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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 11:47

Analyse dans une perspective post keynésienne 

Un thème théorique pour l’action

Par Malausséna Edgar et Séloua Ghazouane

 

 

 

Le document ci-après a été travaillé par R. Loiret  voici quelques 8 ans, alors que les auteurs auxquels il est fait référence planchaient sur le sujet dès les années 1960.

Celui-ci s’est appuyé sur les grands auteurs en matière d’économie Keynésienne et sur des chercheurs en matière d’écologie radicale, souvent.

 

Il a été porté à connaissance, lorsque dans un premier temps nous avions créé le Collectif de l’Ecodéveloppement en PACA.

Celui-ci a évolué maintenant vers !

« UTOPIA 06, Altermondialisme et Ecologie ».

Selon Richard, ce document date un peu, ce qui veut dire qu’il faut sans doute le revisiter et sur la forme (trop technique et pas assez grand public) et sur le fond (évolutions politico-économique et des mentalités).

 

En effet, depuis le début du cycle de crises de l’économie libérale d’autres paramètres sont apparus permettant de penser qu’un lent retour vers l’écodéveloppement est en train de se produire, comme par exemple les Agendas 21 qui malgré tous les défauts d’un processus du haut vers le bas, mobilisent progressivement de plus en plus de territoires.

 

L’écodéveloppement rentre en contradiction avec le développement soutenable/durable.

 

 

L’écodéveloppement, de manière souterraine pour l’instant, entre en contradiction avec le développement soutenable-durable qui est devenu une manière de mettre la nature (bichonnée) au service de l’économie libérale.

Ex : On privatise la poste alors que celle-ci a créé le « livret de développement durable ».

Ex : On met en place des procédés de recentralisation qui vont permettre aux multinationales de s’implanter encore plus fortement dans les A-M (OIN-Communauté Urbaine-Métropole) et en même temps on crée de concept d’Eco-vallée que le PS d’ailleurs transforme en  « vraie Eco-vallée », dans le genre « plus Eco-vallée que moi tu meurs ».

 

Partis politiques. Des consensus internes qui brisent les radicalités.

 

 

Nous allons vous présenter quelques extraits du document, en fonction des intérêts et points centraux actuels, sachant que pour nous, les partis politiques ne sont pas en capacité de produire de manière continue des théories suffisamment proches du réel, capable de sortir du capitalisme-productiviste, dans la mesure où les enjeux à court terme, les intérêts des pouvoirs dans ces partis…brisent les initiatives radicales afin de parvenir à des consensus internes, pour définir des « lignes politiques » acceptables par tous.

 

Nécessité de produire des théories qui permettent de « globaliser les actions » de terrains.

 

 

Cela ne veut pas dire que nous nions la nécessité absolue des partis politiques.

Mais cela veut dire que dans la mesure où il y a « atomisation idéologique » et ce dans tous les partis et dans la société (mais cela est une autre affaire) ce n’est pas en leur sein que vont naître les concepts théoriques qui vont permettre de globaliser des actions de terrain.

 

 

Le recul des alternatives politiques est du au mimétisme du développent urbain centré sur la reproduction rapide du capital.

 

 

Quand les systèmes de consensus ne fonctionnent plus à l’intérieur des partis « de gauche », on constate alors la naissance de « chapelles », de « courants », de « sous-groupes » qui rendent « inaudible la moindre ligne politique ou même stratégique.

Nous assistons alors à un repli des intellectuels qui entraîne aussi le recul  intellectuel et donc politique comme en sont victimes dans un premier temps les partis communistes, puis maintenant les partis sociaux-démocrates ou les partis socialistes.

Il est symptomatique de voir que le PS des A-M aurait intégré des porteurs d’idées utopiennes :

  • à condition qu’elles s’inscrivent dans l’acceptation des champs préalablement définis :
    • OIN-Communauté Urbaine,
    • Enclavement et nécessité du TGV Nord-Sud
    • Développement Durable et construction et bétonnage des zones intermédiaires.
  • à condition qu’il n’y ait aucun élu PS représentatif de ce courant de pensée qui allie Socialisme-Altermondialisme et Ecologie.

Cela veut dire que les partis politiques qui acceptent le modèle de développement actuel, basé sur la reproduction intensive du capital dans le cadre de la société urbaine, ne peuvent que produire du développement durable qui accompagne le système et non pas de l’écodéveloppement alternatif au dit modèle.

 

Décentraliser les lieux de réflexion de manière transversale.

 

 

De notre point de vue, il est nécessaire de décentraliser les lieux de réflexion et de recherche qui ne soient pas inféodées aux universités de la République.

Il est nécessaire que tous les socialistes-communistes-alternatifs-écologistes-altermon dialistes qui fondent leur projet sur la création d’une société nouvelle qui dans un premier temps régule la répartition capital/travail et mette la nature (temps long) à l’abri de la spéculation et de la rentabilité financière (temps court), puissent trouver un lieu commun décentralisé de réflexion.

L’Association UTOPIA, système original censé ensemencer et donc rassembler les mouvements alternatifs pourrait se pencher sur le thème de l’écodéveloppement qui les distinguerait des théories classiques.

 

Edgar et Séloua.

 

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Résumé

Tandis que le développement soutenable et/ou durable (est aujourd’hui un mot d’ordre unanimement accepté, nous souhaitons montrer que le courant post keynésien, même s’il n’a que relativement peu intégré les questions liées à l’environnement et plus largement au développement soutenable, dispose d’instruments qui le rendent légitime en la matière.

En effet, le développement soutenable et/ou durable, vu au prisme du paradigme post keynésien, peut être rapproché de l’écodéveloppement tel qu’il a été théorisé par Ignacy Sachs, lui-même inspiré par Kalecki.

Ainsi, l’école post keynésienne et l’écodéveloppement partagent une même vision du rôle de la croissance économique et ils se rejoignent, via le concept d’incertitude radicale, sur l’importance du principe de précaution. Si les implications du principe de la demande effective semblent les opposer, ces divergences peuvent être aisément dépassées.

  

1. Introduction

Le développement soutenable (durable) est aujourd’hui un mot d’ordre unanimement accepté. Il est à la base de nombreuses politiques économiques, tant dans les pays développés que dans les pays en développement, et sert de feuille de route aux institutions internationales comme le montre, par exemple, l’adoption des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) en 2000.

 

Cette unanimité de façade impose d’en préciser le contenu, faute de quoi le risque est grand de le voir rejoindre la longue liste des concepts vidés de leur substance.

 

Il est pourtant indispensable de prendre la mesure du plus grand défi du 21ème siècle, qui consiste à promouvoir des modes de développement qui soient socialement équitables, écologiquement soutenables et économiquement viables. Mais envisager l’avenir avec un plus grand optimisme suppose de rompre avec l’optique néo-libérale qui régit les relations internationales depuis une trentaine d’années.

Pour ce faire, nous souhaitons montrer que le courant post keynésien, même s’il n’a que relativement peu intégré les questions liées à l’environnement et plus largement au développement soutenable, dispose d’instruments qui le rendent légitime en la matière.

En effet, les post keynésiens se sont construits en opposition avec la théorie néoclassique et rejettent toute approche basée sur le consensus de Washington (Berr et Combarnous, 2005, 2007 ; Berr, Combarnous et Rougier, 2008 ; Bresser-Pereira et Varela, 2004 ; Davidson, 2004).

S’ils s’inspirent des travaux de John Maynard Keynes, les post keynésiens modernes sont également les héritiers de Michal Kalecki, Nicholas Kaldor, Joan Robinson, Roy Harrod ou Piero Sraffa.

Des convergences existent avec d’autres écoles hétérodoxes, notamment avec les économistes institutionnalistes qui ont puisé aux sources de Thorstein Veblen ou de John Kenneth Galbraith.

 

Deux caractéristiques essentielles sont associées à l’économie post keynésienne.

 

  • Premièrement, elle adopte le principe de la demande effective conduisant la production à s’ajuster au niveau de la demande et reléguant ainsi les contraintes d’offre au second plan, tant à court terme qu’à long terme.
  • Deuxièmement, elle appréhende le temps dans sa dimension historique, c’est-à-dire en intégrant la notion d’irréversibilité, tout en naviguant dans un univers incertain, c’est-à-dire non probabilisable. De ces caractéristiques découlent un certain nombre de principes que les post keynésiens partagent avec d’autres écoles de pensée hétérodoxes.

 

Tout d’abord, ils accordent une grande importance au réalisme des hypothèses qui, bien que simplificatrices, doivent décrire un monde réel.

 

Ils rejettent l’instrumentalisme néo-classique revendiqué notamment par Milton Friedman selon lequel la validité d’une hypothèse se mesure à son pouvoir de prédiction, ce qui fait dire à Paul Davidson, le chef de file des post keynésiens américains, qu’il vaut mieux être approximatif dans le vrai que très précis dans le faux (Lavoie, 2004, p.21).

 

Ils adoptent une approche holiste où le comportement des individus est influencé par leur environnement social, culturel, et s’opposent à l’individualisme méthodologique fondant l’homo economicus.

Ils rejettent le principe de rationalité absolue pour lui substituer celui de rationalité limitée ou procédurale qui conduit, dans un univers incertain où l’information est insuffisante, à chercher à atteindre non pas une situation optimale mais une situation satisfaisante. Ils étudient une économie de production et non une économie d’échange, ce qui les conduit à privilégier le concept de reproduction à celui de rareté. Enfin, ils considèrent que les marchés ne doivent pas être livrés à eux-mêmes et qu’ils doivent au contraire être régulés afin de limiter l’instabilité du système économique.

 

A partir de ce corpus théorique, nous souhaitons montrer que le soutenable (qui deviendra durable pour les français), vu au prisme du paradigme post keynésien, peut être rapproché de l’écodéveloppement tel qu’il a été théorisé par Ignacy Sachs (1980, 1997).

Outre que cela peut se justifier par le simple fait que Sachs, qui fut en son temps un proche collaborateur de Kalecki à l’école de planification et de statistiques de Varsovie, reconnaît sa filiation kaleckienne, nous pensons que l’école post keynésienne et l’écodéveloppement partagent une même vision du rôle de la croissance économique et qu’ils se rejoignent, via le concept d’incertitude radicale, sur l’importance du principe de précaution.

Si les implications du principe de la demande effective semblent les opposer, nous verrons que ces divergences peuvent être aisément dépassées.

Mais avant de tenter de concilier l’écodéveloppement et l’école post keynésienne, il convient de revenir sur la genèse du concept de développement soutenable et sur les caractéristiques principales de l’écodéveloppement.

 

2. Une brève histoire contemporaine du développement /ou soutenable (durable en France)

Le concept de développement soutenable a été popularisé dans les années 1980, notamment par l’intermédiaire du rapport de la Commission mondiale pour l’environnement et le développement (CMED) (1987) — le fameux rapport Brundtland — qui en donne la définition suivante, communément admise aujourd’hui : « le développement soutenable est un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs » (CMED, 1987, p.51).

Cependant, dès la fin des années 1960, on assiste à un intérêt croissant envers les questions environnementales. Ainsi, les travaux du Club de Rome, qui aboutiront à la publication en 1972 du rapport Meadows (Meadows et al., 1972) mettent en évidence les conséquences écologiques du modèle occidental de développement et montrent pour la première fois qu’il existe des limites naturelles à la croissance économique.

 

Ce rapport, qui analyse cinq variables

  • la technologie,
  • la population,
  • l’alimentation,
  • les ressources naturelles
  • l’environnement

conclut que pour empêcher le système mondial de s’effondrer à l’horizon 2000, il faut stopper l’accroissement de la population et la croissance économique.

Cette même année, la première conférence des Nations unies sur l’environnement et le développement, qui se déroule à Stockholm, inscrit définitivement l’environnement à l’ordre du jour de la communauté internationale.

 

Elle incite les pays en développement à explorer d’autres modes de croissance et va donner naissance à la notion d’écodéveloppement (Sachs, 1980, 1997) qui met en avant des principes tels que l’équité, la minimisation des atteintes aux systèmes naturels, le respect des cultures ou encore la planification socio-économique.

 

La déclaration de Cocoyoc (1974) fait franchir une étape supplémentaire dans la prise de conscience de la difficulté de satisfaire durablement les besoins humains dans un environnement soumis à de nombreuses pressions et, en approfondissant le concept d’écodéveloppement, appelle à des solutions plus radicales.

Cette déclaration, qui est le résultat des réflexions menées lors d’un colloque d'experts organisé à Cocoyoc (Mexique) par le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) et la Commission des Nations Unies pour le commerce et le développement (CNUCED), avance notamment que :

a)      le problème, à ce jour, n'est pas principalement celui de la pénurie physique absolue, mais celui d'une mauvaise répartition et d'une mauvaise utilisation sur le plan économique et social ;

b)      la tâche des hommes d'État est de guider les nations vers un nouveau système plus à même de respecter les limites intérieures des besoins humains de base, pour tous, et de le faire sans violer les limites extérieures des ressources et de l'environnement de la planète… ;  les êtres humains ont des besoins fondamentaux : alimentation, logement, vêtements, santé, éducation. Tout processus de croissance qui n'amène pas leur satisfaction — ou, pire encore, qui la contrarie — est un travestissement de l'idée de développement ;

c)      nous avons tous besoin d'une redéfinition de nos objectifs, de nouvelles stratégies de développement, de nouveaux modes de vie, et notamment, parmi les riches, de modes plus modestes de consommation (PNUE, 2002, p.7 ; PNUE-CNUCED, 1974).

 

Cette déclaration, qui est la plus radicale que les Nations unies aient jamais concoctée sur ce sujet, suscitera de nombreuses réactions.

Demander de lutter contre le sous développement en arrêtant le surdéveloppement des riches, inciter les pays en développement à s’appuyer sur leurs propres forces, à prendre confiance en eux et apprendre à ne plus être

dépendant des pays riches — ce que traduit la notion de self reliance — provoque un grand enthousiasme qui sera prolongé par le rapport de la Fondation Dag Hammarskjöld (1975) et la création de la Fondation internationale pour un autre développement (Fipad)2.

 

Mais cette déclaration va également susciter l’ire de l’administration des Etats-Unis qui, par l’intermédiaire de son secrétaire d’Etat Henry Kissinger, tancera vertement le secrétariat général des Nations unies et, dans ce qui s’apparente à un rappel à l’ordre, conseille au PNUE de se consacrer uniquement à la dépollution (Sachs, 2007, p.264).

 

Ainsi, on assiste progressivement à la marginalisation de l’écodéveloppement au profit du développement soutenable (durable).

 

Mais, derrière la définition fournie par le rapport Brundtland, deux visions du développement soutenable s’opposent.

  • La première est d’inspiration néoclassique et fonde la soutenabilité faible. Au niveau microéconomique, elle vise à valoriser monétairement les éléments naturels afin de les intégrer dans un calcul coûts-bénéfices. Au niveau macroéconomique, il s’agit, dans la lignée du modèle de Solow, de fournir des fondements théoriques à l’argument d’ordre empirique concernant une relation vertueuse entre croissance économique et qualité environnementale qui est à la base de la courbe environnementale de Kuznets.

Il s’agit également de formuler une « règle de soutenabilité » assurant le maintien de la valeur par tête du stock total de capital de la société en postulant une parfaite substituabilité entre les différentes formes de capital (physique, humain, naturel).

Le sommet de la terre de Rio en 1992, avec l’adoption de l’agenda 21, et le sommet mondial sur le développement durable de Johannesburg en 2002 vont confirmer cette approche. De la même façon, les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) promus par les Nations unies en 2000 traduisent la vision (faible) du développement soutenable défendue par les institutions internationales qui continue de privilégier une approche économique inspirée du sinistre consensus de Washington, fruit de la contre-réforme néo-libérale des années 1980-1990.

  • La seconde approche, fondant une « soutenabilité » forte, est moins centrée sur les seuls aspects économiques et propose une approche plus radicale. Ainsi, la « soutenabilité » écologique postule le maintien d’un stock de capital naturel dit critique et rejette donc le principe de substituabilité des facteurs de production au profit de leur complémentarité.

Elle s’oppose à la valorisation monétaire des éléments naturels et œuvre à la construction d’une nouvelle économie du bien-être fondée sur des valeurs « éthiques » ainsi qu’à la recherche d’une nouvelle mesure de la richesse.

 

La « soutenabilité sociale » recouvre la mise en œuvre d’un processus de développement combinant :

  • un niveau acceptable d’homogénéité sociale,
  • une répartition équitable des revenus,
  • le plein emploi
  • accès équitable aux services sociaux.  

La « soutenabilité économique » dépend d’une répartition et d’une gestion des ressources plus efficaces mais aussi d’un flux constant d’investissements, tant privés que publics, destinés à moderniser l’appareil de production afin d’économiser les ressources naturelles et la peine des êtres humains.

Elle suppose aussi une certaine autonomie en matière de recherches scientifiques et technologiques et passe par une intégration au marché international qui se fasse dans le respect des souverainetés nationales (Sachs, 1997).

 

Il apparaît évident que si les post keynésiens doivent investir le domaine du développement soutenable, cela ne peut être que dans le cadre de la « soutenabilité » forte.

Cette approche est en effet la seule qui rompt explicitement avec la théorie néo-classique.

Elle renoue d’ailleurs avec l’écodéveloppement que nous allons maintenant présenter plus en détail.

 

 

3. Retour sur l’écodéveloppement

 

Le terme d’écodéveloppement a été formulé pour la première fois en 1972 par Maurice Strong, qui était le secrétaire général de la conférence de Stockholm sur le développement et l’environnement. Il servira de référence au PNUE au cours des années 1970 avant d’être marginalisé et supplanté dans les années 1980 par le concept de développement soutenable, entendu dans son acception faible par les institutions internationales.

 

Ce rejet s’explique par le fait que l’écodéveloppement, comme on a pu le constater avec la déclaration de Cocoyoc en 1974, propose un projet radical qui entend rompre avec l’optique libérale qui revient en grâce dans les années 1970 et qui, malheureusement, « triomphera » dans les années 1980-1990.

Mais c’est la crainte qu’il puisse donner lieu à une modification des rapports de force au sein de ce que Braudel appelle « l’économie monde », et en particulier à une émancipation des pays du Tiers monde, qui va entraîner la « défaite » (provisoire nous l’espérons) de l’écodéveloppement. Mais en quoi ce projet est-il apparu « subversif » aux yeux des « puissants » ?

Quelles en sont les bases ?

Pour avoir une idée précise de ce qu’est l’écodéveloppement, il convient de se pencher sur les écrits de son principal théoricien, Ignacy Sachs, qui fut le secrétaire de Maurice Strong lors des conférences de Stockholm et Rio. Une mention spéciale doit aussi être attribuée à Marc Nerfin qui fut à l’origine de la Fipad dont les nombreux travaux ont permis d’enrichir ce concept.

Le point de départ de Sachs est la dénonciation du « mal développement des pays dits développés et les conséquences qu’il provoque sur le reste du monde par domination, par effets d’entraînement et par imitation du modèle » (Sachs, 1980, p.15).

Cette crise doit nous amener à questionner la nature de la croissance et à quelles conditions, sociales et écologiques, elle est acceptable. Pour lui, l’écodéveloppement n’est en aucun cas une théorie mais bien une philosophie — ou une éthique — du développement qui doit s’appliquer tant aux pays développés qu’en développement et qui correspond à un projet normatif. Le mal développement qu’il observe est le résultat d’un double gaspillage causé par une mauvaise répartition des richesses.

 

D’un coté « les riches surconsomment et drainent de cette façon la grande majorité des ressources disponibles ; ils le font par surcroit en utilisant très mal de vastes espaces de terres potentiellement agricoles. Les pauvres sous-consomment et, acculés par la misère, ils sur utilisent les rares ressources auxquelles ils ont accès.

La lutte contre le gaspillage apparaît ainsi indissolublement liée à celle contre la misère et contre la mauvaise gestion de l’environnement » (Sachs, 1980, p22).

Mais ce gaspillage qui doit être combattu peut être appréhendé de deux manières. Si l’on considère uniquement l’optique du producteur, le gaspillage se produit dans deux cas : quand un mauvais choix des techniques de production entraîne une utilisation plus importante que nécessaire des facteurs de production ;  quand le produit ne se vend pas, suite à une mauvaise appréciation des débouchés. Mais, souligne Sachs, comme la finalité de la production est le profit, on ne tient pas compte de l’usage que font les acheteurs du bien en question.

 

Or le gaspillage doit être défini à la lumière d’une échelle de valeurs qui découle d’objectifs sociaux déterminés. Munis de ce cadre, il devient possible de juger de l’allocation des ressources.

Dès lors, « on dira qu’il y a gaspillage chaque fois que des ressources rares sont utilisées à la production de produits jugés superflus.

Et, symétriquement, on parlera de gaspillage lorsque des ressources abondantes ou potentiellement abondantes ne sont pas valorisées en vue de la production de biens et services jugés essentiels » (Sachs, 1980, p.20).

Nous voyons déjà comment Sachs entend donner une orientation « kaleckienne » au principe de la demande effective puisque Kalecki, contrairement à Keynes, juge indispensable que l’Etat intervienne dans le choix des investissements afin que ceux-ci soient orientés vers la satisfaction des besoins essentiels et la réduction des gaspillages. Cette vision des choses implique également de revenir sur une logique qui, comme l’a magnifiquement montré Kapp (1963) voit les entreprises, dans toute la mesure du possible, internaliser les profits et externaliser les coûts sociaux, ce qui conduit à un pillage en règle des ressources naturelles.

 

Dès lors, l’écodéveloppement doit s’appuyer sur trois piliers (Sachs, 1980, p.32) :

(i)                  la notion de self-reliance favorisant l’autonomie des décisions et l’émergence de modes de développement alternatifs qui tiennent compte du contexte historique, culturel et écologique propre à chaque pays ;

(ii)                 la prise en charge équitable des besoins essentiels de chacun, qu’ils soient matériels ou immatériels, et en particulier celui de se réaliser à travers une vie qui ait un sens ; la prudence écologique, c’est-à-dire la recherche d’un développement en harmonie avec la nature.

 

La recherche d’un développement endogène, suggérée par la self reliance, suppose l’abandon d’une stratégie de développement mimétique, fondée sur une vision rostowienne et dont l’ambition irresponsable et indésirable est de généraliser à l’ensemble de la planète le modèle occidental de développement.

Nous avons pourtant pu constater que cette ambition ne servait que ses promoteurs, les élites du Nord et leurs homologues occidentalisées du Sud, tandis qu’elle fragilisait les populations des pays en développement mais aussi, bien que dans une moindre mesure, des pays développés, et accentuaient la pression sur la nature.

De même, la satisfaction des besoins de chacun passe par une meilleure répartition des richesses, donc par une modification du rapport de forces en présence qui fait, de plus en plus, la part belle au marché et aux firmes transnationales.

 

Ce rééquilibrage des pouvoirs suppose que l’Etat, par le biais d’une planification indicative, fixe les grands objectifs et soit le garant de la réalisation de ces objectifs. Il suppose également un renforcement du poids de la société civile afin d’éviter que l’Etat ne cesse d’agir au nom de l’intérêt général8.

(iii) Enfin, respecter la nature ne signifie pourtant pas, selon Sachs, rompre avec la croissance. L’écodéveloppement ainsi défini est « équidistant de l’économisme abusif qui n’hésite pas à détruire la nature au nom de profits économiques immédiats et de l’écologisme non moins outrancier qui érige la conservation de la nature en principe absolu au point de sacrifier les intérêts de l’humanité et de rejeter le bien-fondé de l’anthropocentrisme » (Sachs, 1980, p.32). La théorie de la croissance de Kalecki va fournir une base solide à cette approche.


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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 11:06


Chers amis et adhérents,

Vous conviendrez qu'il n'était pas possible d'intervenir en quelques minutes sur un sujet aussi important, et surtout que pas mal d'interventions ne portèrent pas nécessairement sur le sujet proposé ce soir là.
C'est pourquoi, je tiens à  m'excuser envers ceux qui étaient présents et qui ont trouvé mes interventions un peu rapides et lapidaires.

Voici, les soubassements de celles-ci et que je n'ai pas pu développer.

Sincèrement

Edgar

 

I) - La 1ère question est où prendre l'argent ?

En effet, les ressources de l'Etat et des Collectivités proviennent de trois grands pôles.

a)     l'activité économique des entreprises

b)    les revenus des particuliers : impôts et taxes.

c) Les revenus différés des consommations (ex TVA).

A l'intérieur de ce triptyque, nous devons distinguer, et de ne pas nous tromper de cibles :

Pour les entreprises,

a)     les entreprises à dimension mondialisée et qui sont cotées en bourse.

b)    Les entreprises à dimension modeste et qui ne sont pas cotées en bourse. Nous devons être en osmose avec celles-ci.

Nous devons soutenir et faire émerger massivement l'économie sociale et solidaire.

Pour les particuliers, il nous faut distinguer :

a)     les hauts et très hauts revenus : disposant du bouclier fiscal

b)    les revenus moyens : assujettis aux impôts et taxes

c)     les très bas revenus : exonérés d'impôts et taxes.

Si nous travaillons qu'en direction des bas revenus, nous serons toujours minoritaire dans la société et nous ne pourrons changer démocratiquement celle-ci.

En conséquent c'est ALLIANCE des classes moyennes et pauvres que nous devons reconstituer et ne pas seulement vouloir reconquérir les quartiers populaires.

A ce jour deux phénomènes :

A - la répartition revenus capital/travail penche de plus en plus en faveur du capital ;

B - les aides de l'Etat et des collectivités vont de plus en plus vers les grandes entreprises et délaissent progressivement les petites entreprises qui sont remplacées par des sous-traitants délocalisés.

Concernant le salariat : des systèmes complexes ont été mis en place afin que le capital soit le bénéficiaire ultime de l'organisation sociale et économique.

1)   licenciements

2)  exonération des charges sociales

3)  flexibilité

4)   gel des salaires

5)   réduction des systèmes sociaux

6)   travailler plus pour gagner pareil

Etc.

Sans une rupture sous tous ces fronts nous ne réussirons pas à concrétiser l'Alliance classes moyennes-classes pauvres et la création de l'argent et ses flux seront toujours aux mains des mêmes.

Mais cela ne sera pas suffisant, car si nous n'arrivons pas sérier et à faire sérier les besoins sociaux, nous défendrons un type de consommation capitaliste (achat de matériel derniers cris, de marques...) et ne réorienterons pas la consommation vers des besoins élémentaires et culturels.

 
ARGENT - FRONT DE GAUCHE

 C'EST L'ALLIANCE DU SOCIAL ET DE L'ECOLOGIE

II) - la 2ème question est à quoi sert l'argent ? 

Nous pensons qu'il faille réorienter les flux financiers et d'investissement et donc mettre en place (entre autre) une Fiscalité écologique qui soit capable d'orienter l'ensemble de la société vers  «  l'Alter développement-Ecodéveloppement » 

Dans le concept de l'écodéveloppement, il s'agit de redistribuer localement les surplus du capital, à tous les niveaux par le biais d'une fiscalité verte affectée aux activités écologiques du territoire.

Donc la démarche est  inversée c'est le local qui oriente le global.

Ce n'est le global (les métropoles) qui vont piller le local (les petites villes, les zones rurales et montagnardes).


En fait financer des activités des territoires, c'est :

 * Rendre ces territoires libres par rapport au clientélisme.

 * Rendre l'emploi et les individus plus autonomes et plus solidaires.

 

Quant ces activités écologiques fonctionnent on aboutit en plus à :

à Économies d'énergies

à Energies renouvelables

à Valorisation de la Biomasse ;

à Emplois verts :

à L'eau

à Le bois

à  L'organisation de l'échange sans l'argent.

C'est cela l'écodéveloppement. Mais le capital n'est pas en danger, seule une production et une consommation socialement utile et écologiquement nécessaires, seront en mesure d'opérer un début de rupture avec le système dominant.
 

Produire de l'argent à partir du travail social et écologique.

En résumé, il faut réorienter les flux du capital pour permettre un écodéveloppement qui nous libère de l'argent.

Et pour nous libérer il faudra aussi produire de l'argent à partir d'un travail social et écologique maîtrisé par les producteurs eux-mêmes.


III) On ne peut pas traiter de la croissance et de la décroissance en toute simplicité.

Il nous faudra ;

-         Faire décroitre : Ce qui épuise les ressources.

-         Faire décroitre : Ce qui permet la reproduction du capital qui épuise la planète.

-         Faire décroitre : ce qui permet l'exploitation des homme qui eux-mêmes exploitent la planète.

Pour terminer :

Prendre l'argent au capital, c'est supposer que la seule origine de l'argent c'est le capital.

Il nous faut revisiter toutes ces notions concernant la production de l'argent.

Malausséna Edgar

Maire-Conseiller Régional.

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13 octobre 2009 2 13 /10 /octobre /2009 11:52

Mesdames, Messieurs, chers amis.

 

Les 19èmes Rencontres Régionales de l’Environnement, organisées à Château-Arnoux/ Saint-Auban les 1er – 2 – 3 octobre, ont connu un très vif succès.

 

Voici quelques chiffres qui en font foi, en termes de participation   :

 

Thèmes

Nombre de participants

3 conférences plénières 

400

5 ateliers techniques

400

Etudiants EDD 

300 enfants et collégiens (NC étudiants)

14 forums

280

10 visites de sites

90

Convention Nationale du Réseau des Agences Régionales de l’Environnemnt

60

(a réuni 7 ARPE)

Réseau Régional de Gestion des Milieux Aquatique pour ses 10 ans

80

 

 

 

La fréquentation du Salon è Nous avons noté une moyenne de 1800 personnes/jours du jeudi au vendredi

La fréquentation du Samedi

o      fréquentation familiale : Près de 800 personnes (salon, marché écoterre)

o      fréquentation sportive : 150 participants environ.

 

Les repas 930 couverts/3 jours

Quelques actions qui se sont déroulées pendant les trois jours.

 

Les prix Mireilles de l’Environnement qui récompensent des projets environnementaux réalisés par des associations ou des collectivités.

,

Prix stands éco conçus

 

Nous avons travaillé et conçu ces Rencontres avec les acteurs du territoire :

 « Concertation intégrée » ècoconstruction

Ø    avec les collectivités : CCMD, Communes, Départements, Région

 / Définition du concept, du programme

Ø    avec les associations

notamment sport – environnement :

à  office du tourisme

à  raid

à  arc, escalade, etc.

Ø    avec les hôteliers et restaurateurs

 

Restauration / Club PRIMA

à  producteurs locaux

à  achats locaux, bio

à  Tri et recyclages.

 

Merci à tous les participants et à tous les visiteurs.

 

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5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 12:04
 
19èmes Rencontres de l’Environnement à Château Arnoux
Organisées par
l’Agence Régionales Pour l’Environnement

 

« Ayons l’énergie de changer nos habitudes »

 

 

Tel était le titre choisi pour ouvrir ces 19ème Rencontre de l’Environnement organisées par L’Agence Régionale de l’Environnement, sous la présidence d’Edgar Malausséna.

 

Titre trompeur, que ce « Ayons l’énergie de changer nos habitudes », car on aurait pu penser que chacun d’entre nous détenait le même degré de responsabilité dans le cataclysme énergétique et climatique  qui se prépare pour le siècle à venir.

 

Mais le programme avait de quoi rassurer.

En effet, la conférence plénière ouverte par le Edgar Malausséna s’intitulait : « Face au changement climatique quels rôles pour les collectivités ?

 

Ce thème plantait bien le décor et durant 3 jours des spécialistes de grande renommée se sont succédés dans les conférences, les forums, les ateliers.

De plus, l’ARPE a véritablement innové. En effet, le troisième jour était dédié au « GRAND PUBLIC », preuve supplémentaire de la nécessité de faire réfléchir et travailler l’ensemble du corps social sur ce sujet.

Pour les détails complémentaires, nous prions nos aimables lecteurs de se reporter sur le site internet de l’ARPE Provence Alpes Côte d’Azur.

 

Nous trouverons ci-dessous, le discours introductif du Président Edgar Malausséna, ainsi que son intervention concernant les dérèglements climatiques, vu sous l’angle politique de la mondialisation.

 

 

 

Ouverture « officielle » des Rencontres Régionales de l’Environnement, par Edgar


Monsieur le Maire-Président de l’Intercommunalité

  • Mesdames et Mesdames et Messieurs les élus, Cons R, Cons. G, Maires et Conseillers Municipaux,
  • Monsieur le Directeur de l’ADEME et ses dévoués Agents,
  • Mesdames les Directrices et Messieurs les Directeurs du Réseau des Agences Régionales Pour l’Environnement.
  • Mesdames et Messieurs les partenaires de ces 3 jours dont nous reparlerons plus loin,
  • Mesdames et Messieurs les cadres techniques et administratifs des collectivités territoriales
  • Mesdames et Messieurs les responsables associatifs
  • Monsieur le Directeur de l’ARPE et l’ensemble du personnel de l’ARPE, sans qui nous ne serions pas là :

Bonjour.

1-       Vous vous doutez que je suis très heureux d’ouvrir cette 19ème édition des Rencontres,

 Sachant que Cette 19ème édition présente quelques particularités marquantes :

A.     Les particularités de ces 19èmes Rencontres :

1ère particularité : Une formule fidèle aux éditions précédentes, quant à la densité et qualité des informations


Ø
     
2 jours de rencontres professionnelles


Ø
     
 3 conférences plénières


Ø
     
5 ateliers d’échanges.


2
ème particularité : une confirmation de la formule nouvelle d’écodéveloppement inaugurée en 2007, avec :


a)
     
Un rythme biennal qui présente bien des avantages.


Et


b)
     
Le développement d’une thématique issue des territoires qui illustre bien cette idée, cette volonté

politique :


a.
      
de réussir par l’ancrage territorial,


b.
     
par leur intégration à la société,


nos politiques publiques.
C’est cela l’écodéveloppement.

 

Edgar et Annick Delhaye Vice-présidente de la Région.


3
ème particularité : Une formule renouvelée :


Pour ses 30 ans de l’ARPE, crée une journée « Grand public ».


1° Cette initiative révèle deux constats :

 

·         1er constat : L’écologie n’est plus une question de techniciens éclairés, même,


o
         si elle a besoin d’approfondir encore fortement ses axes de recherche


o
et de se distinguer fortement de l’économie classique, de l’économie du

seul produit intérieur brut,
sous peine de rester un sous produit, un service après-

vente d’un système qui n’en finit plus de s’essouffler.

 

·           2ème constat : Cette journée grand public illustre là encore cette volonté de ne pas

réaliser une politique abstraite mais bien d’agir avec la population et les structures dont

elle dispose.

 

 

C’est pourquoi nous sommes maintenant dans une étape nouvelle que nous avons intitulée :

« Ayons l’énergie de changer nos habitudes ».

 

Stand de la ligue de protection des oiseaux


Si cela ne vous semble pas suffisant, c’est en tous les cas nécessaire :


-
         
Dans tous les domaines, dans tous les milieux.


-
         
Dans toutes les instances décisionnelles, qu’elles soient :


o
      
Economiques.


o
      
Politiques


o
      
Sociales.


o
      
Mutualistes,


o
      
Syndicales,


En matière d’énergie, et partout ailleurs, il faut donc changer profondément.


Il faut aller plus vite que la vitesse de destruction de nos habitats, de nos ressources, de nos

productions prédatrices
.

 


4
ème particularité : Cette année nous fêtons les dix ans du Réseau Régional de Gestion des milieux aquatiques dont l’ARPE est le pilier.


Ces réseaux sont arrivés à l’âge adulte.


Ce sont souvent des structures intercommunales qui veulent faire reconnaitre la qualité de leur gestion dans le

Grenelle : les EPAGE.


5
ème particularité :

L’accueil en ces lieux de la Convention du Réseau des Agences Régionales de l’Environnement (RARE) dont les Directeurs, ici présent, animeront 4 des 5 ateliers.

 

B. Ayant énuméré les particularités de cette 19ème édition, il me faut donc vous

présenter cette matinée d’ouverture
.


Je vous rappelle donc que Michel Vauzelle et Jean Louis Bianco nous rejoindront en fin de séance pour

inaugurer le salon.

 


Et puis


Mais aussi
félicitons nos partenaires qui sont depuis cette année devenus des membres associés de

l’ARPE :


  • l’ADEME qui s’est particulièrement investi dans cette édition 2009 des Rencontres

  • la DREAL.

  • l’Agence de l’eau : l’eau source de vie est bien en PACA source de biodiversité, d’activité et

    d’énergie.

La table ronde. La table ronde réunie ici, illustre à elle seule l’actualité thématique et institutionnelle de notre sujet :

« Face au changement climatique, quels rôles pour les collectivités ? »

La réalité de nos actions territoriales, qu’elle soit :


·
       
de notre Région

      ·        ou des Régions voisines et amies,  

       







 
A 1’entrée de l’espace 19ème rencontres à Château Arnoux


o
      
avec les collectivités locales,


o
      
avec les partenaires sociaux,


o
      
avec les acteurs économiques


o
      
avec les services déconcentrés de l’Etat,


Cette réalité partenariale dessine :


·
       
une nouvelle gouvernance (bien que j’emploie ce mot avec grande délicatesse),


·
       
de nouvelles aspirations. Ces nouvelles aspirations il nous faut les faire remonter au plus haut niveau, dans le Grenelle et ses traductions législatives.


En effet, nous ne croyons pas aux seuls décrets tombés d’en haut, mais plutôt à des allers-venus :


o
      
du local vers le local


o
      
et du local vers le global.

 

Quel est notre positionnement sur le thème de la conférence : « face au changement climatique, quels rôles pour les collectivités ? »


L’ARPE a pour ambition de concentrer les débats sur ses trois axes :


  • Innover,

  • Animer,

  • Mutualiser
    .

Ainsi, au-delà :

  • du Grenelle,
  • des grandes manifestations nationales,
  • de la sortie de tel grand film (et nous aurons ici l’honneur et l’avantage de diffuser demain en avant première le film de Gaël  Derive « l’odyssée du climat »),

Une véritable dynamique locale commence à s’exprimer parmi nos collectivités.


On peut lister :


Ø
     
Agenda 21,


Ø
     
Espaces Info énergie,


Ø
     
programme AGIR avec la Région,


Ø
     
plans climat territoriaux,


Même
si notre pays est toujours incapable de mettre en place les démarches scientifiques nécessaires à la

naissance de l’empreinte écologique,


Même,
si nous sommes loin d’atteindre le rythme nécessaire permettant de contrer les effets de politiques

qui ne mesurent que la croissance.


Même,
si la crise est autant politique qu’écologique ?


Et surtout, en conséquence, il nous appartient pendant ces trois jours de
 :

  • relayer ces initiatives,
  • les diffuser,
  • les valoriser, 
  • de demander plus, et toujours mieux.

Car le quantitatif ne suffira plus.


Les mesures devront être planifiées sur le long terme.


Les mesures devront se généraliser et compléter les une aux autres.


En effet, nous avons voulu soumettre la nature, à notre civilisation.

En effet, nous avons voulu que le temps long de la nature s’adapte au temps court de la
rentabilisation des capitaux
.


I
l nous faut maintenant beaucoup réfléchir, beaucoup impliquer les collectivités publiques.


I
l faut que nous soyons, nous les collectivités, un des agents moteurs à la reconquête des équilibres toujours

en mouvements, de la nature.


D
es démarches bien construites sur les territoires sont pour nous, l’un des facteurs déclenchant de cette

prise de conscience de l’urgence de changer nos habitudes.

 


Edgar et Gérard Azibi lancent le Raid sport-écologie
.

 

Le rôle de l’ARPE (et de l’ensemble des Agences Régionales de l’Environnement), est d’accompagner ce travail par :


  • L’animation de réseaux par la formation et l’accompagnement.

  • La capacité à diffuser sur les territoires

  • La capacité à faire remonter auprès des Départements, de la Région et de l’Etat, les attentes des

    territoires.

 Conclusion : Les collectivités sont les vecteurs de l’écodéveloppement.

 

Mesdames et Messieurs, je vous remercie pour votre attention.

 

 

 

 

 

 

 

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

, je vous demande de vous réjouir de la présence continue et renouvelée de la Région et des
Départements (ARPE, seul syndicat mixte régional de France) dans notre Agence.
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5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 11:43

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

  

 

La mondialisation épuise la planète

 

 

Intervention d’Edgar Malausséna lors des

Rencontres de l’Environnement le 2 octobre 2009

 

 

Les interventions techniques sont nécessaires mais pas suffisantes.

 

Les divers intervenants ont chacun bien joué leur rôle. L’ADEME, la DREAL, l’Etat ont évoqué diverses solutions techniques permettant d’aboutir à une amélioration de la situation et à un ralentissement, puis une baisse d’émission des gaz à effet de serre.

Par ailleurs, Annick Delhaye a politisé le débat, et ce de manière tout à fait normale puisqu’elle se trouve être une élue politique.

 

C’est pourquoi je vais me permettre d’évoque un certain nombre d’approches politiques qui vous n’attendez peut-être pas dans cette enceinte.

Nous avons le devoir, afin de contrer l’effet de serre, de trouver des parades techniques, et au plus nous les développerons, aux mieux les peuples se porteront ainsi que la planète. Cela explique pourquoi, l’ARPE a placé ces trois journées sous le signe de la mobilisation contre les gaz à effet de serre et pour une mobilisation tous azimuts.

Souvenons-nous qu’il y a seulement 10 ans, nous ne pouvions pas exprimer aussi nettement notre avis sur le dérèglement climatique. Certains nous traitaient d’Ayatollahs.

 

La mondialisation, facteur de déséquilibre planétaire.

 

Il s’agit de repérer ce qui met en danger la planète. La mondialisation y est pour beaucoup. En effet, les grandes compagnies se partagent le monde, le divise en secteurs concurrentiels dans lesquels tous les coups sont permis.

Et cette mondialisation planétaire est accompagnée par des politiques mondiales qui vont dans le même sens. En effet l’Organisation Mondiale du Commerce, la Banque Mondiale, le Fond Monétaire International concourent tous à détruire les services publics, pour faire entrer tous les secteurs de l’économie dans la course aux profits, et ce au mépris des grands équilibres sociaux et environnementaux.

 

Prenons l’exemple de l’agriculture.

Les pays riches produisent d’énormes quantités de produits agricoles, à coups d’engrais, de pesticides qui détruisent la fertilité de leurs sols. En même temps, ces produits traversent la planète pour être vendus à des prix qui ruinent les agricultures locales. Ces déplacements planétaires sont par ailleurs producteurs de gaz à effets de serre qui accélèrent les changements climatiques.

 

Prenons l’exemple de la déforestation.

Les pays les moins riches et ceux qui veulent entrer dans la course mondiale au profit, utilisent leur propres ressources pour approvisionner les pays les plus développés en terme technique et financiers.

 

Ainsi, des forêts disparaissent de la planète, à grande vitesse, pour fabriquer des produits à vendre en particulier dans le monde occidental.

Dans ces pays, les forêts primaires sont remplacées par des plantations, comme les palmiers à huile, dont la récolte traverse à son tour le monde. Et de nouveau le cycle infernal de la destruction des ressources et de l’augmentation des effets de serres par utilisation sans compter des diverses énergies, se déroule sous nos yeux.

Nous pourrions développer des centaines d’exemples de ce genre.

 

La crise est politique, écologique, économique et morale.

Nous vivons donc une crise globale de civilisation. Et si nous avons besoin de la mobilisation de tous, de la technicité de chacun, il nous faut promouvoir de nouvelles politique dans chaque pays et au niveau de la planète qui soient respectueuses de l’humanité, de la faune, de la flore, de la planète toute entière.

Le système capitaliste productiviste veut asservir le temps long de la nature au temps court de la rentabilité des capitaux. Cela n’est pas compatible avec une société heureuse où ne compterait pas le seul produit intérieur brut, mais l’indice de développement humain et l’empreinte écologique.

 

Je vous remercie pour m’avoir entendu.

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30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 11:45


Cette année, j’ai participé, du  Vendredi 11 septembre 2009  au Dimanche 13 septembre, à l'Université d'été Utopia. Celle-ci s’est tenue dans un lieu sublime, le
Château de l'Environnement à Buoux, dans le parc naturel du Lubéron, avec un programme riche et de multiples ateliers.

 

Avant de vous résumer les activités (programme, ateliers) de ces trois jours permettez-moi un petit rappel du mouvement Utopia.

Utopia est le premier et le seul mouvement politique de Gauche qui traverse les partis et la société civile.

Utopia porte  ses  idées,  au Parti  Socialiste, chez les Verts, au Parti de Gauche, chez les Alternatifs et plus largement, dans l'espace public, en France et dans le monde.

Utopia rassemble des militants de différents partis de transformation, des militants associatifs non encartés autour d'une même ligne politique :

- l'émergence d'une gauche d'avant-garde fondée sur une identité écologiste, altermondialiste et anti productiviste, capable de transformer la société, de porter de nouveaux idéaux et de les réaliser. – l’élaboration d’un projet de société fort, humaniste et fraternel, dépassant le système capitaliste en partenariat avec l'ensemble de la sphère publique.

Dans ce même esprit et avec une convivialité apaisante j’ ai assisté, après le Mot de bienvenue du Président du Parc du Lubéron Monsieur Jean Louis Joseph le premier jour, aux présentations :

-  du bilan d’activité de l’exercice et des élections internes

- des amendements du Manifeste (dépassement du système capitaliste)

Le deuxième jour, une balade au lever de soleil, et puis   le travail en commissions parmi lesquelles il y avait :

-        La commission taxe carbone (prise de position et communique de presse) qui sera ci-dessous .

-        La commission Préparation du Sommet de Copenhague

-        La commission Culture

-        La commission Education

-        La commission Plate forme UTOPIA pour les régionales

 

Dans la soirée les participants ont apprécié l’intervention de Gérard POUJADE, Maire de la commune du Séquestre dans le Tarn. Celui-ci nous a expliqué comment mettre les idées d’Utopia en application sur la gestion de l’eau par exemple. Le débat été riche et il a été échangé diverses expérimentations.

Le troisième jour dimanche, encore une balade vivifiante  au lever de soleil suivit de la présentation des rapports des différentes commissions de la veille, des débats sur les amendements au Manifeste Utopia et du plan d’action pour l’édition militante du livre "Idées reçues concernant les sans-papiers".

Avant le repas de clôture nous avons fixé un calendrier de travail. Pour les mois avenir.

 

Edgar Malaussena

Conseiller régional PACA

Maire de Villars sur Var

 

PJ : communiqué de presse du  13 septembre 2009

 

« Taxe Carbone ?» : le mouvement Utopia se prononce pour une VRAIE fiscalité écologique

La prise de conscience de l’urgence écologique progresse et chacun mesure les efforts individuels et collectifs nécessaires pour limiter les émissions de gaz à effet de serre.

Le gouvernement a annoncé la mise en place d’une « taxe carbone », à 17€ la tonne de CO2, compensée intégralement. Une fois de plus, le président dénature une mesure indispensable et légitime en la vidant de sa substance et l’instrumentalise en une action de récupération politique de l’écologie.

Cette taxe n’est pas à la hauteur des efforts de structures nécessaires en termes de transport, de logements, de production agricole et industrielle. Elle ne permettra pas de limiter les nuisances causées par les plus riches, et sanctionnera les plus pauvres sans leur donner les moyens de changer de comportement.

Avant que le débat ne s’ouvre au parlement, le mouvement Utopia réuni en Université d’Eté à Buoux se prononce pour une véritable fiscalité écologique reposant sur deux leviers :

1. une contribution climat-énergie reposant sur les émissions de tous les gaz à effet de serre liées à la production et au transport de l’ensemble des biens et services, pour avoir un effet incitatif plus fort sur les comportements des acteurs.

Cette contribution devra augmenter fortement dans le temps et ne pourra être fixée initialement à un niveau inférieur à 40€ la tonne d’ « équivalent carbone », Elle s’appliquera dans un premier temps à la production énergétique, électricité comprise, puis sera étendue progressivement à l’ensemble des biens et services. Les entreprises déjà soumises aux quotas ne devront pas en être exonérées.

2. une augmentation des recettes de l’état et des collectivités locales, pour améliorer les transports collectifs et les modes de production à la disposition des citoyens et notamment les plus modestes.

Cela passe par la suppression du bouclier fiscal, et l’instauration d’une contribution beaucoup plus importante des hauts revenus, au moyen de l’impôt progressif.

Un fonds de redistribution collective devra aider les plus modestes à réaliser les transformations nécessaires, pour les transports et l’habitat notamment (isolation, modes de chauffage…).

Contacts presse :

Porte Parole National / Franck Pupunat : 06 26 65 80 96

Denis Vicherat : 06 62 92 01 96 www.mouvementutopia.org

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14 septembre 2009 1 14 /09 /septembre /2009 09:36

 

   
 
Visite de la Commission européenne.

Mardi 1er septembre et mercredi 2 septembre 2009

 

Réunion studieuse à l’ARPE A Aix en Provence, sous la présidence d’Edgar Malausséna.

 

La commission européenne a rendu visite au plus petit serpent d’Europe ; la vipère d’Orsini, les 1er et 2 septembre 2009 dans le cadre du Programme LIFE Nature.

La Vipère d’Orsini qui fait partie du patrimoine naturel des pelouses et landes des montagnes de Provence est une espèce protégée à l’échelle nationale et internationale.

Malheureusement ces milieux, à la faune (aigle royal, perdrix bartavelle, papillon apollon…) et la flore (edelweiss, pivoine officinale, lys turban) particulièrement riches et spécifique, ont tendance à disparaître en raison notamment de :

*      la progression de la forêt en altitude et du fait du recul des activités pastorales et forestières sur ces territoires.

*      la destruction volontaire ou involontaire de l’homme et le braconnage.

*      La présence de grands événements médiatiques, de type championnats cyclistes.

 

La vipère d’Orsini est pourtant peu toxique pour l’homme (sa morsure équivaut à la piqûre d’une guêpe) et souffre souvent de méconnaissance.

 

Ce programme tend à répondre à la question : - Comment parvenir à concilier les activités humaines sur les milieux de la vipère d’Orsini, tout en maintenant un milieu favorable à un serpent emblématique et utile pour nos territoires ?

 


L’Agence Régionale Pour l’Environnement (ARPE)
en collaboration avec le Conservatoire Etudes et Ecosystèmes de Provence (CEEP), l’Office National des Forêts (ONF), l’Ecole Pratique des Hautes Etudes (EPHE), l’Office National des Forêts (ONCFS) et le Syndicat Mixte du Mont Ventoux (SMAEMV) a monté un programme LIFE Nature qui a démarré en août 2006 et s’achèvera en avril 2011.

 

Ce programme financé à 50 % par la Commission européenne, et à 50 % par des partenaires nationaux et locaux (Etat, Région, Départements des Alpes de Haute-Provence, du Var et de Vaucluse, partenaires techniques du projet) pour un montant global de 1,4 million d’euro, permet de redessiner nos paysages et nos milieux par l’expérimentation à grandes échelles de techniques innovantes de gestion du milieu qui permettent de croiser modernité et tradition.

 

 Il s’agit notamment de :

*      la réouverture de ces milieux par la coupe et le débroussaillement

*      favoriser le pastoralisme sur ces territoires.

*      La surveillance et la sensibilisation des publics sont  également accentuées sur les sites concernés par cette espèce. En effet, le public est un acteur incontournable de la conservation de l’espèce.

*       Des opérations de communication (expositions, conférences, brochures d’informations) se déroulent tout au long du programme permettent de faire reconnaître la valeur patrimoniale de cette espèce et de la distinguer de la vipère aspic.

D’ores et déjà un certains nombre de communes de la région, conscientes des enjeux, ont souhaité apporter leur soutien au programme en autorisant les travaux ou en participant avec les partenaires à la réflexion sur l’entretien de ces milieux ouverts, riches en biodiversité.

Le rayonnement de ce programme n’est pas seulement local ou national.

Le travail est conduit à l’échelle internationale afin de définir avec l’ensemble des acteurs d’autres pays où l’espèce est présente, une méthode de gestion favorable à l’espèce.

Collaborations internationales
14/09/2009 - Voyage d'étude en Italie

Un voyage d'étude en Italie pour faire avancer la conservation du plus petit serpent d'Europe...

Après le voyage en 2007 en Hongrie, qui a permis de visiter le centre d'élevage du MME BirdLife Hungary et d’échanger sur la génétique de l'espèce et suite au Workshop organisé en 2008, la collaboration internationale du programme se poursuit par un deuxième voyage d'étude au mois de septembre en Italie afin de développer des collaborations avec l'Institut Denetra de l'Université de Rome sur :

  • La dynamique d'envahissement du genévrier et sa gestion sur les sites à vipère d'Orsini
  • La génétique,
  • Les méthodes de suivi des populations.
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12 août 2009 3 12 /08 /août /2009 14:20

Nous avions la solution qui permettait, en même temps, de créer la "Communauté de Communes Inter-vallées".

Il est vrai que la 5ème circonscription pouvait être considéré comme bien trop grande et surtout très découpée. On peut donc comprendre qu'on ait voulu la réduire et répartir autrement les territoires.

Cependant il est nécessaire aussi de voir ce qui peut nous apparaitre comme une opération peu cohérente.

En effet les vallées du moyen et haut Var, du Cians, du Daluis quittent la 5° pour passer dans cette nouvelle circonscription intitulée "deuxième".

Sur le plan historique : Ce découpage extrait ces vallées de leur appartenance au Comté de Nice datant de 1388. Cela veut dire que ces territoires n'ont plus de rattachements culturel et linguistique, qui par le parler gavouat les incluaient dans la sphère d'influence de la "langue niçoise", sous forme d'un patois très riche.

Celui-est est d'ailleurs en grande difficulté et ne permet plus de définir une identité solide. Inversement, cette partie niçoise n'a jamais parlé provençal.

Sur le plan géographique :  Là aussi on reste étonné, car les liaisons entre ces anciennes possessions niçoises et la partie provençale se font de manière difficile par des cols qui séparent vraiment des bassins de vie.
Sur le plan économique. Ces vallées sont tournées soient vers Entrevaux et Annot, soit vers Carros et Nice, mais surement pas vers St Valliers, Grasse, Mougins, Le Cannet. Les activités ne sont vraiment pas les mêmes, malgré le caractère rural des communes réparties de part et d'autre des cols St Raphaël et Féline. 

Sur le plan politique:  Les langues vont bon train. A qui va profiter ce redécoupage. La première réponse qui jaillit du fond des cerveaux rompus aux ruses politiques est sans appel. Antoine Damiani est payé pour son ralliement à la CUNCA (qui était prévu de longue date, mais ne pouvait aboutir que si le maire de Carros se débarrassait des communistes et évitait l'inclusion de verts trop radicaux). Quand on regarde de plus près, ce n'est pas évident que Carros pèse assez pour faire basculer la circonscription à gauche. Cette hypothèse peut donc paraitre hasardeuse...

Voulait-on une circonscription rurale ?
En fait si l'on avait voulu réaliser une circonscription rurale, alors c'est l'arc du Mercantour avec ses vallées nord-sud qui aurait du primer. Mais les communications sont tellement difficiles que cela aurait rendu la cohérence toute relative.
Le seul découpage cohérent ?
Le seul découpage cohérent aurait été un découpe Sud-Nord, avec à chaque fois l'étagement suivant :
- Une zone littorale.
- Une zone intermédiaire en voie d'urbanisation galopante

- Une zone de basse montagne.

- Une zone haute montagne.

Mais dans ce cas arbitrairement, les vallées Var, Cians, Daluis auraient été rattachées à Cagnes ou Antibes. Ceci aurait été pire que la solution actuellement retenue.


Et Nice dans tout cela ?

Mais où placer Nice dans cette hypothèse ? Est que Nice alors aurait pu être découpée en tranches sud-nord, avec une zone intermédiaire, des zones basses et hautes montagnes pour chacune d'entre-elle ?

Il nous fallait une circonscription « Du Var-moyen aux 6 vallées ».

En fait, s'il fallait vraiment redécouper il aurait été possible de partir de la zone "St Martin du Var-Castagnier-Le Broc-Carros", et d'aller à la rencontre des 7 vallées, à savoir Estéron-Vésubie-Tinée-Var-Cians-Daluis.

Nous aurions eu une belle cohérence « valléenne » en confluence sur une zone devenu peri-ubaine, mais où les espaces ruraux et agricoles peuvent connaître une nouvelle vie.

En fait nous avions là l'intercommunalité de rêve que le syndicat mixte d'élimination des déchets SMED a réussi à couvrir géographiquement pour son domaine.
Mais dans ce cas nous aurions peut-être ennuyé tout le monde. Antoine Damiani et une partie du PS à gauche et M. Christian Estrosi et une partie de l'UMP à droite ? Qui sait ?

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12 août 2009 3 12 /08 /août /2009 14:05

Les circonscriptions des Alpes-Maritimes modifiées par le nouveau découpage électoral au profit de qui et de quoi.  

 Le projet de redécoupage des  577 circonscriptions électorales, qui rentrera en vigueur aux prochaines législatives, a été présenté en Conseil des Ministres.
Objectif, réduire les disparités démographiques entre circonscriptions.

Dans les Alpes-Maritimes, le remodelage annonce notamment la disparition de la 2ème circonscription sur Nice et l'émergence d'une nouvelle circonscription au Nord-Ouest du Département.

Cette réforme, opérée par ordonnances, qui feront l'objet d'un débat de ratification express début octobre au Parlement, conduit à supprimer trente-trois circonscriptions en métropole et à en créer de 22 dans seize départements et trois collectivités d'outre-mer (Polynésie, Saint-Martin / Saint-Barthélémy, Mayotte) et 11 pour représenter les Français de l'étranger, qui, jusqu'à présent, n'en avaient pas.

Le nombre global des députés sera toujours de 577, mais il n'y aura plus qu'un député pour 125.000 habitants en moyenne, contre un pour 108.000 actuellement. Notons  en définitive que la Gauche perd 15 circonscriptions.

 Dans les Alpes-Maritimes, si toutes les circonscriptions sont remodelées, l’impact le plus fort concerne la 2ème circonscription, aujourd’hui représentée par la députée Muriel Marland-Militello, qui passe de Nice au nord-ouest du Département englobant les cantons de Guillaumes, Puget-Théniers, Villars sur Var, Roquestéron, Carros, Vence, Coursegoules, Saint Auban, Saint Vallier de Thiey et Grasse Nord. Mais reste la question à qui profite ce  charcutage politic ?

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29 juillet 2009 3 29 /07 /juillet /2009 14:53
les 25 et 26 juillet 2009.

Après les salutations d’usage aux personnalités et à la population présente, Edgar indique qu’il risque d’empiéter sur le discours du Président de l’intercom munalité, mais que cela devient nécessaire dans la situation actuelle due aux désirs d’intégrer les zones rurales dans l’urbain et  aux prochaines lois Balladur qui vont accentuer l’urbanisation tous azimuts.

La Communauté de Communes des Vallées d’Azur travaille en toute autonomie et cela fonctionne bien.

Cela est du :

Au choix de nos projets toujours lié à la vie quotidienne et à l’avenir des concitoyens.

A une gestion rigoureuse, au plus près de nos concitoyens, qui recourt le moins possible à l’augmentation des impôts.

Au fait que les élus communautaires ne perçoivent pas d’indemnités ni de frais de déplacements.

 Notre communauté ne dispose pas de grands revenus d’activités, mais recèle d’une qualité de vie, et d’un trésor environnemental à défendre en toutes circonstances.

 Nous avons donc besoin du soutien des différentes institutions pour nos projets, mais tout comme les autres collectivités. Vous verrez plus loin que je suis intervenu sur près de 100 dossiers de subvention pour la ville de Nice en 5 années. Nous ne sommes donc pas plus assistés que d’autres collectivités.

 

Les projets antidémocratiques à venir.

1° OIN : la plaine du Var qui est un exemple de reprise en main par l’Etat d’un territoire et de la perte par les communes des droits des sols.

Photo Séloua Ghazouane.

 

2° Communautés Urbaines. Nous sommes le seul cas en France où il y aurait intégration du rural et de l’urbain.

3° Métropoles. Ce dispositif permet d’englober tout le territoire départemental en reléguant les communes au rang de mairies annexes. Il s’agit de concentrer le maximum de pouvoir dans les mains du Président de la Métropole et de son cabinet.

On voit ce que cela donne au niveau des Départements et des Régions : un despotisme d’un autre siècle.

4° Les Conseillers territoriaux.

On nous promet le changement de statuts pour les élus cantonaux et régionaux qui deviendraient des Conseillers territoriaux deux fois moins nombreux. Ainsi la population serait encore plus éloignée, qu’actuellement, de ses élus. En effet on connait déjà ce problème alors que nous ne disposons que de 27 Conseillers Régionaux dans le 06. Vue l’ampleur de la tâche c’est déjà nettement insuffisant.

A ce jour, sur 27élus régionaux de Département 06, je suis le seul à vivre à temps plein en Montagne. Je ne m’en flatte pas car cela révèle le peu de cas que font les tous partis de la représentation montagnarde.

 

Conséquences :

Concentration des pouvoirs autour d’un cabinet de Présidents omnipotents.

Suppression de l’autonomie intercommunale ainsi que rurale si intégration dans Communauté Urbaine ou Métropole.

Moins d’élus, moins de rapports avec les habitants, moins de proximité.

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