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26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 20:03

VAR-ROUGE-31-12-011--2--copie-1.JPG

CRISE. Où vont les municipalités, les intercommunalité…et Villars-sur-Var ?

PREMIERE PARTIE.

 

Par ces temps de crise, les français ou tout au moins les classes moyennes, ne semblent pas encore avoir mesuré les diverses conséquences de la crise mondiale.

 

Les gouvernements rationnent les peuples et finissent par tomber.

Les détenteurs de milliers d’actions spéculent sur les dettes des Etats, au point que ceux-ci n’arrivent plus à les rembourser.

Ces milieux en arrivent à faire écrouler les gouvernements en place, après les avoir obligé à démolir les services publics, après avoir supprimé les articles des codes du travail en faveur des salariés, après avoir fait reculer l’âge de la retraite…

Parallèlement, en Grèce, comme en Italie, comme en Espagne, en France, les politiques de mise en place de cadeaux fiscaux aux plus possédants, déséquilibrent encore plus les budgets des Etats.

La crise n’est pas passagère.

Cela pourrait laisser penser qu’il s’agit d’une crise passagère où certains secteurs resteraient épargnés.

Ceci est une erreur, car tous les collectivités territoriales et locales entrent dans la crise.

 

L’exemple des municipalités et des intercommunalités.

Toutes ces collectivités locales vivent de diverses recettes que nous pouvons lister ici :

 

A) Les ressources propres de Villars-sur-Var.

1° Les taxes indirectes comme le foncier, l’habitation et auparavant les entreprises.

2° Les ordures ménagères lorsqu’elles sont en gestion directe (ici c’est l’intercommunalité qui en est chargée).

3° La vente de l’eau et de l’assainissement parce qu’elles sont en gestion directe à Villars.

3° Les locations d’immeubles, avec l’obligation de suivis sérieux sous peine de déficit.

4° Les locations de gîtes ou chambres d’hôtes municipale, à condition de disposer des outils de gestion, de diffusion et des personnels adéquats.

5° La vente des produits comme par exemple les coupes de bois.

6° Les « ex » taxes locales sur les permis de construire.

7° Les taxes locales d’électricité.

8° Les dons.

Nota : Le budget autonome du Centre Communal d’Action Sociale permet de créer des activités qui ne peuvent exister que grâce au travail bénévole et dépendent de dons, d’activités propres, mais aussi de subventions.

Etc…

 

B) Les ressources extérieures de Villars-sur-Var.

1° Les différentes dotations d’investissement et de fonctionnement d’Etat.

2° Le reversement des droits de mutation des Conseils Généraux.

3° Les péréquations qui proviennent d’une méthode de report d’excédents entre les différentes collectivités.

4° Les subventions pour les différents programmes de travaux, en provenance de :

l’Etat,

les Conseils Régionaux,

les Conseils Généraux,

l’Agence de l’eau,

l’Europe,

les CAF,

les DRAC,

Les fondations diverses…

5° Les subventions pour des actions ciblées, comme pour la culture, le sport…

6° Les emprunts avec des annuités de remboursement qui se répartissent sur x années.

Etc…

C) Equilibre des ressources locales.

Préambule : il n’est pas certain que l’augmentation des populations engendre des recettes nouvelles en rapport avec les nouveaux besoins.

Afin de pouvoir équilibrer ses différents budgets, Villars-sur-Var comme toutes les municipalités et les intercommunalités,  se doit donc :

D’essayer de disposer du maximum de ressources propres. Celles-ci lui donne une indépendance certaine par rapport à ses financeurs et la capacité de réaliser des travaux d’entretiens réguliers… sans attendre d’hypothétiques subventions.

D’essayer de disposer du maximum de dotations et de subventions.

2° Le haut niveau de subvention.

Ce haut niveau permet de mettre en place des outils de recettes, comme les appartements, les gîtes, les salles d’animation (gratuites à Villars pour les activités associatives et publiques).

Cependant, cela ne suffit pas.

Si la municipalité ne réalise pas des recettes propres en quantité suffisante elle ne pourra pas dégager la part communale pour procéder à la réalisation des divers travaux.

Un haut niveau de subvention permet de mettre en route des travaux dans pratiquement tous les domaines :

Eau, assainissement.

Salle d’animation.

Sentiers.

Sécurité pédestre.

Sécurité routière.

voiries diverses.

Patrimoine.

3° Un bas niveau de subvention.

Un bas niveau de subvention entraîne la nécessité de mobiliser l’ensemble des ressources propres citées au paragraphe : A) Les ressources propres de Villars-sur-Var.

Les leviers budgétaires et financiers pour répondre à un bas niveau de subvention se caractérise par :

L’augmentation des impôts.

L’endettement.

 

Prochaine partie :

D) déséquilibre des ressources locales.

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20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 09:27

CENTENAIRE-3-07-DES-CP-022.JPG 

Centenaire des chemins de Fer de Provence.

Transports plus propres et économe en C02.

Réagir « localement » face au changement climatique

c’est une necessite !

 

Dans le cadre de la renaissance du Pays Vallées d’Azur Mercantour, j’ai postulé au Conseil de Développement et à son bureau.

Conseil de Développement Pays Vallées d’Azur Mercantour

Celui-ci a créé plusieurs commissions dont celle concernant le changement climatique.

J’ai donc pris la décision d’y participer, sachant que pendant quelques temps j’ai été indisponible.

J’ai donc pris mes sources dans le travail de M. Pratico, lui aussi membre de cette commission. Qu’il me pardonne donc.

Ecodeveloppement.

Nous sommes un certain nombre à  penser depuis des années que les termes « Développement Durables » ou « Développement Soutenable » ne devraient plus être utilisés par les écologistes.

Le concept initial était celui « d’ECODEVELOPPEMENT » a été remplacé sous la pression des grandes compagnies américaines, par le Développement Durable ou le Développement Soutenable, transformant ainsi un concept de terrain en une immense machine internationale qui donne le « la».

 C’est pourquoi il m’a semblé intéressant d’aborder la question du  changement climatique par le petit bout de la lorgnette, diraient      certains, c'est-à-dire par l’aspect théorique et pratique local.

 

Notre ami Pratico a donc essayé de repérer les grands objectifs en étudiant l’opportunité de mettre en place un Plan Local Energie, dans le domaine des énergies renouvelables :

Le solaire : le soleil, bien présent sur notre territoire

L’hydraulique : l’eau, idem avec le Var et ses affluents.

L’éolien : le vent, force naturelle intéressante également

Le bois : pour le chauffage, avec une gestion concertée de la forêt.

Pour ma part j’ai essayé de donner quelques guides pour la réflexion, concernant la répartition des différentes sources d’énergie sur le plan national à partir d’une étude de l’ADEME, en espérant ensuite repérer sur notre territoire les différents potentiels d’énergies alternatives.

Avec une part de 74,1% de la production électrique française, le nucléaire est très loin devant les autres énergies.

L’hydraulique arrive en deuxième position avec 12,1%.

Jean-François Astolfi, directeur de la division hydraulique chez EDF, estime que cette part devrait relativement peu progresser dans l’avenir.

La puissance moyenne d’une installation nucléaire est de 1.100 MW, contre 12 MW pour une centrale hydraulique, et 3,5 MW pour une centrale photovoltaïque.

Les autres sources d’énergie se partagent les 13,8% restants ainsi :

les centrales combinées gaz 5,4%,

les centrales à charbon 3,5%,

l’éolien 1,7%, les centrales au fioul 1,4%,

le bois 0,9%,

l’incinération avec valorisation énergétique 0,6%,

le photovoltaïque 0,18%

le biogaz 0,1%.

 

Il nous semble nécessaire de rajouter les économies et les sources d'énergies alternatives suivantes :

       Bâtiments,

            La biomasse

            Les carburants plus propres.

            Le chemin de Fer de Provence.

1° Bâtiments HQE ou/et bioclimatiques. Il nous faudrait avoir une politique incitative concernant les bâtiments bio-climatiques ou HQE, car la plupart des émissions de CO2, proviennent des bâtiments d’habitations et des bureaux. Nous pouvons citer l’exemple de la future école de Villars-sur-Var.

Les financeurs abondent ce genre de projet public.

2° La biomasse. Nous avons par ailleurs à rajouter la biomasse dans l’énumération proposées qui peut être au carrefour de deux utilisations toujours en liaison avec le CO2.

Au lieu de brûler les déchets verts des particuliers, les composter et donc monter des dossiers qui peuvent être pris en charge par la Région, l’ADEME, le CG06 et les communes. L’achat de composteurs individuels (voir exemple Villars ou plus récemment Touët) est une méthode de responsabilisation par individus et par foyer.

b° Les piles à méthane. Nous pouvons aussi, comme on peut le lire dans Politis de cette semaine, imiter l’exemple de la Bretagne où des paysans font murir de la biomasse pour produire du méthane (piles à méthane comme en Espagne) qui sert ensuite de matière première pour le chauffage.

3° Les carburants plus propres : Actuellement se développe le travail pendulaire qui fait parcourir des milliers de kilomètres aux salariés habitants dans nos territoires qui travaillent sur la côte ou dans les zones de St Laurent, Carros, le Broc… Nous pourrions obtenir des financements (ville de Digne) pour inciter à l’installation d’une ou deux stations de GPL, sachant que la plus proche est sur la plaine du Var, à Castagniers.

4° Le chemin de Fer de Provence. Actuellement un gros effort est fait sur les tarifs. Mais l’obligation de prendre des carnets et de payer une somme forfaitaire ramène, pour les personnes âgées, quasiment à l’ancien tarif, parait-il.

L’absence de jonctions par transport collectif entre les différents villages et la ligne, diminue le nombre de passagers qui donc continuent à utiliser leurs propres véhicules, même si la municipalité de Villars-sur-Var a créé un parking de dissuasion à la gare des CP.

C’est le moment de demander au Conseil Régional et au Conseil Général de se compléter, l’un pour la ligne, l’autre pour les bus, afin de dynamiser encore plus la renaissance de cet outil formidable qu’est le CP.

  La réflexion et le travail ont donc bien commencé.

 


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20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 09:20

CENTENAIRE-3-07-DES-CP-022.JPG

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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 08:27

Sur quelles bases contractuelle

discuter du nucléaire ?

Les expériences de Voynet et de Gayssot sous les gouvernements Jospin, montre que ces ministres ont été obligé d’avaler bien des idées contraires aux leurs (ex : enfouissement des déchets radioactifs et acception du démantelement de la SNCF avec la création de RFF).

C’est pourquoi cette époque devrait servir de base à la réflexion.

Soit les Verts et le Front de gauche rentrent dans un gouvernement socialiste, en ayant obtenu des garanties sur les points forts qui font leur originalité.

Soit les Verts et le Front de gauche rentrent dans un gouvernement socialiste, en n’ayant pas obtenu des garanties sur les points forts qui font leur originalité.

Soit ils ne rentrent pas dans un gouvernement socialiste et votent au coup par coup en fonction des thèmes proposés.

C’est pourquoi :

1° Europe Ecologie/Les Verts ont raison de vouloir négocier avec le PS, avant les élections.

2° Par contre si pas d’accord de gouvernement sur la question du nucléaire, d’éventuels ministres EE/LV auraient beacoup de difficulté à conserver leur légitimité pour représenter l’écologie politique.

 

Il existe plusieurs types d’unions

Quelle pourrait-être les options possibles ?

1° A court terme, sortir de ce dilemme par le haut, en :

  • Créant une alliance programmatique avec le PS, dans le cadre d’une autonomie contractuelle (union à la carte) et sans participation gouvernementale, afin de ne pas cautionner la poursuite du nucléaire.
  • Répondant à l’offre de discussion de Mélanchon sur les questions concernant l’écologie et du social.
  • Se ralliant à sa proposition de « référendum » sur le nucléaire.

2° A long terme, prévoir l’avenir programmatique :

Créer une alliance programmatique, et à la carte, avec :

Le Parti Socialiste,

Le Front de Gauche

Chacun ensemençant l’autre de ce qu’il a de meilleur et chacun conservant son originalité.

3° Nécessité d’éclaircissements.

Beaucoup de français, dont je suis, ont nettement l’impression que EE/Les Verts et le PS négocient le nucléaire contre des circonscriptions.

Cela peut être compris par certains, mais il faudrait que EE/Les Verts démontrent rapidement si cela est une rumeur ou s'il s'agit bien d'une tactique électorale du donnant-donnant.

Malausséna Edgar

Maire de Villars-sur-Var.

Vice-président de l’intercommunalité.

Membre du bureau du Conseil de Développement

du Pays des Vallées d’Azur Mercantour.

Blog : http://e.malausséna-p.over-blog-com

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13 novembre 2011 7 13 /11 /novembre /2011 05:29

Message d’Edgar Malausséna Maire

de Villars/Var

à l'occasion du 11 novembre.


Les vérités sur la guerre de 1914 ont été longues a émerger

 

Mesdames, Messieurs, chers amis,

Evoquer la première guerre mondiale est à la fois un moment de recueillement et un moment douloureux, car pour tous ceux ici qui ont connu un grand père ou un grand oncle qui ont fait la guerre, les souvenirs ressurgissent du fond de leur mémoire en ces occasions.

 

Pour les jeunes générations, c’est moins facile de faire acte de mémoire et aussi peut-être  moins douloureux.

En effet, connaître cette terrible époque à travers des livres d’histoire et à travers des films n’a pas la même résonnance affective, surtout que depuis est venu se greffer la deuxième guerre mondiale, avec la barbarie nazie qui leur est quand même plus proche.

 

Chers amis,

La commémoration du 11 novembre 1918 a beaucoup évolué depuis 1918, date à laquelle l’Allemagne signait l’armistice.

En effet, pendant longtemps les autorités avaient célébré seulement :

le patriotisme français,

le sacrifice volontaire des soldats,

la volonté des femmes de remplacer les hommes au bureau, l’usine et surtout à la campagne, car à cette époque la France était : rurale et paysanne.

 

Et puis petit à petit ces commémorations sont devenues plus humaines, plus proches des souffrances des combattants.

° On s’est souvenu, qu’en face, dans les tranchées ennemies, il y avait :

des jeunes gens,

des pères,

des anciens,

qui eux-aussi souffraient et étaient victimes de la folie de dirigeants qui voulaient se partager les colonies dans le monde et n’hésitaient pas à déclencher des hécatombes épouvantables.

° On s’est souvenu, aussi, que beaucoup de soldats venaient de l’Empire colonial de la France, et qu’ils découvraient pour la première fois ce pays où ils allaient laisser leur vie.

° On s’est souvenu que beaucoup de soldats, aussi bien français qu’allemands avaient souhaité ne plus se battre et avaient fraternisé pour ensuite être punis et même fusillés pour rébellion et défaitisme.

° On s’est souvenu de tous ces hommes revenus sans jambes, sans bras, sans visages pour qui la vie d’après guerre était devenue un enfer.

° On s’est souvenu des difficultés des régiments du Sud de la France qui avaient du subir des accusations d’antipatriotisme tout simplement parce qu’ils étaient marseillais, niçois, corses.

Ces régiments considérés comme peu sûrs étaient systématiquement envoyés en première ligne et leurs pertes furent bien plus grandes que celle des autres régiments.

Justice depuis leur a été rendue.

 

De nos jours, nous avons tous compris que la paix était quelque chose de précaire, surtout lorsque l’on sait que 22 ans après nous subissions une deuxième guerre mondiale.

 

Mesdames, Messieurs, chers amis villarois.

Aujourd’hui est une journée de souvenirs et de reconnaissance.

Voici quelques années nous procédions à la a remise de médaille à notre ami Jeannot Gilli, puis ce fut le tour d’Alfred Aubert.

Cette année, c’est Raymond Delfino qui reçoit les honneurs de tous les villarois ici rassemblés.

 

Cher Raymond,

Tu étais en Allemagne en l’année 1953, lorsque tu partis pour deux ans en Indochine.

Puis en 1955, devant la guerre qui pointait, tu as été rappelé en Algérie, pour y rester moins longtemps car on t’avait décompté les années d’Indochine.

Tu m’as raconté que tu n’avais jamais vraiment eu peur.

Peut-être était-ce du à l’inconscience de la jeunesse ?

Chers Raymond, nous savons que des malheurs ont parsemé ton existence.

Et c’est pourquoi, nous estimons de notre devoir de te décorer aujourd’hui de :

La médaille commémorative d’Indochine.

La médaille commémorative d’Algérie.

 

Reçois aussi, toi l’ancien combattant, nos remerciements pour la fidélité que tu portes à notre municipalité par ta présence en tant que témoins ou en tant qu’élu, à tous les Conseils Municipaux depuis 20 ans.

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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 19:13

Compenser écologiquement

les atteintes à l’environnement

 

Comme partout, dans le monde, depuis près de 100 ans les activités humaines portent de plus en plus atteinte à l’environnement. Ainsi, par exemple, les terres agricoles disparaissent de trois façons principales :

° Artificialisation des sols. Construction d’immeubles, de routes, de parkings, de golfs…

° Abandon des terres cultivées qui retournent à la jachère ou à la forêt.

° Reconversion des cultures vivrières en mono cultures industrielles dans certaines régions.

Notre municipalité tente, avec ses faibles

moyens,  de résister à ces tendances.

 

 En compensant par la

revitalisation environnementale.

Un seul exemple :

Quartier de la Vigne il a été construit un espace pour la rétention groupée de

véhicules :

Pour en diminuer l’impact, nous avons procédé à des compensations :

Construit des talus en terre en lieux et places de murs en pierre ou béton, afin que l’eau ne ruisselle pas mais soit absorbée par les sols.

Construit un escalier écologique en terre qui nous cause des problèmes  d’entretiens.

Mis en place un canal enterré afin que l’eau puisse circuler en souterrain et éviter d’augmenter le glissement des eaux en surface.

Maintien de tous les oliviers existants et plantation de nouveaux sur les talus.

Poteau photovoltaïque.

 

 En rendant des terres à l’agriculture

Un seul exemple :

Projet de réaménagement de la route d’accès Domaine de la Source. Cet accès sera en partie imperméabilisé.

Compensations :

Installation d’un viticulteur (1,8 hectares).

Installation de producteurs de plantes médicinales (5 Hectares).

Réfection du réseau d’eau potable et d’arrosage.

Projet de réfection de la source d’eau potable.

Pour le village, projet d’installation d’un projet d’arrosage du quartier des Vignes et de la Condamine.

 

 En rendant des terres à l’élevage

Durant des siècles l’élevage de moutons, de chèvres, de bovins ont permis aux habitants de vivre avec les produits de la nature.

Tout cela a progressivement disparu

Compensations :nous tentons d’inverser cette tendance à la disparition des activités rurales par :

Elargissement de 18 hectares de pâturage, afin de permettre la relance de l’activité.

Remise en eau de la vacherie.

Réfection de bâtiments de la vacherie.

Renouvellement de l’élevage des ovins existant par signature d’une convention d’occupation des pâturages par des bovins.

 

 En appliquant les lois qui évitent le mitage des terres

au-delà de la « couronne constructible autour du village ».

Tous les quartiers depuis plus d’un siècle à Villars se sont développés sur des zones agricoles. Cela s’est produit de manière anarchique en artificialisant les sols en de nombreux endroits et en oubliant les cycles et les lois de la nature. La politique de la Municipalité est respectueuse des lois et règlements et tente de maintenir l’existant ou de compenser par :

L’application de la loi montagne.

La Directive Territoriale d’Aménagement des AM (DTA).

L’Application de l’AOC (Conseil Etat).

La loi SRU : construire en « couronne » autour du village.

 

5° En appliquant sur le terrain ces lois, et règlements par :

La mise au point d’un schéma directeur de l’assainissement et un diagnostic de l’eau potable.

La remise en état des canaux d’arrosage.

La mise en place de trois points d’eau véritablement potable, par Ultraviolets.

La réhabilitation et la création de réseaux d’assainissement.

La délimitation d’une « zone remarquable » (Canabiers : jardins au cœur du village).

Le droit de construire des habitations seules en pleine nature, si activité agricole déclarée.

Les achats de terrains pour l’agriculture.

La future création d’un jardin pédagogique sur le terrain de la future école.

Le tri sélectif.

Les composteurs individuels.

Le solaire là où c’est permis.

Les économies d’énergie.

 

Mais, ne nous faisons pas d’illusions. Notre commune ne pourra réussir toute seule. Nous avons besoin d’une « transition écologique » globale et soutenue par les pouvoirs publics.

 

 

 

 

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31 juillet 2010 6 31 /07 /juillet /2010 10:01

 

  

 

La mondialisation épuise la planète  

 

  

Les interventions techniques sont nécessaires mais pas suffisantes.

 

Les divers intervenants ont chacun bien joué leur rôle. L’ADEME, la DREAL, l’Etat ont évoqué diverses solutions techniques permettant d’aboutir à une amélioration de la situation et à un ralentissement, puis une baisse d’émission des gaz à effet de serre.

Par ailleurs, Annick Delhaye a politisé le débat, et ce de manière tout à fait normale puisqu’elle se trouve être une élue politique.

 

C’est pourquoi je vais me permettre d’évoque un certain nombre d’approches politiques qui vous n’attendez peut-être pas dans cette enceinte.

Nous avons le devoir, afin de contrer l’effet de serre, de trouver des parades techniques, et au plus nous les développerons, aux mieux les peuples se porteront ainsi que la planète. Cela explique pourquoi, l’ARPE a placé ces trois journées sous le signe de la mobilisation contre les gaz à effet de serre et pour une mobilisation tous azimuts.

Souvenons-nous qu’il y a seulement 10 ans, nous ne pouvions pas exprimer aussi nettement notre avis sur le dérèglement climatique. Certains nous traitaient d’Ayatollahs.

 

La mondialisation, facteur de déséquilibre planétaire.

 

Il s’agit de repérer ce qui met en danger la planète. La mondialisation y est pour beaucoup. En effet, les grandes compagnies se partagent le monde, le divise en secteurs concurrentiels dans lesquels tous les coups sont permis.

Et cette mondialisation planétaire est accompagnée par des politiques mondiales qui vont dans le même sens. En effet l’Organisation Mondiale du Commerce, la Banque Mondiale, le Fond Monétaire International concourent tous à détruire les services publics, pour faire entrer tous les secteurs de l’économie dans la course aux profits, et ce au mépris des grands équilibres sociaux et environnementaux.

 

Prenons l’exemple de l’agriculture.

Les pays riches produisent d’énormes quantités de produits agricoles, à coups d’engrais, de pesticides qui détruisent la fertilité de leurs sols. En même temps, ces produits traversent la planète pour être vendus à des prix qui ruinent les agricultures locales. Ces déplacements planétaires sont par ailleurs producteurs de gaz à effets de serre qui accélèrent les changements climatiques.

 

Prenons l’exemple de la déforestation.

Les pays les moins riches et ceux qui veulent entrer dans la course mondiale au profit, utilisent leur propres ressources pour approvisionner les pays les plus développés en terme technique et financiers.

 

Ainsi, des forêts disparaissent de la planète, à grande vitesse, pour fabriquer des produits à vendre en particulier dans le monde occidental.

Dans ces pays, les forêts primaires sont remplacées par des plantations, comme les palmiers à huile, dont la récolte traverse à son tour le monde. Et de nouveau le cycle infernal de la destruction des ressources et de l’augmentation des effets de serres par utilisation sans compter des diverses énergies, se déroule sous nos yeux.

Nous pourrions développer des centaines d’exemples de ce genre.

 

La crise est politique, écologique, économique et morale.

Nous vivons donc une crise globale de civilisation. Et si nous avons besoin de la mobilisation de tous, de la technicité de chacun, il nous faut promouvoir de nouvelles politique dans chaque pays et au niveau de la planète qui soient respectueuses de l’humanité, de la faune, de la flore, de la planète toute entière.

Le système capitaliste productiviste veut asservir le temps long de la nature au temps court de la rentabilité des capitaux. Cela n’est pas compatible avec une société heureuse où ne compterait pas le seul produit intérieur brut, mais l’indice de développement humain et l’empreinte écologique.

 

 

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22 janvier 2010 5 22 /01 /janvier /2010 09:26

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Le mardi 12 janvier 2010 s’est déroulé à Volx, dans les Alpes de Hautes Provence l’Assemblée Générale des Réseaux Régional des Gestionnaires de Milieux Aquatiques.

L’ARPE est l’animatrice de ce réseau qui est unique en France.

De graves questions se posent quant à leur reconnaissance sur les terrains et sur leur dénomination juridique.

Voici donc le discours d’Edgar Malausséna Président de l’ARPE.

 

Mesdames et Messieurs,

Je suis heureux d’ouvrir cette dixième Assemblée générale du Réseau Régional des Gestionnaires de milieux aquatiques.

 

Cette dixième année aura été marquée par un sentiment d’urgence consistant à défendre la pertinence et les « valeurs » d’une gestion locale des milieux aquatiques.

Dans un contexte où, l’adoption du Schéma Directeur d’Aménagement de Gestion des Eaux, le 16 octobre dernier, par le Comité de bassin, entérine des objectifs ambitieux sur nos bassins versants.

En effet, on demande aux structures de s’investir dans des démarches planifiées à moyen et long terme, tels qu’en témoignent les échanges menés lors de la journée organisée dernièrement sur l’hydro morphologie…

Il apparaît presque étonnant que l’actualité des projets de réforme et des textes du grenelle n’intègrent pas, d’ores et déjà, l’ambition de renforcer l’échelon local de la gestion des milieux aquatiques.

Au contraire, le grenelle semble fragiliser ces structures locales.

Le livre que nous vous présenterons tout à l’heure :

« Des rivières et des hommes »,

mais surtout le travail mené sur la reconnaissance des structures de gestion des milieux aquatiques : les EPAGES, constituent la contribution du Réseau à valoriser le travail mené sur le terrain par vos structures.

 

Nous vous proposons de profiter de cette assemblée pour échanger longuement sur le travail de diagnostic et sur la proposition de reconnaissance en Etablissement Public d’Aménagement et de Gestion des Eaux.



Photo 026Photo 003

Nous y consacrerons l’après midi.

Sur ce sujet, mais également sur les actions menées par le réseau durant l’année 2009 et sur les propositions de programmation de 2010, cette assemblée générale est une occasion de vous donner la parole.

 

En fin de matinée, nous vous inviterons à un moment de convivialité autour de la présentation du livre «Des rivières et des Hommes», que nous aurons le plaisir de vous présenter et de vous remettre.

 

Je tiens enfin à remercier

-        Le Maire de Volx pour son accueil

-        le Syndicat Mixte d’Aménagement de la vallée de la Durance et, notamment son directeur M. Henri Pignoly, pour son appui dans l’organisation de cette journée, puisque nous sommes situés sur son territoire.

 

Je ne finirais pas mon discours sans vous souhaiter une très bonne année 2010 et une bonne journée de travail.
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29 décembre 2009 2 29 /12 /décembre /2009 10:07

Djamal Benmerad - Journaliste, écrivain Bruxelles rencontres-1780.JPG


Blog :
http://euromed.skyblog.com

On y a eu droit en 2007, ca recommence et on y aura encore droit en 2012.

Puisque notre avis et notre outrance sont sollicités, sur cette identité nationale, je vais vous les donner.

L’identité nationale, c’est ce que Sarkozy piétine tous les jours.

La France, c’est un pays frondeur et cocardier.

C’est le pays de Voltaire, de gavroche et des chansonniers. Les puissants, on les raille, on les défie : on ne leur sert pas la soupe. C’est le pays de Cyrano de Bergerac, pas celui des petits arrangements entre amis.

La France, c’est un pays passionnément attaché à la liberté et à l’égalité. Elle rétrécit les monarques. Elle se révolte contre l’injustice.

La France c’est le pays de Montesquieu et de l’Esprit des lois. C’est le pays des Lumières. Avec l’Angleterre, et les Etats-Unis, elle a donné au monde la démocratie moderne. La France c’est l’Etat de droit et la séparation des pouvoirs. Ce n’est pas le confusionnisme actuel, les clans et les petites affaires entre oligarques.

La France c’est un pays de littérature.

Un pays de discours et de poésie. Celui de Louise Labé. Un pays qui aime avoir été celui des grands rois (même si, une fois encore, il faut parfois les rétrécir). Tellement loin des familiarités, des présidents qui "font le job" et des sarcasmes envers la princesse de Clèves.

La France, c’est le pays de Pasteur. Et de Marie Curie C’est un pays de science et de pionniers. C’est un pays de respect du savoir et de la recherche. Pas un pays de mépris et de violence envers ceux qui n’ont pas embrassé les voies du fric et de l’exploitation.

C’est le pays où Freud rencontre son maître Charcot et pas celui des délires sur le patrimoine génétique des uns et des autres.

C’est l’amour de l’esprit, un pays qui a choisi de se reconnaître comme origine mythique, sa défaite devant la civilisation romaine. Pas cette violence satisfaite d’elle-même.

La France ce sont des soldats humbles et courageux qui donnent leur sang pour la République.

C’est le pays du général Leclerc. C’est une armée qui a fait, finalement le choix de la République et qui reste digne dans un monde de fric et de corruption. Ce n’est pas ce pays où l’ex planqué humilie ses troupes dans un accès de caprice.

La France, c’est l’élitisme républicain. C’est le respect du savoir, du travail et de l’éducation. Le respect des maîtres et de la République. Ce n’est pas le népotisme et les puissances d’argent. Ce n’est pas le show bizz et les paillettes.

La France, c’est la laïcité. La religion renvoyée dans la sphère de l’intime. Ce n’est pas la religion pour abrutir les masses laborieuses et moins encore la funeste complaisance envers les sectes.

La France, c’est une terre de corsaires, de saints et de héros, et pas de flagorneurs et de flatteurs. C’est une terre d’ouvriers et de paysans et pas ce pays d’héritiers dodus et jouisseurs.

La France c’est un pacte social et républicain fondé autour des valeurs du Conseil national de la Résistance. C’est le drapeau et la sécurité sociale, c’est De Gaulle et les communistes. Ce n’est pas cet effort constant et méthodique pour détricoter toutes les solidarités.

La Résistance, c’est celle des martyrs des Glières, et de Lucie Aubrac, pas celle où un agité vient sur les Glières se vanter de sa dernière conquête et réprimer des fou-rires nerveux.

La Résistance, c’est Vercors et Jean Moulin, pas la mièvrerie de carton-pâte de celui qui veut "émouvoir" avec la lettre de Guy Môquet.

La France, c’est la commune et le mur des fédérés, et Louise Michel.

Ce n’est pas celle de Thiers et du Fouquet’s. C’est le Saint Just de la Constituante et un Robespierre qu’il faudra bien réhabiliter. Ce n’est pas cette nouvelle Restauration que nous vivons.

La France ce sont d’immenses voix. Hugo et Zola. Péguy et Jaurès. Un souffle d’universel. Un désir de prendre en charge l’avenir de l’humanité. Tellement loin des courtisans à Rolex et des philosophes de cour.

La France c’est même Barrès si vous vous voulez. C’est l’humus des siècles. Des paysages et des villages qui sédimentent des siècles de travail de la terre. Des vallons ombreux. Des labours et des pâturages. Des monastères psalmodiant depuis mille ans. Des silences et des fidélités. Tellement loin des yachts et du bling bling.

La France c’est un pays qui s’est cru le dépositaire exclusif des droits de l’homme et qui a cherché à en être digne. Un pays - parfois attendrissant - qui ne cesse de vouloir donner des leçons au monde mais qui s’efforce de le mériter. Un pays qui a voulu accueillir tous les opprimés. Un pays qui a été l’espoir des écrivains et des penseurs du monde entier. Tellement loin de Sangatte et de la "jungle" de Calais.

La France c’est la patrie de ceux qui ont fuit l’oppression et la misère, riche de ses Espagnols, Italiens, Polonais, Algériens, Tunisiens, Marocains, Vietnamiens, Cambodgiens, Congolais, Sénégalais et de tant d’autres qui sont venus parce qu’ils ont cru à nos rêves et les ont épousés.

Et aujourd’hui c’est une jeunesse décontractée, ouverte et accueillante, voyageuse et connectée, qui ne perd pas son temps à bâtir des murs mais prend joyeusement sa part dans la construction du monde.

L’identité nationale française ?

C’est ce qui est foulé aux pieds depuis le mois de mai 2007.

Pour combien de temps encore ?

 

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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 12:00

 

 

Le Jeudi 5 novembre 2009

 

Discours d’Edgar Malausséna

Conseiller Régional Provence-Alpes Côte d’Azur.

Président de l’Agence Régionale Pour l’Environnement
 

Mesdames, Messieurs,

J’ai le grand plaisir aujourd’hui, en tant  que

Ø      Conseiller Régional Provence-Alpes Côte d’Azur.

Ø      Président de l’Agence Régionale Pour l’Environnement

de représenter l’ensemble de mes collègues de la majorité du Conseil Régional et bien sûr son Président : M. Michel Vauzelle.

 

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La Région a décidé de travailler de manière :

Ø      collective,

Ø      participative

Ø     en nous décentralisant sur les territoires régionaux dans les ateliers suivants :

 

      Le jeudi 15 octobre à Ghorges nous avons développé le thème suivant : « Comment passer des conflits d’usages à des règles communes de partage de la ressource en eau ».

      Le jeudi 15 octobre à Gémenos, nous avons traité « La préservation de la biodiversité : quelle trame bleue à l’horizon 2030 ».

      Le jeudi 29 octobre à Gréoux Les Bains, le thème abordé était : « Qualité de l’eau, quels nouveaux défis pour demain ? ».

 

Nous pouvons déjà disposer sur le site de la Région des programmes détaillés des ateliers qui se dérouleront

      Le 12 novembre aux Taillades,

       Le16 novembre à St Raphaël,

       Et aujourd’hui nous traitons ensemble le thème :

« Quelle stratégie pour quelles ressources à l’horizon 2030 ».

 

Je tiens à rappeler la démarche de la Région :

Ø      Il s’agit, pour elle, d’être en situation d’écoute et de respect vis-à-vis de ses partenaires.

Ø      Il ne s’agit pas de faire comme si la Région était en capacité de répondre à tout, dans l’instant, sans avoir pesé tous les apports de la totalité des ateliers.

Ø       Sinon pourquoi avoir organisé cette large consultation ?

C’est, donc, lors du forum du 17 décembre 2009  que sera présenté une synthèse et des orientations.

 

La démarche régionale.

Cette démarche, cette humilité régionale, ne veut pas dire bien sûr que la Région n’a aucune idée et aucune ambition en la matière.

Vous avez, sans aucun doute, pu vous en rendre compte dans les précédents ateliers.

Le but avoué de la Région est de :

Construire, dans un cadre participatif, une politique régionale de l’eau.

Nous voulons mettre au point :

Ø      Un schéma régional de la ressource en eau.

Ø      Tout en rappelant qu’il s’agit d’une politique volontaire.

Ø       Et en précisant que si les réformes en cours aboutissaient, cette volonté politique disparaîtrait automatiquement, par le fait de la suppression des compétences générales des Régions.

Nous voulons travailler dans le cadre du : « partage ».

Nous voulons fédérer les initiatives autour d’une gestion de la ressource :

Ø      Raisonnée,

Ø      Durable,

Ø      Solidaire.

 

Pourquoi cette ambition ?

N’oublions pas que la région PACA dispose maintenant de grandes responsabilités en la matière, surtout après :

Ø      Le transfert des ouvrages de la Société du Canal de Provence.

Ø      Les potentialités de transfert du Domaine Public Fluvial.

 

Nous nous devons de remercier nos partenaires :

Ø      N’oublions pas, non plus, le rôle de l’Agence de l’Eau qui soutient fortement la Région dans ce travail.

Ø      C’est à travers le Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des eaux que nous avançons.

Ø      Ce schéma a été approuvé  par le Comité de bassin le 16 octobre dernier.

Ø      Ce schéma a pour buts :

o       Lancer une démarche prospective.

o       Atteindre dès 2015 le bon état de l’eau et des milieux aquatique.

 

Ø      Regrettons cependant que la démarche initiée par l’ARPE, à savoir donner un statut juridique aux structures publiques de gestion des milieux aquatiques, a été refusée par une majorité de Sénateurs.

Ø      Mais nous sommes têtus en matière de services publics, et nous formulerons la proposition autant de fois qu’il le faudra.

 

La Région est donc bien dans son rôle d’animatrice quand elle :

Ø      Préconise la consolidation des connaissances à ce jour.

Ø      Souligne les enjeux concernant la ressource.

Ø      Repère les usages et les modes de gestion.

 

Il s’agit donc de capitaliser tous les apports, sachant bien sûr que la Région tient à intégrer tous ces savoirs dans :

Ø      Le Schéma Régional d’Aménagement du Territoire.

Ø      Le schéma Régional de l’Economie.

Il s’agit donc de disposer in fine :

Ø      D’un outil d’aide à la décision.

Ø      D’un document de référence et d’orientations.

o       Ce document se doit de mettre en perspective :

§         l’action des différents acteurs,

§         leurs attentes,

§         leurs responsabilités.

Vous l’aurez compris, la Région entre donc dans le cadre de l’anticipation, après des années et des années de gestion qui ne parvenaient pas à régler la question centrale, à savoir :

Ø      Quelle sera l’utilisation prioritaire de la ressource en eau ?

Ø      Comment répondre aux différents usages de celle-ci ?

Ø      Comment prendre en compte les évolutions de ces usages ?

Ø      Comment s’insérer dans les évolutions :

o       Climatique,

o       Démographiques,

o       Economique,

 

Les questions qui pourraient émerger sont peut-être les suivantes :

Ø      Peut-on répondre à tous les usages, et non pas comment ?

Ø      Doit-on répondre à tous les usages, et non pas comment ?

Ø      La question du « comment » est-elle compatible avec justement :

·        Une gestion de la ressource :

Ø      Raisonnée ?

Ø      Durable ?

Ø      Solidaire ?

 

Répondre à ces questions maintenant, serait trop ambitieux, trop précipité, et mettrait à mal la démarche participative et convergente, mise en place à ce jour.

 

Pour l’instant, les ateliers de cet automne sont axés sur :

-         les principaux enjeux du Schéma de la Ressource,

-         l’apport des contributions qui permettront,

de progresser sur le sujet, et ce en rapport avec les bureaux d’études  que sont :

Ø      Sogréah,

Ø      L’Office International de l’eau,

Ø      La Maison régionale de l’eau.

 

Et dans ces ateliers d’automne, se situe l’atelier d’aujourd’hui qui aborde la question essentielle de :

Ø      La prospective,

Ø      L’évaluation des ressources mobilisables,

Ø      Le respect de cette ressource et donc de notre environnement.

 

Nous constatons dès l’abord au moins deux contradictions :

Ø      La Provence Alpes Côte d’Azur est un réceptacle des eaux des grands bassins versants.

Ø      La ressource en eau peut donc paraître abondante.

Or :

Ø     Cette abondance n’est pas évidente en milieu rural, surtout en montagne méditerranéenne.

Pourquoi ? Parce que l’essentiel :

Ø      des aménagements hydrauliques,

Ø      des adductions en eau brute et potable,

Sont à la base :

Ø      Du développement urbain,

Ø      Du développement touristique,

Ø      Du développement industriel (hydroélectricité).

Et que l’agriculture a du partager avec ces développements.

 

Il y a donc obligation de transferts d’un secteur à un autre, et c’est peut-être là que la plus grande difficulté se joue.

Et cette difficulté est doublée par les perspectives découlant :

Ø      Du changement climatique.

Ø      De l’accélération forte de la démographie sur la majorité des territoires relativement facile à habiter.

 

Une deuxième contradiction est nettement repérée :

Nous disposons de :

Ø      Territoires sécurisés : en Basse Provence du fait du transfert des eaux.

Ø      Territoires non sécurisés : les territoires alpins commencent à connaître des situations de rareté de l’eau.

o      Et là encore nous retrouvons la question :

§         Du réchauffement climatique,

§         Du changement des pratiques des consommateurs d’eau.

 

Nous pouvons donc déjà résumer tous ces éléments énoncés :

Ø      La gestion de l’eau est une question stratégique.

Ø      La gestion de l’eau est thématique transversale.

Ø      La gestion de l’eau est indissociable de l’aménagement et du développement de nos territoires, et du territoire régional.

Ø      La gestion de l’eau est indispensable au maintient durable des différents cadres de vie régionaux.

 

On ne peut pas parler de politique environnementale sans aborder la question :

o       De la ressource en eau.

o       De la gestion « publique » de l’eau.

o       Du retour à la gestion « publique » de l’eau.

On ne peut pas parler de politique environnementale sans aborder les questions centrales de la sensibilisation à :

Ø      La gestion « économique » de l’eau.

Ø      La gestion de l’énergie issue de la ressource en eau.

 

Or, nous disposons d’un modèle de sensibilisation assez efficace.

Ø      Nous avons su aborder la question de l’énergie de manière globale et en même temps locale.

Ø      Nous avons su aborder la question de l’énergie même si nous ne disposons pas encore de l’outil de l’empreinte écologique.

Il nous faudra donc réaliser probablement les mêmes efforts, afin de retrouver les fondements :

Ø      D’une culture méditerranéenne oubliée.

Ø      D’une identité territoriale, liée à la problématique de la ressource en eau.

 

Il nous faudrait aussi :

Ø      Nous pencher sur les contextes locaux.

Ø      Repérer les ressources alternatives :

o      Eaux souterraines,

o      Eau usées (arrosages d’espaces verts, ou de golfs…),

o      Dessalement,

 

Sans une fois encore aboutir à des pillages, à des épuisements, à des impasses, qui seraient liés à :

Ø      Une insuffisance de réflexion.

Ø      Une problématique du profit de court terme,

Alors que les questions environnementales fonctionnent toujours sur le long terme.

 

Dernier point :

Il nous faudrait probablement positionner des politiques très fortes concernant :

Ø      Le devenir d’une politique économique qui tiendrait compte de la problématique de la rareté de la ressource.

Ø      Le devenir de l’agriculture dans ce contexte, sachant que l’agriculture raisonnée, biologique :

o       Pourrait participer fortement au respect de l’environnement,

o       Pourrait participer fortement à des politiques locales centrées sur l’écodéveloppement.

Cette réflexion sur l’agriculture et la ressource, dépasse bien sûr les frontières de la Région PACA.

 

C’est pourquoi, nous pensons que pour répondre à ces défis de long terme, nous devrions aboutir à la question suivante :

Quel modèle de développement faut-il encourager sur nos territoires ?

Comment concilier, ou peut-on concilier :

Ø      Le maintien d’une agriculture méditerranéenne de qualité ?

Avec :

Ø      Le développement continu de l’urbanisation ?

Avec :

Ø      La préservation de la qualité des milieux aquatiques ?

 

Nous aurons maintenant à nous répartir sur les différents ateliers, sachant que tous les élus ne pourront pas rester sur les lieux jusqu’à la synthèse de la journée.

 

Mesdames et Messieurs, au nom de la Région je vous souhaite une fructueuse journée.

 

 

 

 

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