pour l’occasion ce vocable à la mode. Mais il y a gros à parier que les anciens de la LCR qui dirigent toujours le nouveau parti, voudront surtout occuper tout l’espace à la gauche du PS pour pérenniser la petite victoire (4%) des présidentielles.
Peut-on prendre le pouvoir seul ?
Ainsi, comme pour la question européenne où les tenants du NON avaient l’occasion de porter l’estoc au cœur du capital c'est-à-dire au cœur de l'Europe libérale, le «nouveau parti l» laisse volontairement passer l’occasion d’opérer un rassemblement qui à ce jour commence à prendre l’aspect d’un « Front de Gauche ». Le NPA donne l’impression de vouloir être le seul à pouvoir créer le rapport de force suffisant pour détruire la puissance de la social-démocratie. Pour ce faire il ne tient pas à s'embarrasser de l'ennemi juré qu'est le PCF et de l'ancien PS qu'est Mélanchon. 
Cette stratégie remet au goût du jour l'ancienne idée selon laquelle un parti, seul, serait capable de gagner la majorité en France, tant à l’Assemblée qu’au Sénat et ce pour sortir du capitalisme. Et si  l’ambition du NPA n'est pas de devenir majoritaire démocratiquement par les élections, il ne lui reste, alors, que le rêve à l’ancienne qui consisterait à s'appuyer sur la grève générale et les mouvements sociaux pour déboucher sur la révolution…

 Mais à qui  refuse-t-il le front de gauche ?
 Les responsables du nouveau parti  avancent qu’un accord pour les seules européennes n’est pas « durable » dans la mesure où le PC et le PG iront dans les bras du PS aux régionales.
Le soupçon de la collusion...
Cette unité le NPA ne la refuse pas au PS, et là on pourrait comprendre, mais il la refuse au PC et au PG au prétexte que ceux-ci iraient ensuite gérer les Régions ensemble avec le PS. C’est vraisemblable pour le PC, mais c’est un procès d’intention vis-à-vis du PG de Mélanchon.
Le NPA reproche aux partis de gauche et en particulier au PS de ne pas :
 Changer la Constitution,
 Changer la République,
 Changer les règles des licenciements,
 Changer les règles sur l’impôt,
 Changer les règles de la répartition capital/travail.
 etc.…
Or justement les Régions ne disposent pas des pouvoirs législatifs
qui permettraient de promouvoir ces changements.

Tout au plus, les Régions à ce jour, peuvent, comme en PACA, lier les aides économiques aux remboursements des dites aides en cas de délocalisations, ce qui est une très nette avancée politique nous semble-t-il.
Il y aurait eu donc la possibilité pour le NPA de créer un Front de Gauche anticapitaliste et antilibéral aux européennes et de s'appuyer ensuite sur le rapport de force créé à cette occasion pour :
 - Soit mettre au point un Front de Gauche pour le régionales.
 - Soit engager une négociation pour pousser au maximum le PS sur des programmes régionaux novateurs en rupture avec les fortes pratiques sociales démocrates de certains président PS (ce qui n'est pas vraiment le cas de Michel Vauzelle en PACA qui dénonce la mondialisation du grand capital) et ce, tout en sachant que ce n'est pas au niveau régional que se joue l'avenir des règles républicaines, des règles sur la répartition capital-travail...
L'heure de gloire serait-elle arrivée ?
Ainsi, une fois de plus verrons-nous la droite triompher grâce aux divisions de la gauche, cela on a l’habitude.
Mais cette fois-ci, on verra un parti se voulant non plus révolutionnaire mais anticapitaliste, faire échouer une alliance à la gauche de la social démocratie et donc du PS et cela, probablement, par ambition politique de ses responsables qui pensent que l'heure de gloire historique a enfin sonné pour l'ancienne LCR.
Cela semble original mais ce n'est pas vraiment nouveau et à terme la chute risque d'être dure.

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14 avril 2009 2 14 /04 /avril /2009 16:21

Cent vingt millions d'euro pour les Chemins de Fer de la Provence.
 
Depuis maintenant cinq ans, Gérard Piel Conseiller Régional Vice-président délégué aux transports et Edgar Malausséna Conseiller Régional Président du Comité de ligne des CP, réunissent, dans diverses communes qui longent la ligne des CP, des usagers, des syndicalistes, des élus, des associatifs...
Le but est développer les chemins de fer de la Provence et d'en faire un véritable service public capable concurrencer la route et de changer les habitudes de déplacements.
C'est à Barème dans les Alpes de Hautes Provence que les participants médusés ont appris que 120 millions d'euro allaient être investis dans la ligne.
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9 avril 2009 4 09 /04 /avril /2009 10:42

 

Malausséna Edgar, délégué Régional à la gestion des déchets développe sa conception de la gestion des déchets, suite à un article de la Vice-présidente de la Région PACA : Annick Delhaye 

 

 

 

 

 

Je crois que nous disposons de deux axes de résolution en matière de déchets :

- Le 1er axe qui relève de l'incitation et de l'éducation

et

- Le 2ème axe qui relève de l'impératif et de la répression.

 

1° Mon expérience d'élu local depuis 1971 : lncitation et Education

Mon expérience me fait dire que la mise en pratique de l'incitation et de l'éducation pour "faire naître des citoyens" et pour orienter les entreprises vers des « pratiques propres » sont absolument nécessaires.

Mais les statistiques parlent d'elles mêmes.

Nous traitons en France de 10 à 11 % du potentiel.

Ce qui donc relève de l’échec le plus patent sur ce sujet.

 

Cependant, il faut relever le rôle positif d’associations dans ce domaine.

Nous soutenons par exemple à la Région PACA, une association OSE qui travaille dans ce domaine de la récupération des déchets de toutes sortes, tout en intégrant les populations venues de l’Est et en particulier les ROMS.

J’ai pu apprécier leur action exemplaire, cette année encore sur les communes : Le Broc/Carros.

C’est dans cette complémentarité : écologie-intégration-citoyenneté que l’on doit poursuivre.

 

2° Mon expérience d'élu régional : lmpératif et Répression

Cette expérience de 11 ans me fait dire que l’incitation et l’éducation ne suffisent pas.

C'est pour cela que j'ai préconisé et préconise toujours, le tri compostage qui allie à la fois :

- les gestes citoyens.

- les dispositifs associatifs.

- les process industriels.

 

Mais cela ne peut se réaliser que dans le cadre de contraintes règlementaire et de lois contraignantes, à conditions d’y mettre les moyens qui relèvent en ce moment de l’impossible.

L’Europe et l’Incinération.

C’est d’ailleurs ce manque de moyens qui a incité l’Europe (cette soit disant Europe Ecologique) à remettre en selle le process des incinérateurs au prétexte de valorisation énergétique.

 

3° Des règles pour libéraliser l’éocomie et absence de règles pour réprimer les contrevenants.

Lorsqu’il s’est agi de créer l’Europe libérale, lorsqu’il s’est agi d’édicter des règles impératives pour dérèglementer tant la gestion de la planète que celle du social, cela a été fait au grand galop.

Par contre, les délits concernant ce secteur déchets ne sont pas reconnus comme tels.

Il n’existe pas de police sanitaire dotée de véritables pouvoir, tant pour les industriels que pour les particuliers.

La DRIRE (qui d’ailleurs vient d’être absorbée) n’a jamais été dotée de moyens d’analyse et de répressions suffisants.

 

Conclusions toutes provisoires :

 

Il me semble impératif de consolider notre approche du secteur déchets en nous appuyant :

-         Sur la citoyenneté, sachant que celle-ci est très  incertaine dans ce domaine.

-         Sur le soutien prioritaire au secteur associatif qui relie l’environnement et le social.

-         Sur l’incitation financière par le biais de critères impératifs et discriminants.

-         Sur l’intransigeance vis-à-vis des entreprises qui nous sollicitent, tant qu’elles ne rentrent pas dans le processus global du tri compostage.

 

Il me semble impératif que notre Région pèse de tout son poids dans le processus du Grenelle 2 pour exclure la solution incinératrice et réclamer des lois fortement répressives vis-à-vis des contrevenants en créant une véritable police santé-environnement.

 

Merci à tous.

Malausséna Edgar

Conseiller Régional

Délégué Régional à la Gestion des déchets.

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