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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 03:44

Quand les Présidents disent s’attaquer à la finance.

L’ancien Président de la République, au cours d’une de ses déclarations aurait dit à peu de choses près: « Les paradis fiscaux c’est terminé ».

Le nouveau Président de la République a dit qu’il «...n’aimait pas la finance ».

Un sentiment majoritaire en France.

Au-delà des déclarations de circonstance, tous deux exprimaient un sentiment majoritaire en France.

Les français globalement n’aiment pas les spéculateurs, sont pour que personne n’échappe à l’impôts et plus étonnant, estiment dans leur immense majorité normal de payer des impôts et toujours majoritairement d’en payer eux-mêmes.

Une tradition égalitaire

Or la réalité française actuelle ne correspond pas à cette opinion publique majoritaire qui à droite comme à gauche est porteuse d’une tradition égalitaire qui existe beaucoup moins, par exemple, aux Etats-Unis où la "struggle for life" permet toutes les inégalités.

 La suppression du « bouclier fiscal ».

D’ailleurs ce sentiment d’égalitarisme est prouvé par l’attitude générale des Français.

Qui dans les milieux dits « populaires » de droite comme de gauche se sont déclarés hostiles à la suppression du « bouclier fiscal » pour les plus riches ?

Quel est le parti politique qui aurait osé s’opposer, par des manifestations de rue à cette suppression du « bouclier fiscal pour les plus riches», comme cela se fait à propos du mariage « gay ».

Aucun, car il n'aurait pas trouvé de manifestants pour le suivre.

Qui a osé supprimer les paradis fiscaux.

Yap 2010 160.JPG

Bien sûr nous avons eu quelques petites avancées, du genre : demander à la Suisse de communiquer des listes qui ensuite tombent aux oubliettes.

On nous dit qu’il est difficile de lutter contre la finance.

Vrai et faux sans doute.

Il faut se souvenir que tous les partis de gouvernement en France et en Europe sont allés durant 30 ans en sens inverse.

Palais Brongniart

En effet, qui a supprimé le contrôle des changes, qui a décidé qu’en Europe même il n’y aurait pas harmonisation entre les fiscalités nationales, qui a aidé aux développements boursiers en créant de nouvelles « bourses » là où il n’en existait pas ?

Qui en France a dénationalisé les banques ?

Qui a décidé que les Etat devaient emprunter sur les marchés privés, sans vérifier la présence de « produits toxiques ».

Qui donc ?

La réponse est "tristounette", tous les gouvernements européens de droite comme de gauche qui se sont succédés ont agit dans ce sens, et nous nous souvenons de la déclaration du chanteur Renaud qui disait qu’il avait discuté de cela avec le Président Mitterrand et que celui-ci l’avait convaincu du bien fondé du système boursier.

Qui donc aussi, veut créer d’immenses métropoles ?

La création de métropoles englobant des territoires ruraux est une volonté européenne.

Qui n’a pas entendu parler de la "banane bleue" ?

Ce sont ces immenses villes qui s’échelonne depuis l’Angleterre en passant par les Pays-Bas, l’Allemagne, l’Italie…et qui avaient épargné la France durant longtemps.

Or ces métropoles ont-elles aussi un

but important :

Faire circuler le plus rapidement les capitaux

afin de les rentabiliser dans des cycles courts.

Et d’où proviennent une partie de ces  grandes masses des capitaux ?

Ils proviennent des capitaux ayant échappé à l’impôt, investis dans les paradis fiscaux et recyclé dans l’économie dite normale par les banques.

Et la boucle est bouclée.

Lutter contre la fuite des capitaux dès le début du mandat.

Si notre Président actuel, avaient commencé par faire voter une loi au parlement, concernant la fuite des capitaux dans les paradis fiscaux (comme le demandent deux sénateurs PS), sans attendre une hypothétique cohésion européenne, il aurait entrainé dans son sillage le Front de Gauche et Europe Ecologie Les Verts, un certain nombre de centristes...

Il aurait eu une adhésion populaire car il n’aurait pas eu verser aux entreprises ces 20 milliards qui vont se diluer dans le pays, sans grands effets, et les programmes anti sociaux contrevenant aux traditions françaises (retraite, flexibilité, impôts, médicaments, charges supplémentaires pour les collectivités locales…) auraient été fortement atténués.

Nous connaissons tous le célèbre dicton :

« Les conseilleurs ne sont pas les payeurs », sauf que dans ce cas les conseilleurs sont les payeurs.

Et les conditions actuelles sont favorables au développement d’une mentalité antiparlementaire et anti démocratique qui a de quoi nous inquiéter.

Hamon : Les métiers et les emplois d’avenir dans l’économie sociale et solidaire

Nous espérons un sursaut démocratique qui prenne le mal à la racine et fasse effet de levier pour conserver et développer de manière harmonieuse notre modèle social et l'économie sociale et solidaire. 

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