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29 juillet 2009 3 29 /07 /juillet /2009 14:20

Photo Séloua Ghazouane.

La résistance s’organise, y compris à la
Région :
 

J’utilise ce vocable qui peut ne pas plaire et je sais que d’autres utiliseront sans doute d’autres termes.

Devant ces projets autoritaires dont l’OIN fait partie, 32 élus du Conseil Régional se sont prononcés contre et je fais partie de ces élus.

Et je regrette de ne pas avoir voté avec ma majorité, ne pas avoir voté avec le Pt Vauzelle, ne pas avoir voté avec André Aschiéri.

Cela pourrait avoir comme conséquense possible de séparer des élus qui aux dernières élections régionales s’étaient présentés ensemble avec le Président Vauzelle, y compris pour moi-mêm, si je devais être candidat.

 

Compte-rendu de mes activités région :

 

Je ne voudrais pas faire de peine au Conseiller Général Gilly, mais il y a des explications au fait que la Région n’intervienne pas à la même hauteur que le département dans le financement des projets.

Les impôts versés par nos concitoyens, à Villars-sur-Var ne sont pas répartis de la même manière entre les différentes collectivités.

Exemple pour Villars :

Quand les villarois paient 100 € de taxe foncière, la répartition est la suivante :

- Villars 16,98 %.

- Intercommunalité : 21,28 %.

- Département : 41,29 %.

- Région : 12,93 %.

Photo Maurice Decarlis

                                 

Malgré cette situation  défavorable la Région doit assumer des compétences obligatoires :

- Le développement économique et l’aménagement du territoire,

- Formation Professionnelle.

- L’apprentissage,

- Les lycées.

Transports ferroviaires des voyageurs.

Contrat de projet : 55 millions d’euros pour le chemin de fer de Provence, dont :                                    

•Région : 20 M€

•Europe : 10 M€

•Dép. 06 : 15 M€

•Dép. 04 :   7 M€

•CUNCA : 3 M€.

Rappelons que la Région ne perçoit pas la taxe transport, alors que le  Département la perçoit.

Total prévu pour le Chemin de Fer de la Provence :  120 M€ .

La Région s’occupe aussi de :

- L'environnement et le cadre de vie.

- La jeunesse.

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29 juillet 2009 3 29 /07 /juillet /2009 14:15

Dans nos vallées, la Région aide essentiellement 4 types de structures :

      Les intercommunalités.

      Les communes.

      Les associations.

-        Les entreprises dans le cadre touristique.

Je peux témoigner de la nette montée du nombre de dossiers traités dans ces vallées :

-         Moyenne vallées du Var.

-         Basse et Haute Tinée.

-         Haut Estéron.

-         Une partie de la vallée du Cians.

Comparaison entre  2004 et 2008.

Pour notre seule zone nous sommes passés de 37 dossiers traités à 130 en 2008.

De 2004 à 2008 nous sommes passés de près de 75% à 80 % des dossiers provenant des Hauts et Moyens Pays.

Pour une zone rurale de montagne en 5années, c’est probablement un record avec un montant de près de3 500 000de dossiers subventionnés. Si nous rajoutons les dossiers de Nice nous dépassons les 4,5 M€.

Les secteurs les plus demandés ont été :

-         Emploi.

-         Equipements des communes.

-         Culture.

-         Solidarité.

-         Foncier.

Pour ce qui concerne Rigaud :

Nous avons répondu trois années consécutives aux demandes formulées dans le cadre du FSL, le Maire l’a rappelé.


Photo Séloua Ghazouane.

Conclusions.
Ne pas accepter les démarches autoritaires et qui éloignent encore plus les citoyens.

Pour terminer je voudrais Rappeler que nous sommes dans un période unique depuis la Révolution.

Des changements énormes sont en cours et cela nous demande vigilance et nous ne pouvons pas accepter des compromis tels que l’OIN, ou l’entrée de Carros dans la Communauté Urbaine qui détruisent les principes mêmes de la décentralisation.


Je vous le dis clairement : Je préfère être battu en défendant mes idées plutôt que d’être élu, en m’alignant sur les idées que je ne partage pas.

Merci à tous et félicitations au Comité des fêtes.

Propos recueillis par Seloua Ghazouane

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23 juillet 2009 4 23 /07 /juillet /2009 10:30

 

Nous sommes dans la phase de pleine expansion de la mondialisation, et malgré les crises qui se suivent à un rythme de plus en plus rapide, nous pouvons constater qu’il n’existe aucun infléchissement des politiques économiques et donc des modèles qui président à cette mondialisation.

 

Il nous semble donc nécessaire de dégager une logique globale des bouleversements territoriaux qui arrivent au grand galop en France et tout particulièrement dans notre Département.

 

Il nous faudrait donc dégager des politiques concrètes et radicales sur les différents terrains                  sur lesquels nous agissons, ou allons agir.

Nous devrions nous présenter comme l’antidote des politiques d’accompagnements de la sociale démocratie qui s’écroule de plus en plus en Europe et dont le PS nous donne un exemple malheureux.

 

Concernant les Alpes-Maritimes il n’est pas inutile de dégager un découpage géographique pertinent sur lequel s’exerce le modèle dominant de développement.

Nous avons depuis de nombreuses années découpé les  Alpes-Maritimes en 5 espaces, et non pas en deux comme on nous le répète à satiété :

-         L’espace maritime.

-         L’espace côtier.

-         Les espaces intermédiaires, entre mer et montagne.

-         Les zones de moyennes montagnes

-         Les zones de hautes montagnes »,

 

L’organisation territoriale.

Les systèmes territoriaux de « regroupement », rapidement exposées ci-dessous, ont tous en commun, le fait d’avoir pour vocation d’organiser des activités socio-économico-culturelles de territoires délimités.

 

Enumération sommaire 

I. Les organisations territoriales qui ne lèvent pas l’impôt.

a)      Les syndicats mixtes à vocation unique.

b)      Les syndicats mixtes à vocations multiples :

a.      Totalement publics.

b.      Mixtes : privés et publics.

c)      Les Pays. Vocation rurale.

 

II. Les organisations territoriales qui lèvent l’impôt.

a)      Les intercommunalités à dominantes rurales.

b)      Les intercommunalités à dominantes urbaines.

c)      Les Communautés d’agglomérations (moins de 500 000 habitants).

d)      Les Communautés urbaines. (plus de 500 000 habitants).

 

e)      Les Métropoles.  


Une ville de plusieurs millions d'habitants (l'
ONU retient le chiffre de dix millions) regroupant d'importants centres de décision, de gestion et/ou de transport.

f)       Seul Paris peut être considéré comme une métropole de taille européenne. Il se produit cependant un lent rééquilibrage de Paris vers les autres métropoles.

g)      Les Métropoles se doivent d’associer dans leur développement, les Régions, et des réseaux de villes moyennes.

h)      Les Métropoles françaises reçoivent moins de sièges sociaux des grands groupes que les autres pays européens dotés de Métropoles.

i)        Les Métropoles développent essentiel- lement des emplois supérieurs dits stratégiques.

 

Commentaires :

a)      On comprend pourquoi dans un premier temps  il avait été prévu trois métropoles en PACA : Marseille, Toulon, Marseille qui à terme auraient eu pour objectif de se raccorder l’une à l’autre pour atteindre un seuil jugé nécessaire pour vassaliser les Régions et les villes moyennes.

 

b)      On comprend, alors, aussi pourquoi Michel Vauzelle peut :

a.       d’un côté accepter l’OIN et la Communauté Urbaine qui se centrent sur le seul département des A-M,

b.      de l’autre côté s’opposer aux Métropoles qui à terme pourraient faire disparaître la Région.

 

Il existe d’autres organismes comme les GIE et les GIP qui sont plutôt centrés sur un ou des projets bien repérés et qui ne disposent pas de l’ensemble des prérogatives propres aux collectivités politico-territoriales.

 

Les lois ont consacré les déséquilibres entre le rural et l’urbain.

 

a)      Le rural.

a.      Les Pays qui ont vu leur consécration avec la loi Voynet.

Mais comme par hasard :

- ces territoires de projets ne disposent d’aucune autonomie puisqu’ils ne lèvent pas l’impôt.

- ces territoires de projets, sont des territoires ruraux.

-  la droite a décidé de « geler » les Pays.

 

b. Les intercommunalités à dominantes rurales.

Elles ont pour vocation de regrouper des communes et de gérer des compétences déléguées en s’appuyant sur des Pays qui ne disposent pas de financements propres, nous l’avons vu et qui de toutes façons sont rarement riches en activités économiques et donc en revenus de l’impôt.

 

b)      L’urbain.

 

La civilisation urbaine est un élément central du développement du capitalisme.

 

Les immenses métropoles qu’elles soient relativement maîtrisées comme aux USA ou en Europe, ou qu’elles se développent, de manière anarchique, comme en Asie, en Amérique latine, ont toutes en commun :

  • le fait de vider les campagnes de leurs forces productives traditionnelles,
  • et de concentrer le maximum de capitaux à rentabiliser sur un lieu géographique donné.

 

L’urbain dispose d’une fusée, à plusieurs étages, qui concentre à chaque fois plus de compétences.

 

·        A chaque niveau de concentration humaine (seuils) correspond une organisation plus centralisatrice que la précédente, avec des compétences plus nombreuses.

·        Il s’agit d’un système « d’aspiration » de villes autour de la plus grande, basé sur le postulat que le « gigantisme » est source de développement économique, d’emplois et de profits.

·        Mais pour que ce gigantisme fonctionne, il faut absolument concentrer les pouvoirs de décisions dans très peu de mains, et toujours en ces cas là c’est le Président avec son cabinet qui est omnipotent.

·        Ce système fonctionne déjà dans les Départements et les Régions, où les Présidents disposent de « cabinets homogènes», où le pouvoir n’est pas partagé.

 

Le concept de « croissance continue » est le crédo des droites libérales et des gauches de gestion.

 

N’oublions pas que ce système a été peaufiné, puis validé, grâce à la loi Chevènement sur les Agglos et les Communautés Urbaines.

Il ne faut donc pas s’étonner si les Droites et le PS disent à peu près la même chose sur ces sujets.

 

Les réticences du PS portent seulement sur les modalités (on appelle cela : la gouvernance) de mise en place de ces systèmes urbains de plus en plus concentrés, de plus en plus autoritaires et centré sur le développement économique sans fin…des grands groupes économiques et financiers.

 

Les Alpes-Maritimes

Seul département français à vouloir intégrer des territoires ruraux dans une Communauté Urbaine et ensuite dans la Métropole.

 

A ce jour la loi montagne freine cette démarche, mais celle-ci a été une fois de plus aménagée de manière à permettre d’installer, à terme, des zones d’urbanisation, y compris dans les zones périphériques.

Viendra sans aucun doute les grands projets touristiques (et donc le bétonnage qui va avec) de la partie centrale, du Parc du Mercantour.

Ce n’est donc pas un hasard si le nouveau Président du Parc du Mercantour est M. Eric Ciotti.

La lamentable affaire des balcons du Mercantour en est un symptôme prémonitoire.

 

Ainsi pour les Alpes-Maritimes les espaces ruraux :

  • Deviennent des zones d’expansion de l’urbain, d’abord sur les zones intermédiaires (entre mer et montagne) qui progressent régulièrement en direction des espaces montagnards.

·        Deviennent des « exutoires » aux conséquences de l’urbanisation, par exemple pour les logements sociaux,

·        Deviennent des zones à vocation touristique avec des « zestes » d’agriculture qui permettent de justifier cette vocation  de la montagne à « servir » la ville.

·        Deviennent des zones de « pillage ». En effet ce n’est pas un hasard si la gestion de l’eau ne serait plus gérée par les communes montagnardes, mais seraient transférée à la Communauté Urbaine, en cas d’absorption.

 

 

 

Alpes-Maritimes : Phase 2.

Après la mise en place des Communautés d’Agglomérations, la phase de l’intégration de celles-ci dans la Communauté Urbaine est en phase active.

 

Aspect politique et géographique.

Disparition du Département et fusion avec la Communauté Urbaine.

 

Dans le cadre de la disparition prochaine des départements, il est urgent pour la ville de Nice d’anticiper cette disparition et d’entreprendre son remplacement :

Par une fusion Département-Communauté Urbaine, à condition que toutes les intercommunalités urbaines et rurales en votent le principe

Les institutions territoriales Urbaines et Rurales, se doivent d’être intégrées simultanément dans la Communauté Urbaine de Nice pour permettre d’aboutir à la Métropole, dont Patrick Allemand s’est fait un moment le laudateur avant de revenir sur ses déclarations et d’être obligé de faire profil bas pour ne pas aller à la rupture avec en particulier son ami et camarade le Sénateur-Maire Marc Daunis.

 

Alpes-Maritimes : Phase 3

Une fois, les intégrations réussies il suffirait alors de passer à la création de la Métropole qui disposerait :

a)      D’une vaste zone urbaine de Menton à Mandelieu.

b)      De zones moins denses, mais à proximité, comme Sophia Antipolis, les alentours Mouans-Sartous Grasse, la plaine du Var avec l’OIN…

c)      Les zones de basses et hautes montagnes qui sont des réservoirs immenses de tourismes et de déversoir de la Métropole.

 

Résistances.

A ce jour, une partie de la zone côtière résiste à l’ouest du département.

Dans le rural, en fonction du degré d’inféodation des Conseillers Généraux au duo Communauté Urbaine de Nice les réponses sont différentes.

La moyenne vallée du Var et le Haut Cians ne prévoient pas d’intégrer la Communauté Urbaine et donc  la Métropole.

 

En défendant le rural les populations empêchent la pleine réussite de la Métropole niçoise et remettent en cause la mise en place de systèmes autoritaires comme l’OIN.

Il est nécessaire de faire comprendre aux populations urbaines que :

En défendant l’intégrité des zones rurales et de montagne, elles freineront efficacement la mise en place des Communauté Urbaines et surtout des Métropoles sur leur propre territoire.

 

 

IKEA, opération métropolitaine

 

On sait que la métropole niçoise a pour but de parachever l’implantation de la « banane bleue » européenne, dans l’hexagone dont les territoires sont construits en étoile autour de Paris qui fut pendant longtemps la seule métropole française.

 

On sait que les métropoles sont des outils de développement et de concurrence des territoires au niveau mondial.

Ainsi :

  • Si l’on comprend que la mise en place de la Métropole Nice-Côte d’Azur nécessite un renforcement de tous les pôles commerciaux et industriels existants et à venir.
  • Si l’on comprend que l’important ce n’est pas le nombre d’emplois créés et perdus, mais les montants de chiffres d’affaires susceptibles d’attirer de nouveaux investisseurs.
  • Si l’on comprend que « l’Est du Département » proclame les mêmes ambitions que la Communauté Urbaine Niçoise  en gestation.
  • Si l’on se rend compte que l’important, pour les promoteurs de ces politiques, est d’habiller la sur-urbanisation du manteau du Développement Durable (Eco-Vallée).
  • Si l’on se rend compte qu’après avoir construit la totalité du territoire côtier, il faudra s’élargir sur la plaine du Var, puis sur les vallées sud-nord.

 

Alors la question qu’il faut se poser est la suivante :

Sommes-nous capables d’opérer la liaison entre les populations urbaines et les populations rurales afin que celles-ci s’opposent à la mise en place et au développement de la Métropole ?

En posant cette question, peut-être seront-nous en mesure d’expliquer que nos territoires urbains et intermédiaires sont saturés et non pas enclavés et que vouloir développer, encore et encore, finira par réaliser un tissu urbain continu, avec quelques « espaces sanctuaires », espaces qui auront pour but de démontrer que l’on pratique le Développement Durable.

 

Ainsi, IKEA est-il un des éléments actif de cette mondialisation et de ce phénomène de métropolisation.

 

Est-ce nous avons à nous poser la question du lieu de son implantation ?

Voici mes avis :

 

Oui, lorsqu’il s’agit de démontrer les nuisances qui vont en découler pour un département qui croule sous l’urbanisation et qui est saturé dans sa zone côtière et intermédiaire.

 

Non, s’il s’agit de laisser penser que nous avons à participer à l’aménagement de la métropole et donc à la mondialisation, mondialisation qui décrète la nécessité de pôles urbains gigantesques chargés de se concurrencer pour le plus grand bonheur du capitalisme et pour le plus grand malheur des populations qui auront encore et encore à essuyer les plâtres des politiques fondées sur les notions de pôles de compétitivité et de concurrence sauvage.

 

En fait le libéralisme, organise la sauvagerie.

Le monde sauvage ne se situe donc pas dans le monde rural, mais en ville.

 

Economie sociale et solidaire

Notre réponse devrait se situer dans le champ de l’économie sociale et solidaire et sur des territoires qualifiés de proximité.

 

Il nous faudrait être en capacité de montrer que la nouvelle voie économique passe par le refus du productivisme et l’avènement des économies alternatives, ici et maintenant.

 

Nous aurions tout intérêt à défendre, à promouvoir des projets alternatifs, en attendant le grand soir qui ne viendra pas.

 

Vaste programme………….

 

 

 

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15 juillet 2009 3 15 /07 /juillet /2009 14:08

 

Discours de Patrick Derquenne, Président de l’Association Vill’Arts

J

’ai l’honneur et le plaisir de présider depuis plus de huit ans, l’Association Vill’Art. Notre association ne se contente pas d’organiser la Foire artisanale et agricole annuelle.

Nos bénévoles sont sur le pont toute l’année.

 

Voici quelques exemples :

-         Le téléthon avec les meilleurs résultats des Alpes-Maritimes par habitant.

-         Le carnaval qui a été reporté à plusieurs reprises cette année. Nous subissons, en effet, les changements climatiques qui rendent notre région de plus en plus pluvieuse.

-         Les repas dont la célèbre « soupe au pistou » en plein air pour près de 150 personnes.

-         Les sorties et randonnées pédestres presque toutes les semaines,

-         Les sorties en car dans des lieux de culture.

-         Le scrable.

-         Le yoga.

-         La chorale, avec le grand succès de la fête de la musique.

-         Le ski pour les enfants les mercredis d’hiver.

-         Et toutes autres petites animations et participations, comme aux rencontres avec nos amis italiens de Chérasco.

-         Nos collaborations amicales avec la Clef des Champs.

 

Nous savons que nous ne sommes pas les seuls, et nous saluons tous les efforts déployés par toutes les associations villaroises qui œuvrent pour le plaisir de toutes et tous.

Nous sommes heureux, aussi, d’être à Villars, car nous disposons de l’aide précieuse de notre municipalité.

Nous ne sommes pas seuls, toutes les associations disposent de cette solidarité municipale.

Aucune association n’est pilotée à partir de la Mairie. Nous sommes tous totalement libres de nos actions, dans la mesure du respect des lois et règlements.

 

Nous remercions aussi, la municipalité, son Conseil, Monsieur le Maire pour l’aide financière accordée chaque année.

 

Nous remercions aussi le Conseil Régional PACA qui par l’intermédiaire de notre Maire-Conseiller Régional soutient depuis toujours cette manifestation.

 

Remercions aussi Monsieur Gilly et le Conseil Général, qui a doublé sa subvention. Elle était toute petite, mais le geste est important.

 

Je voudrais aussi avoir un mot pour nos amis italiens avec qui, grâce à l’Association la Clef des Champs, nous entretenons de bonnes relations. Cette année, ils sont venus, ils sont tous là.

Nous leur demandons d’être indulgents avec nous, qui sommes si petits, à côté d’eux qui sont bien plus grands.

Je demande donc de les applaudir et de leur laisser un souvenir inoubliable de leur séjour villarois.

 

Mesdames, Messieurs,

Si nous sommes réunis encore une fois pour cette journée dédiée à l’artisanat d’art et à l’agriculture, y compris de montagne, c’est parce que nous croyons en l’avenir de nos campagnes et de nos montagnes.

 

Si nous sommes réunis encore une fois sur cette place et ce boulevard de Villars-sur-Var, c’est parce que nous sommes convaincus que l’Europe doit finir par comprendre qu’il faut soutenir prioritairement l’agriculture de montagne et non pas celle qui utilise des pesticides, celle qui tue :

Ø      les sols,

Ø      la flore et la faune, dans les grandes plaines comme la Bauce ou la Brie.

Si nous sommes réunis, encore une fois sur cette place et ce boulevard de Villars-sur-Var, c’est parce que nous sommes convaincus que si nous rentrons dans une Communauté Urbaine, puis ensuite dans une Métropole, les artisans de nos vallées disparaîtraient très vite au profit de grandes entreprises européennes et internationales.

 

Notre foire artisanale et agricole est un moment de résistance, aux volontés :

Ø      européenne,

Ø      nationale,

Ø      départementale,

de créer d’immense villes, d’immenses métropoles inhumaines, anti rurales.

 

Mesdames, Messieurs,

Nous vous demandons de rester unis, autour de nos territoires ruraux et de remercier tous les habitants de Villars et des membres de notre association qui comprennent les enjeux que nous défendons.

 

Merci à tous et tout particulièrement aux bénévoles de cette fête.

Je passe maintenant la parole à Monsieur Edgar Malausséna, Maire-Conseiller Régional PACA, Président de l’Agence Régionale Pour l’Environnement.

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15 juillet 2009 3 15 /07 /juillet /2009 11:13

 

Si la femme est l’avenir de l’homme,

Le rural est l’avenir de l’urbain

Monsieur le Député,

Mesdames et Messieurs les Conseillers Régionaux, Généraux, Maires, Adjoints et Conseillers Municipaux,

Mesdames et Messieurs les élus de notre ville jumelle de Chérasco,

Mesdames et Messieurs les représentants des corps constitués de l’Etat, de la Région, du Conseil Général, de la CCVA,

Mesdames et Messieurs les responsables de la gendarmerie de Puget-Villars.

Mesdames et Messieurs, amis de Villars-sur-Var et des environs

Bonjour,

 

Encore une fois, nous nous retrouvons tous ensemble pour vivre cette intense journée, tournée vers :

-         le monde de l’artisanat d’art,

-         le monde de l’agriculture et des petits producteurs.

-         Le plaisir de réunir des citadins et des villageois.

Chacun a pu remarquer que chaque année je répète :

Ø     « Nous voulons vivre à la campagne ».

Ø     « Nous ne voulons pas de la ville à la campagne ».

Ø     « Villars est une commune rurale et le restera ».

 

Certains amis, et des plus proches, m’ont quelquefois demandé :

Ø      Pourquoi chaque année répètes-tu cela ?

Ø      Pourquoi Villars ne resterait-elle pas une commune rurale ?

Ø      Un danger nous guette-t-il ?

Je dis cela parce qu’année après année, nous constatons que :

Ø      Partout dans le monde,

Ø      Partout en Europe

Ø      Partout en France,

Ø      Partout dans notre Région,

Ø      Partout dans notre département,

 

 Dans notre propre commune nous constatons :

·        Un recul de la vie paysanne, seulement 3% d’agriculteurs et éléveurs,

·        Un recul de la vie rurale,

·        Un recul des modes de vie campagnards.

·        Beaucoup d’enfants ne connaissent plus les sentiers anciens.

·        Beaucoup d’adultes n’ont jamais visité nos sources à Sarzit ou celle de la « fount de Miquelis ».

·        Beaucoup d’entre-nous ont besoin de se reconstruire des racines.

Inversement, partout et pas loin d’ici, d’immenses villes se développent :


Ø
     
qui agglutinent les êtres humains,

Ø      qui fabriquent des immeubles où personne ne se connait,

Ø      qui suppriment les terrains agricoles de proximité,

Ø      qui enterrent et canalisent les fleuves et les rivières,

Ø      qui séparent les personnes entre quartiers de bon standing et quartiers à problèmes,

Ø      qui nous coupent de la vie naturelle,

Ø      qui fabriquent des pollutions

Ø      sonores.

Ø      visuelles.

Ø      olfactives.

Et en même temps, des Régions françaises entières deviennent :

Ø      des « déserts » d’activité,

Ø      des déserts agricoles,

Ø      des déserts de santé,

Ø      des déserts de justice.

 

Mes amis, cette concentration permanente est de plus en plus dangereuse.

En effet, année après année, on voit s’étendre les abords de villes :

Ø      qui deviennent de nouvelles villes,

Ø      qui nécessitent de nouvelles routes,

Ø      qui nécessitent de nouvelles installations,

Ø      qui rallongent le temps domicile-travail,

et cela :

Ø      sans aucun ralentissement,

Ø      sans aucun arrêt sur image pour constater les dégâts écologiques et sociaux que nous fabriquons de toutes pièces.

Nous sommes nombreux à considérer qu’il faut arrêter de verser dans :

Ø      le gigantisme,

Ø      le toujours plus,

Ø      le toujours plus vite,

Au contraire, nous pensons qu’il nous faut produire :

Ø      Toujours plus de bien être,

Ø      Toujours plus de rapports de proximité,

Ø      Toujours plus d’activités proches de chacun,

Ø      Toujours plus de liens entre les habitants.

 

Et c’est pourquoi, à Villars, tout en :

Ø      En aménageant des quartiers,

Ø      En remettant en état les routes, les places, les calanchons,

Ø      En réaménageant le centre village,

Ø      En multipliant les places de parkings,

Ø      En mettant en place le centre de :

o       loisir,

o       la cantine,

o       les sorties en cars pour les enfants de tous âges,

o       les aides aux transports et à la cantine,

nous nous attachons, grâce à un Conseil Municipal divers, mais soudé autour de sa majorité, à :

Ø      Créer ou recréer des espaces agricoles,

Ø      Planter ou aider à planter des arbres et en particulier des oliviers,

Ø      Remettre en état les sources,

Ø      Remettre en état les pâturages,

Ø      Utiliser les boues pour l’agriculture professionnelle ou familiale,

Ø      Développer la pratique du compost,

 

Nous sommes les modernes de l’avenir !

 

Ce n’est pas être en ringard que de faire cela. Au contraire, nous sommes les modernes de l’avenir.

Nous pensons à tous nos petits qui dépendent de nos décisions.

Réception de la délégation de la ville piémontaise

de Cherasco jumelée à Villars-sur-Var

 

Pour eux, pour la faune, pour la flore : nous devons :

Préserver et développer les milieux naturels.

Nous gérer nous-mêmes.

A conditions de comprendre :

Ø      Que la terre est fragile.

Ø      Que la terre dépend de l’intelligence ou de la bêtise des sociétés humaines.

 

Nous ne souhaitons pas être absorbés par des gestionnaires des villes.

Nous ne souhaitons pas que notre eau et notre assainissement soit gérés par des compagnies privées. Notre prix de l’eau et de l’assainissement est imbattable

Nous voulons que nos artisans et nos commerçants vivent bien du produit de leur travail.

 

Nous ne voulons pas devenir des anonymes au milieu d’une immense cité urbaine qui souhaiterait nous engloutir

 

Nous voulons être des partenaires reconnus et respectés.

Mesdames, Messieurs,

Remercions toute l’équipe de Vill’Art, avec son Président P. Derquenne qui mènent une bien belle aventure rurale.

 

Remercions le Conseil Régional PACA, sans qui nous ne serions pas en mesure de vivre de si bons moments.

 

Remercions tous les élus, tous les habitants qui nous serons gré d’avoir su nous rassembler pour garder les spécificités montagnardes et qui se battront pour les garder.

 

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3 juillet 2009 5 03 /07 /juillet /2009 10:08

 

Le Guide des Bonnes Pratiques de Gestion des Déchetteries à l’attention de tous les gestionnaires de déchetteries de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur et des élus a pour vocation de communiquer sur les retours d’expériences positifs.

Il a pour but aussi d’évaluer les déchetteries, selon plusieurs paramètres qui sont :

  1. les lieux d’implantation,
  2. l’intégration dans l’espace,
  3. les aménagements adéquats,
  4. la protection contre le vol et le vandalisme du matériel et des déchets,
  5. l’accès,
  6. l’accueil,
  7. le rôle et la formation des agents,
  8. Etc.

 

Ce guide a été élaboré par l’ARPE Provence-Alpes-Côte d’Azur  (Agence Régionale pour l’Environnement), grâce au concours des collectivités territoriales, des gestionnaires experts de 24 déchetteries des communes et en partenariat avec les services des Départements des Hautes-Alpes, des Alpes de Haute- Provence, des Bouches-du-Rhône, du Var et Vaucluse, des services de la Direction de l’environnement du Conseil  Régional Provence-Alpes-Côte d’Azur et de l’ADEME.

 

Une première présentation du guide à eu lieu le 17 juin 2009 sur la Communauté de Commune de Ribiers de Méouge (05) en Présence de son Président M. Bruno LAGIER et de M. le Maire M. Robert VERET,

La présentation à été suivi par une visite commentée de terrain à la Déchetterie de Ribiers

Cette réunion technique s’est conclue par le souhait de mettre en place, lors des Rencontres Régionales de l’Environnement qui auront lieu à Château –Arnoux/ Saint –Auban sur le département 04, les 1er, 2 et 3 octobre 2009, un Réseau de Gestionnaires des déchetteries afin que les collectivités puissent continuer à se retrouver et à échanger sur leurs expériences et les formations nécessaires.

 

 Une seconde présentation du guide, suivi d’une visite du SIVADES (Syndicat Mixte de Coopération Intercommunal pour la VAlorisation des DEchets du Secteur Cannes-Grasses), a eu lieu le 24 juin 2009 au SIVADES de Cannes-Mandelieu (06) en présence de M. le Directeur général des Services du SIVADES, M. Didier Casoli, M. Edgar Malausséna, Conseiller Régional et Président de l’ARPE, M. Claude Holyst, Directeur de l’ ARPE et de M. Didier Perrin auteur du livret.

 La visite s’est terminée à Grasse à la déchetterie SIVADES; Cette décheterie est un véritable modèle de tri et de propreté. Elle dispose d’un matériel de qualité.

A visiter. Même pendant ses vancances ?

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30 juin 2009 2 30 /06 /juin /2009 16:50

Valbonne 18 Juin 2009

  Discours

Malausséna Edgar

 

Mesdames, Messieurs,

Je suis heureux de représenter la Région PACA à l’occasion de ces réunions de présentation du Fonds Régional pour l’Environnement et l’Energie qui associe :

Ø      La Région, l’ADEME, l’Etat.

 

La crise est globale

Elle accentue la désagrégation sociale, elle détruit la planète

Nous connaissons        aujourd’hui une crise globale, dont le volet écologique est particulièrement préoccupant.

Les pollutions diverses des activités humaines :

Ø      provoquent un bouleversement climatique sans précédent.

Ø      dégradent les écosystèmes,

Ø      appauvrissent la biodiversité,

Ø      menacent la santé humaine,

Ø      détruisent les grands équilibres économiques de proximité.

Fut un temps pas si lointain où je disais, où nous disions déjà cela. Et l’on nous demandait de ne pas affoler les populations.

 

La crise de la civilisation

Nous sommes maintenant dans une crise de civilisation et nous ne nous en sortirons pas avec des mesures qui se développeraient moins vite que la progression de la dégradation du système.

 

Les impacts sur les populations et l’environnement

Or les dernières observations des scientifiques dépassent les conclusions les plus pessimistes des experts du GIEC en 2007.

Les impacts sur l’environnement et sur les populations semblent pires que ce que l’on pouvait imaginer.

Pour limiter à 2 ou 3 °C l’élévation de la température moyenne en 2050 :

Il nous faut diviser par plus de deux les émissions globales de CO2 de la planète.

Pour la France, l’effort est une réduction d’un facteur 4 à 5 par habitant.

 

S’attaquer aux sources mêmes du système

Mais ce défi est réalisable qu’à la condition que l’on s’attaque aux sources même du système dévastateur, pollueur, qui détruit à peu près tout

 

Contradiction entre les temps courts de l’économie et les temps longs des cycles de la terre

En effet si l’économie et les critères de rentabilité fonctionnent sur le temps court :

Les cycles naturels de la planète fonctionnent sur le temps long.

Si l’on veut répondre aux défis concernant la vie même sur la planète, il est impossible de demander :

Au temps long de se mettre au service du temps court.

 

Nous échouerons

En clair, nous échouerons si :

La nature est mise au service de l’économie

De la rentabilité immédiate.

 

Conscience sociale et conscience environnementale

Cependant, je crois que les mentalités en France sont en train de tourner.

Nous étions un pays où la conscience sociale était, et est toujours, forte.

Nous voyons apparaître la conscience environnementale.

Et nous sommes persuadés que la conjugaison des deux fera avancer l’Humanité.

 

Rôle des acteurs publics.

Le rôle des acteurs publics est donc essentiel. Et si les acteurs publics sont convaincants, alors :

Les citoyens. : Les enfants, les adultes.

Les chefs d’entreprises,

Les commerçants et artisans,

Les salariés,

Les professions libérales,

Pourront se mobiliser chacun dans leurs secteurs respectifs :

 

Tous les secteurs doivent sortir du système existant 

Dans le domaine de l’économie et de la sobriété.

Dans le domaine de nouvelles énergies.

Dans celui des transports.

Dans celui du bâti.

Dans le domaine alimentaire.

Dans les domaines de l’innovation.

Dans le domaine de la fiscalité.

Dans le domaine des taxes.

Dans celui du calcul de l’empreinte écologique.

 

Mais cela ne suffit pas. Les interventions publiques doivent intervenir à tous les niveaux opérationnels :

Au plan communautaire.

Au plan national.

Au plan des régions.

Au plan local.

Seules les politiques qui s’inscrivent résolument sur une longue période seront pertinentes.

 

Et la Région dans tout cela ?

Nous pensons que la Région est :

un des leviers,

un facilitateur,

un animateur

une interface

Pour développer des politiques :

Ø      globale dans le cadre du développement durable,

Ø      locale dans le cadre de l’écodéveloppement.

En particulier pour développer des politiques en matière d’énergie, de déchets et de transports propres qui correspondent à ses compétences.

 

Le Comité de Gestion

Permettez moi d’évoquer quelques souvenirs personnels, et de citer cette année 2000 où avec M. le Délégué Régional de l’ADEME, (Agence de l'environnement et de la maîtrise d'énergie)  G. Calléja, nous avons créé le Comité de Gestion.

C’était un cas quasi unique en France.

Nous avions annexé cette Convention au Contrat de Plan qui traitait :

Des déchets.

De l’énergie (solaire thermique).

Des transports propres.

 

Un budget en expansion !!!

Nous avons progressivement augmenté le budget régional dédié à cette convention, qui est passé :

De 2 millions d'euros en 1999

à

18 millions d’euros en 2009.

 

La Convention actuelle entre l’Etat, l’ADEME et la Région s’appuie sur :

Les objectifs fixés par le Grenelle de l’environnement

et

L’Assemblée régionale.

 

Mais elle s’inspire également des propositions que vous, acteurs de la vie sociale et économique, nous avez transmis via :

Le Collectif Régional de Concertation sur l'Energie,

Les comités thématiques :

o        solaire,

o       bois,

o       qualité environnementale du bâtiment.

 

Les deux axes principaux sont 

D’une part la maîtrise de la demande d'énergie et la lutte contre l'augmentation de l'effet de serre,

Et d’autre part le  développement  des  énergies renouvelables.

 

Exemples de politiques conjointes Région-ADEME

a) Les économies d’énergie, qui sont comme vous le savez la plus importante et la moins chère des sources d’énergie :

L’encouragement à la qualité environne mentale dans le bâtiment, en particulier en améliorant le confort d'été pour éviter le recours à la climatisation,

Les démarches comme "Marchons vers l'école" qui vise à faire retrouver à tous les enfants le plaisir d'aller à l'école à pied ou en vélo en toute sécurité,

Le soutien aux collectivités territoriales dans leurs démarches en faveur :

o       des économies d'énergie

o        de développement d'énergies renouvelables par le financement:

§         de "Plans Locaux Energie Environnement",

§         de postes d’"Econome de flux" ou de « conseils en énergie partagés ».

Le soutien aux Espaces Info Energies qui permettent d’informer, sensibiliser et conseiller les citoyens.

 

b) Le développement des énergies renouvelables est le deuxième axe d’actions de la Région et de l’ADEME, avec de beaux résultats :

Le marché régional du solaire thermique représente désormais 12 % du marché national et Provence-Alpes-Côte d’Azur se situe au 2ème rang en volume de marché derrière Rhône-Alpes.

Ø      un changement d’échelle pour le nombre de réalisations de chaufferies bois :

o       de 2 par an en 2000

o       une quinzaine actuellement.

 

Conjuguer le socialement utile et l’environnemental nécessaire

Dans un contexte de crise aggravée, ces premiers résultats peuvent passer pour encourageants.

Mais comme indiqué précédemment, il nous faudrait tourner la page de la croissance sans fin (oui, la décroissance fait peur, mais il faut savoir parler sans tabous), pour entrer dans une économie qui respecte le temps long et qui se tourne vers des emplois qui conjuguent :

 

Le socialement utile avec l’environnemental nécessaire.

 

Nous souhaitons ce renversement de tendance.

Il est non seulement nécessaire, mais indispensable.

 

Je vous remercie.

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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 15:17

PARTI DE GAUCHE DES ALPES MARITIMES 

 

Communauté Urbaine et Métropole.

Les territoires ruraux doivent connaître un autre développement que celui des Villes

 

Les communautés de communes des vallées de la Tinée et de la Vésubie, de l’Estéron ainsi que la communauté d’agglomération de la Riviera Française, ont récemment voté leur demande de rattachement à la Communauté Urbaine Nice Côte d’Azur.

Le Parti de Gauche attire l’attention des élus et des citoyens des différentes communes concernées sur le fait que ce rattachement va avoir des conséquences concrètes très néfastes.

Le rattachement à la communauté urbaine, c’est un coup très rude porté à l’artisanat et aux PME des villages et villes moyennes. En effet, un grand nombre de marchés de travaux seront désormais passés par la communauté urbaine et concerneront plusieurs communes à la fois : les artisans et PME n’auront plus la capacité financière et technique à soumissionner à ces marchés, alors qu’ils intervenaient souvent dans les marchés des communes.

L’intégration pure et simple à la communauté urbaine, c’est l’alignement progressif de la Taxe Professionnelle (si elle est maintenue) du prix de l’eau et de l’assainissement sur celui de la ville de Nice. Rappelons que les petites communes sont en régie autonome alors que la ville de Nice est en délégation de service public qui fait grande place aux bénéfices des actionnaires.

L’intégration pure et simple à la Communauté Urbaine de Nice va permettre aux villes de la Côte, qui ne respectent pas le taux des logements sociaux au nom du tourisme de luxe, de reporter ceux-ci sur les territoires ruraux beaucoup plus pauvres et incapables de gérer des nouveaux flux. La répartition de 20 % des logements sociaux doit être équitable entre tous les territoires.

Certes, on nous dit qu’il n’y a aucune obligation à ce qu’il en soit ainsi. Mais les promesses qui sont faites hors les lois et règlements n’ont aucune chance d’aboutir ou de se maintenir.

Le rattachement à la communauté urbaine c’est la fin d’un développement et d’un aménagement de nos villes et villages en conformité avec la volonté de leurs élus et de leurs habitants. Les cartes communales et Plans Locaux d’Urbanisme seront élaborés par la communauté urbaine de Nice; les permis de construire seront attribués ou refusés par le Président de la Communauté Urbaine. Et même si celui-ci autorise le maire de la commune à signer par délégation, quelle possibilité aura ce dernier de s’opposer à une décision d’une majorité urbaine face à des élus ruraux nécessairement minoritaires ?

Pour le Parti de Gauche, l’intégration pure et simple à la Communauté Urbaine de Nice, du moyen et du haut pays, ainsi que de la Riviera Française, est lourd de menaces sur le développement de notre département ; il est lourd de menaces sur la possibilité qu’auront, dans l’avenir, les citoyens de s’opposer à des projets dont ils ne voudront pas.

Les communes vont devoir se prononcer à leur tour.                   

En effet derrière l’intégration à la Communauté Urbaine se profile le projet Balladur de créer une immense METROPOLE niçoise. Comme l’indique le Président des Maire de France, Député UMP : « Les communes deviendraient des vassales…Cela me parait tout à fait condamnable ».

Le Parti de Gauche appelle les conseils municipaux à refuser de se laisser déposséder de leurs pouvoirs ; il appelle les citoyens à manifester auprès de leurs élus, leur attachement à leur commune. Les citoyens doivent pouvoir se prononcer sur ce sujet par référendum.

Nice le 18 juin 2009

 

 

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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 15:07




L'avenir du Front de gauche est suspendu à la stratégie du PCF pour les élections régionales
LE MONDE | 20.06.09 | 13h42
 "Poursuivre et élargir le Front de gauche." Au lendemain des élections européennes, la secrétaire nationale du PCF, Marie George Buffet avait eu cette formule, tirant le bilan de l'alliance ainsi dénommée entre les communistes et le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon qui a envoyé au Parlement européen cinq élus. La formule vaut désormais pour les élections régionales de 2010, a-t-elle réaffirmé lors d'un conseil national, vendredi 19 juin.
 
    Le pari n'est pas facile. En 2004, le PCF avait laissé ses fédérations régionales décider de leurs alliances. Et dans une grande majorité, à l'exception de cinq régions dont l'Ile-de-France, les militants avaient choisi de s'allier dès le premier tour avec le PS. 185 conseillers PCF avaient ainsi été élus. La situation semble plus complexe pour 2010.

    La campagne du Front de gauche et son relatif succès ont regonflé le moral des militants communistes, assommés par les échecs électoraux successifs de leur parti. Ils ont réappris à faire de la politique avec plaisir et surtout, apprécié de pouvoir "taper" sur le PS et sa ligne "sociale-libérale". L'appel, lancé par leur secrétaire nationale le 7 juin au soir, à "continuer l'expérience" en organisant un meeting le 3 juillet à la Mutualité, les a rassurés. Sans pour autant leur donner une stratégie électorale durable.

"ENVIE D'UNITÉ"

    Une partie de la direction du PCF avait envisagé revenir à des alliances classiques avec le PS. Les remontées des fédérations ont montré que le message ne "passerait" pas : "l'envie d'unité" a gagné du terrain dans les troupes communistes. Jean-Luc Mélenchon ne s'y est pas trompé quand il a proposé, dès le 16 juin, de constituer "un Front de gauche permanent, présent dans les luttes et dans toutes les élections, des régionales de 2010 aux présidentielles et législatives de 2012". Une façon pour lui de maintenir la pression sur son partenaire.

    Mme Buffet a laissé toutes les options ouvertes devant le parlement du parti, en affichant une préférence pour des listes "à l'image de la démarche du Front de gauche". L'idée, encore floue, a expliqué Pierre Laurent, numéro deux, est de "ne pas figer le périmètre du rassemblement" : "Vu ce qui se passe au PS pour qui la seule leçon de son résultat aux européennes, c'est les primaires, beaucoup de gens peuvent être disponibles pour une nouvelle offre politique qui ne se contente pas de poursuivre la gestion des majorités sortantes."

    "On doit travailler sur des projets et élargir encore le Front de gauche", insiste Mme Buffet. Un nouveau conseil national proposera une "orientation nationale" les 26 et 27 septembre. Suivront des conférences régionales à la mi-octobre. La "ligne" sera définitivement arrêtée par un conseil national les 24 et 25 octobre. Un délai qui laisse le temps de s'"adapter" aux situations locales... et aux offres du PS.

    La démarche a plutôt séduit les cadres du parti. Même si certains restent sur leur faim en préconisant une orientation plus ferme. "Les communistes ne veulent pas d'un accord avec le PS au premier tour. On ne peut pas avoir une stratégie à géométrie variable où personne ne s'y retrouve", assure Sylvie Tricot, de la sensibilité des communistes unitaires. "Il faut être capable de présenter quelque chose de cohérent au premier tour en élargissant ce que nous avons fait aux européennes", renchérit la sénatrice Nicole Borvo. "Il ne faut pas avoir une conception étriquée du Front de gauche mais ne pas penser non plus qu'on va construire une nouvelle union de la gauche", souligne encore Marie-Pierre Vieu. La ligne de crête risque d'être compliquée à tenir.

Sylvia Zappi
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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 10:11

Les ambigüités du NPA ne révèlent-elles pas de vraies questions ?

 

Le NPA ne veut pas être tout seul. Un des éminents responsables du groupe de Nice nous le dit. Sans doute…Mais la vraie question est-elle bien là ?

Mouvement social et Institutions.

N’est-ce pas dans son rapport au mouvement social et à sa traduction institutionnelle que le NPA porte une démarche solitaire ?

N’est-ce pas dans ce refus du fonctionnement institutionnel que le NPA se distingue, par exemple du PS ou des Verts qui, eux, se moulent dans les Institutions ?

Les pièges des appareils d’Etat, décentralisés ou pas.

Le NPA ne serait-il le seul à avoir compris dans quels « pièges » sont tombés tous les révolutionnaires en acceptant les postes institutionnels des appareils d’Etat créés par les systèmes qui sont opposés justement à la révolution ?   

A qui semble parler le NPA ?

Le NPA semble parler à tous ceux qui ne sont pas inscrits sur les listes électorales, à tous ceux qui pratiquent l’abstention, à tous ceux qui n’ont aucune confiance dans les institutions et le système.

Le piège dans lequel pourrait s’enfermer le NPA ?

Le NPA veut représenter tous ces « exclus » par rapport aux « inclus », et à partir de là, peut-il jouer le jeu électoral et institutionnel ?

 

Voici donc le texte intégral de M. Antonio Molfese pour le Comité NPA de Nice. Il est un peu long et parfois indigeste. Mais il peut permettre de comprendre des démarches qui ne sont pas nouvelles, le PCF les ayant testées tour à tour dans sa jeunesse.

 

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Le comité NPA de Nice tient à apporter un démenti ferme et clair à l'article de Sylvia Zappi paru dans le Monde du 16 juin et publié sans commentaires sur la liste Tam-Tam.

 

« En effet, il est tout simplement faux, comme le prétend Sylvia Zappi dans son article, d'affirmer que le NPA compte poursuivre son chemin "seul" après les européennes et il est faux aussi d'affirmer que le NPA a prétendu incarner "la seule vraie gauche".

Nous rappelons que le NPA est justement né d'une volonté de rassemblement des forces de gauche anticapitalistes, qui l'a conduit en moins d'un an à rassembler bien au-delà de l'ancienne LCR. Nous rappelons aussi que, conformément à ses principes fondateurs, le NPA se veut force de proposition et d'unité à gauche du PS, et que la question d'un rassemblement des forces de gauche radicales sur des bases clairement indépendantes du socio-libéralisme est pour lui une priorité. Le NPA a ainsi dès le lendemain des élections européennes décidé de rencontrer rapidement les instances nationales du PC, du PG, des Alternatifs, de LO, entre autres, pour discuter d'un rassemblement unitaire. Au niveau local, les comités NPA sont en train ou sont sur le point de rencontrer ces mêmes organisations pour savoir ce qu'il est possible d'envisager ensemble à l'avenir. Enfin, la prochaine réunion du Comité Politique National du NPA, qui se tiendra les 20 et 21 juin, aura à se prononcer sur la question du rassemblement, et on ne saurait préjuger comme le fait Sylvia Zappi des décisions qui seront adoptées démocratiquement par l'assemblée représentative des 500 comités NPA du pays. 

 

 Il est tout aussi faux de laisser entendre que le NPA aurait décidé par avance de ne participer à aucun exécutif pour les prochaines élections régionales. Certes, le NPA ne saurait (contrairement à d'autres) se satisfaire d'une cogestion socio-libérale des régions avec le PS. Mais le NPA est prêt à participer à des exécutifs régionaux, à condition que ce soit sur la base d'un projet clairement anticapitaliste et indépendant du PS ! Là encore, il serait malvenu, comme le fait Sylvia Zappi, de préjuger du résultat des discussions en cours, au niveau national et local, pour caricaturer sans autre forme de procès le NPA en le rejetant dans une posture "isolationniste" et  de "repli contestataire" qui est en totale contradiction avec ses principes fondateurs et sa volonté politique d'unité durable de la gauche de gauche.

 

Il est encore faux d'affirmer sans nuances que le NPA a rejeté la proposition d'unité du Front de Gauche (puisque, nous le rappelons encore, le NPA a proposé une unité durable pour les européennes et au moins pour les régionales au PC et au PG, et que ces deux organisations l'ont rejetée pour décider de constituer alors un "Front de Gauche" limité aux seules européennes au moment de sa constitution). Il est faux enfin d'affirmer que le NPA aurait rejeté une proposition d'unité des Alternatifs, puisque ce n'est pas ainsi que les discussions se sont déroulées : tout simplement, le NPA a proposé un rassemblement aux Alternatifs pour les élections européennes, et ceux-ci au terme d'une consultation démocratique interne, ont décidé pour ce scrutin de ne rejoindre ni le NPA ni le Front de Gauche en absence d'une unité large à gauche du PS (nous nous étonnons d'ailleurs de retrouver les propos erronés de Sylvia Zappi sur ce dernier point relayés sans commentaires ni critique sur la liste de diffusion de nos camarades Alternatifs !). Nous tenons d'ailleurs à rappeler qu'à Nice, le NPA est engagé depuis un an et demi dans un travail d'unité des forces de gauche radicales, au sein de l'association Nicea, qui regroupe le NPA, les Alternatifs, ainsi que des militant-e-s associatifs et syndicaux et des citoyen-ne-s, qui ont permis de présenter des listes d'union de la gauche indépendantes du PS aux municipales à Nice et aussi aux récentes élections cantonales partielles dans les 12ème et 11ème cantons.  

 

Enfin, il est faux de présenter le NPA en concurrence avec le Front de Gauche, comme si la vie politique du NPA, du PCF et du PG devait se résumer (et se réduire) à se combattre de manière stérile au moment précis où les luttes de la population ont plus que jamais besoin d'un rassemblement de toutes celles et ceux qui veulent transformer la société; au moment précis où un Parti Socialiste affaibli et à la dérive permet d'entrevoir la possibilité de construire une gauche de gauche forte et capable de relayer dans les institutions la voix et les luttes de toutes celles et ceux qui ne veulent pas se résigner à une société injuste, sécuritaire, liberticide, antisociale et xénophobe et anti-écologique. Nous ne nous trompons pas d'adversaire, et c'est bien la droite et Sarkozy qu'il faut affronter !

 

Des initiatives de rassemblement récentes, comme l'unité de la gauche de gauche aux élections cantonales partielles de Mantes-La-Jolie (réunissant le NPA, le PCF, Décil, les Verts, le Parti de Gauche, Alternative Citoyenne et les Alternatifs), prouvent si besoin en était que l'unité est possible, n'en déplaise à toutes celles et ceux qui ont intérêt à faire croire de façon caricaturale que le NPA voudrait faire "cavalier seul", ou qu'il chercherait à "diviser" à gauche du PS. 

 

Le NPA entend bien, dans les mois à venir, consacrer toutes ses forces à réaliser cette unité, à Nice comme ailleurs, et rappelle qu'il va engager (ou a déjà engagé) des discussions unitaires au niveau national et local avec toutes les organisations politiques désireuses de travailler à la construction d'une gauche de combat, indépendante du social-libéralisme et porteuse de transformations sociales.


Le 17 juin 2009, Pour le comité NPA de Nice.

Antonio Molfese »

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Il n’est pas possible de reprendre terme à terme les arguments de M. Antonio Molfèse. On peut essayer de croire que sincèrement et depuis les présidentielles, le NPA a souhaité l’union des autres gauches et des écologistes pour faire pendant au PS.

Il n’empêche qu’au moment d’entrer dans les institutions le NPA en revient à l’idée de soutient sans participation dans le cas ou le projet ne serait pas : clairement anticapitaliste et indépendant du PS ! 

Voilà les questions que nous adressons au NPA concernant cette approche, tout en sachant que certains paragraphes ont été modifiés par rapport à une sortie en interne au Parti de Gauche.

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Comment faire l’union et ne pas participer aux exécutifs ?

 

La déclaration (ci-dessous) du NPA fait plaisir, mais...

Mais, il faudra qu'on nous explique comment participer à des exécutifs aux régionales sur « un projet clairement anticapitaliste et indépendant du PS ! ».

En effet :

a) On peut admettre le cas où un Front de Gauche élargi au NPA et aux Verts arrive, au premier tour, devant une liste PS isolée et sans partenaires (cela semble un peu hasardeux, mais admettons...).

b) Mais ensuite, il y a un deuxième tour, et là c'est la liste qui arrive en tête qui prend le bonus de 25% des sièges.

Et pour arriver en tête devant la droite, j'ai quelques doutes que cela puisse se réaliser sans le rassemblement de toutes  les gauches, donc sans la présence du PS.

 

Et que fait-on dans ce cas où les gauches, en majorité absolue, se séparent ensuite entre ceux qui gouvernent et ceux qui ne gouvernent pas dans la mesure où le projet ne serait pas jugé : clairement anticapitaliste et indépendant du PS ?

a) Nous arrivons en tête au second tour, "tous ensemble" 

et

b) Nous nous divisons pour gérer : "Une partie de la gauche va à l'exécutif" et "l'autre partie n'y participe pas" ?

 

J'ai connu. Rien de plus paralysant qu'un exécutif en "majorité relative".

Le NPA a-t-il déjà vécu des périodes où l'exécutif était en majorité relative (ou en minorité absolue ce qui revient au même) ?

Et bien c'est la droite, ou bien l''extrême droite qui devient l'arbitre de toutes les décisions.

 

Et cela donne des compromis abominables, où pour faire passer des axes forts, l'exécutif en majorité relative, est dans l'obligation "d'acheter" les adversaires sur des dossiers de subventions, sur des conventions de partenariat...

Sinon, rien ne passe, et ce d'autant que les partenaires de gauche qui ne veulent pas "gouverner" peuvent jouer, eux aussi, le même rôle paralysant.

C'est le règne du chantage permanent, et ce, dans tous les sens.

Comment alors dégager de fortes cohérences alternatives ?

 

Autonomie contractuelle.

Tant que le NPA n'annoncera pas son intention de lister ce qui le rapproche et ce qui le sépare de ses éventuels partenaires, et ce thème par thème, point par point il sera impossible de développer des politiques sociales et écologiques dans une quelconque Institution, et ce de manière continue et efficace.

Il est donc nécessaire que l'indépendance de chacun soit mesurée et acceptée, dans les contenus, dès le départ.

 

C'est donc au moment de l'élaboration des programmes que se jouent et se nouent :

a) les rapports de forces,

b) les rapports d'alliances,

c) les rapports de différenciations.

 

Exemple.

Il faudrait connaître la position du NPA de manière concrète, sur le tourisme en PACA et quels sont les points, les projets, les sites, où  le NPA (ou d’autres formations) agira, votera en toute autonomie. Au fil de l’eau, dans de lourdes institutions ce n’est pas possible, ou très rarement.

 

Il me semble que le NPA est encore assez loin de cette approche qui à la fois préconise l’union et l’autonomie, des forces de gauches en présence.

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